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L’Académie de médecine favorable à la conservation des ovocytes pour toutes
Il y a 3 mois
L’Académie de médecine favorable à la conservation des ovocytes pour toutes

L’Académie de médecine a adopté la semaine dernière un rapport sur la conservation des ovocytes, plaidant pour rendre accessible cette pratique aux femmes « sensibles à la baisse de la fertilité avec l’âge » souhaitant avoir recours à une fécondation in vitro si jamais elles éprouvaient des difficultés à concevoir « plus tard ».

Actuellement, cet acte est autorisé et mis en œuvre en France dans des indications médicales : préservation de la fertilité pour des femmes atteintes de pathologies nécessitant la mise en œuvre d’un traitement gonadotoxique, c’est-à-dire qui risque de dégrader leur fonction ovarienne, ou pour des femmes « menacées d’insuffisance ovarienne prématurée ».

Depuis peu[1], les femmes qui font don de leurs ovocytes peuvent également conserver une partie des ovocytes prélevés pour elles-mêmes, dans des conditions précises. Selon l’Académie de Médecine, cette brèche a ouvert la voie à l’autoconservation des ovocytes pour raison non médicale, et elle ne voit aucune raison de ne pas s’y engouffrer. Pour mieux appuyer ses recommandations, elle déclare que les conditions fixées par la loi sont « pratiquement irréalisables et contraires à la déontologie médicale », voire « perverses ». Sans se questionner sur l’éthique de l’autoconservation des ovocytes, l’Académie accuse la loi d’être « médicalement et éthiquement inacceptable », et en conclut qu’il ne faut pas la garder en l’état, mais libéraliser cette pratique. En outre, elle élude la question du financement, qui ne serait pas de son ressort.

A qui profiterait cette nouvelle transgression ? Car ce sujet est loin d’être une revendication des français[2], et l’utilité de la technique reste à prouver[3]. En outre, cela ferait bel et bien sauter un nouveau verrou, car le Code de la santé publique stipule que « l’utilisation des éléments et produits du corps humain doivent poursuivre une fin médicale ou scientifique ».

[1] Décret n°2015-1281 du 13 octobre 2015 et arrêté du 24 décembre 2015 pris en application de la loi de bioéthique du 7 juillet 2013 Publication du décret ouvrant le don de gamètes aux adultes sans enfant ; Don de gamètes : une entorse au principe de gratuité ?; Don de gamètes : un nouveau verrou saute

[2] Les français réticents à l’autoconservation des gamètes ; Gel des ovocytes : "Cela crée l'illusion que l'on peut avoir un enfant à n'importe quel âge" ;L’autoconservation des ovocytes est « tout sauf une avancée pour les femmes »

[3] La plupart des femmes qui congèlent leurs ovocytes ne les utilisent jamais

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Au Royaume-Uni, les infirmiers peuvent suivre une formation complémentaire de deux ans pour pouvoir pratiquer des actes chirurgicaux simples en bloc

Le National Health Service anglais (NHS) va promouvoir les "surgical care practitioners" (SCP), ces personnels infirmiers qui pouvaient déjà opérer sous le contrôle d'un chirurgien, mais en les autorisant cette fois à devenir autonomes et responsables de leurs actes. Après leur diplôme d'infirmiers en 3 ans, ces professionnels suivent un mastère de deux années supplémentaires.

Leur rôle est d'assurer toute la prise en charge de l'opéré depuis la consultation avant l'hospitalisation jusqu'à la surveillance postopératoire, la sortie du malade et les consultations de suivi. Ils placent les perfusions, réalisent eux-mêmes l'opération au bloc opératoire et prescrivent des médicaments.

Médicalement, la qualité des résultats obtenus par les "surgical car practitioners" a été évaluée identique à celle des chirurgiens. Ce partage de compétences permet de réserver aux chirurgiens le rôle de décision et d'action dans les cas complexes.

Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

Les pratiques avancées doivent se faire en master 2

Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers, SNPI CFE-CGC, est fortement demandeur de la mise en place d'une pratique avancée en France. Dans 25 pays, 330.000 infirmières en pratique avancée peuvent disposer de telles compétences après deux années d'études supplémentaires validées par un Master. Toutes les études scientifiques ont prouvées l'intérêt de ce métier intermédiaire entre l'infirmière à Bac +3 et le médecin à bac +9 ou +12. L'exemple a été donné par les USA dans les années 1960, et il y a aujourd'hui 158.348 « infirmières praticiennes » et 59.242 « infirmières cliniciennes spécialisées », toutes titulaires d'un Master. En Europe, de l'Irlande à la Finlande, ces infirmières diplômées d'un Master peuvent prescrire des médicaments et assurer le suivi des patients chroniques.

Pour Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI CFE-CGC, la solution réside dans une reconnaissance officielle et nationale de pratiques, avec une rémunération et une formation conséquentes : En France, le cadre légal de l'infir­mière de pra­ti­que avan­cée IPA est l'arti­cle 119 de la loi n° 2016-41 du 26 jan­vier 2016 de moder­ni­sa­tion de notre sys­tème de santé. Hélas, aucun texte d'application n'est paru, et les travaux n'ont même pas commencé (référentiel d'activité, de compétences, de formation, cadre statutaire et grille salariale), car des lobby font pression sur le ministère.

En particulier, les directeurs d'hôpitaux préfèrent pratiquer du "low cost", avec des "protocoles de coopération" pour régler des situations individuelles, sans les compétences acquises dans une formation cadrée nationalement. Avec les "coopérations", ce sont des compétences personnelles qui seront attribuées à des infirmières particulières pour faire des actes à la place des m[...]

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Médicalement, la qualité des résultats obtenus par les "surgical car practitioners" a été évaluée identique à celle des chirurgiens. Ce partage de compétences permet de réserver aux chirurgiens le rôle de décision et d'action dans les cas complexes.

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Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

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Pour Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI CFE-CGC, la solution réside dans une reconnaissance officielle et nationale de pratiques, avec une rémunération et une formation conséquentes : En France, le cadre légal de l'infir­mière de pra­ti­que avan­cée IPA est l'arti­cle 119 de la loi n° 2016-41 du 26 jan­vier 2016 de moder­ni­sa­tion de notre sys­tème de santé. Hélas, aucun texte d'application n'est paru, et les travaux n'ont même pas commencé (référentiel d'activité, de compétences, de formation, cadre statutaire et grille salariale), car des lobby font pression sur le ministère.

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Médicalement, la qualité des résultats obtenus par les "surgical car practitioners" a été évaluée identique à celle des chirurgiens. Ce partage de compétences permet de réserver aux chirurgiens le rôle de décision et d'action dans les cas complexes.

Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

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Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

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