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La SEEG ou la mise en place d'électrodes intra-cérébrales dans le cadre du bilan pré-opératoire de certaines épilepsies
Il y a 3 mois
La SEEG ou la mise en place d'électrodes intra-cérébrales dans le cadre du bilan pré-opératoire de certaines épilepsies

Madame, Monsieur,

Vous présentez une épilepsie handicapante et résistante au traitement médicamenteux. Vous êtes en cours de bilan pré-chirurgical. Il est apparu au cours de ce bilan que les examens peu agressifs, dits "non invasifs", tels que l'électroencéphalogramme ou l'IRM, ne suffiraient pas à déterminer avec précision la zone d'origine de vos crises. Il est donc nécessaire de mettre en place des électrodes dans le cerveau, afin d'obtenir des informations plus précises sur la zone d'origine et les voies de propagation de vos crises.

Cet examen, nommé StéréoElectroEncéphaloGraphie (SEEG), se déroule en fait comme une vraie opération.

Afin que vous soyez clairement informé du déroulement de cette intervention, nous vous demandons de lire attentivement cette fiche, élaborée par des neurochirurgiens sous l'égide de la SFNC.

Ces fiches répondent à vos interrogations toutefois elles restent générales et ne rentrent pas dans le détail de votre cas personnel ; par conséquent, elles ne se substituent pas aux informations que vous délivre le chirurgien qui doit vous opérer et à qui vous devez poser toutes les questions qui vous semblent utiles à votre prise en charge.

QUELLE EST LA MALADIE DONT VOUS ETES PORTEUR ?

Il s'agit de l'épilepsie, qui se traduit par la survenue inopinée de crises, ou d'absences, liés à une sorte de décharge électrique, de quelques secondes à quelques minutes, des neurones d'une partie plus ou moins grande du cerveau.

Dans certains cas, cette épilepsie s'avère très invalidante, voire dangereuse, dans la vie quotidienne, et elle ne répond pas bien aux médicaments. Dans ces cas-là, la question d'opérer pour essayer de supprimer le foyer de l'épilepsie se pose si le patient se trouve très gêné par ses crises, et s'il accepte le principe d'un risque chirurgical.

L'opération nécessite avant tout la réalisation d'un bilan pré-opératoire afin de déterminer s'il est possible d'opérer, et de quelle façon. C'est à cette étape que vous en êtes.

POURQUOI LA SEEG VOUS EST-ELLE PROPOSEE ?

Le but de l'intervention est de mettre en place, avec une très grande précision, des électrodes au sein même du cerveau, directement au contact de la zone présumée responsable de l'épilepsie.

Il faut savoir que la qualité des informations recueillies par de telles électrodes (électrodes "profondes") est très supérieure à la qualité des informations obtenues par les électrodes collées sur la peau. De plus, les électrodes de SEEG permettent de réaliser des stimulations dans le cerveau, qui cherchent à reproduire tout ou partie des crises, afin de localiser avec la plus grande précision les zone du cerveau impliquées dans les crises, et aussi les zones impliquées dans des fonctions importantes. Ce n'est qu'à la fin des enregistrements et stimulations que l'on pourra vous dire si, oui ou non, une opération visant à guérir votre épilepsie est envisageable.

COMMENT LES CHOSES SE DEROULENT-ELLES EN PRATIQUE ?

Vous serez hospitalisé la veille de l'intervention, votre dossier sera vérifié dans le service.

Le jour de l'opération, vous serez interrogé, juste avant votre intervention, pour une ultime vérification de votre identité et de votre pathologie dans le cadre de la check-liste pré-opératoire.

L'intervention s'effectue sous anesthésie générale, elle dure plusieurs heures et est suivie d'une phase de surveillance post-opératoire sous la compétence du médecin anesthésiste-réanimateur, que vous verrez en consultation préalable à l'intervention.

L'angiographie cérébrale, si elle est faite, implique de réaliser une ponction au niveau du pli de l'aine, et de rester allongé pendant 24 heures. L'intervention se termine par la confection d'une capeline, pansement volumineux qui protège les fils des électrodes, destinées à être laissées en place plusieurs semaines pour les enregistrements et stimulations.

Au réveil, le parcours vous fera passer en salle de réveil puis retour en chambre. La prise en charge de la douleur est une de nos priorités selon des protocoles adaptés. La surveillance régulière de certains paramètres sera effectuée par l'équipe soignante (pansement, constantes générales (poul, TA, T°, respiration, …) et neurologiques).

Il faut attendre de l'intervention qu'elle soit suivie de désagréments transitoires sous forme de quelques douleurs et de difficu[...]

