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Il y a 26 jours
De la nécessité de faire évoluer la formation infirmière

À la suite de la publication des résultats d'une enquête menée par la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (FNESI) sur l'état de santé alarmant des étudiants infirmiers, le Comité d'Entente des Formations Infirmières et Cadres (CEFIEC) exprime son soutien aux étudiants en difficulté et préconise deux axes de travail pour faire évoluer la formation et tenter de mettre fin au mal-être des ESI.

étudiante infirmière

Pour faire évoluer la formation infirmière, le CEFIEC propose d'allouer plus de moyens à la formation des tuteurs et d'instaurer d'une véritable démarche qualité.

Le Comité d'Entendre des Formations Infirmières et Cadres (CEFIEC) prend très au sérieux le mal-être exprimé par certains étudiants révélé dans une enquête menée par la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (FNESI). Il souligne, dans son communiqué de presse daté du 20 septembre 2017, que les situations problématiques pouvant être rencontrées lors des stages sont des préoccupations prioritaires pour les instituts. Il ne pourrait être laisser penser que nous laissions des étudiants dans des situations difficiles, voire anxiogènes, sans nous attacher à trouver des solutions avec l'étudiant ainsi qu'avec les partenaires de stage. À l'instar de la Fnesi, le CEFIEC propose des solutions en vue d'offrir aux étudiants en soins infirmiers (ESI) des conditions de formation optimales.

Allouer des moyens à la formation des tuteurs et harmoniser la démarche qualité

Pour faire évoluer les formations, le CEFIEC préconise deux axes de travail qu'il désire mener avec les différents acteurs de la formation, à savoir les formateurs, les directeurs d'instituts et les étudiants. Ainsi, premièrement, le CEFIEC alerte sur le peu de moyens alloués à la formation des tuteurs. L'organisation avait signalé, dès 2015, que les tuteurs de stage devraient pouvoir bénéficier d'une véritable formation afin d'assurer un tutorat de qualité. "La formation clinique en stage nécessite la mise en oeuvre de modalités d'encadrement prévues dans la réglementation sous la forme d'un tutorat", détaillait-il ainsi dans un communiqué. Les instituts et établissements de santé, conscients de l'importance de cet accompagnement, ont pris l'initiative de former les tuteurs qui réalisent leur mission avec sérieux et professionnalisme. Cependant, ce tutorat réclame de dégager du temps et en conséquence des moyens nécessaires à l'encadrement de l'étudiant. Actuellement, ce temps n'est pas pris en compte". En effet, aucun temps n'est alloué pour le suivi et la formation des étudiants. Les tuteurs sont donc contraints de prendre sur leur temps personnel pour accompagner les ESI. Concrètement, le CEFIEC proposait la mise en place d'une formation d'une durée de 25 jours -elle est aujourd'hui réduite à quatre jours- et d'un cahier des charges national.

Par ailleurs, le CEFIEC juge nécessaire l'instauration d'une véritable démarche qualité. Rappelons que depuis 2009, les instituts de formation paramédicaux sont tenus d'intégrer une démarche qualité visant la certification. De nombreux instituts prennent ainsi en compte l'évaluation des étudiants dans le cadre de cette démarche qualité, mais à ce jour, rien n'est officiellement mis en place.Cette démarche prend notamment en considération les étudiants sur les contenus pédagogiques et leur articulation, ainsi que sur les moyens mis en oeuvre. Des enquêtes de satisfaction sont également réalisées à l'issue des stages, indique le CEFIEC. Une mesure également [...]

Infirmiers
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Il y a 15 jours
SNPI

Au Royaume-Uni, les infirmiers peuvent suivre une formation complémentaire de deux ans pour pouvoir pratiquer des actes chirurgicaux simples en bloc

Le National Health Service anglais (NHS) va promouvoir les "surgical care practitioners" (SCP), ces personnels infirmiers qui pouvaient déjà opérer sous le contrôle d'un chirurgien, mais en les autorisant cette fois à devenir autonomes et responsables de leurs actes. Après leur diplôme d'infirmiers en 3 ans, ces professionnels suivent un mastère de deux années supplémentaires.

Leur rôle est d'assurer toute la prise en charge de l'opéré depuis la consultation avant l'hospitalisation jusqu'à la surveillance postopératoire, la sortie du malade et les consultations de suivi. Ils placent les perfusions, réalisent eux-mêmes l'opération au bloc opératoire et prescrivent des médicaments.

