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Grâce à de nouvelles règles, une abstinence de six mois ne sera plus systématiquement exigée avant la transplantation.


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Presse médicale
Il y a 1 jours
ScienceDirect

Publication date: Available online 23 June 2017
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie
Author(s): Q. Bodard, N. Litrowski, D. Carre, M. Midhat, P. Chenal, P. Bravard
IntroductionLa survenue de cancers cutanés chez les patients greffés d’organe est fréquente du fait de l’immunosuppression induite. Dans la majorité des cas, il s’agit de carcinomes ou de lymphomes B viro-induits par l’EBV (Epstein Barr Virus). Les lymphomes cutanés T sont exceptionnels. Nous rapportons un cas de lymphome cutané T de type mycosis fongoïde chez un patient greffé cardiaque.ObservationUn homme de 68 ans, greffé cardiaque depuis 21 ans, traité par tacrolimus, mycophénolate mofétil et prednisolone, présentait depuis quatre ans une éruption psoriasiforme du tronc, des membres et de la tête résistant à la PUVAthérapie et aux dermocorticoïdes. La biopsie cutanée était en faveur d’un lymphome cutané T épidermotrope. Il n’y avait pas d’altération de l’état général ni d’adénopathie. L’étude en biologie moléculaire trouvait un réarrangement clonal du T-Cells Receptor (TCR) dans le sang et la peau. La recherche de cellules de Sézary circulantes était négative et le TEP-scanner (tomographie à émission de positons) ne mettait pas en évidence de localisation extracutanée. Les applications locales de méchloréthamine étaient peu efficaces. Le bexarotène, compliqué de dysthyroïdie et d’hypertryglycéridémie, n’était pas efficace. Le méthotrexate était contre-indiqué par une insuffisance rénale chronique (liée aux inhibiteurs de la calcineurine) et l’interféron proscrit dans ce contexte de greffe cardiaque. Le patient a finalement reçu de la gemcitabine, efficace initialement mais compliquée d’un choc septique entraînant le décès.ConclusionMême si cette association pourrait être fortuite, la survenue d’un lymphome cutané T de type mycosis fongoïde chez un patient greffé cardiaque doit être signalée. Le contexte de greffe avec immunodépression entraîne des difficultés particulières pour le traitement du mycosis fongoïde.BackgroundSkin cancer occurs frequently in organ transplant patients as a result of induced immunosuppression. Most cases involve carcinomas or B-cell lymphomas induced by the Epstein Barr virus (EBV). Cutaneous T-cell lymphomas remain rare. We report a case of cutaneous T-cell lymphoma of the mycosis fungoides type in a heart transplant recipient.Patients and methodsA 68-year-old man who had received a heart transplant 21years earlier and was being treated with tacrolimus, mycophenolate mofetil and prednisolone had been presenting a psoriasiform rash on his trunk, limbs and head for 4years. The rash was resistant to both PUVA therapy and topical corticosteroids. Histopathological examination suggested epidermotropic cutaneous T-cell lymphoma. There was no impairment of the patient's general state of health nor any adenopat[...]

