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Il y a 1 mois
L'asepsie : une priorité requise lors des soins à domicile

Audrey, étudiante en soins infirmiers à Saint-Etienne, nous livre une analyse de situation vécue lors de son premier stage ; une situation d'hygiène observée au sein d'une structure extra-hospitalière qui vise au maintien des personnes âgées à domicile. Son questionnement est le suivant : comment respecter les conditions d’hygiène et d’asepsie au domicile du patient et comment les déchets sont-ils triés ? Il nous raconte cette observation qui a suscité chez lui des interrogations bien légitimes ?

L'étonnement ou comment des étudiants en soins infirmiers racontent leurs premiers questionnements en stage

Formatrices dans un institut de formation en soins infirmiers Croix-Rouge à Saint-Etienne, Yamina Lefevre et Zohra Messaoudi ont demandé à leurs étudiants de 1ere année, dans le cadre de l'unité d'enseignement Hygiène et infectiologie (UE 2.10) de réaliser une analyse de situation à partir d'un étonnement vécu lors de leur premier stage. Dans la continuité des trois premiers textes que nous avons publiés en 2015 textes jugés parmi les plus pertinents par leurs enseignantes, puis d'une nouvelle série déployée en 2016. En 2017, de nouveaux étonnements s'offrent à nous comme celui de Noémie, de Charles, de Simon et maintenant d'Audry.. Merci pour ce partage, il serait en effet dommage que ces riches réflexions de profanes restent anecdotique.

Description de la situation

sonde urinaire soignant

Que pouvons-nous mettre en place pour garder une réelle asepsie à domicile ? Telle est la question qui occupe l'esprit de ce jeune étudiant en soins infirmiers de 1ere année.

En tant qu’étudiante en soins infirmiers L1, j’ai effectué mon premier stage de quatre semaines au mois d’octobre, au sein d’une structure extra-hospitalière qui a pour but le maintien des personnes âgées à domicile. Dans un premier temps, j’ai dû accompagner les aides-soignants durant leur tournée et dans un second temps l'infirmière X lors des soins infirmiers, souvent programmés en début de semaine.
Durant ma première semaine de stage nous avons été alerté à midi, lors de la relève, que Mr Y1, âgé de 91 ans et sondé à demeure depuis 5 ans, présentait un problème. Monsieur Y a présenté en effet un globe vésical suite à des complications liées à de la rétention d’eau. Il avait été pris en charge par la structure pour une aide partielle à la toilette vite transformée en aide totale (c’est-à-dire toilette complète au lit et mise au fauteuil).

Lors de la relève, l’aide-soignante nous informe que Mr Y n’avait pas uriné depuis la veille et qu'il se plaint de douleurs abdominales. Au même moment, l’infirmière X a reçu un appel de l’épouse de Mr Y qui a confirmé qu’il y avait un problème au niveau de la sonde de Mr Y.

Quelles observations ?

Nous nous sommes donc dirigés vers le domicile de Mr Y qui habite dans une maison non loin de notre structure. Mr X est incontinent et sa sonde doit être changée toutes les trois semaines environ. Il existe une période de répit quand son méat urinaire et son appareil urinaire sont trop enflammés. Une sonde d’une plus longue durée est alors installée pour le soulager. Nous nous présentons au domicile de Mr X que nous trouvons dans sa chambre où est installé un lit médicalisé. Il gémit de douleur. La chambre de Mr Y, exigüe, est composée d’une grande armoire, de deux lits simples dont un médicalisé et d’une petite commode déjà surchargée. L'infirmière X et moi-même sommes habillés en civil, et donc sans tenue de soins spécifique.

Dans un premier temps, l’infirmière procède aux étapes suivantes :

  • elle se présente ;
  • découvre le patient ;
  • observe la sonde et la poche d’urine vide et constate des dépôts à l’intérieur de la sonde ;
  • consulte le dossier du patient ;
  • explique à Mr et Mme X que la sonde est visiblement bouchée et qu’il va falloir la changer

Ensuite elle se lave les mains, explique à Mr X et à son épouse que la sonde va être retirée, adapte la position du patient au soin prévu : en décubitus dorsal. Après que la sonde ait été retirée, l'infirmière procède à la toilette urogénitale. L’ide m’explique qu’une sonde stérile va être introduite de manière aseptique dans la vessie du patient. Elle sort un set de sondage stérile de son sac professionnel. Ce set est composé du matériel pour la toilette urogénitale, pour l’asepsie et pour la fixation du dispositif. Faute de place, l'infirmière ouvre le set sur le lit du patient et étale le champ stérile sur les couvertures à côté de lui.

Lors de la préparation du matériel, avant la mise en place de la sonde, l'extrêmité de la sonde qui allait être introduite dans le méat urinaire de Mr Y avait débordée du champ stérile et touché la couverture du patient. Elle n’était donc plus stérile mais l'infirmière qui l'a pourtant remarqué a continué le soin. Pour moi, il y a eu un problème au niveau de l’asepsie. Après le soin, l’infirmière a réinstallé le patient, évacué les déchets dans la poubelle du domicile et s’est lavé les mains. Pour terminer, elle a expliqué à Mme Y qu’elle devait la recontacter en cas de nouveaux problèmes. L’infirmière a ensuite noté sur le dossier du patient les gestes effectués et la date.

