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Dans le monde, plus d’un million de personnes contractent chaque jour une infection sexuellement transmissible (IST). Environ une trentaine de bactéries, virus et parasites peuvent se transmettre par voie sexuelle. En France, elles ont tendance à progresser ces dernières années. Quelles sont les choses à savoir en la matière ?

lingerie et préservatif

L'utilisation d'un préservatif permet de prévenir les infections sexuellement transmissibles et de se protéger.

Une infection sexuellement transmissible (IST) se transmet principalement lors de relations sexuelles (rapport anal, vaginal ou oro-génital). Plus d’une trentaine de bactéries, virus et parasites sont connus, mais la plupart des infections sexuellement transmissibles sont dues à huit de ces agents pathogènes :

  • la syphilis, la gonorrhée, la chlamydiose, la trichomonase, qui peuvent être guéries ;
  • l’hépatite B, le virus de l’herpès (HSV ou herpes virus simplex), le VIH et le papillomavirus humain (VPH), des infections qui sont/peuvent être incurables.

Les IST peuvent aussi être contractées lors de transfusions sanguines ou se transmettre de la mère à l’enfant pendant la grossesse ou l’accouchement. Dans la majorité des cas, elles sont asymptomatiques ou présentent peu de symptômes.

Les infections sexuellement transmissibles pouvant être traitées

La syphilis

La syphilis se traduit par l’apparition, deux à quatre semaines après la contamination, d’un chancre (petite plaie indolore), de boutons ou de petites plaques rouges, sans démangeaisons. Le diagnostic est établi au travers d’un examen médical et d’une prise de sang. Si elle n’est pas traitée, la Syphilis peut engendrer une atteinte du cerveau, des nerfs, du cœur, des artères et des yeux. Aucun vaccin n’existe et elle se traite par antibiotiques par piqûre ou comprimés.

Entre 2013 et 2015, le nombre de cas de Syphilis précoce (de moins d’un an) a augmenté en France (1). Il a cru de 85% chez les femmes hétérosexuelles et de 75% chez les hommes hétérosexuels. Chez les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH), il a augmenté de 56%. Les hommes de 20 à 49 ans sont les plus concernés par cette infection (78%), quelle que soit l’orientation sexuelle. La majorité des femmes atteintes (53%) ont moins de 29 ans. Dans le monde, plus de 900 000 femmes enceintes ont été infectées par la syphilis en 2012 ce qui a engendré des complications dans 350 000 cas, notamment des mortinaissances.

La gonorrhée

La gonorrhée, ou blennoragie gonococcique (ou « chaude-pisse ») apparaît deux à sept jours après la contamination. Elle provoque des brûlures et/ou écoulements jaunes par la verge, le vagin ou l’anus, ainsi que de la fièvre, des douleurs au bas-ventre voire une angine. Le diagnostic s’effectue par prélèvement local, à l’entrée du vagin avec un grand coton-tige chez les femmes, au bout du pénis chez les hommes. En cas de non traitement, la personne touchée risque une infection des articulations ou de devenir stérile (surtout la femme). Des antibiotiques ainsi qu’un traitement local (crème, ovule) permettent de traiter la gonorrhée, à prendre par les deux partenaires. Néanmoins, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) prévient qu’il est désormais plus difficile de traiter la gonorrhée. Le nombre de cas de gonorrhée résistante aux antibiotiques est en augmentation, aussi de nouveaux médicaments sont nécessaires. Selon le Dr Teodora Wi, médecin, Département Santé reproductive à l’OMS, la bactérie responsable de la gonorrhée est particulièrement intelligente. En effet, à chaque fois que nous utilisons une nouvelle classe d’antibiotiques pour traiter l’infection, la bactérie évolue pour y résister. Il n'existe, pour l'heure, pas de vaccin, mais une étude publiée dans la revue médicale The Lancet, le 11 juillet 2017, se veut plutôt encourageante en la matière. En effet, une vaccination contre le méningocoque B réduirait de 31% le nombre de cas de gonorrhée.

Entre 2013 et 2015, en France, le nombre de blennoragie gonoccique a augmenté de 100% chez les HSH, 32% chez les femmes hétérosexuelles et 8% chez les hommes hétérosexuels. Les 20-29 ans sont les plus touchées chez les femmes (57%) et les 20-39 ans chez les hommes (76%). Dans le monde, 78 millions de personnes en sont atteintes.

La chlamydiose

La chlamydiose, ou infection à chlamydiae trachomatis (CT) est l’IST la plus fréquente chez les personnes âgées de 16 à 26 ans, particulièrement chez les femmes. La plupart du temps, la contamination passe inaperçue car il y a peu de symptômes, voire pas du tout. Une à deux semaines après la contamination peuvent apparaître des brûlures, un écoulement par la verge, l’anus ou le vagin, de la fièvre, une douleur au bas-ventre ou une angine. Le dépistage consiste en un prélèvement local à l’entrée du vagin chez la femme, et en un recueil des urines ou un prélèvement à l’entrée de l’urètre chez l’homme. Il ne faut pas négliger cette infection puisque les complications sont importantes : salpingite, stérilité, grossesse extra-utérine et atteinte du nouveau-né si la mère est infectée. Le traitement antibiotique, prescrit par le médecin, dure moins d’une semaine.

Le nombre d’infections à Chlamydia a augmenté de 10% entre 2013 et 2015, dont 19% chez les hommes et 8% chez les femmes. Les plus concernées chez les femmes sont les 15-24 ans, et les 20-29 ans chez les hommes. La proportion de patients asymptomatiques était d’environ 45%.

