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Il y a 1 mois
Antidépresseurs pendant la grossesse : des risques moins sévères qu’on ne le croyait

Deux études rétrospectives, l’une basée sur une cohorte suédoise, l’autre canadienne, publiées dans le « JAMA », reviennent sur le surrisque d’autisme et d’hyperactivité associé avec la prise d’antidépresseurs pendant la grossesse, en pa...

Quotidien du médecin
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Il y a 1 heures
Souffrance et travail

Le MEDEF, j’en suis convaincu, ne tient pas vraiment à libérer les entreprises du lourd fardeau du chômage. L’insolence de ses représentants suffirait presque à en témoigner…

Non pas qu’on puisse douter de la vigueur des entreprises innovantes, ni des formes d’activité en mesure de révéler des talents. Mais force est de reconnaître que la priorité du MEDEF ne fédère aucune création mais gravite autour de l’argent, la flexibilité, l’augmentation du temps de travail, la diminution des salaires, le recul de l’âge de la retraite, la réforme du code des activités, l’exonération fiscale… Et de telles exigences ne sont jamais assez satisfaisantes pour les nantis, ni assez dures pour ceux qu’on appelle « les perdants » de l’Europe, tous ceux qui en ralentiraient, dit-on, le progrès et la liberté. Des motifs qui devaient pousser d’ailleurs le MEDEF à donner sa pleine confiance à Fillon plutôt qu’à Macron tout en se souvenant des avantages que leur avaient ouverts les lois El Khomri.

La misère et la crainte, de puissants leviers

Ce n’est en tout cas jamais l’emploi que vise la stratégie du MEDEF et on peut le constater : la multiplication des contrats, des aides de l’État, des pactes sur lesquels ont pu compter les grandes entreprises n’ont créé aucune activité et n’ont su freiner le démantèlement des modes de production. Il n’y a en effet aucune reprise sur le plan de l’emploi. Une stagnation qui, malgré tous les cadeaux consentis, montre que c’est tout à fait contre l’intérêt du MEDEF de garantir la stabilité du travail. Son objectif est plutôt dans la promotion du plein chômage. La misère et la crainte sont de puissants leviers qui modifient en profondeur le climat au sein des entreprises et des comités dont la tension et les violences sont désormais palpables. La peur de perdre son activité que fait planer le spectre du licenciement permet aux dirigeants de régner en maîtres absolus sur des personnels amoindris dans leur réactivité. Cette crainte peut peser ainsi sur toutes les décisions et rentabiliser la déchéance. L’angoisse de se retrouver à la rue que connaît celui qui se laisse instrumentaliser donne à l’exercice du pouvoir des formes de cruauté jusqu’alors insoupçonnées. La dégradation des conditions de travail constitue le nerf de la guerre. Plus elles se fragilisent et plus les exigences les plus folles sont tolérées au point d’accepter la flexibilité pour tous, de se soumettre au pouvoir de toutes les petites menaces d’autorité qui rendent la vie impossible et réintroduisent la fragilisation des personnels dans l’espace insécurisé du travail.

Qu’on le veuille ou non, l’insécurité n’est pas dans la rue, l’insécurité se développe au sein des entreprises. Ce n’est pas la terreur des attentats – dont on dénoncera bien sûr les violences insoutenables – qui nous menace le plus directement, mais celle des conditions de travail qui se détériorent insidieusement en modifiant profondément les relations intersubjectives au sein des entreprises. Il s’agit de plus en plus d’une immolation par le travail, d’une destruction de soi affichée, mise en scène de manière parfois dramatique. Une étude de l’agence « Santé Publique France » fait en effet état de l’augmentation alarmante des comportements suicidaires en rapport avec le monde actif. Elle est liée notamment à la question de la dette, celle croissante des ménages, et à l’anticipation d’un licenciement économique de plus en plus probable. L’insécurité est entrée dans le cadre du travail non pas en raison d’un défaut de qualité des outils ou du non-respect des consignes de protection mais en raison des relations de pou[...]

