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Il y a 1 mois
Débat sur la vaccination: les faits, rien que les faits

La journaliste scientifique Lise Barnéoud publie une enquête passionnante et intelligente sur les vaccins, loin des prises de position radicales.


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Il y a 15 jours
SNPI

Au Royaume-Uni, les infirmiers peuvent suivre une formation complémentaire de deux ans pour pouvoir pratiquer des actes chirurgicaux simples en bloc

Le National Health Service anglais (NHS) va promouvoir les "surgical care practitioners" (SCP), ces personnels infirmiers qui pouvaient déjà opérer sous le contrôle d'un chirurgien, mais en les autorisant cette fois à devenir autonomes et responsables de leurs actes. Après leur diplôme d'infirmiers en 3 ans, ces professionnels suivent un mastère de deux années supplémentaires.

Leur rôle est d'assurer toute la prise en charge de l'opéré depuis la consultation avant l'hospitalisation jusqu'à la surveillance postopératoire, la sortie du malade et les consultations de suivi. Ils placent les perfusions, réalisent eux-mêmes l'opération au bloc opératoire et prescrivent des médicaments.

Médicalement, la qualité des résultats obtenus par les "surgical car practitioners" a été évaluée identique à celle des chirurgiens. Ce partage de compétences permet de réserver aux chirurgiens le rôle de décision et d'action dans les cas complexes.

Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

Les pratiques avancées doivent se faire en master 2

Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers, SNPI CFE-CGC, est fortement demandeur de la mise en place d'une pratique avancée en France. Dans 25 pays, 330.000 infirmières en pratique avancée peuvent disposer de telles compétences après deux années d'études supplémentaires validées par un Master. Toutes les études scientifiques ont prouvées l'intérêt de ce métier intermédiaire entre l'infirmière à Bac +3 et le médecin à bac +9 ou +12. L'exemple a été donné par les USA dans les années 1960, et il y a aujourd'hui 158.348 « infirmières praticiennes » et 59.242 « infirmières cliniciennes spécialisées », toutes titulaires d'un Master. En Europe, de l'Irlande à la Finlande, ces infirmières diplômées d'un Master peuvent prescrire des médicaments et assurer le suivi des patients chroniques.

Pour Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI CFE-CGC, la solution réside dans une reconnaissance officielle et nationale de pratiques, avec une rémunération et une formation conséquentes : En France, le cadre légal de l'infir­mière de pra­ti­que avan­cée IPA est l'arti­cle 119 de la loi n° 2016-41 du 26 jan­vier 2016 de moder­ni­sa­tion de notre sys­tème de santé. Hélas, aucun texte d'application n'est paru, et les travaux n'ont même pas commencé (référentiel d'activité, de compétences, de formation, cadre statutaire et grille salariale), car des lobby font pression sur le ministère.

En particulier, les directeurs d'hôpitaux préfèrent pratiquer du "low cost", avec des "protocoles de coopération" pour régler des situations individuelles, sans les compétences acquises dans une formation cadrée nationalement. Avec les "coopérations", ce sont des compétences personnelles qui seront attribuées à des infirmières particulières pour faire des actes à la place des m[...]

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Il y a 15 jours
Souffrance et travail

Dans « Tako Tsubo, un chagrin de travail », la journaliste Danièle Laufer enquête sur cette étrange pathologie. Quand le stress au travail finit par user le cœur à bas bruit et provoquer un chagrin qui conduirait ses victimes aux urgences.

Des millions de personnes souffrent du stress dans le monde du travail. Comme Danièle Laufer, auteure du livre Le Tako Tsubo, un chagrin de travail, qui s’est retrouvée en soins intensifs de cardiologie, victime d’un Tako Tsubo (« piège à poulpe » en japonais).

En prenant comme point de départ une scène personnelle (un vif accrochage avec une collègue), cette journaliste spécialisée des questions de psychologie et de société mène l’enquête. On y découvre les contours d’une maladie aussi spectaculaire que méconnue, qualifiée de « syndrome du cœur brisé ».

