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Diabète : le remboursement des systèmes de mesure de glucose en continu toujours en attente

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La nouvelle formule du Levothyrox, médicament à destination des personnes avec des problèmes de thyroïde, entraînerait des effets indésirables chez certains patients.


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Observatoire des Inégalités

La quasi-totalité de la population française vit à moins de quinze minutes d'un médecin généraliste, selon l'Insee. Et 95 % de la population peut accéder à un hôpital en moins de 45 minutes, rappelait le ministère de la Santé en 2011. Les "déserts médicaux" sont-ils un faux problème ?

Ce n'est pas un faux problème. Les déserts médicaux ne concernent plus seulement les habitants des communes isolées qui, sans que ce soit anormal, ont toujours dû faire quelques kilomètres pour trouver un médecin. Mais aujourd'hui des arrondissements, des cantons entiers, des départements, et même des régions, sont en proie à une désertification médicale très avancée. La Mayenne, la Lozère par exemple, avec beaucoup d'autres, sont des départements où il n'y a vraiment plus beaucoup de médecins. La région vraiment déshéritée est la région Centre-Val de Loire, sauf dans l'agglomération tourangelle. Elle est bordée par des régions qui ne sont pas beaucoup mieux loties comme la région Bourgogne-Franche-Comté ou l'Auvergne. La distance devient si excessive qu'elle entraîne un renoncement à des soins qui seraient pourtant nécessaires.

Ne faudrait-il pas distinguer les villes des campagnes ?

Les déserts médicaux peuvent aussi se créer là où on ne les attend pas. C'est notamment le cas dans les très grandes villes comme Paris. Parce que les jeunes médecins ont du mal financièrement à s'établir en ville, à trouver un cabinet de taille suffisante à des prix abordables, il se créé un désert médical, ce qui est tout à fait paradoxal par rapport à l'histoire médicale de la France. Cela se traduit par la difficulté des gens qui arrivent dans une ville à trouver un médecin référent. Ils devront attendre leur premier enfant pour rentrer à nouveau dans un circuit de suivi médical, avec un gynécologue qui enverra chez un confrère, etc. Mais pour les nombreux jeunes qui s'installent à Paris notamment pour le travail, cela reste plus compliqué.

Après les zones rurales et les grandes villes, le troisième type de désert médical, ce sont les banlieues pauvres. Il y a 40 fois plus de spécialistes pour 10 000 habitants dans le 7e arrondissement de Paris qu'à La Courneuve où il n'y en a que 1,6 pour 10 000 habitants. On pourra dire qu'après tout, les habitants de La Courneuve n'ont qu'à prendre le RER pour venir dans le 7e. Mais il y a beaucoup de raisons qui les en empêchent, et d'abord le fait que, dans le 7e, l'essentiel des médecins pratiquent des dépassements d'honoraires qui en limitent l'accès aux plus modestes.

Deuxièmement, dans certaines villes de banlieue on trouve beaucoup de bénéficiaires de la CMU et certains médecins, on le sait bien, refusent de les prendre. Ensuite et surtout, les transports représentent un coût non négligeable. Selon la zone où on habite en Île-de-France, l'aller-retour à Paris peut coûter aux alentours de 10 euros, ce qui n'est pas rien. La barrière financière joue donc ici. Enfin, une partie des habitants de la banlieue se sentent un peu perdus dans les beaux quartiers parisiens. D'ailleurs, on le leur fait remarquer. Encore davantage dans une salle d'attente de médecin.

Tout cela fait que nos concitoyens ressentent la réalité des déserts médicaux (comme les dépassements d'honoraires, le reste à charge, etc). C'est d'ailleurs pour quoi les services d'urgence sont pleins en permanence dans les hôpitaux. On ne peut pas en vouloir à ceux qui s'y adressent. Le service public est fait pour ça. Il est un peu facile et méprisant de croire que les urgences constituent la solution de facilité. Que ceux qui disent cela aillent aux urgences et voient ce que c'est d'attendre longtemps, très longtemps souvent…

95 % de la population qui a accès à un hôpital en moins de 45 minutes, ça fait quand même 5 % pour lesquels ce n'est pas le cas, c'est-à-dire trois millions de Français. Dans le préambule de la Constitution de 1946, il est écrit que la Nation garantit à tous la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. À tous. Or, ces trois millions-là, qui vivent sur 40 % du territoire national, ne croient plus à l'égalité des territoires en France. Trois millions, ça pèse dans les urnes. Cette situation n'est pas bonne pour la République.

