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Interview exclusive de la ligue nationale contre l’obésité
Il y a 3 mois
Interview exclusive de la ligue nationale contre l’obésité

L’obésité, définie comme l’excès pathologique de masse graisseuse, est de nos jours une épidémie mondiale. En France, le nombre de patients obèses était estimé à 6 922 215 en 2012 selon Obépi. Le combat contre l’obésité est une nécessité. Très impliquée, la ligue nationale contre l’obésité nous parle de la maladie et de ses actions pour améliorer la prise en charge de ces patients.

L’obésité, une maladie

Quels sont les facteurs de risque ?

Les facteurs de risque les plus courants sont : les régimes restrictifs, des fragilités psychologiques, la sédentarité, des troubles de la conduite alimentaire, l’environnement familial, la génétique, etc.

Quels sont les différents types d’obésité ?

« Il existe 3 types d’obésité :

  • IMC ≥ 35 kg/m², obésité modérée ;
  • IMC entre 35 et 40 kg m², obésité sévère ;
  • IMC ≥ 40 kg m², obésité massive.

L’obésité est dite de type Gynoïde lorsque les graisses se concentrent surtout au niveau des fesses et des cuisses.

L’obésité gynoïde se définit par un rapport taille/ hanche inférieur à 0,80.

L’obésité androïde est un important excès de masse graisseuse, localisée dans la partie haute du corps, en particulier au niveau de l’abdomen donnant un ventre très volumineux. Lorsque le tour de taille est supérieur à 90 cm chez la femme (en dehors de la grossesse) ou 100 cm chez l’homme, on considère qu’il y une obésité abdominale. »

Quelles sont les conséquences de l’obésité ?

« Souvent, l’obésité est associée à certaines pathologies, par exemple le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires et articulaires ou un syndrome d’apnée du sommeil.

Par ailleurs, il existe également : une augmentation du risque de cancer notamment hormono-dépendant, une altération de la qualité de vie, un impact psychologique, un isolement social, des troubles cutanés, un ralentissement fonctionnel, etc. »

Il est possible de prévenir le développement de la maladie par des actions simples :

  • Dépister ;
  • Faire de l’éducation nutritionnelle dès le plus jeune âge ;
  • Parler de l’obésité comme une maladie ;
  • Mettre en place un réseau pour répondre au mieux aux besoins des patients ;
  • Faciliter l’accès aux activités physiques adaptées ;
  • Déculpabiliser les personnes.

Quels sont les principaux obstacles que rencontrent ces patients dans la prise en charge de la maladie ?

« La première des difficultés rencontrées par ces patients est de comprendre que l’obésité est une maladie et qu’il existe une prise en charge particulière. Ensuite, il est souvent difficile pour eux de surmonter la culpabilité et de trouver des professionnels formés et impliqués dans la prise en charge de l’obésité.

Il existe également des difficultés sociales et financières et le problème des locaux ou matériels non adaptés (ambulance, scanner, fauteuils, balance, etc.). Par ailleurs, certains professionnels ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. »

La ligue contre l’obésité

L’association et ses missions

La ligue nationale contre l’obésité est une association composée de bénévoles (patients et professionnels de santé) engagés dans la prévention et la lutte contre la maladi[...]

Obesité
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Dix ans après son entrée en vigueur, la réglementation REACH a montré un potentiel d'impact élevé, mais qui se concrétise encore insuffisamment dans la protection des personnes et de l'environnement. Pour les associations de protection de l'environnement, il est urgent de renforcer sa mise en œuvre et d'étendre son champ d'action pour atteindre les objectifs de cette législation phare.

La réglementation REACH a marqué une étape forte dans la législation européenne, allant significativement plus loin que d'autres législations, et intégrant de nouveaux principes révolutionnaires tels que les principes « pas de données, pas de marché » et celui de substitution, en s'appuyant sur le principe de précaution et en renversant la charge de la preuve. Il est devenu un modèle mondial [1], et même les entreprises reconnaissent qu'il les a aidées dans l'amélioration de leur communication sur les dangers [2], et à renforcer leur proactivité sur la gestion des substances chimiques.