Presse médicale
Il y a 9 heures
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Résumé

Le fenugrec compte parmi les plus anciennes plantes médicinales et culinaires, il est très utilisé au Maroc et en Méditerranée. En phytothérapie, les graines de la plante sont indiquées pour stimuler l’appétit chez la femme enceinte, pour soulager l’inflammation, pour traiter la dysenterie, la dyspepsie, la toux chronique, la bronchite, les névralgies, pour faciliter l’accouchement et comme galactogènes. Malheureusement, peu de données fondées sur des fondements scientifiques sont offertes par la littérature pour confirmer les vertus thérapeutiques attribuées à ces graines. Les premiers événements indésirables liés à la consommation de cette plante ont été déclarés entre le mois [...]

Presse médicale
Il y a 11 heures
ScienceDirect

Publication date: June 2017
Source:Médecine et Maladies Infectieuses, Volume 47, Issue 4, Supplement
Author(s): M. Hentzien, C. Strady, V. Vernet-Garnier, A. Servettaz, C. De Champs, A. Delmer, F. Bani-Sadr, Y. N’Guyen
IntroductionAu cours des bactériémies à staphylocoques coagulase-négatifs (SCN), l’impact d’une concentration minimale inhibitrice (CMI) à la vancomycine supérieure ou égale à 2mg/l sur la mortalité ainsi que le potentiel bénéfice des nouveaux antibiotiques antistaphylococciques sont inconnus. Nous avons étudié l’impact de la CMI à la vancomycine sur la mortalité intra-hospitalière sur 30jours et recherché les facteurs indépendamment associés à cette mortalité au cours des bactériémies à SCN.Matériels et méthodesTous les patients ayant présenté une bactériémie significative à SCN entre le 01/01/2008 et le 31/12/2012 ont été inclus. Les données ont été rétrospectivement extraites des dossiers médicaux des patients. La CMI à la vancomycine a été mesurée par méthode E-test et la recherche de résistance aux antibiotiques a été réalisée en accord avec les recommandations du comité de l’antibiogramme de la société française de microbiologie. Un modèle à risques proportionnels de Cox était utilisé pour l’analyse multivariée.RésultatsDeux cent soixante-neuf patients (âge moyen 61,2±15,7 ans) ont été inclus. La présence de matériel étranger était retrouvée chez 92 % (247/269) des patients, et 78 % (127/188) des souches isolées résistantes à la méticilline avaient également une CMI à la vancomycine ≥2mg/l. La mortalité intra-hospitalière sur 30jours était de 16 % (41/268). On ne retrouvait pas d’association entre une CMI à la vancomycine ≥2mg/l et la mortalité (Hazard Ratio ajusté (HRa)=0,90 ; intervalle de confiance à 95 % (IC95 %) [0,30–2,19] ; p=0,67). Les facteurs indépendamment associés à la mortalité étaient un âge ≥75 vs ≤60 ans (HRa=3,72 ; IC95 %[1,39–9,97] ; p=0,009), l’absence d’antibiothérapie active sur la souche isolée (HRa=5,52 ; IC95 %[1,13–26,87], p=0,03) et l’insuffisance rénale aiguë (HRa=4,45 ; IC95 %[2,08–9,56] ; p=0,0001). L’ablation de matériel infecté était un facteur protecteur (HRa=0,23 ; IC95 %[0,11–0,48] ; p0,0001).ConclusionCes données suggèrent que le[...]

