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«Jamais seul sur la route»: prévenir les dangers du téléphone au volant

En France, ce week-end marque une première vague importante de départs en vacances, avec de très nombreuses voitures sur les routes, et, hélas, son lot d’accidents. Le nombre de tués sur les routes a augmenté pour la troisième année consécutive en 2016, avec 3 469 déc[...]

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Depuis 2012, dans le cadre d’un projet relatif à la santé et aux conditions de travail des femmes et des hommes en France, l’Anact réalise annuellement une analyse sexuée des accidents du travail, des accidents de trajet et des maladies professionnelles à partir des statistiques de sinistralité au travail des salariés, fournies par la CNAMTS. Cette cinquième édition de l'étu[...]

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Le 19 juillet dernier, la journaliste Florence Aubenas publie dans l'édition (papier) du Monde un article intitulé "Vous avez vu comme elles sont fatiguées ?". De qui parle-t-elle ? Des aides-soignantes d'une maison de retraite jurassienne "Les Opalines", à Foucherans, en grève depuis le 3 avril pour dénoncer leurs conditions de travail et plus précisément la façon dont l'institution les conduit, bien malgré elles, à être dans une "maltraitance ordinaire" des résidents. Ce reportage, fort et révoltant, le dénonce : on ne les met pas au lit, on les jette et ouvre le débat mais surtout autorise enfin les témoignages ici et ailleurs alors que le silence national était jusqu'alors absolu. Depuis, en effet, les médias se sont fait l'écho de cette lutte jugée par les principales intéressées "plus seulement pour les sous, mais pour la dignité". La métaphore animale est d'ailleurs employée à plusieurs reprises par les soignants eux-mêmes : le bétail est mieux soigné dans les étables.

profession colère feu

Les professionnels de santé eux-mêmes le dénoncent : "les conditions de travail des aides-soignantes dans la plupart des Ehpad ne sont pas dignes de notre époque, c'est de l'esclavage ! Et de l’abattage... une honte !"

Le tragique est là, écrit Florence Aubenas, d'une certaine façon : c'est la vie quotidienne dans un Ehpad qu'une poignée de filles à bout de souffle vient soudain de mettre à nu. Le matin, on les lève sans leur demander leur avis. On sait qu'on n'aura pas le temps : quinze minutes pour la toilette, l'habillement, le petit déjeuner, les médicaments. alors il faut choisir. est-ce qu'on lave les cheveux ? Ou les dents ? La douche hebdomadaire, c'est rare qu'on la tienne dit l'une des aides-soignantes en lutte. Sur les réseaux sociaux, les commentaires et autres témoignages à l'identique s'accumulent.

Le problème ne date pas d’hier…

Sur la page Facebook du site Aide-Soignant, ou celle d’Infirmiers.com, où un article de 20 Minutes sur le sujet a été partagé, c’est peu de dire que le sujet fait réagir. Nombre d’internautes, des aides-soignants pour la plupart, souvent exaspérés, mettent en avant une question ancienne, régulièrement soulevée mais qui n’a jamais trouvé de réponse. Tous soutiennent le combat des aides-soignantes de la maison de retraite des Opalines, dans le Jura, et font part de leur propre expérience.

Pour Catherine Normand, le gouvernement, le ministre de la santé, les directeurs d'ehpad, nos formateurs, nos cadres, les familles et ami(e)s de nos patients ou nos résidents sont tous COMPLICES. Nous les avons assez prévenus, assez tiré la sonnette d'alarme ! s’insurge-t-elle. Géraldine Taoufik-Smith abonde : Ça fait des années que je trouve qu'il y a maltraitance ou malveillance (…) mais rien n'y fait on est désarmées ! Mireille Fourre met en avant les horribles maltraitances que subissent les soignants dénonçant un salaire bas, la charge du travail, les inégalités de traitement : le salaire n’est pas le même d’un établissement à une autre ou encore le manque d’employés et de matériel, évoquant encore des négligences au niveau des soins qui sont cachés aux familles avant de conclure par ces mots : la honte totale. Sylvie Eleonore, une aide-soignante, a beau aimer son métier, elle regrette les conditions d’exercice : Toucher 1300 euros à temps plein en bossant 2 week-end par mois voilà.... On fait pas ce boulot pour être riche on le fait par vocation mais honnêtement c'est pas normal avec toute l'énergie qu'on donne, le temps qu'on passe au boulot pendant les week-ends et les jours fériés la vie de famille en pâtit et c'est bien dommage.

Il faut que le gouvernement ouvre les yeux il est inconcevable de travailler avec l'humain sans avoir la possibilité de le respecter par manque de temps ou d'effectifs...

