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La lutte contre l'homophobie et la transphobie dans les écoles cubaines
Il y a 3 mois
La lutte contre l'homophobie et la transphobie dans les écoles cubaines

L'UNESCO a été invitée à Cuba pour célébrer la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie. Cuba reconnaît le rôle de premier plan que joue l'organisation dans le soutien aux efforts des pays dans la prévention et la lutte contre la violence fondée sur l'orientation sexuelle et l'identité ou l’expression de genre.

C’est la dixième année que Cuba célèbre la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOT). Tous les ans depuis 2007, des activités d’information et des festivités sont organisées pendant plusieurs jours dans plusieurs villes cubaines afin de marquer la Journée internationale qui est célébrée partout dans le monde le 17 mai.

« Écoles sans homophobie et sans transphobie »

Les activités sont organisées par le Centre national pour l'éducation sexuelle (CENESEX), une organisation dirigée par Dr. Mariela Castro Espín, qui est par ailleurs Députée et la fille du Président de la république cubaine, M. Raúl Castro.

Cette année, le CENESEX a choisi comme thème « Des écoles sans homophobie et sans transphobie ». Il a invité l'UNESCO à participer à la célébration de l'IDAHOT, reconnaissant ainsi le rôle de premier plan joué par l'organisation dans le soutien aux efforts des pays dans la prévention et la lutte contre la violence et le harcèlement à l’école, notamment fondés sur l'orientation sexuelle et l'identité ou l’expression de genre.

À l’occasion d’une conférence de presse avec les médias locaux, Dr. Mariela Castro et M. Christophe Cornu, Chef d’équipe au sein de la Section Santé et Éducation du Siège de l’UNESCO, ont souligné les conséquences négatives pour la santé et l’éducation, liées à la violence homophobe et transphobe à l’école, en ce qui concerne l’égalité d’accès à l'éducation. Cela va à l’encontre de la fourniture à tous les enfants et adolescents d'environnements d'apprentissage sûrs, non violents et inclusifs (Objectif de développement durable 4 des Nations Unies, Cible 4.a).

« La lutte contre l’homophobie et la transphobie, dans et par l'éducation, contribue à bâtir une éducation et des sociétés inclusives » a déclaré Dr. Mariela Castro.

La violence homophobe et transphobe à l’école est une forme de violence fondée sur le genre

Les célébrations de l'IDAHOT à Cuba ont fourni l'occasion de réunir 1 000 étudiants des universités et enseignants de l’enseignement secondaire et tertiaire à l'Université de Las Villas, à Santa Clara, sur les problèmes d'homophobie et de transphobie dans l'éducation.

M. Cornu a expliqué comment se manifestent à l’école la violence homophobe et transphobe et le harcèlement, et il a indiqué qu’il s’agissait d’une forme de violence fondée sur le genre, alimentée par les normes et stéréotypes de genre. Des données sur la forte prévalence de la violence homophobe et transphobe ainsi que du harcèlement partout dans le monde et plus particulièrement en Amérique latine, ont été présentées. Les composantes d'une réponse efficace du secteur de l’éducation ont été décrites, reposant sur les bonnes pratiques du monde entier documentées par l'UNESCO au cours des dernières années et synthétisées dans le rapport publié en 2016, Au grand jour : réponses du secteur de l’éducation à la viol[...]

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