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« La Communication du vivant », de Joël Bockaert - Les pouvoirs de la transmission
Au XXe siècle, les philosophes nous entretenaient doctement du « rapport à l'autre ». Au XXIe, ceci a explosé sous la forme d'une hypercommunication. Faut-il s'y résigner, demande Joël Bockaert, spécialiste des commun...
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Santé Environnement

Dix ans après son entrée en vigueur, la réglementation REACH a montré un potentiel d'impact élevé, mais qui se concrétise encore insuffisamment dans la protection des personnes et de l'environnement. Pour les associations de protection de l'environnement, il est urgent de renforcer sa mise en œuvre et d'étendre son champ d'action pour atteindre les objectifs de cette législation phare.

La réglementation REACH a marqué une étape forte dans la législation européenne, allant significativement plus loin que d'autres législations, et intégrant de nouveaux principes révolutionnaires tels que les principes « pas de données, pas de marché » et celui de substitution, en s'appuyant sur le principe de précaution et en renversant la charge de la preuve. Il est devenu un modèle mondial [1], et même les entreprises reconnaissent qu'il les a aidées dans l'amélioration de leur communication sur les dangers [2], et à renforcer leur proactivité sur la gestion des substances chimiques.

Malheureusement, les principes fondamentaux de REACH ne sont pas appliqués. Le processus en lui-même est excessivement lent : alors que le livre Blanc de l'Union européenne de 2001 recensait 1400 substances qui devraient être progressivement remplacées, seules 31 sont aujourd'hui inscrites sur la liste d'autorisation. Par ailleurs, l'Agence Européenne des Substances Chimiques (ECHA) fournit des numéros d'enregistrements – et ce faisant donne accès au marché – à tous les dossiers d'enregistrements, par défaut, même aux dossiers incomplets, inadéquats ou non pertinents, alors que le pourcentage de dossiers d'enregistrement non conformes est resté supérieur à 50% au cours des 5 dernières années [3].

La charge de la preuve, quant à elle, n'a pas été transférée aux industries. Les informations très médiocres fournies par les entreprises dans les dossiers d'enregistrement imposent aux autorités des États membres et aux comités de l'ECHA de chercher et de compléter les informations nécessaires à la gestion des risques.

Alors que le principe de précaution constitue l'un des fondements du règlement, il n'est pas appliqué dans les décisions de restriction ou d'octroi d'autorisations. En accordant les autorisations aux demandeurs qui sollicitent le maintien d'utilisation de substances extrêmement préoccupantes, alors que des alternatives sont disponibles, la Commission porte atteinte aux objectifs du Règlement, entrave l'innovation et pénalise les entreprises qui ont créé des alternatives plus sures.

Par la voix du Bureau Européen de l'Environnement, les associations de protection de l'environnement demandent un engagement politique fort pour renforcer la mise en œuvre du Règlement, et lui permettre d'atteindre l'entièreté de son potentiel de protection de la santé et de l'environnement. Il sera ainsi nécessaire :
- d'intégrer les nouvelles connaissances scientifiques sur les produits chimiques (nanomatériaux, perturbateurs endocriniens, neurotoxicité, effets métaboliques, etc.) et les mélanges ;
- d'élargir le champs d'action de REACH pour y inclure[...]

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Il y a 17 jours
Santé Environnement

Dix ans après son entrée en vigueur, la réglementation REACH a montré un potentiel d'impact élevé, mais qui se concrétise encore insuffisamment dans la protection des personnes et de l'environnement. Pour les associations de protection de l'environnement, il est urgent de renforcer sa mise en œuvre et d'étendre son champ d'action pour atteindre les objectifs de cette législation phare.

La réglementation REACH a marqué une étape forte dans la législation européenne, allant significativement plus loin que d'autres législations, et intégrant de nouveaux principes révolutionnaires tels que les principes « pas de données, pas de marché » et celui de substitution, en s'appuyant sur le principe de précaution et en renversant la charge de la preuve. Il est devenu un modèle mondial [1], et même les entreprises reconnaissent qu'il les a aidées dans l'amélioration de leur communication sur les dangers [2], et à renforcer leur proactivité sur la gestion des substances chimiques.