Faute de place, l'infirmière ouvre le set sur le lit du patient et étale le champ stérile sur les couvertures à côté de lui.

Analyse de la situation

Deux questions me sont apparues comme évidentes : comment respecter les conditions d’hygiène et d’asepsie au domicile du patient et comment les déchets sont-ils triés ?

Comment respecter l’asepsie au domicile du patient ?

Au niveau du lavage des mains, le risque du sondage urinaire est considéré comme intermédiaire. Il faut juste faire un lavage hygiénique ou traitement hygiénique des mains par frictions. Le matériel a été installé sur la couverture du patient faute de place, un chariot de soins à domicile était peu envisageable et je n’en avais vu dans aucune maison ou appartement lors de mes tournées précédentes. Mme Martin2 nous a bien mentionné l’importance de désinfecter les zones où était installé le matériel nécessaire au soin. Elle nous a aussi appris que l’environnement du patient était une source potentielle de contamination. Le traitement adapté des surfaces et des dispositifs médicaux par désinfection et/ou stérilisation réduit le risque de transmission croisée des micro-organismes. Le dispositif médical dans ce cas avait un risque médian car en contact avec une muqueuse. Il aurait fallu procéder à une désinfection de niveau intermédiai[...]

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Bruxelles, le 15 mars 2017 - Pour IEW et l'association européenne Alliance pour la santé et l'environnement (HEAL), la décision de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) selon laquelle le glyphosate n'est pas cancérigène suscite de graves inquiétudes pour la santé et l'environnement et constitue une déception majeure pour les acteurs de la santé environnementale []] .

L'avis du Comité pour l'évaluation des risques de l'ECHA contredit celui du centre international de recherche contre le cancer (CIRC), qui a classé le glyphosate comme « cancérogène probable » en 2015. Pour Génon K. Jensen, directrice exécutive de HEAL, la décision d'aujourd'hui est un recul pour la prévention du cancer : « Nous nous attendions à ce que dans le futur, la décision du CIRC soit reconnue comme étant la plus pertinente. Toujours est-il que l'Europe s'apprête à donner le feu vert au glyphosate le feu vert et la santé publique perdra une occasion importante pour la prévention du cancer. Les taux de cancer peuvent être réduits en retirant des produits chimiques dangereux du marché ».

L'avis de l'ECHA n'est pas facile à comprendre. Mme Jensen poursuit : « le CIRC est la référence internationale pour l'évaluation des substances cancérigènes. Il est incompréhensible que les institutions de l'UE arrivent à un résultat aussi radicalement différent : le comité de l'ECHA n'a même pas donné au glyphosate le classement d'un « carcinogène possible ». C'est le genre de contradiction qui nourrit les soupçons du public quant à la fiabilité des opinions des agences scientifiques de l'UE ».

L'opinion du CIRC se base notamment sur sept études qui ont montré une incidence tumorale significativement accrue chez les rats et les souris après que le glyphosate leur a été administré. Toutefois, les résultats de l'ECHA n'ont pas été complètement inattendus, étant donné que les avis précédents de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et de l'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques (BfR) avaient tous deux rejeté les éléments de preuves contenus dans ces sept études. Des critiques ont été formulées à propos de ce rejet, notamment par Peter Clausing dans le document “The Carcinogenic Hazard of Glyphosate [2]]” . L'évaluation de l'ECHA, tout en reconnaissant l'augmentation limitée d'incidence des tumeurs de manière souffre des mêmes problèmes d'analyse que l'EFSA et le BfR pour parvenir à la conclusion qu'elles ne constituent pas une preuve suffisante de cancérogénicité.

Le manque de transparence dans le processus de classification des agences européennes est de plus en plus préoccupant. Une lettre conjointe (http://env-health.org/IMG/pdf/open_letter_to_echa_06032017.pdf) adressée à la Commission par Greenpeace, HEAL et de nombreux autres groupes a souligné que le comité de l'ECHA utilisait des « preuves scientifiques non publiées et fournies par l'industrie pour formuler ses avis » en plus des études publiées dans des revues à comité de lecture.

La lettre exprimait également des préoccupations au sujet des conflits d'intérêts de certains membres du comité d'experts de l'ECHA. « Nous vous demandons respectueusement d'appliquer et d'améliorer les politiques de l'ECHA pour préserver son indépendance vis-à-vis de l'industrie et la transparence de son travail », précise la lettre.

En février 2017, le Commissaire européen pour la santé et la sécurité alimentaire, Vytinis Andriukeitas, a également exprimé ses préoccupations et a suggéré qu'une réforme pourrait être nécessaire. Selon le procès-verbal d'une réunion de la Commission européenne [3]], il a déclaré : « Le principal problème, selon lui, est le manque de confiance du public dans la science et le sentiment que l'Europe ne les protége pas suffisamment des effets de certaines substances chimiques ». Le procès-verbal indique également qu'Andriukeitas a estimé que cela impliquait « une réforme des agences de l'UE chargées de fournir la base scientifique de ces décisions et de leurs procédures pour les rendre plus transparentes ».

Cette décision est d'autant plus inattendue que les éléments de preuves à charge du glyphosate continuent de s'accumuler. Très réce[...]

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