Malheureusement, les principes fondamentaux de REACH ne sont pas appliqués. Le processus en lui-même est excessivement lent : alors que le livre Blanc de l'Union européenne de 2001 recensait 1400 substances qui devraient être progressivement remplacées, seules 31 sont aujourd'hui inscrites sur la liste d'autorisation. Par ailleurs, l'Agence Européenne des Substances Chimiques (ECHA) fournit des numéros d'enregistrements – et ce faisant donne accès au marché – à tous les dossiers d'enregistrements, par défaut, même aux dossiers incomplets, inadéquats ou non pertinents, alors que le pourcentage de dossiers d'enregistrement non conformes est resté supérieur à 50% au cours des 5 dernières années [3].

La charge de la preuve, quant à elle, n'a pas été transférée aux industries. Les informations très médiocres fournies par les entreprises dans les dossiers d'enregistrement imposent aux autorités des États membres et aux comités de l'ECHA de chercher et de compléter les informations nécessaires à la gestion des risques.

Alors que le principe de précaution constitue l'un des fondements du règlement, il n'est pas appliqué dans les décisions de restriction ou d'octroi d'autorisations. En accordant les autorisations aux demandeurs qui sollicitent le maintien d'utilisation de substances extrêmement préoccupantes, alors que des alternatives sont disponibles, la Commission porte atteinte aux objectifs du Règlement, entrave l'innovation et pénalise les entreprises qui ont créé des alternatives plus sures.

Par la voix du Bureau Européen de l'Environnement, les associations de protection de l'environnement demandent un engagement politique fort pour renforcer la mise en œuvre du Règlement, et lui permettre d'atteindre l'entièreté de son potentiel de protection de la santé et de l'environnement. Il sera ainsi nécessaire :
- d'intégrer les nouvelles connaissances scientifiques sur les produits chimiques (nanomatériaux, perturbateurs endocriniens, neurotoxicité, effets métaboliques, etc.) et les mélanges ;
- d'élargir le champs d'action de REACH pour y inclure les produits chimiques produits en faibles volumes et les déchets ;
- d'assurer l'interdiction des substances hautement préoccupantes dans toutes les utilisation[...]

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L'interdiction d'utilisation du glyphosate par les particuliers entre en vigueur ce 1er juin en Wallonie ! Elle découle de l'arrêté adopté ce 30 mars dernier par le Gouvernement wallon. Cet arrêté encadre également la vente des produits contenant cet herbicide autorisé par le Fédéral via une obligation de délivrance du produit en magasin par un vendeur disposant d'une formation adéquate. La Fédération salue ce pas important vers une restriction de l'utilisation des pesticides par les particuliers et les professionnels des secteurs verts indispensable à la protection de la santé des citoyens et à la protection de l'environnement. Elle salue également la décision du Ministre Borsus d'interdire prochainement la mise sur le marché des herbicides à base de glyphosate pour les particuliers, et demande un renforcement des évaluations des pesticides, tant au niveau européen que fédéral...

En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié le glyphosate de « probablement cancérogène » pour l'homme. Dans le cadre de la procédure de réévaluation de cette substance, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et dernièrement l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont conclu que le glyphosate ne l'était pas. Leurs avis posent cependant de nombreuses questions quant à la procédure d'évaluation des pesticides et notamment les données sur lesquelles elles se basent. Pour réaliser son évaluation, le CIRC s'est basé sur les études publiées dans les revues à comité de lecture, alors que l'EFSA et l'ECHA disposaient des études réalisées par l'industrie chimique, confidentielles. Récemment, les Monsanto Papers ont démontré que cette firme pouvait « acheter la science » et produire par ce biais des rapports favorables à son herbicide le plus rentable (lié à la technologie OGM). Les divergences entre les avis des autorités européennes et du CIRC résultent donc principalement des études prises en compte dans l'évaluation.

Face à ces controverses, la Wallonie a décidé d'avancer et interdit dès ce 1er juin l'utilisation des herbicides de glyphosate par les particuliers. Cette mesure sera prochainement suivie par une interdiction de mise sur le marché de ces produits par les autorités fédérales, comme l'a annoncé le Ministre Borsus. Au vu des mésusages et des nombreuses alternativ[...]

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