Presse médicale
Il y a 11 heures
ScienceDirect

Publication date: June 2017
Source:Médecine et Maladies Infectieuses, Volume 47, Issue 4, Supplement
Author(s): M. Lefebvre, O. Grossi, M. Chalopin, E. Prel, V. Briend-godet, C. Biron, J. Coutherut, F. Raffi
IntroductionLa prévention de la coqueluche chez les nourrissons n’ayant pas encore reçu le vaccin DTPCa dépend de la vaccination de l’entourage, dite de « cocooning ». Bien que cette stratégie vaccinale soit largement recommandée, plusieurs pays industrialisés ont vécu récemment des épidémies meurtrières. L’administration du vaccin dTPca en fin de grossesse permet de protéger directement les nouveau-nés par transfert transplacentaire d’Ac maternels. Cette stratégie, la plus rentable selon l’OMS, est désormais recommandée par de nombreux pays. L’objectif de notre étude était d’évaluer son acceptabilité par les femmes, en amont d’une éventuelle recommandation nationale.Matériels et méthodesL’enquête a été menée auprès de femmes hospitalisées en suites de couches de 3 maternités du département, de janvier à août 2016. Le questionnaire leur était remis après une courte information sur la coqueluche. Il évaluait leurs connaissances, leurs croyances et attitudes vis-à-vis de la coqueluche, ses modes de prévention, et la vaccination en général. Les couvertures vaccinales étaient évaluées sur un panel de femmes ayant un carnet vaccinal. L’analyse multivariée des facteurs influençant l’acceptabilité a été réalisée par régression logistique multiple.RésultatsLe questionnaire a été complété par 1199/2500 femmes (48 %). La plupart de ces femmes savaient que la coqueluche était contagieuse (n=1014, 85 %), et potentiellement grave chez les nourrissons (n=1106, 92 %), mais 50 % d’entre elles seulement (599/1197) savaient que les enfants n’étaient pas protégés en début de vie. Seules 42 % des femmes (503/1190) disaient avoir reçu une information sur la coqueluche en cours de grossesse (par les sages-femmes médecins traitants gynécologues). Sur 210 femmes disposant d’un carnet vaccinal, 49 % (n=102) remplissaient les critères du cocooning. Au total, 77 % des femmes (919/1199) déclaraient avoir accepté la vaccination coqueluche pendant la grossesse si on leur avait proposé, ce qu’elles justifiaient par la confiance portée au professionnel de santé (n=690, 75 %) et le désir de protection du bébé (n=196, 21 %). Les motifs de refus étaient la peur des effets indésirables (111/2[...]

Presse médicale
Il y a 11 heures
ScienceDirect

Publication date: June 2017
Source:Médecine et Maladies Infectieuses, Volume 47, Issue 4, Supplement
Author(s): M. Lefebvre, O. Grossi, C. Ferré, V. Briend-Godet, C. Biron, J. Coutherut, F. Raffi
IntroductionPour la prévention de la coqueluche chez les nourrissons n’ayant pas encore reçu le vaccin DTPCa, la stratégie de vaccination coqueluche des femmes enceintes (FE) a remplacé la politique vaccinale dite « de cocooning » dans de nombreux pays. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’acceptabilité par les professionnels de santé de cette stratégie vaccinale innovante en amont d’une éventuelle recommandation nationale.Matériels et méthodesL’enquête a été menée entre janvier et juillet 2016 auprès de médecins généralistes, sages-femmes (SF), gynécologues et étudiants de ces filières dans le département. Le questionnaire était envoyé par voie électronique. Il évaluait les connaissances, les perceptions et attitudes vis-à-vis de la coqueluche, ses modes de prévention, et la vaccination en général. L’analyse multivariée des facteurs influençant l’acceptabilité a été réalisée par régression logistique multiple.RésultatsAu total, 40 % des questionnaires (694/1754) ont été récupérés. Le taux de participation allait de 26 % chez les SF (151/581) à 52 % chez les médecins (352/677). Une majorité de soignants connaissait le taux de transmission de la maladie (475/688, 69 %) et le taux de complications chez les jeunes nourrissons (581/688, 84 %). Cependant, 33 % (227/687) pensaient que la coqueluche immunisait à vie, 23 % (157/682) pensaient qu’administrer un vaccin inerte à une FE pouvait causer une prématurité et 20 % (136/687) ne connaissaient pas la stratégie du cocooning. Parmi les répondants, 67 % (468/694) et 58 % (396/677) respectivement disaient recommander systématiquement le cocooning et la vaccination grippale des FE tandis que 18 % déclaraient préconiser la prévention homéopathique contre la grippe. Au total, 93 % des soignants (647/694) disaient accepter de vacciner les FE contre la coqueluche si cela était recommandé et argumenté. Il n’y avait pas de différence par corps de métier. En analyse multivariée, les facteurs associés à l’acceptabilité d[...]