Petites violences de la vie de bureau et de certains modes de management, absence de reconnaissance, perte de sens, conflits de valeurs, conditions de travail inadaptées, absurdité des procédures… Ces souffrances semblent difficiles à partager, tant le simple fait d’avoir un travail est considéré de nos jours comme un privilège.

Qu’est-ce qui vous est arrivé ?

Danièle Laufer – J’ai passé neuf ans dans une rédaction dans laquelle j’ai passé mon temps à me battre. J’ai été reclassée, j’ai fait face à des gens qui ne comprenaient pas très bien ce que je faisais là, comme si j’étais une sorte d’outsider qui débarquait. Petit à petit, j’ai réussi à faire ma place. Je suis très impliquée dans ce que je fais, mon travail me tient à cœur. J’ai eu plusieurs coups de sang et un jour, une de mes collègues de bureau m’a hurlé dessus. Sur le moment, je n’ai pas compris ce qu’il s’était passé. J’étais à la fois pétrifiée et sidérée.

Cela s’est traduit par un “Tako Tsubo”. De quoi s’agit-il et quels en sont les symptômes ?

La journée de l’incident, dans l’après-midi, j’ai eu de la fièvre. Le lendemain, j’avais un déplacement prévu à Albi mais je n’étais pas au mieux de ma forme. La nuit, j’ai ressenti une douleur dans la poitrine et dans le bras gauche. J’ai d’abord minimisé, je ne me suis pas écoutée. J’ai fait ma conférence et je suis rentrée à Paris. Mais le soir[...]

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Il y a 15 jours
Bruno Chrétien

L’idée de taxer les robots progresse chez nos amis Suisses. En effet, un projet de loi émanant du parti socialiste, consistant à taxer les supermarchés qui emploient des caisses « libre-service » dans le canton de Genève, a été débattu au Parlement. L’idée est de faire payer une taxe de 10 000 francs suisses par mois. Les sommes perçues au titre de cette taxe servira à alimenter une fondation qui reversera : 30 % à la formation professionnelle du personnel de vente au détail Et 70 % de l’impôt aux commerces sans caisse automatique. Cette proposition est prise très aux sérieux par les milieux professionnels Suisses et pourrait susciter l’intérêt d’autres cantons se trouvant dans une situation financière délicate. Les grandes chaînes de distribution estiment que ce projet est catastrophique. Pour elles, il s’avère arbitraire et injustifié que les caisses libre-service soient prises comme bouc émissaire, alors que les mesures d’automatisation instaurées dans d’autres secteurs sont considérées innovantes et positives. A cet égard, qui a songé à taxer les [...]

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La "lésionnelles" : une nouvelle maladie mortelle que des praticiens ne savent pas prendre en charge
Il y a 15 jours
Rédaction médicale et scientifique

Un article a été publié par la revue Droit, Déontologie & Soin en septembre 2017 avec un titre surprenant "Prise en charge défectueuse d'une lésionnelles". Article non corrigé au 1 octobre 2017. J'ai recherché quelle était cette maladie, et il faut que je consulte de grands infectiologues pour comprendre. De plus, cet article dénonce, et je vous copie le résumé en entier : "Analyse critique de la prise en charge défectueuse d'une légionellose, prenant fin tragiquement par le décès du patient : CAA de Douai, 9 mai 2017, n° 15DA00906". Pourquoi publier en 2017 un cas de 2006 ? Peut-être que la lenteur judiciaire l'explique, mais pas la science.... Je n'avais jamais vu de résumé aussi vide d'information... sauf qu'il y a un mort et c'est tragique... Je suis bien d'accord....

Cet article est surprenant car il traduit :