Comment lutter contre les déserts médicaux ?

En 1928, des syndicats de médecins se sont réunis au sein de la Confédération syndicale des médecins français, la CSMF. Les médecins sont alors en position de force : ils sont bien formés, ils sont intelligents, ce sont des notables. Et ils sont bien placés pour obtenir ce qu'ils souhaitent. Ils établissent une charte médicale dont un des points est la liberté d'installation. Personne n'ose remettre en cause ce principe de liberté d'installation comme celui de la liberté de prescription, etc. Les difficultés de la sécurité sociale, plus tard,[...]

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Il y a 1 heures
Observatoire des Inégalités

La quasi-totalité de la population française vit à moins de quinze minutes d'un médecin généraliste, selon l'Insee. Et 95 % de la population peut accéder à un hôpital en moins de 45 minutes, rappelait le ministère de la Santé en 2011. Les "déserts médicaux" sont-ils un faux problème ?

Ce n'est pas un faux problème. Les déserts médicaux ne concernent plus seulement les habitants des communes isolées qui, sans que ce soit anormal, ont toujours dû faire quelques kilomètres pour trouver un médecin. Mais aujourd'hui des arrondissements, des cantons entiers, des départements, et même des régions, sont en proie à une désertification médicale très avancée. La Mayenne, la Lozère par exemple, avec beaucoup d'autres, sont des départements où il n'y a vraiment plus beaucoup de médecins. La région vraiment déshéritée est la région Centre-Val de Loire, sauf dans l'agglomération tourangelle. Elle est bordée par des régions qui ne sont pas beaucoup mieux loties comme la région Bourgogne-Franche-Comté ou l'Auvergne. La distance devient si excessive qu'elle entraîne un renoncement à des soins qui seraient pourtant nécessaires.

Ne faudrait-il pas distinguer les villes des campagnes ?

Les déserts médicaux peuvent aussi se créer là où on ne les attend pas. C'est notamment le cas dans les très grandes villes comme Paris. Parce que les jeunes médecins ont du mal financièrement à s'établir en ville, à trouver un cabinet de taille suffisante à des prix abordables, il se créé un désert médical, ce qui est tout à fait paradoxal par rapport à l'histoire médicale de la France. Cela se traduit par la difficulté des gens qui arrivent dans une ville à trouver un médecin référent. Ils devront attendre leur premier enfant pour rentrer à nouveau dans un circuit de suivi médical, avec un gynécologue qui enverra chez un confrère, etc. Mais pour les nombreux jeunes qui s'installent à Paris notamment pour le travail, cela reste plus compliqué.

Après les zones rurales et les grandes villes, le troisième type de désert médical, ce sont les banlieues pauvres. Il y a 40 fois plus de spécialistes pour 10 000 habitants dans le 7e arrondissement de Paris qu'à La Courneuve où il n'y en a que 1,6 pour 10 000 habitants. On pourra dire qu'après tout, les habitants de La Courneuve n'ont qu'à prendre le RER pour venir dans le 7e. Mais il y a beaucoup de raisons qui les en empêchent, et d'abord le fait que, dans le 7e, l'essentiel des médecins pratiquent des dépassements d'honoraires qui en limitent l'accès aux plus modestes.

Deuxièmement, dans certaines villes de banlieue on trouve beaucoup de bénéficiaires de la CMU et certains médecins, on le sait bien, refusent de les prendre. Ensuite et surtout, les transports représentent un coût non négligeable. Selon la zone où on habite en Île-de-France, l'aller-retour à Paris peut coûter aux alentours de 10 euros, ce qui n'est pas rien. La barrière financière joue donc ici. Enfin, une partie des habitants de la banlieue se sentent un peu perdus dans les beaux quartiers parisiens. D'ailleurs, on le leur fait remarquer. Encore davantage dans une salle d'attente de médecin.