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Il y a 16 heures
Santé Environnement

Bruxelles, le 15 mars 2017 - Pour IEW et l'association européenne Alliance pour la santé et l'environnement (HEAL), la décision de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) selon laquelle le glyphosate n'est pas cancérigène suscite de graves inquiétudes pour la santé et l'environnement et constitue une déception majeure pour les acteurs de la santé environnementale []] .

L'avis du Comité pour l'évaluation des risques de l'ECHA contredit celui du centre international de recherche contre le cancer (CIRC), qui a classé le glyphosate comme « cancérogène probable » en 2015. Pour Génon K. Jensen, directrice exécutive de HEAL, la décision d'aujourd'hui est un recul pour la prévention du cancer : « Nous nous attendions à ce que dans le futur, la décision du CIRC soit reconnue comme étant la plus pertinente. Toujours est-il que l'Europe s'apprête à donner le feu vert au glyphosate le feu vert et la santé publique perdra une occasion importante pour la prévention du cancer. Les taux de cancer peuvent être réduits en retirant des produits chimiques dangereux du marché ».

L'avis de l'ECHA n'est pas facile à comprendre. Mme Jensen poursuit : « le CIRC est la référence internationale pour l'évaluation des substances cancérigènes. Il est incompréhensible que les institutions de l'UE arrivent à un résultat aussi radicalement différent : le comité de l'ECHA n'a même pas donné au glyphosate le classement d'un « carcinogène possible ». C'est le genre de contradiction qui nourrit les soupçons du public quant à la fiabilité des opinions des agences scientifiques de l'UE ».

L'opinion du CIRC se base notamment sur sept études qui ont montré une incidence tumorale significativement accrue chez les rats et les souris après que le glyphosate leur a été administré. Toutefois, les résultats de l'ECHA n'ont pas été complètement inattendus, étant donné que les avis précédents de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et de l'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques (BfR) avaient tous deux rejeté les éléments de preuves contenus dans ces sept études. Des critiques ont été formulées à propos de ce rejet, notamment par Peter Clausing dans le document “The Carcinogenic Hazard of Glyphosate [2]]” . L'évaluation de l'ECHA, tout en reconnaissant l'augmentation limitée d'incidence des tumeurs de manière souffre des mêmes problèmes d'analyse que l'EFSA et le BfR pour parvenir à la conclusion qu'elles ne constituent pas une preuve suffisante de cancérogénicité.

Le manque de transparence dans le processus de classification des agences européennes est de plus en plus préoccupant. Une lettre conjointe (http://env-health.org/IMG/pdf/open_letter_to_echa_06032017.pdf) adressée à la Commission par Greenpeace, HEAL et de nombreux autres groupes a souligné que le comité de l'ECHA utilisait des « preuves scientifiques non publiées et fournies par l'industrie pour formuler ses avis » en plus des études publiées dans des revues à comité de lecture.

La lettre exprimait également des préoccupations au sujet des conflits d'intérêts de certains membres du comité d'experts de l'ECHA. « Nous vous demandons respectueusement d'appliquer et d'améliorer les politiques de l'ECHA pour préserver son indépendance vis-à-vis de l'industrie et la transparence de son travail », précise la lettre.

En février 2017, le Commissaire européen pour la santé et la sécurité alimentaire, Vytinis Andriukeitas, a également exprimé ses préoccupations et a suggéré qu'une réforme pourrait être nécessaire. Selon le procès-verbal d'une réunion de la Commission européenne [3]], il a déclaré : « Le principal problème, selon lui, est le manque de confiance du public dans la science et le sentiment que l'Europe ne les protége pas suffisamment des effets de certaines substances chimiques ». Le procès-verbal indique également qu'Andriukeitas a estimé que cela impliquait « une réforme des agences de l'UE chargées de fournir la base scientifique de ces décisions et de leurs procédures pour les rendre plus transparentes ».

Cette décision est d'autant plus inattendue que les éléments de preuves à charge du glyphosate continuent de s'accumuler. Très récemment, une étude sur les rats a montré qu'une exposition à l[...]