Recherche de la rentabilité à tout prix

Les commentaires dénoncent aussi une logique de la rentabilité, qui se fait toujours au détriment du service de soin. Pour Brigitte Romé, la France se trompe d’objectif. En ce qui concerne le personnel, en France on ne sait que faire des calculs. Tant d'enfants dans une école égale tant d'inscrits, tant de personnes âgées égale tant de personnel soignant, peu importe si il y a plus de dépendants ou pas... C'est mathématique. Ce n'est pas l'humain qui compte, c'est le financier. Pour un pays qui clame haut et fort, à travers le monde le respect des "droits de l'homme" qu'il regarde de plus près combien ces droits sont bafoués pour nos personnes âgées qui ne sont défendues par personne. Honte pour notre pays... Et hypocrisie se désole-t-elle. Tisia Candy, elle, s’est reconvertie : C'est pour ça que je suis dans le commerce maintenant... et le pire... c’est que je suis mieux payée pour moins de responsabilité. Claudia Louvancour exprime sa solidarité : Pour y être passée en CDD avant de rentrer a l’hôpital, je compatis ! Les conditions de travail des aides-soignantes dans la plupart des Ehpad ne sont pas dignes de notre époque, c'est de l'esclavage ! Et de l’abattage... une honte !! La métaphore animale est d'ailleurs employée à plusieurs reprises : Le bétail est mieux soigné dans les étables..., ose par exemple Ramble Tamble. Enfin, pour Lo Lotte, le combat des aides-soignantes est justifié, mais elle élargirait le personnel concerné Étant infirmière, je dirais que cela est vrai pour toute personne travaillant dans certains Ehpad ... de la femme de ménage à la directrice. Les conditions de travail sont lamentables et cela n'a rien avoir avec le forfait payé par les "résidents", ou le statut public ou privé.

Aide-soignante depuis 6 ans je vais donner ma démission et me réorienter dans un métier ou j'espère m'épanouir enfin !

Florence Aubenas souligne dans son article que la directrice des Opalines est à cran. Elle reconnait un planning tendu depuis des mois, une fatigue des salariées. Le SYNERPA, Syndicat national des professionnels du Grand Âge, rappelle cependant dans un communiqué que cette situation particulière d’un établissement ne peut être associée à l’ensemble des 7 000 EHPAD de France hébergeant 728 000 personnes accompagnées quotidiennement par près de 400 000 professionnels. Sa déléguée générale, Florence Arnaiz-Maumé, le souligne : le contexte de l’EHPAD « Les Opalines » de Foucherans relève d’une structure et de certains de ses salariés. Ce contexte et sa spécificité ne peuvent en aucun cas permettre de porter un jugement global sur la totalité d’un secteur parmi les plus réglementés et les plus contrôlés, comme sur l’engagement permanent de ses professionnels au service des résidents et de leur entourage. De son côté, l'Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) soutient le mouvement social des Opalines et en appelle à la ministre des Solidarités et [...]

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L‘Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm) poursuit ses travaux relatifs aux Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et publie sur son site internet une fiche-repère sur le thème : « Prise en charge médicamenteuse en Ehpad ». Sous un format plus synthétique que celui des recommandations, cette fiche a ainsi pour objectif de favoriser l’appropriation des bonnes pratiques.

Rappelons, qu'en France, les accidents médicamenteux iatrogènes sont responsables d’1 hospitalisation sur 10, soit 143 915 hospitalisations par an. Ils sont dus aux effets secondaires et/ou indésirables connus des médicaments ou à des erreurs humaines comme un médicament mal pris, mal pr[...]

Presse médicale
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Publication date: June 2017
Source:Médecine des Maladies Métaboliques, Volume 11, Issue 4
Author(s): N. Chevalier, P. Fénichel
Les perturbateurs endocriniens environnementaux (PEE) sont des molécules naturelles ou chimiques capables d’interférer avec le système endocrinien, mais également de perturber les voies de signalisation du métabolisme glucidique et lipidique. Ils sont ubiquitaires dans notre environnement quotidien, et impliqués dans de nombreuses pathologies, parmi lesquelles des anomalies de l’axe reproducteur et les cancers hormono-dépendants (sein, testicule, prostate, colon). Chez l’homme, les accidents d’exposition ont montré un lien direct entre exposition à certains polluants organiques persistants et survenue d’un syndrome métabolique ou d’un diabète de type 2 (DT2) dans les années qui ont suivi des expositions aiguës. Ces données ont été confirmées à plus grande échelle, dans des études épidémiologiques longitudinales, qui ont mis en évidence des concentrations plus élevées de PEE chez les patients obèses et/ou atteints de DT2, notamment de polluants organiques persistants (POPs), qui doivent donc être considérés comme des facteurs de risque à part entière d’insulino-résistance. Leur participation dans l’épidémie d’obésité et de DT2 ne semble plus faire de doute, et son coût annuel a d’ailleurs été estimé à plus de 20 milliards d’euros par l’Union Européenne.Endocrine disrupting compounds (EDCs) are natural or synthetic molecules found in everyday products (plastic bottles, metal cans, toys[...]