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9e colloque international de psychodynamique et psychopathologie du travail – 19-20 octobre 2017

Journées de l’Association Internationale des Spécialistes de Psychodynamique du Travail. « Les pratiques en psychodynamique du travail » : du terrain en entreprise à la consultation en cabinet.

Date : Jeudi 19 et Vendredi 20 Octobre 2017
Lieu : Maison de la Chimie – 28 bis rue Saint Dominique – 75007 Paris.

Colloque organisé par la Chaire Psychanalyse Santé Travail du Cnam, le laboratoire PCPP de Paris Descartes, l’AISPDT et la Revue Travailler.

Argument : La psychodynamique du travail est issue d’une rencontre entre psychanalyse et ergonomie, sous l’égide d’Alain Wisner, dans les années 1975-1980. Depuis lors, des investigations cliniques sur les rapports entre subjectivité et travail ont été menées dans différentes sphères d’activité productive de l’industrie, de l’agriculture, de la distribution, des activités de service, de la création artistique, de l’enseignement et de la recherche en France et dans quelques autres pays. Ont ainsi été accumulées des connaissances qui ont enrichi la théorie. Mais la psychodynamique du travail n’est pas seulement vouée à la production de connaissances. Elle est aussi une discipline impliquée dans la pratique clinique auprès de patients souffrant de troubles psychopathologiques, dans l’intervention en vue de produire des conditions présidant à la transformation de l’organisation du travail (dans les entreprises ou les administrations), dans l’action au niveau de l’espace public.

Nées de la psychodynamique du travail ces pratiques ont connu des phases d’approfondissement et de différenciation en fonction de l’accroissement des connaissances, des modalités de transmission, d’enseignement et de formation et de l’évolution de la demande sociale en psychodynamique du travail. Conséquences de ce foisonnement, des différences sont apparues qui prennent parfois la forme de divergences dont il est temps de dresser un inventaire.

Ce colloque voudrait marquer un temps d’arrêt pour faire le point sur les différentes pratiques à l’œuvre aujourd’hui, en France et à l’étranger ; sur les pratiques dans le champ de la psychodynamique du travail d’abord, mais aussi sur les pratiques ressortissant à d’autres disciplines dans leurs rapports avec la psychodynamique du travail. Un appel à communication a donc été lancé aux praticiens qui souhaitent témoigner de leur pratique dans quelque domaine que ce soit, devant la communauté des praticiens et des chercheurs concernés par le développement de la psychodynamique du travail.

* * * * * * *

Jeudi 19 Octobre

  • 1ère session – Plénière Clinique individuelle en psychopathologie du travail
  • 2ème session – Ateliers.
    • ATELIER 1 – Pratiques de l’intervention – I
    • ATELIER 2 – Pratiques artistiques et psychodynamique du travail
  • 3ème sessionPlénière Usages de la psychodynamique du travail dans le mouvement social

Vendredi 20 octobre

  • 4ème session – Ateliers
    • ATELIER 1 – Pratiques de l’intervention – II
    • ATELIER 2 – Les interventions en psychodynamique du travail à l’étranger
  • 5ème session – PlénièreFaire de la recherche en PDT : un éclairage international
  • 6ème session – PlénièreL’enquê[...]
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Santé Environnement

Bruxelles, le 15 mars 2017 - Pour IEW et l'association européenne Alliance pour la santé et l'environnement (HEAL), la décision de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) selon laquelle le glyphosate n'est pas cancérigène suscite de graves inquiétudes pour la santé et l'environnement et constitue une déception majeure pour les acteurs de la santé environnementale []] .

L'avis du Comité pour l'évaluation des risques de l'ECHA contredit celui du centre international de recherche contre le cancer (CIRC), qui a classé le glyphosate comme « cancérogène probable » en 2015. Pour Génon K. Jensen, directrice exécutive de HEAL, la décision d'aujourd'hui est un recul pour la prévention du cancer : « Nous nous attendions à ce que dans le futur, la décision du CIRC soit reconnue comme étant la plus pertinente. Toujours est-il que l'Europe s'apprête à donner le feu vert au glyphosate le feu vert et la santé publique perdra une occasion importante pour la prévention du cancer. Les taux de cancer peuvent être réduits en retirant des produits chimiques dangereux du marché ».

L'avis de l'ECHA n'est pas facile à comprendre. Mme Jensen poursuit : « le CIRC est la référence internationale pour l'évaluation des substances cancérigènes. Il est incompréhensible que les institutions de l'UE arrivent à un résultat aussi radicalement différent : le comité de l'ECHA n'a même pas donné au glyphosate le classement d'un « carcinogène possible ». C'est le genre de contradiction qui nourrit les soupçons du public quant à la fiabilité des opinions des agences scientifiques de l'UE ».

L'opinion du CIRC se base notamment sur sept études qui ont montré une incidence tumorale significativement accrue chez les rats et les souris après que le glyphosate leur a été administré. Toutefois, les résultats de l'ECHA n'ont pas été complètement inattendus, étant donné que les avis précédents de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et de l'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques (BfR) avaient tous deux rejeté les éléments de preuves contenus dans ces sept études. Des critiques ont été formulées à propos de ce rejet, notamment par Peter Clausing dans le document “The Carcinogenic Hazard of Glyphosate [2]]” . L'évaluation de l'ECHA, tout en reconnaissant l'augmentation limitée d'incidence des tumeurs de manière souffre des mêmes problèmes d'analyse que l'EFSA et le BfR pour parvenir à la conclusion qu'elles ne constituent pas une preuve suffisante de cancérogénicité.

Le manque de transparence dans le processus de classification des agences européennes est de plus en plus préoccupant. Une lettre conjointe (http://env-health.org/IMG/pdf/open_letter_to_echa_06032017.pdf) adressée à la Commission par Greenpeace, HEAL et de nombreux autres groupes a souligné que le comité de l'ECHA utilisait des « preuves scientifiques non publiées et fournies par l'industrie pour formuler ses avis » en plus des études publiées dans des revues à comité de lecture.

La lettre exprimait également des préoccupations au sujet des conflits d'intérêts de certains membres du comité d'experts de l'ECHA. « Nous vous demandons respectueusement d'appliquer et d'améliorer les politiques de l'ECHA pour préserver son indépendance vis-à-vis de l'industrie et la transparence de son travail », précise la lettre.

En février 2017, le Commissaire européen pour la santé et la sécurité alimentaire, Vytinis Andriukeitas, a également exprimé ses préoccupations et a suggéré qu'une réforme pourrait être nécessaire. Selon le procès-verbal d'une réunion de la Commission européenne [3]], il a déclaré : « Le principal problème, selon lui, est le manque de confiance du public dans la science et le sentiment que l'Europe ne les protége pas suffisamment des effets de certaines substances chimiques ». Le procès-verbal indique également qu'Andriukeitas a estimé que cela impliquait « une réforme des agences de l'UE chargées de fournir la base scientifique de ces décisions et de leurs procédures pour les rendre plus transparentes ».

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