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Il y a 14 jours
Cinéma moléculaire ultra-rapide : voir les protéines absorber la lumière

Grâce à un procédé inédit, des scientifiques ont pu filmer les processus ultra-rapides à l'œuvre dans les protéines fluorescentes, largement utilisées comme marqueur en imagerie du vivant. Ce nouveau procédé, qui utilise des lasers gigantesques aux rayons X, permet d'étudier les processus tels que la vision, la bioluminescence et d'autres jusqu'ici inobservables. Ces travaux sont publiés dans le 11 septembre 2017 par une collaboration internati[...]

CNRS - Sciences du vivant
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Il y a 5 heures
CEPED

« « La justice administrative dans le monde arabe », un colloque organisé par le Conseil d'État, le Ceped et le Centre Maurice Hauriou de l'Université Paris Descartes le vendredi 6 octobre.

- Vie du Ceped
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Il y a 8 heures
CADUCEE

Des chercheurs de l’Institut Pasteur à Paris et de l’Institut Pasteur du Cambodge, en collaboration avec des équipes du CNRS et d’Inria, ont démontré que l’infection par la dengue chez des enfants asymptomatiques est associée à une activation du système immunitaire utilisant des mécanismes de contrôle qui permettent d’éliminer l’infection virale sans activation excessive de l’immunité. Cette étude, publiée dans le journal scientifique Science Translational Medicine le 30 août 2017, représente une étape importante vers une meilleure connaissance du rôle joué par l’immunité dans l’infection virale de la dengue. Elle devrait permettre de développer de nouvelles stratégies vaccinales contre[...]

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Congrès ADELF-SFSP 2017 - Le congrès « Sciences et acteurs en santé : articuler connaissances et pratiques » - J moins deux semaines !
Il y a 9 heures
REFIPS

Congrès ADELF-SFSP 2017 - Le congrès « Sciences et acteurs en santé : articuler connaissances et pratiques » - J moins deux semaines !

Moment fort de brassage d'expériences et de partage de connaissances le congrès ADELF-SFSP d'Amiens a lieu dans un mois. Ouvert aux chercheurs, enseignants, acteurs de terrains, décideurs..., il offre un espace aussi large et interactif que possible pour se rencontrer et débattre. Nous espérons vous y retrouver nombreux.

Les inscriptions sont toujours ouverteshttps://overcome.key4events.com/register.aspx?e=5

Le programme du congrès

Pour construire votre programme sur ces trois journées : Télécharger le synoptique

3 conférences plénières

  • Politiques publiques de santé : quelle prise en compte des liens entre connaissances et pratiques ? – Henri Bergeron
  • Une démocratie sanitaire plus « participative ? » : pour quoi faire ?- Guillaume Gourgues
  • Démarches évaluatives : quelles relations entre la recherche et l'expérience des acteurs ? – Kareen Nour

27 sessions de communications orales

  1. Observer et décrire les inégalités territoriales et sociales de santé
  2. Partager, transférer les connaissances
  3. Promotion de la santé et éducation pour la santé : l'approche par les milieux de vie
  4. Santé des femmes, accompagnement des mères
  5. Santé au travail
  6. Ecole en santé- santé à l'école
  7. Méthodes de la recherche appliquée à l'éducation et à la promotion de la santé
  8. Transfert de connaissances : passer de la recherche à la décision et à l'action
  9. Vaccination
  10. Théorie et pratiques de l'évaluation d'impact en santé (EIS)
  11. Education thérapeutique du patient : associer et accompagner les patients, former les professionnels.
  12. Développer l'Intersectorialité dans les institutions et les politiques
  13. Faciliter l'accès aux soins de santé mentale, prévenir la dépression et le suicide
  14. Agir avec... approches participatives et développement de la capacité d'agir (empowerment)
  15. Environnements à risque, environnements favorables
  16. Lever les obstacles pour favoriser l'accès à la santé
  17. Développer l'autonomie des patients/ des personnes
  18. Comprendre et réduire les inégalités d'accès aux soins
  19. Politiques de santé, santé des populations vulnérables et accès aux soins en Europe et ailleurs
  20. Santé des enfants
  21. Diversité des supports et des approches pédagogiques pour former les professionnels
  22. Méthode et outils de la recherche : bases de données et analyses statistiques
  23. Système de soins : besoins et droits des patients, organisation des soignants
  24. Répertorier, évaluer et transférer des programmes en éducation thérapeutique du patient
  25. Améliorer les connaissances, développer des pratiques innovantes pour améliorer la participation aux dépistages
  26. L'évaluation illustrée
  27. Méthodes et outils de veille et de surveillance

