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Il y a 1 années
Bisphénol A : Liberté pour l'entreprise, Egalité pour les seuls Français !
L'interdiction française d'utilisation du BPA dans les contenants alimentaires n'a pas ravi l'industrie, on s'en doute. Mais les tentatives des lobbys industriels pour casser cette législation génèrent des résultats pour le moins surprenants. Explication.

Le Conseil Constitutionnel français, saisit par Plastique Europe pour contester la législation sur l'interdiction de mise sur le marché, l'importation et la fabrication de contenants alimentaires avec du Bisphénol A vient de rendre sa décision. La première partie de la législation est considérée comme constitutionnelle. L'argument de Plastic Europe considérant qu'elle met à mal la volonté d'entreprendre par une interprétation excessive du principe de précaution est donc rejeté par le Conseil. Cette décision du juge est liée au respect du principe de proportionnalité et de l'objectif de la protection de la santé de la femme et de l'enfant. Excellente nouvelle donc, car ce faisant le Conseil reconnait que l'interdiction de vente et d'importation de contenants alimentaires contenant du BPA est une mesure adéquate pour protéger la santé des personnes les plus vulnérables des effets de ce perturbateur endocrinien.

Mais, et c'est là que l'on commence à se poser des questions, l'interdiction de fabrication et d'exportation est quant à elle anticonstitutionnelle. La législation française vise en effet à protéger les citoyens… français. Quand l'Etat français prend des mesures pour protéger sa population d'un risque sanitaire, elle ne peut l'élargir aux citoyens des Etats vers lesquels les contenants alimentaires seront exportés, ni interdire la fabrication de ces produits sur son territoire. En gros c'est laisser fabriquer un poison, tant qu'il est vendu sur un autre territoire et qu'il n'intoxique pas les citoyens français…

L'Etat français reconnaît donc pleinement que le Bisphénol A est dangereux pour la santé et fait le nécessaire pour en protéger sa population. Ce faisant, il ne fait que suivre une nouvelle étude, publiée ce lundi par l'Endocrine Society (dont voici le résumé [...]

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Il y a 15 jours
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Au Royaume-Uni, les infirmiers peuvent suivre une formation complémentaire de deux ans pour pouvoir pratiquer des actes chirurgicaux simples en bloc

Le National Health Service anglais (NHS) va promouvoir les "surgical care practitioners" (SCP), ces personnels infirmiers qui pouvaient déjà opérer sous le contrôle d'un chirurgien, mais en les autorisant cette fois à devenir autonomes et responsables de leurs actes. Après leur diplôme d'infirmiers en 3 ans, ces professionnels suivent un mastère de deux années supplémentaires.

Leur rôle est d'assurer toute la prise en charge de l'opéré depuis la consultation avant l'hospitalisation jusqu'à la surveillance postopératoire, la sortie du malade et les consultations de suivi. Ils placent les perfusions, réalisent eux-mêmes l'opération au bloc opératoire et prescrivent des médicaments.

Médicalement, la qualité des résultats obtenus par les "surgical car practitioners" a été évaluée identique à celle des chirurgiens. Ce partage de compétences permet de réserver aux chirurgiens le rôle de décision et d'action dans les cas complexes.

Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

Les pratiques avancées doivent se faire en master 2

Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers, SNPI CFE-CGC, est fortement demandeur de la mise en place d'une pratique avancée en France. Dans 25 pays, 330.000 infirmières en pratique avancée peuvent disposer de telles compétences après deux années d'études supplémentaires validées par un Master. Toutes les études scientifiques ont prouvées l'intérêt de ce métier intermédiaire entre l'infirmière à Bac +3 et le médecin à bac +9 ou +12. L'exemple a été donné par les USA dans les années 1960, et il y a aujourd'hui 158.348 « infirmières praticiennes » et 59.242 « infirmières cliniciennes spécialisées », toutes titulaires d'un Master. En Europe, de l'Irlande à la Finlande, ces infirmières diplômées d'un Master peuvent prescrire des médicaments et assurer le suivi des patients chroniques.

Pour Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI CFE-CGC, la solution réside dans une reconnaissance officielle et nationale de pratiques, avec une rémunération et une formation conséquentes : En France, le cadre légal de l'infir­mière de pra­ti­que avan­cée IPA est l'arti­cle 119 de la loi n° 2016-41 du 26 jan­vier 2016 de moder­ni­sa­tion de notre sys­tème de santé. Hélas, aucun texte d'application n'est paru, et les travaux n'ont même pas commencé (référentiel d'activité, de compétences, de formation, cadre statutaire et grille salariale), car des lobby font pression sur le ministère.

En particulier, les directeurs d'hôpitaux préfèrent pratiquer du "low cost", avec des "protocoles de coopération" pour régler des situations individuelles, sans les compétences acquises dans une formation cadrée nationalement. Avec les "coopérations", ce sont des compétences personnelles qui seront attribuées à des infirmières particulières pour faire des actes à la place des m[...]

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Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

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Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

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