Malheureusement, les principes fondamentaux de REACH ne sont pas appliqués. Le processus en lui-même est excessivement lent : alors que le livre Blanc de l'Union européenne de 2001 recensait 1400 substances qui devraient être progressivement remplacées, seules 31 sont aujourd'hui inscrites sur la liste d'autorisation. Par ailleurs, l'Agence Européenne des Substances Chimiques (ECHA) fournit des numéros d'enregistrements – et ce faisant donne accès au marché – à tous les dossiers d'enregistrements, par défaut, même aux dossiers incomplets, inadéquats ou non pertinents, alors que le pourcentage de dossiers d'enregistrement non conformes est resté supérieur à 50% au cours des 5 dernières années [3].

La charge de la preuve, quant à elle, n'a pas été transférée aux industries. Les informations très médiocres fournies par les entreprises dans les dossiers d'enregistrement imposent aux autorités des États membres et aux comités de l'ECHA de chercher et de compléter les informations nécessaires à la gestion des risques.

Alors que le principe de précaution constitue l'un des fondements du règlement, il n'est pas appliqué dans les décisions de restriction ou d'octroi d'autorisations. En accordant les autorisations aux demandeurs qui sollicitent le maintien d'utilisation de substances extrêmement préoccupantes, alors que des alternatives sont disponibles, la Commission porte atteinte aux objectifs du Règlement, entrave l'innovation et pénalise les entreprises qui ont créé des alternatives plus sures.

Par la voix du Bureau Européen de l'Environnement, les associations de protection de l'environnement demandent un engagement politique fort pour renforcer la mise en œuvre du Règlement, et lui permettre d'atteindre l'entièreté de son potentiel de protection de la santé et de l'environnement. Il sera ainsi nécessaire :
- d'intégrer les nouvelles connaissances scientifiques sur les produits chimiques (nanomatériaux, perturbateurs endocriniens, neurotoxicité, effets métaboliques, etc.) et les mélanges ;
- d'élargir le champs d'action de REACH pour y inclure les produits chimiques produits en faibles volumes et les déchets ;
- d'assurer l'interdiction des substances hautement préoccupantes dans toutes les utilisations majeures qui entrainent une expos[...]

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Il y a 19 jours
La documentation française

L’accès au très haut débit fixe et mobile est devenu une des toutes premières préoccupations des Français, témoignant ainsi combien l’usage du numérique est devenu essentiel dans chaque foyer. Ce rapport rappelle l’impératif d’une égalité d’accès aux réseaux qu’ils soient fixes ou mobiles. Il a d’abord l’ambition d’être un guide pédagogique, puis d’exprimer la position des parlementaires de la commission des affaires économiques, dans un contexte de fortes turbulences des relations entre tous les acteurs, publics comme privés, responsables de réseaux de communications électroniques. Le rapport estime que lorsque les réseaux fixes et mobiles n’offrent pas le même niveau de service partou[...]

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Il y a 19 jours
Réseau CHU
Levée de boucliers contre l'annonce par Agnès Buzyn des 11 vaccins obligatoires, l'ancienne formule du levothyrox provisoirement réhabilitée, le plan santé du gouvernement Macron en marche, 2 premières mondiales et un cas de conscience en CHU, démission de David Gruson du poste de délégué général de la FHF