SFNC
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Dix ans après son entrée en vigueur, la réglementation REACH a montré un potentiel d'impact élevé, mais qui se concrétise encore insuffisamment dans la protection des personnes et de l'environnement. Pour les associations de protection de l'environnement, il est urgent de renforcer sa mise en œuvre et d'étendre son champ d'action pour atteindre les objectifs de cette législation phare.

La réglementation REACH a marqué une étape forte dans la législation européenne, allant significativement plus loin que d'autres législations, et intégrant de nouveaux principes révolutionnaires tels que les principes « pas de données, pas de marché » et celui de substitution, en s'appuyant sur le principe de précaution et en renversant la charge de la preuve. Il est devenu un modèle mondial [1], et même les entreprises reconnaissent qu'il les a aidées dans l'amélioration de leur communication sur les dangers [2], et à renforcer leur proactivité sur la gestion des substances chimiques.

Malheureusement, les principes fondamentaux de REACH ne sont pas appliqués. Le processus en lui-même est excessivement lent : alors que le livre Blanc de l'Union européenne de 2001 recensait 1400 substances qui devraient être progressivement remplacées, seules 31 sont aujourd'hui inscrites sur la liste d'autorisation. Par ailleurs, l'Agence Européenne des Substances Chimiques (ECHA) fournit des numéros d'enregistrements – et ce faisant donne accès au marché – à tous les dossiers d'enregistrements, par défaut, même aux dossiers incomplets, inadéquats ou non pertinents, alors que le pourcentage de dossiers d'enregistrement non conformes est resté supérieur à 50% au cours des 5 dernières années [3].

La charge de la preuve, quant à elle, n'a pas été transférée aux industries. Les informations très médiocres fournies par les entreprises dans les dossiers d'enregistrement imposent aux autorités des États membres et aux comités de l'ECHA de chercher et de compléter les informations nécessaires à la gestion des risques.

Alors que le principe de précaution constitue l'un des fondements du règlement, il n'est pas appliqué dans les décisions de restriction ou d'octroi d'autorisations. En accordant les autorisations aux demandeurs qui sollicitent le maintien d'utilisation de substances extrêmement préoccupantes, alors que des alternatives sont disponibles, la Commission porte atteinte aux objectifs du Règlement, entrave l'innovation et pénalise les entreprises qui ont créé des alternatives plus sures.

Par la voix du Bureau Européen de l'Environnement, les associations de protection de l'environnement demandent un engagement politique fort pour renforcer la mise en œuvre du Règlement, et lui permettre d'atteindre l'entièreté de son potentiel de protection de la santé et de l'environnement. Il sera ainsi nécessaire :
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L'interdiction d'utilisation du glyphosate par les particuliers entre en vigueur ce 1er juin en Wallonie ! Elle découle de l'arrêté adopté ce 30 mars dernier par le Gouvernement wallon. Cet arrêté encadre également la vente des produits contenant cet herbicide autorisé par le Fédéral via une obligation de délivrance du produit en magasin par un vendeur disposant d'une formation adéquate. La Fédération salue ce pas important vers une restriction de l'utilisation des pesticides par les particuliers et les professionnels des secteurs verts indispensable à la protection de la santé des citoyens et à la protection de l'environnement. Elle salue également la décision du Ministre Borsus d'interdire prochainement la mise sur le marché des herbicides à base de glyphosate pour les particuliers, et demande un renforcement des évaluations des pesticides, tant au niveau européen que fédéral...

En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié le glyphosate de « probablement cancérogène » pour l'homme. Dans le cadre de la procédure de réévaluation de cette substance, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et dernièrement l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont conclu que le glyphosate ne l'était pas. Leurs avis posent cependant de nombreuses questions quant à la procédure d'évaluation des pesticides et notamment les données sur lesquelles elles se basent. Pour réaliser son évaluation, le CIRC s'est basé sur les études publiées dans les revues à comité de lecture, alors que l'EFSA et l'ECHA disposaient des études réalisées par l'industrie chimique, confidentielles. Récemment, les Monsanto Papers ont démontré que cette firme pouvait « acheter la science » et produire par ce biais des rapports favorables à son herbicide le plus rentable (lié à la technologie OGM). Les divergences entre les avis des autorités européennes et du CIRC résultent donc principalement des études prises en compte dans l'évaluation.

Face à ces controverses, la Wallonie a décidé d'avancer et interdit dès ce 1er juin l'utilisation des herbicides de glyphosate par les particuliers. Cette mesure sera prochainement suivie par une interdiction de mise sur le marché de ces produits par les autorités fédérales, comme l'a annoncé le Ministre Borsus. Au vu des mésus[...]

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