8 sessions invitées /parrainées

  1. L'étiquetage nutritionnel : un enjeu stratégique pour la prévention et la promotion de la santé – DGS
  2. Plaidoyer pour un rapprochement Euro -Africain des Associations de santé publique. Pour un partage des connaissances et des expériences - SFSP- Société Africaine de santé publique
  3. Evaluation des risques sanitaires liés à l'environnement en 2017 – SFSE
  4. Vers un dispositif favorisant des interventions fondées sur des données probantes – Santé Publique France
  5. Eau et risques sanitaires : une collaboration nécessaire entre les acteurs de terrain selon l'approche « one health »- EPITER
  6. Regards croisés disciplinaires sur les parcours de soins et de santé : quels apports pour les professionnels et l'accompagnement des personnes ? EHESP- Université de Tours
  7. Démocratie sanitaire et prise en compte des préférences dans la définition de la politique de dépistage – INCA
  8. Démocratie sanitaire, le numérique comme activateur de la participation citoyenne - FNES

Deux sessions régionales

Droits des patients majeurs protégés
La santé des jeunes : retour sur 10 années de l'école 21

Un symposium

  • Vers un agenda de recherche européen en services de santé (IRESP)

Mais aussi : 21 sessions de communications affichées, deux sessions d'Agora posters, des stands, un espace dédié à la revue Santé publique...

Pour préparer votre arrivée à Amiens

Pour votre hébergement - hebergementsfsp@overcome.fr

Pour rejoindre le Palais des congrès

Société française de santé publique
1, rue de la Forêt
54520 Laxou - France
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Il y a 10 heures
Infirmiers

Douleur à l’épaule, tendinite au coude, engourdissement des doigts, bursite du genou : ces maux sont courants chez les femmes actives. Bien souvent elles incriminent leur âge, ou pensent présenter une vulnérabilité toute personnelle. Sans s’interroger sur leurs conditions de travail. Or ces maux qui touchent les articulations, les muscles et les tendons surviennent rarement par hasard ou par accident. Sandrine Caroly, enseignante et chercheure en ergonomie nous en dit plus.

Libéral et soin du pied d'un patient

Les infirmières prodiguent toute sorte de soins aux patients. Gestes répétitifs, aide aux personnes pour se déplacer, elles peuvent souffrir de troubles musculo-squelettique liés à la pénibilité de leur métier.

Les troubles musculo-squelettiques (TMS), de leur nom officiel, sont généralement liés à des gestes répétitifs, des postures inconfortables ou des tensions excessives. Ces problèmes sont bien connus des caissières de supermarché, par exemple, qui manipulent les articles à longueur de journée. Aujourd’hui, on ne leur demande plus de déplacer les packs d’eau, simplement de scanner l’étiquette. Mais dans beaucoup d’autres métiers exercés par les femmes, l’apparition de ces troubles n’a pour l’instant provoqué aucune remise en cause de la manière de travailler.

L’analyse fine des études disponibles permet de penser que les TMS sont sous-diagnostiqués, en France, chez les femmes. Ils résultent souvent d’un manque de réflexion sur l’adaptation du poste à la morphologie féminine. Et sont moins facilement reconnus au titre de maladie professionnelle, car les grilles d’analyses des situations de travail sont conçues essentiellement à partir de l’expérience des hommes.

Infirmière de nuit, dans un service en sous-effectif

Pour montrer à quel point la cécité est collective sur ce sujet, prenons le cas récent de cette soignante, Cécile (son prénom a été changé), âgée de 47 ans, qui a 20 ans d’ancienneté en milieu hospitalier. Avant d’intégrer l’hôpital public, elle travaillait comme aide à domicile pour les personnes âgées. Cécile est infirmière de nuit dans un service de gériatrie. La charge de travail est élevée, le service en sous effectif chronique. Le matériel nécessaire n’est pas toujours disponible. En raison de ces conditions de travail dégradées, il y a un fort taux de turnover dans l’équipe.

