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Il y a 1 mois
CHRU Lille - Radioprotection

Lors du congrès national de radioprotection qui s'est déroulé du mercredi 7 au vendredi 9 juin à Lille, le CHU de Lille a présenté l'évolution de sa politique de radioprotection, grâce en partie à la mise en place d'un logiciel de suivi des travailleurs exposés.

"Depuis 4 ou 5 ans, nous essayons de passer d''actions' en matière de radioprotection à une vraie politique institutionnelle de radioprotection, politique plus globale de qualité et de management des risques", a indiqué en introduction Philippe Van de Woestyne, directeur qualité risques et vigilances au CHU de Lille.
L'établissement lillois comprend 12 hôpitaux, propose 3.213 lits et places, emploie 15.600 professionnels. Son site est réparti sur 130 hectares et dispose d'un budget annuel d'investissement de 80 millions d'euros.
Le CHU a développé une gouvernance structurée en matière de qualité et de gestion des risques avec un comité d'amélioration de la qualité et de la sécurité des soins. Et s'est doté d'un plan d'amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins (PACQSS).
La délégation qualité risque vigilance comprend un médecin et 13 ingénieurs experts des différents domaines du risque, 6 techniciens supérieurs dont 3 techniciens PCR (personnes compétentes en radioprotection). La radioviogilance possède sa propre gouvernance avec un comité de radiovigilance composée d'un comité opérationnel de radioprotection pour les travailleurs et l'environnement et d'un comité de radiophysique médicale pour les patients.
"Sur les 15.000 salariés que compte l'établissement, un 10e est exposé soit environ 1.500 personnes", a indiqué Geoffrey Desmulliez, PCR et ingénieur coordinateur de la radioprotection au CHU.
Son service est chargé de surveiller et contrôler les 131 générateurs de rayon X, les deux services de médecine nucléaire qui produisent des déchets et des effluents radioactifs, un laboratoire avec un TEP-scan mais aussi les quelque 836 tabliers plombés.
De plus, "le CHU de Lille est un centre universitaire, il faut donc gérer les internes qui changent tous les 6 mois", a fait remarquer l'ingénieur. L'hôpital est également une installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE). Et fait remarquer que, jusqu'à récemment, "les informations et les contrôles n'étaient pas homogènes".

Evolution des techniques

Au cours des 5-6 dernières années, le CHU de Lille a acquis de "nouveaux équipements pour faire les mesures de dosimétrie opérationnelle : la dosimétrie de cristallins pour les études de poste, des radiamètres pour effectuer toutes les mesures, etc.", a détaillé l'ingénieur en radioprotection.
Le responsable a recensé différentes "évolutions technologiques avec un système de gestion avec pourcentage et retour d'alarme, des optimisations permettant d'avoir une meilleure sécurité en matière de radioprotection".
Il souligne également le remplacement des "amplificateurs de brillance par des salles hybrides ou des salles totalement équipées avec des protections beaucoup plus importantes".

Evolution du management de la radioprotection

En ce qui concerne le management du risque, l'objectif était de centraliser les données réglementaires de radioprotection (suivi dosimétr[...]

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Dix ans après son entrée en vigueur, la réglementation REACH a montré un potentiel d'impact élevé, mais qui se concrétise encore insuffisamment dans la protection des personnes et de l'environnement. Pour les associations de protection de l'environnement, il est urgent de renforcer sa mise en œuvre et d'étendre son champ d'action pour atteindre les objectifs de cette législation phare.

La réglementation REACH a marqué une étape forte dans la législation européenne, allant significativement plus loin que d'autres législations, et intégrant de nouveaux principes révolutionnaires tels que les principes « pas de données, pas de marché » et celui de substitution, en s'appuyant sur le principe de précaution et en renversant la charge de la preuve. Il est devenu un modèle mondial [1], et même les entreprises reconnaissent qu'il les a aidées dans l'amélioration de leur communication sur les dangers [2], et à renforcer leur proactivité sur la gestion des substances chimiques.

Malheureusement, les principes fondamentaux de REACH ne sont pas appliqués. Le processus en lui-même est excessivement lent : alors que le livre Blanc de l'Union européenne de 2001 recensait 1400 substances qui devraient être progressivement remplacées, seules 31 sont aujourd'hui inscrites sur la liste d'autorisation. Par ailleurs, l'Agence Européenne des Substances Chimiques (ECHA) fournit des numéros d'enregistrements – et ce faisant donne accès au marché – à tous les dossiers d'enregistrements, par défaut, même aux dossiers incomplets, inadéquats ou non pertinents, alors que le pourcentage de dossiers d'enregistrement non conformes est resté supérieur à 50% au cours des 5 dernières années [3].