Presse médicale
Il y a 1 jours
ScienceDirect

Publication date: Available online 23 June 2017
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie
Author(s): Q. Bodard, N. Litrowski, D. Carre, M. Midhat, P. Chenal, P. Bravard
IntroductionLa survenue de cancers cutanés chez les patients greffés d’organe est fréquente du fait de l’immunosuppression induite. Dans la majorité des cas, il s’agit de carcinomes ou de lymphomes B viro-induits par l’EBV (Epstein Barr Virus). Les lymphomes cutanés T sont exceptionnels. Nous rapportons un cas de lymphome cutané T de type mycosis fongoïde chez un patient greffé cardiaque.ObservationUn homme de 68 ans, greffé cardiaque depuis 21 ans, traité par tacrolimus, mycophénolate mofétil et prednisolone, présentait depuis quatre ans une éruption psoriasiforme du tronc, des membres et de la tête résistant à la PUVAthérapie et aux dermocorticoïdes. La biopsie cutanée était en faveur d’un lymphome cutané T épidermotrope. Il n’y avait pas d’altération de l’état général ni d’adénopathie. L’étude en biologie moléculaire trouvait un réarrangement clonal du T-Cells Receptor (TCR) dans le sang et la peau. La recherche de cellules de Sézary circulantes était négative et le TEP-scanner (tomographie à émission de positons) ne mettait pas en évidence de localisation extracutanée. Les applications locales de méchloréthamine étaient peu efficaces. Le bexarotène, compliqué de dysthyroïdie et d’hypertryglycéridémie, n’était pas efficace. Le méthotrexate était contre-indiqué par une insuffisance rénale chronique (liée aux inhibiteurs de la calcineurine) et l’interféron proscrit dans ce contexte de greffe cardiaque. Le patient a finalement reçu de la gemcitabine, efficace initialement mais compliquée d’un choc septique entraînant le décès.ConclusionMême si cette association pourrait être fortuite, la survenue d’un lymphome cutané T de type mycosis fongoïde chez un patient greffé cardiaque doit être signalée. Le contexte de greffe avec immunodépression entraîne des difficultés particulières pour le traitement du mycosis fongoïde.BackgroundSkin cancer occurs frequently in organ transplant patients as a result of induced immunosuppression. Most cases involve carcinomas or B-cell lymphomas induced by the Epstein Barr virus (EBV). Cutaneous T-cell lymphomas remain rare. We report a case of cutaneous T-cell lymphoma of the mycosis fungoides type in a heart transplant recipient.Patients and methodsA 68-year-old man who had received a heart transplant 21years earlier and was being treated with tacrolimus, mycophenolate mofetil and prednisolone had been presenting a psoriasiform rash on his trunk, limbs and head for 4years. The rash was resistant to both PUVA therapy and topical corticosteroids. Histopathological examination suggested epidermotropic cutaneous T-cell lymphoma. There was no impairment of the patient's general state of health nor any adenopat[...]

Actualité
Il y a 1 jours
Infirmiers

"Réparer les vivants", un titre emprunté à Tchekhov, est un roman à flux tendu, fait d'accélérations paniques et de pauses méditatives. Maylis de Kérangal trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur va bien au-delà de sa seule fonction organique à l'occasion d'une greffe. A lire comme une épopée héroïque, une chanson de gestes comme un geste d'amour. Une pièce, adaptée du livre, a été présentée dans le off d'Avignon en juillet dernier. L'adaptation cinématographique1, réalisée par Katell Quillévéré, présentée en salle en novembre 2017 et à présent disponible en DVD. L'occasion de le revoir ou de le relire au lendemain de la journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs le 22 juin de chaque année.

« Réparer les vivants » le film : l'histoire d'un « corps à coeur »

réanimation salle de bloc

Tahar Rahim incarne avec humanité Thomas, l'infirmier coordinateur de greffe.

Adapter à l'écran ce roman si profond de Maylis de Kérangal « Réparer les vivants », sorti en 2014, aventure humaine haletante à travers l'histoire d'une transplantation cardiaque, relèvait presque de l'impossible tant l'écriture est ciselée, précise et habitée ; une exacerbation des sentiments au lyrisme échevelé.

La jeune cinéaste Katell Quillévéré s'y est donc essayée - son film éponyme est présenté en salle le 1er novembre - et le défi est plutot réussi. Cette épopée dramatique joue sans cesse sur des registres opposés : la vie/la mort, le refus/l'acceptation, la privation/le don, la souffrance/la renaissance, les ténèbres/la lumière. Mise en scène nerveuse, pulsée et tourbillonnante lorsque l'on est du côté de la vie, plans et scènes plus intimistes lorsque, face à la mort, la souffrance étouffe et les sentiments contradictoires s'entremêlent. Il y a du Xavier Dolan chez Katell Quillevéré, la même appétence à montrer l'indicible, à dessiner les contours intimes des personnages, à emporter le spectateur dans une course folle au rythmne d'une bande son qui l'est parfois tout autant.

« Dans les naufrages du cœur, comme dans les naufrages de l'océan, le moindre mot d'espoir devient une planche de salut à laquelle en cherche à se cramponner. »
Jean-Napoléon Vernier, Fables, pensées et poésies (1865)

A travers l'histoire de cette transplantation cardiaque, le coeur est de toutes les images, au figuré comme au propre...