1er septembre - Agnès Buzyn rend obligatoire 11 vaccins

La ministre de la Santé jette un pavé dans la mare des antivaccins et des tenants de "la vaccination libre" avec l’annonce officielle, le 1er septembre, qu’à partir du 1er janvier 2018, 8 nouveaux vaccins (en plus des 3 déjà obligatoires) devront être inscrits dans le carnet de santé des enfants de moins de 2 ans. Ces 8 vaccins, jusque-là seulement «recommandés», concernent : la coqueluche, la bactérie Haemophilus influenza, l’hépatite B, le méningocoque C, les oreillons, le pneumocoque, la rougeole, la rubéole. L’ensemble de la presse suit la polémique qui a généré manifestations et débats tout le mois durant. Une bonne couverture vaccinale a un impact économique, explique en tout état de cause Sante-Magazine.fr arguant d’une étude de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) révélant qu’un taux de vaccination suffisant permet non seulement d’obtenir des bénéfices sanitaires à grande échelle, mais également de renforcer la rentabilité économique. A savoir: chaque année, la vaccination permet d’éviter 2 à 3 millions de décès, selon l’OMS. Et les cas de décès et d’invalidité évités grâce à la vaccination au cours de ces deux décennies devrait entraîner des gains de productivité permanents respectivement estimés à 330 milliards de dollars et 9 milliards de dollars. L’article précise que "les estimations montrent que les vaccinations pratiquées entre 2001 et 2020 permettront d’éviter plus de 20 millions de décès et d’économiser 350 milliards de dollars en coûts sanitaires." Agnès Buzyn, de radios en télés, n’a eu de cesse de rassurer sur ces mesures. "Les 11 vaccins, ce sont ceux du calendrier vaccinal des enfants aujourd’hui. Ce sont ceux que reçoivent déjà les enfants dont les parents souhaitent qu’ils soient vaccinés, c’est à dire 80% des enfants français”, explique-t-elle le 20 septembre au micro de Patrick Cohen sur Europe1. Elle l’assure, sa mesure ne perturbera pas les usages déjà en cours: “Ce que je rends obligatoire, c’est un calendrier vaccinal qui existe déjà, et qui est déjà utilisé par 80% des enfants français”. Le 26 septembre, sur BFMTV elle précise qu’il n’y aura pas de clause d’exemption pour les familles qui ne voudraient pas vacciner leurs enfants de ces 11 vaccins obligatoires. Elle assure néanmoins que les parents qui ne respecteraient pas cette règle ne seront pas sanctionnés pénalement. "Je veux rendre la confiance par l’obligation", a-t-elle insisté.

15 septembre - Levothyrox : le retour

Dernier rebondissement du feuilleton sanitaire autour du Levothyrox: Agnès Buzyn annonce, le 15 septembre que l’ancienne formule du médicament prescrit aux malades de la thyroïde, sera provisoirement disponible sous quinze jours dans les pharmacies, rapportent Le Parisien, Le Figaro, Libération. Le ministère de la Santé précise cependant qu’«à terme, cette formulation ne sera plus disponible, car la nouvelle est meilleure». Il est également demandé à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), accusée par des malades de "manque de transparence", de mettre sur son site toutes les études et informations liées au Levothyrox. Le Parisien rappelle que «la nouvelle formule entraîne, chez certains patients, vertige, perte de cheveux, douleurs musculaires…» Tandis que de nombreuses plaintes ont été déposées contre X, la justice a annoncé avoir ouvert une enquête.(source: Presse.inserm.fr)

18 septembre - La feuille de route "Santé" du gouvernement Macron

Agnès Buzyn dévoile, lundi 18 septembre, les premières orientations de sa stratégie nationale de santé à travers quatre grands axes. A savoir «la prévention et la promotion de la santé, tout au long de la vie et dans tous les milieux», «la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé», «accroître la pertinence et la qualité des soins» et «l’innovation, sous toutes ses formes: organisationnelle, médicale, technologique, numérique». «La Stratégie nationale de santé est lancée!», titre ainsi Infirmiers.com, expliquant comment cette stratégie trouve son assise sur la base du dernier rapport du Haut conseil de la santé publique. La ministre de la Santé a annoncé dans le même temps l’ouverture d’une consultation publique qui donnera la parole aux professionnels de santé comme aux usagers. Une fois ce cap fixé, un décret devra préciser les réformes envisagées sur les cinq prochaines années d’ici la fin décembre. Cette communication a été largement reprise et commentée par l’ensemble des médias. «La stratégie nationale de santé met le cap sur la prévention», relève en l’occurrence Le Figaro, précisant que la ministre a souligné qu’il s’agissait là d’«une ambition forte portée par le premier ministre et le président de la république». Et d'ajouter: «Que cela soit en matière de lutte contre le tabagisme, de nutrition, ou de sexualité, par exemple, il est nécessaire de reconnaître ce temps de l’éducation à la santé».

2 premières médicales mondiales par les CHU de France

La recherche portée par les CHU a aussi ce mois-ci tenu le [...]
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Antidopage : l'UNESCO appelle à une éducation axée sur les valeurs et à une gouvernance renforcée
Il y a 19 jours
UNESCO

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© UNESCO

Les programmes d'éducation axés sur les valeurs et une meilleure gouvernance sont des éléments clés pour faire progresser la lutte contre le dopage dans le sport, en particulier pour renforcer le respect des obligations relatives à la Convention antidopage. C'est le message principal de la sixième session de la Conférence des Parties à la Convention internationale contre le dopage dans le sport (COP6), qui a eu lieu au siège de l'UNESCO à Paris les 25 et 26 septembre 2017.

