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Il y a 9 jours
La lutte contre la tuberculose en France

La lutte antituberculeuse relève de la responsabilité de l'Etat et fait intervenir de nombreux acteurs du système de santé.

L'organisation de la lutte antituberculeuse en France

La lutte contre la tuberculose repose sur un cadre d'intervention défini dans le Programme de lutte contre la tuberculose 2007-2009 et qui garde, après évaluation par le HCSP, toute son actualité. Ce cadre propose la mise en œuvre d'actions de surveillance, de dépistage, de prise en charge et de suivi des patients, de prévention et vaccination, de lutte spécifique contre les souches résistantes aux antituberculeux, ainsi que la recherche fondamentale dans le domaine des nouveaux vaccins et traitements et la recherche opérationnelle.

L'Etat sollicite en tant que de besoin les agences de sécurité sanitaires et les groupes d'expertise afin d'adapter en permanence les lignes directrices, les recommandations et les prises en charge financière aux progrès de la science et à l'évolution de l'épidémiologie. Depuis 2010 ce sont les ARS qui sont chargées au niveau opérationnel de mettre en œuvre la politique et la stratégie de lutte contre la tuberculose.

Tous les praticiens peuvent être concernés par le diagnostic et le traitement de la tuberculose, ainsi que de nombreux services de clinique, de biologie et radiologie d'établissements hospitaliers MCO ou SSR. Il existe un seul sanatorium stricto sensu (Bligny, 91) spécialisé dans la prise en charge des cas complexes de tuberculose, dont les formes résistantes.

Les actions de dépistage peuvent impliquer les médecins du travail, les équipes hospitalières d'hygiène, les médecins scolaires ou universitaires, comme les Unité de soins aux personnes incarcérées, et les services au contact des migrants récents, car une part croissante des nouveaux cas de tuberculose sont nés à l'étranger.

L'accompagnement des patients vulnérables concerne souvent des travailleurs sociaux et des organisations non gouvernementales.

On dispose sur tout le territoire (au moins un par département) d'un réseau de centres spécialisés dans la lutte contre la tuberculose (Centres de lutte antituberculeuse (CLAT)), qui mettent directement en œuvre les interventions de santé publique représentant une bonne part de la maîtrise de la tuberculose. Les CLAT coordonnent la lutte antituberculeuse au niveau départemental et réalisent :

  • Des consultations médicales avec suivi des patients et délivrance des médicaments antituberculeux, en particulier pour les personnes en rupture de couverture sociale
  • Le dépistage avec enquêtes dans l'entourage des cas, réalisation d'actions ciblées de dépistage, élaboration des stratégies de dépistage
  • Des actions de prévention primaire, notamment ciblées pour des groupes à risque avec information, communication
  • La vaccination par le vaccin antituberculeux BCG
  • La participation à la formation des professionnels de santé
  • Le développement des partenariats et la participation à un réseau départemental de lutte contre la tuberculose
  • La participation à l'évaluation et la surveillance épidémiologique

Depuis dix ans, l'Etat est de nouveau directement responsable du contrôle de la tuberculose sur le territoire. Certains départements ont cependant conservé des activités dans ce domaine, menées par des CLAT dont ils ont conservé la gestion via une convention avec les services de l'Etat.

Autres documents de référence concernant la lutte contre la tuberculose

Prévention et prise en charge de la tuberculose en France : Synthèse et recommandations du groupe de travail sur la prévention et prise en charge de la tuberculose en France (2002-2003)

Rapport d'évaluation du programme national de lutte contre la tuberculose 2007-2009 (HCSP 2010)

Liste des Centres de Lutte contre la tuberculose (CLAT) de France, disponible sur le site de la Société de Pneumologie de Langue Française

Recensement de tous les textes réglementaires concernant la lutte antituberculeuse. Travail effectué par le Dr P. Fraisse, disponible sur le site de la Société de[...]

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En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié le glyphosate de « probablement cancérogène » pour l'homme. Dans le cadre de la procédure de réévaluation de cette substance, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et dernièrement l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont conclu que le glyphosate ne l'était pas. Leurs avis posent cependant de nombreuses questions quant à la procédure d'évaluation des pesticides et notamment les données sur lesquelles elles se basent. Pour réaliser son évaluation, le CIRC s'est basé sur les études publiées dans les revues à comité de lecture, alors que l'EFSA et l'ECHA disposaient des études réalisées par l'industrie chimique, confidentielles. Récemment, les Monsanto Papers ont démontré que cette firme pouvait « acheter la science » et produire par ce biais des rapports favorables à son herbicide le plus rentable (lié à la technologie OGM). Les divergences entre les avis des autorités européennes et du CIRC résultent donc principalement des études prises en compte dans l'évaluation.

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