La charge de la preuve, quant à elle, n'a pas été transférée aux industries. Les informations très médiocres fournies par les entreprises dans les dossiers d'enregistrement imposent aux autorités des États membres et aux comités de l'ECHA de chercher et de compléter les informations nécessaires à la gestion des risques.

Alors que le principe de précaution constitue l'un des fondements du règlement, il n'est pas appliqué dans les décisions de restriction ou d'octroi d'autorisations. En accordant les autorisations aux demandeurs qui sollicitent le maintien d'utilisation de substances extrêmement préoccupantes, alors que des alternatives sont disponibles, la Commission porte atteinte aux objectifs du Règlement, entrave l'innovation et pénalise les entreprises qui ont créé des alternatives plus sures.

Par la voix du Bureau Européen de l'Environnement, les associations de protection de l'environnement demandent un engagement politique fort pour renforcer la mise en œuvre du Règlement, et lui permettre d'atteindre l'entièreté de son potentiel de protection de la santé et de l'environnement. Il sera ainsi nécessaire :
- d'intégrer les nouvelles connaissances scientifiques sur les produits chimiques (nanomatériaux, perturbateurs endocriniens, neurotoxicité, effets métaboliques, etc.) et les mélanges ;
- d'élargir le champs d'action de[...]

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La réglementation REACH a marqué une étape forte dans la législation européenne, allant significativement plus loin que d'autres législations, et intégrant de nouveaux principes révolutionnaires tels que les principes « pas de données, pas de marché » et celui de substitution, en s'appuyant sur le principe de précaution et en renversant la charge de la preuve. Il est devenu un modèle mondial [1], et même les entreprises reconnaissent qu'il les a aidées dans l'amélioration de leur communication sur les dangers [2], et à renforcer leur proactivité sur la gestion des substances chimiques.

Malheureusement, les principes fondamentaux de REACH ne sont pas appliqués. Le processus en lui-même est excessivement lent : alors que le livre Blanc de l'Union européenne de 2001 recensait 1400 substances qui devraient être progressivement remplacées, seules 31 sont aujourd'hui inscrites sur la liste d'autorisation. Par ailleurs, l'Agence Européenne des Substances Chimiques (ECHA) fournit des numéros d'enregistrements – et ce faisant donne accès au marché – à tous les dossiers d'enregistrements, par défaut, même aux dossiers incomplets, inadéquats ou non pertinents, alors que le pourcentage de dossiers d'enregistrement non conformes est resté supérieur à 50% au cours des 5 dernières années [3].

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Alors que le principe de précaution constitue l'un des fondements du règlement, il n'est pas appliqué dans les décisions de restriction ou d'octroi d'autorisations. En accordant les autorisations aux demandeurs qui sollicitent le maintien d'utilisation de substances extrêmement préoccupantes, alors que des alternatives sont disponibles, la Commission porte atteinte aux objectifs du Règlement, entrave l'innovation et pénalise les entreprises qui ont créé des alternatives plus sures.

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Malheureusement, les principes fondamentaux de REACH ne sont pas appliqués. Le processus en lui-même est excessivement lent : alors que le livre Blanc de l'Union européenne de 2001 recensait 1400 substances qui devraient être progressivement remplacées, seules 31 sont aujourd'hui inscrites sur la liste d'autorisation. Par ailleurs, l'Agence Européenne des Substances Chimiques (ECHA) fournit des numéros d'enregistrements – et ce faisant donne accès au marché – à tous les dossiers d'enregistrements, par défaut, même aux dossiers incomplets, inadéquats ou non pertinents, alors que le pourcentage de dossiers d'enregistrement non conformes est resté supérieur à 50% au cours des 5 dernières années [3].

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Alors que le principe de précaution constitue l'un des fondements du règlement, il n'est pas appliqué dans les décisions de restriction ou d'octroi d'autorisations. En accordant les autorisations aux demandeurs qui sollicitent le maintien d'utilisation de substances extrêmement préoccupantes, alors que des alternatives sont disponibles, la Commission porte atteinte aux objectifs du Règlement, entrave l'innovation et pénalise les entreprises qui ont créé des alternatives plus sures.

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