  • une non relecture des épreuves par l'auteur (sauf si le titre était celui qu'elle voulait), ni par le comité de rédaction et/ou l'éditeur Elsevier, car laisser une faute n'est pas très professionnel, surtout quand il s'agit de dénoncer les fautes des autres ; est-ce qu'il faut un s à la fin de lésionnelle s'il n'y en a qu'une... l'auteur doit savoir ;
  • un processus de peer-review défaillant car il y a des standards de publication peu acceptables... la description du cas ne contient pas les unités de mesure des paramètres biologiques, utilise les noms commerciaux des médicaments, ce qui n'est pas l'habitude dans une revue de qualité, etc... le peer-review aurait dû demander de référencer la source de certaines information, par exemple "le taux de mortalité de la légionellose est de 20 %" : qui a publié ce taux de mortalité, quelle année, où ont été collectées les données..... c'est la base de la démarche scientifique... des preuves plutôt que des assertions sans fondement.....
  • une facilité de publication pour le rédacteur en chef et son adjointe (qui est Mme Khady Badiane Devers, auteur de cet article)... ils publient beaucoup dans cette revue ; ils publient trop pour assurer la diversité d'opinions dont une revue scientifique a besoin d'opinions diverses... ils peuvent prendre leurs articles comme exemple pour les formations ;
  • un dysfonctionnement de cette revue, car le rédacteur en chef et son adjointe gèrent un organisme de formation dans le domaine du droit de la santé, ce qui devrait être déclaré comme lien d'intérêt dans la revue et cet article ;
  • je pense que le comité de rédaction n'est pas fantôme et qu'il a dû accepter cet article... mais les dates de soumission et d'acceptation ne sont pas mentionnées sur l'article, une pratique habituelle des bonnes revues ; qui ont été les relecteur ? probablement le rédacteur en chef qui s'appelle Dever[...]
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Il y a 15 jours
Quotidien du médecin

En lisant l’article du Dr Choux dans le quotidien n° 9603 du 21 septembre 2017 « La vaccination selon Macron… », je me permets de réagir sur trois points.

1) Selon lui, les vaccins qui devraient être rendus ob...

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Il y a 15 jours
Ministère de la Justice

Un an après l'adoption de la loi n°2014-896 du 15 août 2014 relative à l'individualisation des peines et renforçant l'efficacité des sanctions pénales, la ministre de la Justice a visité, vendredi 2 octobre 2015, le tribunal de grande instance de Créteil où la réforme pénale est « déjà bien mise en place et continue d'évoluer ».

Après avoir échangé avec les magistrats et les greffiers du tribunal de grande instance, à la permanence du parquet puis au service d’application des peines, la ministre de la Justice prend part à une table ronde au cours de laquelle procureurs, Jap, directeur de SPIP présentent leurs premiers retours d'expérience de la mise en œuvre de la réforme pénale. L’occasion de revenir pour eux sur les deux principaux outils créés par la loi : la contrainte pénale et la libération sous contrainte.

A la suite de l’adoption de la loi, le travail s’est opéré, dans cette juridiction « dynamique et volontaire », sur deux niveaux. Tout d’abord, les magistrats et les greffiers ont été sensibilisés au contenu de la réforme pour que la contrainte pénale et la libération sous contrainte soient intégrées en tant que peines à part entière. « La contrainte pénale relève d’un volontarisme politique pour un vivre ensemble plus apaisé » explique le coordonnateur du service d’applications des peines. Elle s’attache plus aux profils qu’aux infractions. C’est l’individualisation de la peine et c’est précisément la nouveauté que les personnels ont intégré au cours de réunions de réflexion internes. Les juges qui ont vu de nouvelles perspectives dans leurs jugements, se sont petit à petit approprié ces nouvelles peines. Aussi, en neuf mois, , 25 contraintes pénales ont été prononcées au tribunal de grande instance de Créteil. 900 dossiers de détenus, principalement de la prison de Fresnes, éligibles à la libération sous contraintes ont été examinés (1 sur 5 a donné lieu à des mesures d’aménagements de peines).

Chiffres clés :

1000 contraintes pénales prononcées depuis le 1er octobre 2014

2 784 libérations sous contraintes prononcées au 31 août 2015

« Nous avons conçu la réforme pénale dans son environnement d’exécution, en renforçant les personnels avant même le débat parlementaire », Christiane Taubira, garde des Sceaux, ministre de la Justice

1 200 créations d’emplois aux Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (SPIP) entre 2013 et 2016

510 postes de conseillers d’insertion et de probation créés dans le cadre de la réforme pénale

Revenant sur le profil des condamnés à ces peines, les intervenants expliquent qu’il s’agit de personnes qui réitèrent fréquemment des[...]