Cécile souffre d’une tendinite à l’épaule depuis deux mois. Elle s’ouvre auprès de son supérieur de ses difficultés à déplacer seule les patients âgés pour leur prodiguer les soins. Quand elle évoque cette douleur, elle en parle comme une pathologie liée à l’âge, à l’usure physique. Son encadrement met donc cette pathologie sur le compte d’une fragilité individuelle et ne pousse pas la réflexion plus loin.

Cécile prend des médicaments antidouleur et s’organise avec une collègue avec qui elle s’entend bien pour soulever à deux les patients les plus lourds. Mais cela ne suffit pas. Sa douleur à l’épaule augmente. Elle est arrêtée par son médecin durant plus de trois semaines. Au moment de reprendre son poste, elle voit le médecin du travail qui lui délivre une restriction d’aptitude. Ce document indique qu’elle ne peut désormais faire son travail que partiellement. Elle ne pourra plus être seule pour soulever les patients lourds.

Des facteurs de risque inconnus de la liste officielle

Sa pathologie n’est pas reconnue pour autant comme une maladie professionnelle, car les contraintes liées à son travail d’infirmière ne figurent pas dans la liste officielle des facteurs d’un risque de TMS. La législation française prévoit en effet des tableaux descriptifs pour chaque maladie, détaillant la nuisance prise en compte, les maladies ou symptômes liés à cette nuisance et le type de tâches exposant l’individu à celle-ci.

Cécile en vient à penser que son épaule est moins solide que celle des autres soignants. Son supérieur trouve désormais que les problèmes de santé de Cécile lui posent problème pour répartir équitablement la charge de travail au sein de l’équipe. Quant au médecin du travail, il estime que la pathologie de cette salariée relève de caractéristiques personnelles inadéquates. Ainsi, tous s’accordent pour dire que Cécile ne fait pas les bons gestes dans les tâches qui lui incombent. Personne ne remet en cause l’organisation du travail dans le service, ni les contraintes relatives à l’exercice du métier d’infirmière. Et encore moins les tableaux descriptifs des maladies professionnelles…

Les cas comme celui de Cécile ne sont pas pris en compte dans les statistiques. Globalement, en Europe, les femmes obtiennent moins de reconnaissance en maladie professionnelle de leurs TMS que les hommes, comme le montre les cas de l’Italie et de la Suisse ou les travaux de Laurent Vogel, chercheur à l’Institut syndical européen (ETUI) et à l’université Paris 13.

Trop peu de femmes dans les cas reconnus en maladie professionnelle

En France, le nombre de cas de troubles musculo-squelettiques reconnus en maladie professionnelle était en 2012 presque aussi élevé chez les femmes (26 438 cas) que chez les hommes (27 577 cas), selon l’étude réalisée par Florence Chappert et Patricia Therry, chercheuses à l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail. Mais les femmes, plus vulnérables à ces troubles, devraient logiquement se trouver en plus grand nombre. Preuve que beaucoup de cas de TMS restent, chez elles, invisibles.

En France, comme ailleurs, la majorité des maladies professionnelles reconnues chez les femmes sont des TMS. Ces troubles sont en effet bien repérés aujourd’hui dans certains métiers comme femme de ménage, caissière, ouvrière de confection ou de montage de petits éléments. Mais une étude réalisée en 2009 par la chercheuse de l’université d’Ottawa (Canada) Katherine Lippel montre que les statistiques d’indemnisation des maladies professionnelles ne reflètent pas toutes les atteintes d’origine professionnelle. On peut donc penser que les cas reconnus ne sont que la partie émergée de l’iceberg des douleurs musculo-squelettiques.

Les femmes et les hommes ne sont pas touchés par les TMS dans les mêm[...]

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Il y a 10 heures
JIM

Alors que « le rôle de la vitamine D sur la croissance osseuse et la minéralisation est connu depuis plus d’un siècle », des recherches plus récentes concernent des « manifestations extra-squelettiques » de l’hypovitaminose D chez l’enfant, explique une équipe de l’Université d’Odense (Danemark). Ces travaux portent notamment sur des associations entre[...]