Simon, 17 ans, beau comme un coeur qui bat la chamade. Il s'en donne à coeur joie pour épancher sa quête d'amour auprès de sa jeune conquête, vivant le coeur léger - mais avec du coeur au ventre - sa passion fulgurante pour le surf jusqu'au moment où...

Les parents de Simon qui, le coeur brisé et la rage au coeur, trouveront la force d'avoir du coeur, un coeur d'or, tourné vers le don et la force de vie d'autrui...

Les soignants - et notamment Pierre le réanimateur hospitalier et Thomas l'infirmier coordinateur de greffe - qui parlent à coeur ouvert pour en avoir le coeur net mais aussi tous ceux qui mettent du coeur à l'ouvrage pour préléver et greffer ce coeur... Il y a même l'infirmière… plutôt petit coeur fragile, voire coeur d'artichaud

Claire, 50 ans, dont le coeur lâche, mère et femme épuisée, qui doit faire contre mauvaise fortune bon coeur et qui ne ne sait pas si « elle a envie de vivre avec le cœur d'un mort », alors qu'elle attend une greffe depuis des mois...

Alors bien sûr, et on peut s'en trouver frustré, le scénario de la réalisatrice fait des raccourcis ou prend des libertés mais, entre le coeur d'un jeune garçon qui bat mais fait débat, et celui, défaillant, d'une quinquagénaire à bout de souffle, il y a le don de soi et le don de vivre. Cette histoire de « corps à corps » qui se termine « en corps à coeur » nous montre avec acuité qu'il y a bien une vie après la mort, une force vitale qui permet d'aller de l'avant dans des moments de drame infini…Un beau plebiscite, réaliste, précis et documenté sur le don d'organe - le film est d'ailleurs soutenu par l'Agence de Biomédecine.

Restaurer les morts, puis réparer les vivants... Il suffit alors d'une seule pulsation pour montrer que de battre le coeur ne s'est jamais arrêté…

1- Réparer les vivants », drame de Katell Quillévéré (France). Avec Tahar Rahim, Emmanuelle Seigner, Anne Dorval, Bouli Lanners, Alice Taglioni. Distribué par Mars Film. Durée : 1 h 43. En salle le mardi 1er novembre 2016. DVD disponible depuis mars 2017.

Voici la bande-annonce de ce long-métrage émouvant et déchirant à la fois !

"Réparer les vivants, le livre" : une approche mixte du deuil et de la renaissance

Sur un thème difficile, celui d'une transplantation cardiaque, Maylis de Kerangal dans son dernier roman emporte le lecteur dans une aventure humaine haletante et sans pathos. Ecriture ciselée, phrases longues et touffues, fiction documentée, style habité et incisif, à la fois précis comme un scalpel et lyrique comme peut l'être un violon, l'auteur nous bouleverse dans cette approche mixte et toute personnelle du deuil et de la renaissance. Car pour prélever un coeur et le transplanter, il faut un donneur... Ce sera Simon Limbres, un jeune homme de dix-neuf ans, passionné de surf qui, après une virée nocturne à la rencontre de la belle vague, au Havre, percute de plein fouet un poteau dans le van qui le ramène chez lui... Aux urgences de l'hôpital, c'est le médecin Pierre Révol qui va devoir annoncer à Marianne et Sean, les parents de Simon, la mort de leur jeune fils. Mais le coeur de Simon, aidé par la machine, bat toujours.

Votre fils est dans état grave. Aux premiers mots prononcés - timbre clair, cadence calme - Marianne appuie ses yeux - secs- dans ceux de Révol qui la regarde idem, tandis que sa phrase se met en branle, tandis qu'elle se compose à présent, limpide sans être brutale... (...) Il s'agit d'un coma profond. Les secondes qui suivent ouvrent un espace entre eux, un espace nu et silencieux, au bord duquel ils se tiennent un long moment (...) L'état de Simon est évolutif, et cette évolution ne va pas dans le bon sens. (...) Les lésions de Simon sont irréversibles. Il a le sentiment pénible de flanquer un coup, l'impression de faire péter une bombe. (...) Simon est en état de mort cérébrale. Il est décédé. Il est mort.