« La lutte contre le dopage et, plus largement, l'amélioration de la gouvernance sportive doit impliquer un renforcement de la coopération entre les États parties, le Conseil de l'Europe, l'Interpol, l'AMA, le CIO et l'UNESCO. Une coopération qui, nous l’espérons, contribuera à la gouvernance mondiale de demain contre le dopage,» a déclaré Getachew Engida, Directeur général adjoint de l'UNESCO, lors de l'ouverture de la Conférence.

Plus de 300 participants représentant plus de 100 États parties et observateurs ont débattu de la durabilité de la prévention antidopage, de l'intégrité sportive et de l'éducation aux valeurs par le sport et ont discuté des moyens d'assurer un suivi efficace des obligations des États parties concernant la Convention.

La Conférence a approuvé un ensemble d'actions visant à renforcer la mise en œuvre de la Convention. Notamment, les participants ont reconnu la nécessité d'élaborer des lignes directrices opérationnelles de la Convention et un cadre de conséquences de non-conformité pour les États parties qui ne remplissent pas leurs obligations en vertu de la Convention. Le partage d'information entre les autorités publiques et les organisations nationales antidopage a également été encouragé afin de faciliter les enquêtes.

En outre, la Conférence s'est félicitée des résultats de l'évaluation indépendante de la Convention et de la présentation de l'examen indépendant des politiques antidopage dans la Fédération de Russie. Les recommandations d'évaluation comprennent le renforcement de la gouvernance de la Convention, l'élaboration d'une stratégie de communication visant à améliorer la visibilité de la Convention, le renforcement des efforts visant à surveiller le respect de la Convention, le partage de l'information entre les États parties et l’élaboration d’une stratégie de mobilisation des ressources.

Saleh Al-Konbaz Mohammed (Royaume d'Arabie Saoudite) et Hitesh Patel (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord) ont été réélus respectivement Président et Rapporteur de la Conférence des Parties. Le Bureau élu comprend également la République dominicaine, la République de Corée, la Roumanie et le Togo en tant que vice-présidents.

La Conférence s'est également concentrée sur le Fonds pour l'élimination du dopage dans le sport, qui a soutenu 218 projets dans 108 États parties au cours de la dernière décennie. La Conférence a adopté le plan opérationnel du Fonds pour le prochain exercice biennal et a discuté de nouvelles voies d'investissement, en particulier d’une campagne annuelle de financement encourageant les États parties à verser des contributions volontaires régulières d'au moins 1% de leur contribution totale au budget ordinaire de l'UNESCO. Une évaluation approfondie du Fonds, y compris une analyse d'impact des initiatives déjà soutenues par le Fonds, sera entreprise sur une période de dix mois. Les résultats de l'évaluation sont censés contribuer à renforcer l'efficacité, la durabilité et l'impact du Fonds par rapport aux obligations des autorités publiques en vertu de la Convention.

Le Cameroun, le Chili, la Chine, l'Italie, le Koweït et la Fédération de Russie ont été élus membres du Comité d'approbation du Fonds pour 2018-2019.

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a participé à la Conférence à titre consultatif, tandis que d'autres partenaires clés ont assisté en qualité d'observateur[...]

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Il y a 19 jours
Infirmiers

Dans ce nouveau cours consacré à la « congruence » et à l’ « authenticité », Christine Paillard en quoi ces notions parfois floues sont importantes dans l’accompagnement des personnes soignées.

Chaque mois, Christine Paillard, ingénieur pédagogique, propose d'analyser un mot, son étymologie et démontre son importance dans le domaine du soin ; un mot figurant dans son Dictionnaire des concepts en soins infirmiers – Vocabulaire professionnel de la relation soignant-soigné.

Equipe soignante avec un patient

Allier relation soignant/soigné et authenticité n’est pas toujours évident.

