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Évaluation des résultats opératoires et des coûts liés à la mise en place d’une activité d’urétéroscopie souple au sein d’un centre hospitalo-universitaire

Publication date: Available online 20 April 2017
Source:Progrès en Urologie
Author(s): K. Del Santo, M. Audouin, I. Ouzaid, V. Ravery, O. Traxer
IntroductionL’usage croissant de l’urétéroscopie souple (URSS) expose aux problèmes de coûts inévitablement associés à la fragilité de ces endoscopes. Le but de ce travail est de dégager à partir d’un exemple récent les résultats et coûts lors de la mise en place de cette technique.Matériel et méthodesIl s’agit d’une étude rétrospective menée de décembre 2012 (date de mise en place de l’activité) à mars 2015 concernant les URSS réalisées dans un CHU français pour pathologie lithiasique. Dans cette analyse, le coût des consommables n’était pas évalué, ni les frais de fonctionnement du bloc opératoire ou d’hospitalisation.RésultatsCent quarante et une URSS sur cent treize patients ont été réalisées par sept chirurgiens. Dix-sept casses et pannes ont été répertoriées et ont mené à l’envoi de l’endoscope en réparation. Le taux de casses et pannes était de 12 %. L’ensemble des pannes ont été traitées par un échange standard de l’appareil (dont 4 échanges standards pris sous garantie). Le coût moyen estimé des pannes était de 3600 euros. Cela représente donc un coût moyen par procédure d’environ 625 euros (acquisition plus coût des pannes) sans compter les coûts liés à la stérilisation ou à la désinfection de haut niveau. L’impossibilité de relocaliser les calculs du calice inférieur est associée à un sur-risque de casse (odd ratio : 2,92 IC95 : [1,02 ; 8,37]).ConclusionCette étude est originale car elle s’intéresse au coût de mise en place d’une technique dans un centre hospitalo-universitaire français. L’usage d’urétéroscope souple à usages uniques pourrait être une source intéressante d’économies lors de la mise en place de cette technique. Ceci reste cependant à évaluer.Niveau de preuve5.IntroductionThe increasing use of flexible ureteroscopy (USSR) sets the cost problems inevitably associated with the fragility of these endoscopes. The aim of this work is to clear from a recent example (universitary hospital) results, costs during the implementation of this technique.Material and methodsThis is a retrospective study conducted from December 2012 (date of introduction of the activity) in March 2015 concerning the USSR made in a French universitary hospital for stone disease. In this analysis, the cost of consumables was not evaluated, nor the costs of the operating theater or hospitalization.ResultsOne hundred forty-one hundred and thirteen patients USSR were conducted by seven surgeons. Seventeen breakages and failures have been identified and have led to the sending of the endoscope for repair. Breakage rate and failure was 12%. All failures were treated with a standard exchange of the device (including 4 standard exchanges made under warranty). The estimated average cost of outages was 3600 euros. This represents an average cost per procedure of about 625 euros (acquisition plus cost of failures) without counting the costs of sterilization or high-level disinfection. The impossibility of relocating the lower calyx stones is associated with an excess risk of breakage (odd ratio: 2.92 CI95: [1.02; 8.37]).ConclusionThis study is novel because it focuses on the cost of implementing a technique in a French univ[...]

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Dix ans après son entrée en vigueur, la réglementation REACH a montré un potentiel d'impact élevé, mais qui se concrétise encore insuffisamment dans la protection des personnes et de l'environnement. Pour les associations de protection de l'environnement, il est urgent de renforcer sa mise en œuvre et d'étendre son champ d'action pour atteindre les objectifs de cette législation phare.

La réglementation REACH a marqué une étape forte dans la législation européenne, allant significativement plus loin que d'autres législations, et intégrant de nouveaux principes révolutionnaires tels que les principes « pas de données, pas de marché » et celui de substitution, en s'appuyant sur le principe de précaution et en renversant la charge de la preuve. Il est devenu un modèle mondial [1], et même les entreprises reconnaissent qu'il les a aidées dans l'amélioration de leur communication sur les dangers [2], et à renforcer leur proactivité sur la gestion des substances chimiques.