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Il y a 16 heures
Souffrance et travail

La modernisation managériale se prétend en rupture radicale avec la logique taylorienne. Danièle Linhart, sociologue, directrice de recherches émérite au CNRS et membre du laboratoire GTM-CRESPPA revient sur les ruptures et continuités entre management moderne et logique taylorienne.

Cet article a été publié dans le numéro 14 (été 2017) de la revue à l’initiative du Conseil scientifique d’Attac « Les Possibles ». Le dossier de ce numéro porte sur le travail. Vous pouvez retrouver l’intégralité de ce dossier sur le site d’Attac.

La modernisation managériale se prétend en rupture radicale avec la logique taylorienne. Elle prétend faire place à l’autonomie, la liberté d’initiative, la responsabilité, des salariés et promouvoir des modes de mises au travail en phase avec l’évolution de la société. Celle-ci est de plus en plus individualisée et les politiques à l’œuvre dans les entreprises affichent l’importance accordée désormais aux qualités personnelles de chaque salarié : son adaptabilité, sa créativité, son goût du risque…

Mais à y regarder de plus près, certains fondements du taylorisme restent omniprésents, bien que masqués derrière les formes hyper modernes de personnalisation, psychologisation de la mise au travail. Malgré « l’humanisation » revendiquée, la subordination impose toujours sa loi selon les bonnes vieilles recettes tayloriennes. Pour parvenir à gérer ces contradictions, les directions s’emploient à renouveler en permanence les moyens d’arracher le consentement de leurs salariés.

Taylorisme : clairvoyance et mauvaise foi

Rendre la subordination possible et effective, tel avait été, en son temps, l’objectif du consultant Taylor (1911) qui avait inventé l’organisation rationnelle du travail. Il voulait fournir aux employeurs la possibilité de faire travailler les ouvriers qu’ils payaient selon les méthodes de travail les plus productives, les plus profitables possibles. Jusqu’alors, les ouvriers de métiers embauchés directement par leur patron recrutaient eux-mêmes leurs compagnons et organisaient leur travail. Taylor avait alors fait le constat qu’une telle logique conduisait nécessairement à la « flânerie systématique », ce qu’il faut entendre comme une allure de travail destinée à se préserver, s’économiser sur le plan de la santé, mais aussi à ne pas en faire trop, compte tenu des tarifs payés.

La volonté de promouvoir une organisation du travail susceptible de fonctionner indépendamment des états d’âme, de la bonne ou mauvaise volonté des ouvriers, mais selon les seuls critères d’efficacité et rentabilité voulus par l’employeur est donc le véritable moteur du taylorisme.

Le présupposé fondamental de la démarche que Taylor (1909) initie est que tout savoir est du pouvoir. Il faut donc transférer le savoir des ateliers (où les ouvriers le détiennent, le mettent en œuvre et le perfectionnent) vers les bureaux où des ingénieurs formés dans les meilleures écoles le mettront à profit pour définir une organisation du travail qui fait voler en éclat les métiers et les transforme en une série de tâches élémentaires, assorties de prescriptions. Le principe à la base de cette organisation taylorienne correspond donc à un dépouillement des ouvriers de leurs savoirs, connaissances, expérience pour les soumettre à des modes opératoires et des délais alloués, décidés en dehors d’eux et selon les seuls objectifs de profitabilité. Les ouvriers seront désormais des exécutants strictement soumis aux méthodes de travail mises au point par les bureaux des temps et méthodes. La subordination est ainsi instituée. La domination de l’employeur qui paye est assurée, elle s’inscrit désormais dans la définition même des tâches, elle est incorporée dans l’organisation du travail.

L’organisation du travail, ainsi « rationalisée » et validée par la « science » (mise en œuvre par les ingénieurs) peut (alors qu’elle résulte d’une offensive violente contre les ouvriers) être alors présentée comme le résultat d’un processus progressiste, tant au niveau technique que social et politique. C’est le tour de force que réussit Taylor (suivi par ceux qui feront la promotion [...]