Un style habité et incisif, à la fois précis comme un scalpel et lyrique comme peut l'être un violon...

coeur champ fleurs

Un roman comme une épopée héroïque, une chanson de gestes comme un geste d'amour...

Vont s'en suivre 24 heures épiques que l'auteur nous raconte presque minute par minute. Un temps mêlé de choc, de sidération, de chaos intime, de refus, de silence et de colères, de discussions, d'acceptation, de séparation et de réparation.

Il s'agit en même temps pour les parents de Simon d'accepter le deuil de leur enfant et le prélèvement d'organes qui va s'en suivre car i[...]

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Il y a 1 jours
Infirmiers

"Réparer les vivants", un titre emprunté à Tchekhov, est un roman à flux tendu, fait d'accélérations paniques et de pauses méditatives. Maylis de Kérangal trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur va bien au-delà de sa seule fonction organique à l'occasion d'une greffe. A lire comme une épopée héroïque, une chanson de gestes comme un geste d'amour. Une pièce, adaptée du livre, a été présentée dans le off d'Avignon en juillet dernier. L'adaptation cinématographique1, réalisée par Katell Quillévéré, présentée en salle en novembre 2017 et à présent disponible en DVD. L'occasion de le revoir ou de le relire au lendemain de la journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs le 22 juin de chaque année.

« Réparer les vivants » le film : l'histoire d'un « corps à coeur »

réanimation salle de bloc

Tahar Rahim incarne avec humanité Thomas, l'infirmier coordinateur de greffe.

Adapter à l'écran ce roman si profond de Maylis de Kérangal « Réparer les vivants », sorti en 2014, aventure humaine haletante à travers l'histoire d'une transplantation cardiaque, relèvait presque de l'impossible tant l'écriture est ciselée, précise et habitée ; une exacerbation des sentiments au lyrisme échevelé.

La jeune cinéaste Katell Quillévéré s'y est donc essayée - son film éponyme est présenté en salle le 1er novembre - et le défi est plutot réussi. Cette épopée dramatique joue sans cesse sur des registres opposés : la vie/la mort, le refus/l'acceptation, la privation/le don, la souffrance/la renaissance, les ténèbres/la lumière. Mise en scène nerveuse, pulsée et tourbillonnante lorsque l'on est du côté de la vie, plans et scènes plus intimistes lorsque, face à la mort, la souffrance étouffe et les sentiments contradictoires s'entremêlent. Il y a du Xavier Dolan chez Katell Quillevéré, la même appétence à montrer l'indicible, à dessiner les contours intimes des personnages, à emporter le spectateur dans une course folle au rythmne d'une bande son qui l'est parfois tout autant.

« Dans les naufrages du cœur, comme dans les naufrages de l'océan, le moindre mot d'espoir devient une planche de salut à laquelle en cherche à se cramponner. »
Jean-Napoléon Vernier, Fables, pensées et poésies (1865)

A travers l'histoire de cette transplantation cardiaque, le coeur est de toutes les images, au figuré comme au propre...

Simon, 17 ans, beau comme un coeur qui bat la chamade. Il s'en donne à coeur joie pour épancher sa quête d'amour auprès de sa jeune conquête, vivant le coeur léger - mais avec du coeur au ventre - sa passion fulgurante pour le surf jusqu'au moment où...

Les parents de Simon qui, le coeur brisé et la rage au coeur, trouveront la force d'avoir du coeur, un coeur d'or, tourné vers le don et la force de vie d'autrui...

Les soignants - et notamment Pierre le réanimateur hospitalier et Thomas l'infirmier coordinateur de greffe - qui parlent à coeur ouvert pour en avoir le coeur net mais aussi tous ceux qui mettent du coeur à l'ouvrage pour préléver et greffer ce coeur... Il y a même l'infirmière… plutôt petit coeur fragile, voire coeur d'artichaud

Claire, 50 ans, dont le coeur lâche, mère et femme épuisée, qui doit faire contre mauvaise fortune bon coeur et qui ne ne sait pas si « elle a envie de vivre avec le cœur d'un mort », alors qu'elle attend une greffe depuis des mois...