Tout cela fait que nos concitoyens ressentent la réalité des déserts médicaux (comme les dépassements d'honoraires, le reste à charge, etc). C'est d'ailleurs pour quoi les services d'urgence sont pleins en permanence dans les hôpitaux. On ne peut pas en vouloir à ceux qui s'y adressent. Le service public est fait pour ça. Il est un peu facile et méprisant de croire que les urgences constituent la solution de facilité. Que ceux qui disent cela aillent aux urgences et voient ce que c'est d'attendre longtemps, très longtemps souvent…

95 % de la population qui a accès à un hôpital en moins de 45 minutes, ça fait quand même 5 % pour lesquels ce n'est pas le cas, c'est-à-dire trois millions de Français. Dans le préambule de la Constitution de 1946, il est écrit que la Nation garantit à tous la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. À tous. Or, ces trois millions-là, qui vivent sur 40 % du territoire national, ne croient plus à l'égalité des territoires en France. Trois millions, ça pèse dans les urnes. Cette situation n'est pas bonne pour la République.

Comment lutter contre les déserts médicaux ?

En 1928, des syndicats de médecins se sont réunis au sein de la Confédération syndicale des médecins français, la CSMF. Les médecins sont alors en position de force : ils sont bien formés, ils sont intelligents, ce sont des notables. Et ils sont bien placés pour obtenir ce qu'ils souhaitent. Ils établissent une charte médicale dont un des points est la liberté d'installation. Personne n'ose remettre en cause ce principe de liberté d'installation comme celui de la liberté de prescription, etc. Les difficultés de la sécurité sociale, plus tard,[...]

Presse médicale
Il y a 1 heures
ScienceDirect

Publication date: Available online 18 August 2017
Source:La Revue Sage-Femme
Author(s): A.S. Charles, M. Auclair, C. Ceccaldi, G. Ducarme
ObjectifsL’objectif de cette étude était de connaître le vécu des femmes en cas d’hospitalisation pour hyperémèse gravidique (HG) au 1er trimestre de grossesse.Matériel et méthodesNous avons réalisé une étude rétrospective incluant les patientes ayant été hospitalisées pour HG entre mars 2015 et octobre 2015. Des entretiens semi-dirigés ont été réalisés par téléphone dans les deux à cinq mois qui suivaient l’hospitalisation.RésultatsLes dix patientes incluses ont été soulagées par les perfusions de réhydratation, quatre ont constaté un arrêt des vomissements. Huit patientes ont été satisfaites du jeûne et de la reprise alimentaire. La présence des soignants est décrite comme très rassurante. Le repos est considéré comme efficace par huit patientes. L’isolement strict est vécu comme inutile par deux patientes, comme aggravant par trois patientes les conduisant à une sortie prématurée.ConclusionCette étude a montré que les traitements médicamenteux ont été moyennement satisfaisants, que l’isolement, selon sa stricte application, était soit soutenant soit délétère, et que les soignants avaient un rôle clé dans le soutien de ces femmes présentant une angoisse importante.ObjectivesThe aim of this study was to explore the experience of the hospitalization in women suffering from hyperemesis gravidarum (HG).Material and methodsWe performed a retrospective study among women who were hospitalized for HG at our hospital between March and October 2015. Semi-directive interviews by phone were performed between 2 and 5 months after hospitalization.ResultsTen included patients were relieved by rehydration drip, four patients stopped to vomit. Eight patients were satisfied with the fasting and refeeding. Health professionals were considered as soothing. Strict isolation is useless for 2 patients, aggravating for 3, and could induce premature exits.ConclusionThis study showed that drug treatments were moderately satisfactory, isolation depending on its application was whether helpful or deleterious, and also that health professionals had a key role in supporting these women with significant anxiety.