La congruence peut se définir simplement comme l’adéquation entre des émotions ressenties en lien avec les réactions non verbales provoquées par ces émotions. Pour un soignant, ce comportement réaliste implique une certaine disponibilité à accueillir les souffrances et les causes sans faire paraître de réaction inappropriée, maladroite ou relevant d’un certain jugement défavorable par la personne soignée, écoutée. Ici, il ne sert à rien de faire semblant d’être accueillant si le soignant ne l’est pas. La congruence soutient cette manière d’être du professionnel qui manifeste une concordance entre ce qu’il ressent, ce qu’il pense, ce qu’il dit et ce qu’il fait. Pour Jacqui Schneider-Harris1, la congruence, est la capacité d’être réellement soi-même, de prendre conscience de qui l’on est, et de pouvoir vivre cette identité pleinement et ouvertement. Il s’agit d’un processus d’acceptation de soi, favorisant l’expression réelle de soi-même et, à travers cette dynamique, qui permet la rencontre réelle avec autrui… La notion de congruence est également très importante dans l’accompagnement des personnes en démarche de soins, car, afin d’adapter au mieux les réponses et les stratégies aux situations de vie des personnes, il est nécessaire qu’elles puissent nous dire, le plus sincèrement possible, ce qui se passe réellement pour elles. Indépendante du système rogerien, la congruence se reconnaît par son approche humaniste.

Une approche centrée sur la personne

La congruence relève d’une approche centrée sur la personne (ACP) et nécessite une écoute active, la reformulation, le non jugement, l’empathie et l’acceptation inconditionnelle, qui sont les caractéristiques de la relation d’aide chez Carl Rogers qui définit ainsi cette approche : la relation d’aide psychologique est une relation permissive, structurée de manière précise, qui permet à l’individu d’acquérir une compréhension de lui-même à un degré qui le rende capable de progresser2. Selon Wilders Sue3, l’empathie est un concept qui est intégré aux conditions de congruence et de regard positif inconditionnel. Elle existe au sein du contexte de la non-directivité et est considérée comme un prédicat de la tendance actualisante. Cette congruence interroge notre authenticité. Celle-ci peut se diviser en deux aspects, celui de son identité personnelle/professionnelle et par la question des relations interpersonnelles.

L'identité professionnelle et les valeurs personnelles

Selon Erickson, 19594, la motivation la plus importante de l’être humain est la quête de l’expression de son Soi au cours de sa vie. En effet, au cours du stade de développement d’intégrité puis de générativité, l’adulte cherche à vivre dans l’authenticité et à être son vrai soi par le biais de l’expression de soi. Dans la tradition humaniste, l’authenticité est essentielle au développement de l’individu. Elle en constitue même une finalité5. Carl Rogers6 souligne l’importance d’être son vrai soi et considère que l’authenticité provient de la congruence entre le soi et l’expérience immédiate. Selon Hodgkinson7, être authentique, c’est être fidèle à soi-même, à son système de valeurs. Pour J. Ménard et L. Brunet8, l’aspect interpersonnel de l’authenticité, quant à lui, porte davantage sur l’intégrité ou l’éthique, de même que la responsabilisation de l’individu…

On définit donc l’authenticité comme le fait d’assumer ses responsabilités et de respecter autrui, de même que les normes établies. Ainsi, selon les tenants de cette conception, une personne authentique est une personne éthique et intègre. Il s’agit d’une vision dite interpersonnelle de l’authenticité puisque l’individu est authentique vis-à-vis autrui. Ici, c’est l’autre qui juge de l’authenticité dont l’individu fait preuve.

Une évaluation interactive

Dans une démarche de soins, la congruence interroge des valeurs internes, des motivations profondes et concerne la qualité d’une relation de soin par sa résonance authentique. La personne soignée agit, réagit en évaluant naturellement le positionnement du soignant. La relation soignant-soignée suggère une analyse de situation par le professionnel. Pour Maeona K. Jacobs-Kramer et Peggy L. Chinn9, s’interroger dans quelle mesure nous « savons ce que nous faisons » et « faisons ce que nous savons » suscite une prise de conscience tant du soi authentique que du soi divulgué. Cela permet un mouvement personnel vers la force intérieure, la sincérité et l’authenticité – des caractéristiques associées à la congruence. La réflexion et la réponse constituent le contexte du processus associé à l’évaluation du soi comme un type de savoir. Pendant que l’individu examine le soi, les perceptions et intuitions lui sont renvoyées par les autres. Les réponses réfléchies fournissent une perception concernant le soi de l’individu et sa congruence. Lors des interactions de soin, l’infirmière et[...]