Alors bien sûr, et on peut s'en trouver frustré, le scénario de la réalisatrice fait des raccourcis ou prend des libertés mais, entre le coeur d'un jeune garçon qui bat mais fait débat, et celui, défaillant, d'une quinquagénaire à bout de souffle, il y a le don de soi et le don de vivre. Cette histoire de « corps à corps » qui se termine « en corps à coeur » nous montre avec acuité qu'il y a bien une vie après la mort, une force vitale qui permet d'aller de l'avant dans des moments de drame infini…Un beau plebiscite, réaliste, précis et documenté sur le don d'organe - le film est d'ailleurs soutenu par l'Agence de Biomédecine.

Restaurer les morts, puis réparer les vivants... Il suffit alors d'une seule pulsation pour montrer que de battre le coeur ne s'est jamais arrêté…

1- Réparer les vivants », drame de Katell Quillévéré (France). Avec Tahar Rahim, Emmanuelle Seigner, Anne Dorval, Bouli Lanners, Alice Taglioni. Distribué par Mars Film. Durée : 1 h 43. En salle le mardi 1er novembre 2016. DVD disponible depuis mars 2017.

Voici la bande-annonce de ce long-métrage émouvant et déchirant à la fois !

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Sur un thème difficile, celui d'une transplantation cardiaque, Maylis de Kerangal dans son dernier roman emporte le lecteur dans une aventure humaine haletante et sans pathos. Ecriture ciselée, phrases longues et touffues, fiction documentée, style habité et incisif, à la fois précis comme un scalpel et lyrique comme peut l'être un violon, l'auteur nous bouleverse dans cette approche mixte et toute personnelle du deuil et de la renaissance. Car pour prélever un coeur et le transplanter, il faut un donneur... Ce sera Simon Limbres, un jeune homme de dix-neuf ans, passionné de surf qui, après une virée nocturne à la rencontre de la belle vague, au Havre, percute de plein fouet un poteau dans le van qui le ramène chez lui... Aux urgences de l'hôpital, c'est le médecin Pierre Révol qui va devoir annoncer à Marianne et Sean, les parents de Simon, la mort de leur jeune fils. Mais le coeur de Simon, aidé par la machine, bat toujours.

Votre fils est dans état grave. Aux premiers mots prononcés - timbre clair, cadence calme - Marianne appuie ses yeux - secs- dans ceux de Révol qui la regarde idem, tandis que sa phrase se met en branle, tandis qu'elle se compose à présent, limpide sans être brutale... (...) Il s'agit d'un coma profond. Les secondes qui suivent ouvrent un espace entre eux, un espace nu et silencieux, au bord duquel ils se tiennent un long moment (...) L'état de Simon est évolutif, et cette évolution ne va pas dans le bon sens. (...) Les lésions de Simon sont irréversibles. Il a le sentiment pénible de flanquer un coup, l'impression de faire péter une bombe. (...) Simon est en état de mort cérébrale. Il est décédé. Il est mort.

Un style habité et incisif, à la fois précis comme un scalpel et lyrique comme peut l'être un violon...

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Vont s'en suivre 24 heures épiques que l'auteur nous raconte presque minute par minute. Un temps mêlé de choc, de sidération, de chaos intime, de refus, de silence et de colères, de discussions, d'acceptation, de séparation et de réparation.

Il s'agit en même temps pour les parents de Simon d'accepter le deuil de leur enfant et le prélèvement d'organes qui va s'en suivre car i[...]

Actualité
Il y a 2 jours
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L'une des greffes les plus pratiquées en France est celle de la cornée. Il y en a eu plus de 4 500 l'an passé. France 2 a recueilli le témoignage d'une femme qui, sans ce don, aurait perdu la vue.


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Il y a 2 jours
JIM

Paris, le jeudi 22 juin 2017 – Quelques jours après la disparition d’un des pionniers de la transplantation, le professeur Christian Cabrol, l’Agence de biomédecine organise sa 17ème journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe. A l’instar des années précédentes, cette manifestation n’est pas le lieu d’une promotion du don, mais une invit[...]