Presse médicale
Il y a 1 heures
ScienceDirect

Publication date: Available online 18 August 2017
Source:La Revue Sage-Femme
Author(s): A.S. Charles, M. Auclair, C. Ceccaldi, G. Ducarme
ObjectifsL’objectif de cette étude était de connaître le vécu des femmes en cas d’hospitalisation pour hyperémèse gravidique (HG) au 1er trimestre de grossesse.Matériel et méthodesNous avons réalisé une étude rétrospective incluant les patientes ayant été hospitalisées pour HG entre mars 2015 et octobre 2015. Des entretiens semi-dirigés ont été réalisés par téléphone dans les deux à cinq mois qui suivaient l’hospitalisation.RésultatsLes dix patientes incluses ont été soulagées par les perfusions de réhydratation, quatre ont constaté un arrêt des vomissements. Huit patientes ont été satisfaites du jeûne et de la reprise alimentaire. La présence des soignants est décrite comme très rassurante. Le repos est considéré comme efficace par huit patientes. L’isolement strict est vécu comme inutile par deux patientes, comme aggravant par trois patientes les conduisant à une sortie prématurée.ConclusionCette étude a montré que les traitements médicamenteux ont été moyennement satisfaisants, que l’isolement, selon sa stricte application, était soit soutenant soit délétère, et que les soignants avaient un rôle clé dans le soutien de ces femmes présentant une angoisse importante.ObjectivesThe aim of this study was to explore the experience of the hospitalization in women suffering from hyperemesis gravidarum (HG).Material and methodsWe performed a retrospective study among women who were hospitalized for HG at our hospital between March and October 2015. Semi-directive interviews by phone were performed between 2 and 5 months after hospitalization.ResultsTen included patients were relieved by rehydration drip, four patients stopped to vomit. Eight patients were satisfied with the fasting and refeeding. Health professionals were considered as soothing. Strict isolation is useless for 2 patients, aggravating for 3, and could induce premature exits.ConclusionThis study showed that drug treatments were moderately satisfactory, isolation depending on its application was whether helpful or deleterious, and also that health professionals had a key role in supporting these women with significant anxiety.

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Il y a 2 heures
Réseau CHU
Retrouver au plus vite ses jeux à la maison, tel est le souhait des enfants. Un vœu que l’Hôpital Robert-Debré (AP-HP) réussit à exaucer. Ses équipes ont conçu un protocole de Récupération Rapide Après Chirurgie (RRAC) pédiatrique qui réduit de 11% les durées moyennes de séjour des tout petits et des adolescents. Un écart qui place l’établissement en tête des temps d’hospitalisation les plus brefs. Pour atteindre cette performance, chirurgiens, anesthésistes, infirmiers, aides-soignants, diététiciens, kinésithérapeutes ont travaillé sur deux axes : l’augmentation de la part de la chirurgie ambulatoire (50% des interventions actuellement) et la réduction du temps passé à l’hôpital pour les patients tout particulièrement en chirurgie pédiatrique de la Scoliose et du thorax.
La réhabilitation améliorée ou récupération améliorée après chirurgie (RAAC) est une approche multidisciplinaire de prise en charge du patient favorisant le rétablissement précoce de ses capacités après la chirurgie. Le déploiement de mesures de réhabilitation améliorée avant, pendant et après l'acte chirurgical permet au patient de bénéficier d’une hospitalisation plus confortable (limitation des sondes gastriques, préférence pour la voie mini-invasive, réduction de la durée du jeûne, reprise rapide de l’alimentation,…) et plus courte pour les enfants et leur famille, tout en réduisant les complications post-opératoires.
Le protocole de chirurgie de la Scoliose Pédiatrique de l’hôpital Robert-Debré a été validé par l’institut GRACE* (ou Groupe de Réhabilitation Améliorée après Chirurgie), une première en France. L’établissement est aussi pionnier pour la récupération améliorée lors de chirurgies du thorax, permettant aux enfants et leur famille de rentrer chez eux dès le soir de l’intervention, là où, en règle générale, le retour se fait plusieurs jours après l’opération. Une attention particulière a été portée sur la place des accompagnants durant toute la durée de la prise en charge. Cette expertise a fait l’objet d’une publication dans la revue Jo[...]