Malheureusement, les principes fondamentaux de REACH ne sont pas appliqués. Le processus en lui-même est excessivement lent : alors que le livre Blanc de l'Union européenne de 2001 recensait 1400 substances qui devraient être progressivement remplacées, seules 31 sont aujourd'hui inscrites sur la liste d'autorisation. Par ailleurs, l'Agence Européenne des Substances Chimiques (ECHA) fournit des numéros d'enregistrements – et ce faisant donne accès au marché – à tous les dossiers d'enregistrements, par défaut, même aux dossiers incomplets, inadéquats ou non pertinents, alors que le pourcentage de dossiers d'enregistrement non conformes est resté supérieur à 50% au cours des 5 dernières années [3].

La charge de la preuve, quant à elle, n'a pas été transférée aux industries. Les informations très médiocres fournies par les entreprises dans les dossiers d'enregistrement imposent aux autorités des États membres et aux comités de l'ECHA de chercher et de compléter les informations nécessaires à la gestion des risques.

Alors que le principe de précaution constitue l'un des fondements du règlement, il n'est pas appliqué dans les décisions de restriction ou d'octroi d'autorisations. En accordant les autorisations aux demandeurs qui sollicitent le maintien d'utilisation de substances extrêmement préoccupantes, alors que des alternatives sont disponibles, la Commission porte atteinte aux objectifs du Règlement, entrave l'innovation et pénalise les entreprises qui ont créé des alternatives plus sures.

Par la voix du Bureau Européen de l'Environnement, les associations de protection de l'environnement demandent un engagement politique fort pour renforcer la mise en œuvre du Règlement, et lui permettre d'atteindre l'entièreté de son potentiel de protection de la santé et de l'environnement. Il sera ainsi nécessaire :
- d'intégrer les nouvelles connaissances scientifiques sur les produits chimiques (nanomatériaux, perturbateurs endocriniens, neurotoxicité, effets métaboliques, etc.) et les mélanges ;
- d'élargir le champs d'action de[...]

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L'interdiction d'utilisation du glyphosate par les particuliers entre en vigueur ce 1er juin en Wallonie ! Elle découle de l'arrêté adopté ce 30 mars dernier par le Gouvernement wallon. Cet arrêté encadre également la vente des produits contenant cet herbicide autorisé par le Fédéral via une obligation de délivrance du produit en magasin par un vendeur disposant d'une formation adéquate. La Fédération salue ce pas important vers une restriction de l'utilisation des pesticides par les particuliers et les professionnels des secteurs verts indispensable à la protection de la santé des citoyens et à la protection de l'environnement. Elle salue également la décision du Ministre Borsus d'interdire prochainement la mise sur le marché des herbicides à base de glyphosate pour les particuliers, et demande un renforcement des évaluations des pesticides, tant au niveau européen que fédéral...

En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié le glyphosate de « probablement cancérogène » pour l'homme. Dans le cadre de la procédure de réévaluation de cette substance, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et dernièrement l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont conclu que le glyphosate ne l'était pas. Leurs avis posent cependant de nombreuses questions quant à la procédure d'évaluation des pesticides et notamment les données sur lesquelles elles se basent. Pour réaliser son évaluation, le CIRC s'est basé sur les études publiées dans les revues à comité de lecture, alors que l'EFSA et l'ECHA disposaient des études réalisées par l'industrie chimique, confidentielles. Récemment, les Monsanto Papers ont démontré que cette firme pouvait « acheter la science » et produire par ce biais des rapports favorables à son herbicide le plus rentable (lié à la technologie OGM). Les divergences entre les avis des autorités européennes et du CIRC résultent donc principalement des études prises en compte dans l'évaluation.

Face à ces controverses, la Wallonie a décidé d'avancer et interdit dès ce 1er juin l'utilisation des herbicides de glyphosate par les particuliers. Cette mesure sera prochainement suivie par une interdiction de mise sur le marché de ces produits par les autorités fédérales, comme l'a annoncé le Ministre Borsus. Au vu des mésusages et[...]