La trichomonase

Elle se manifeste au travers d’un écoulement par la verge, l’anus ou le vagin, des brûlures et des démangeaisons une semaine après la contamination. Il n’existe pas de vaccin. Un examen gynécologique ainsi qu’un prélèvement de fluide du vagin permet d’établir le diagnostic chez la femme. Chez l’homme, des échantillons sont prélevés sur l’urètre. La prise d’antibiotiques ainsi qu’un traitement local (crèmes, ovules) peuvent traiter l’infection.

Les infections sexuellement transmissibles incurables

L’hépatite B

L’hépatite B, qui attaque le foie, se traduit par de la fatigue, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête, de la fièvre, des nausées, diarrhées, des urines plus foncées et le teint jaune. Elle apparaît deux à huit semaines après la contamination. Le diagnostic s’établit à la suite d’une prise de sang. Si elle n’est pas traitée, l’hépatite B peut entraîner une cirrhose, un cancer du foie et atteindre le nouveau-né si la mère est infectée et non traitée. Un vaccin permet de se protéger de cette infection. Il est possible de guérir sans traitement, mais l’hépatite B peut également devenir chronique, d’où l’intérêt d’[...]

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Hypnose

Un IDEL qui ferait le choix de recourir à l'hypnose doit tout d’abord demander au patient de définir et de verbaliser sa gêne (faire certains gestes…), laquelle est propre à chacun et fonction de ses activités.

La douleur peut se définir comme un point de départ et un émetteur, le récepteur étant la souffrance et le vécu, résume Laurent Salsac. Avec une variable qui change tout : le fait que nous ne sommes pas tous égaux face à la réception et la souffrance. Certains sont très vulnérables à cette douleur et d’autres peu ; certains ont de petites douleurs mais qui, chez eux, génèrent des souffrances importantes.

En faisant appel à l’hypnose, on va plutôt jouer sur la réception que sur le point de départ dans la mesure où l’on ne peut pas jouer sur le point d’émission, par exemple dans le cas d’une fracture, explique Laurent Salsac. La chose n’a rien d’extraordinaire dans la mesure où tout le monde se met plusieurs fois par jour en hypnose, ne serait-ce que quand est en train de rêvasser les yeux dans le vague. Toujours est-il que l’hypnose présente l’avantage, outre d’agir sur la douleur, de permettre de diminuer la quantité de médicaments et donc leurs effets indésirables. Elle peut avoir comme préliminaire la relaxation que l’on utilise pour mettre en confiance les patients qui ont souvent ont très peur de l’hypnose. Il s’agit aussi de montrer que cette dernière n’empêche pas le professionnel de santé de respecter la déontologie. Il n’est pas là pour manipuler le patient, lequel peut renoncer à tout instant à ce type de traitement de la douleur.

Décryptage de la douleur

La douleur comprend quatre éléments :

  • l’aspect sensori-discriminatif (la localisation, l’intensité...) ;
  • l’aspect cognitif (sensation désagréable, pénible…) ;
  • l’aspect affectif et émotionnel (les processus mentaux mobilisés dans la perception de la douleur) ;
  • l’aspect comportemental (l’expression verbale et non verbale de la douleur).

Par ailleurs, la douleur s’inscrit dans la temporalité. Ainsi, intègre-t-elle :

  • la souffrance du moment présent ;
  • les crainte nées d’évènements traumatiques passés ;
  • la projection dans le futur (l’anticipation de la douleur qui empêche de faire certaines choses).

C’est pourquoi, traiter les douleurs passées et futures aide à annihiler celles du présent en les privant d’appuis.

Un outil pour reprendre le contrôle de soi-même

Un IDEL qui ferait le choix de recourir à cette méthode doit tout d’abord demander au patient de définir et de verbaliser sa gêne (faire certains gestes…), laquelle est propre à chacun et fonction de ses activités. « Il faut vraiment se baser sur le vécu du patient et non pas sur ce que l’on voit », insiste Laurent Salsac. Ensuite, comment faire ? En procédant un interrogatoire clinique : On s’intéresse en profondeur à la douleur du patient pour l’amener progressivement vers autre chose. En somme, on l’invite à se focaliser sur sa douleur, à se la représenter par le biais d’un objet qui fait office de métaphore et que l’on va détruire… par la pensée (douleur oppressive comme dans un étau, décharge électrique générée par un câble électrique…). Cette visualisation à la fois abstraite et matérialisée autant que le fait d’agir sur des objets en ne prononçant plus le mot douleur vont permettre de défaire une à une les strates qui ont forgé la douleur de la personne.

Pendant le soin, on demande au patient de se focaliser sur la sensation de bien-être en choisissant un souvenir agréable, une image, une odeur, quelque chose qui soit agréable pour le raconter en détails. Il va ainsi solliciter un ou plusieurs canaux sensoriels, précise Laurent Salsac. Sachant que l’IDEL n’est pas toujours tenu de solliciter en continu le patient. Il peut le laisser parler et continuer à effectuer son soin. Au final, le patient ressent rapidement un soulagement sur la zone douloureuse et prend conscience qu’il peut influer sur sa douleur. Pour cela, une technique parmi d’autres, celle du gant hypnotique. Elle consiste, en utilisant sa main, à changer par stimulation (pression) la zone de douleur en zone analgésique juste avant de procéder à une perfusion ou à un soin.

Plus largement, on donne à des patients qui ont complètement désinvesti leur corps ave[...]

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