Médicalement, la qualité des résultats obtenus par les "surgical car practitioners" a été évaluée identique à celle des chirurgiens. Ce partage de compétences permet de réserver aux chirurgiens le rôle de décision et d'action dans les cas complexes.

Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

Les pratiques avancées doivent se faire en master 2

Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers, SNPI CFE-CGC, est fortement demandeur de la mise en place d'une pratique avancée en France. Dans 25 pays, 330.000 infirmières en pratique avancée peuvent disposer de telles compétences après deux années d'études supplémentaires validées par un Master. Toutes les études scientifiques ont prouvées l'intérêt de ce métier intermédiaire entre l'infirmière à Bac +3 et le médecin à bac +9 ou +12. L'exemple a été donné par les USA dans les années 1960, et il y a aujourd'hui 158.348 « infirmières praticiennes » et 59.242 « infirmières cliniciennes spécialisées », toutes titulaires d'un Master. En Europe, de l'Irlande à la Finlande, ces infirmières diplômées d'un Master peuvent prescrire des médicaments et assurer le suivi des patients chroniques.

Pour Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI CFE-CGC, la solution réside dans une reconnaissance officielle et nationale de pratiques, avec une rémunération et une formation conséquentes : En France, le cadre légal de l'infir­mière de pra­ti­que avan­cée IPA est l'arti­cle 119 de la loi n° 2016-41 du 26 jan­vier 2016 de moder­ni­sa­tion de notre sys­tème de santé. Hélas, aucun texte d'application n'est paru, et les travaux n'ont même pas commencé (référentiel d'activité, de compétences, de formation, cadre statutaire et grille salariale), car des lobby font pression sur le ministère.

En particulier, les directeurs d'hôpitaux préfèrent pratiquer du "low cost", avec des "protocoles de coopération" pour régler des situations individuelles, sans les compétences acquises dans une formation cadrée nationalement. Avec les "coopérations", ce sont des compétences personnelles qui seront attribuées à des infirmières particulières pour faire des actes à la place des m[...]

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Médicalement, la qualité des résultats obtenus par les "surgical car practitioners" a été évaluée identique à celle des chirurgiens. Ce partage de compétences permet de réserver aux chirurgiens le rôle de décision et d'action dans les cas complexes.

Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

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Médicalement, la qualité des résultats obtenus par les "surgical car practitioners" a été évaluée identique à celle des chirurgiens. Ce partage de compétences permet de réserver aux chirurgiens le rôle de décision et d'action dans les cas complexes.

Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

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Pour Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI CFE-CGC, la solution réside dans une reconnaissance officielle et nationale de pratiques, avec une rémunération et une formation conséquentes : En France, le cadre légal de l'infir­mière de pra­ti­que avan­cée IPA est l'arti­cle 119 de la loi n° 2016-41 du 26 jan­vier 2016 de moder­ni­sa­tion de notre sys­tème de santé. Hélas, aucun texte d'application n'est paru, et les travaux n'ont même pas commencé (référentiel d'activité, de compétences, de formation, cadre statutaire et grille salariale), car des lobby font pression sur le ministère.

En particulier, les directeurs d'hôpitaux préfèrent pratiquer du "low cost", avec des "protocoles de coopération" pour régler des situations individuelles, sans les compétences acquises dans une formation cadrée nationalement. Avec les "coopérations", ce sont des compétences personnelles qui seront attribuées à des infirmières particulières pour faire des actes à la place des m[...]

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Leur rôle est d'assurer toute la prise en charge de l'opéré depuis la consultation avant l'hospitalisation jusqu'à la surveillance postopératoire, la sortie du malade et les consultations de suivi. Ils placent les perfusions, réalisent eux-mêmes l'opération au bloc opératoire et prescrivent des médicaments.

Médicalement, la qualité des résultats obtenus par les "surgical car practitioners" a été évaluée identique à celle des chirurgiens. Ce partage de compétences permet de réserver aux chirurgiens le rôle de décision et d'action dans les cas complexes.

Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

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Médicalement, la qualité des résultats obtenus par les "surgical car practitioners" a été évaluée identique à celle des chirurgiens. Ce partage de compétences permet de réserver aux chirurgiens le rôle de décision et d'action dans les cas complexes.

Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

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Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

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En particulier, les directeurs d'hôpitaux préfèrent pratiquer du "low cost", avec des "protocoles de coopération" pour régler des situations individuelles, sans les compétences acquises dans une formation cadrée nationalement. Avec les "coopérations", ce sont des compétences personnelles qui seront attribuées à des infirmières particulières pour faire des actes à la place des m[...]