Actualité
Il y a 3 mois
Le Comité national d'éthique favorable à la PMA pour les couples lesbiens et les femmes célibataires

Le Comité consultatif national d'éthique a donné mardi 27 juin, un avis positif sur l'autorisation pour les couples lesbiens et les femmes célibataires à recourir à la PMA pour avoir un enfant.


News Santé | Actualités & informations - Yahoo Actualités FR
Découvrez plus sur le même flux
Actualité
Actualité
Il y a 14 jours
Levothyrox: l'ancienne formule fait son retour en pharmacie
News Santé | Actualités & informations - Yahoo Actualités FR
Actualité
Il y a 14 jours
L'ancien Levothyrox de retour en pharmacie sous le nom d'Euthyrox
News Santé | Actualités & informations - Yahoo Actualités FR
Actualité
Il y a 14 jours
L'ancienne formule du médicament Levothyrox de retour ce lundi
News Santé | Actualités & informations - Yahoo Actualités FR
Actualité
Il y a 15 jours
Marilyn Manson : Le décor de son concert s’effondre, le chanteur hospitalisé
News Santé | Actualités & informations - Yahoo Actualités FR
Actualité
Il y a 15 jours
La ceinture de chasteté : zoom sur une pratique toujours en vogue !
News Santé | Actualités & informations - Yahoo Actualités FR
Actualité
Il y a 15 jours
10 choses à savoir sur les petites lèvres
News Santé | Actualités & informations - Yahoo Actualités FR
Actualité
Il y a 15 jours
Complexe d'infériorité
News Santé | Actualités & informations - Yahoo Actualités FR
Actualité
Il y a 15 jours
Maternité : les traumatismes gynécologiques
News Santé | Actualités & informations - Yahoo Actualités FR
Actualité
Il y a 15 jours
Levothyrox : l'ancienne formule à nouveau disponible en pharmacie
News Santé | Actualités & informations - Yahoo Actualités FR
Actualité
Il y a 15 jours
Journée sans voitures à Paris
News Santé | Actualités & informations - Yahoo Actualités FR
Actualité
Il y a 15 jours
Octobre rose en Essonne : la Ligue contre le cancer fait la chasse aux manifestations détournées
News Santé | Actualités & informations - Yahoo Actualités FR
Articles liés par le même flux
Actualité
Il y a 16 jours
News Santé | Actualités & informations - Yahoo Actualités FR

Utiliser les nouvelles technologies connectées pour une prise en charge de meilleure qualité, la plus éthique possible et pas nécessairement source de dépenses supplémentaires ? C'est l'objectif des spécialistes venus débattre sur le thème : Santé et Numérique, bénéfices et risques à l'occasion du Forum SRS, Sciences, Recherche et Société, organisé par La Recherche et Sciences et Avenir.


Actualité
Il y a 16 jours
Souffrance et travail

Par Erwan Le Bezvoët, psychologue clinicien – Réseau des consultations souffrance et Travail.

L’introduction du new public management

On ne peut comprendre la situation actuelle du monde hospitalier que dans la perspective plus large de l’évolution des services publics en France. C’est ce à quoi s’est employé Vincent de Gaulejac [1] qui a décrit l’importation dans les institutions publiques de méthodes managériales élaborées d’abord pour les grands groupes et dans une logique de rentabilité financière.

C’est en effet en premier lieu dans les entreprises multinationales anglo-saxonnes comme IBM qu’ont été développés des outils de gestion visant à « optimiser » les ressources humaines. Ces outils ont ensuite été repris par de grands cabinets de consultants (les fameux « big four »), qui ont développé des modèles d’organisation et d’évaluation du travail applicables à tout type d’entreprises.

Cette culture managériale a ensuite été introduite dans les services publics (new public management) en se fondant sur l’approche client, la concurrence, le management par objectifs, la comptabilité analytique, l’évaluation chiffrée des résultats, etc. Elle est devenue l’outil principal de la mise en œuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques dès 2007 (rebaptisée par le gouvernement suivant Modernisation de l’Action Publique) visant dans le même temps la réduction des moyens et l’amélioration du service. Le travail a alors été réduit à une approche gestionnaire et ramenée à sa dimension prescrite et « mesurable ».

Pour Nicolas Matyjasik [2] , « l’objectif affirmé par ces structures de conseil est de substituer la « culture de résultat » à la traditionnelle « gestion des moyens », ceci dans une logique de vente de prestations qui se trouvent être historiquement leur fonds de commerce. (…) En surfant sur l’idée que cette « culture du résultat » est née avec la Loi Organique relative aux Lois de Finance (en 2001), ils légitiment leurs interventions évaluatives et entretiennent un discours performatif audible pour les décideurs publics ; discours plus attrayant pour la sphère politico administrative du fait de l’illusion de scientificité qui l’entoure. »

La dénégation du réel du travail

La notion de rentabilité comme la notion d’efficience (« faire plus et mieux avec moins ») a alors confronté les travailleurs à une injonction paradoxale et une mise à mal de leur professionnalité. La professionnalité se construit en situation concrète de travail dans la confrontation à la résistance du réel. Le travail peut en effet se définir comme « la mobilisation des hommes et des femmes face à ce qui n’est pas prévu par la prescription, face à ce qui n’est pas donné par l’organisation du travail » [3]. C’est cette confrontation qui amène alors à toute une série d’aménagements et qui constitue le travail réel encore appelé « travail vivant ». Des arbitrages sont également convoqués face aux situations réelles : tout n’est pas possible « en même temps », il faut choisir et ce choix implique des jugements, une délibération avec soi-même et les autres sur nos actes. C’est donc dans cet écart entre le prescrit et le réel du travail que se construit un savoir-faire qui engage profondément l’identité de chacun. Nous y jouons alors notre santé physique et mentale.

Or nous assistons à une sorte d’écrasement de ce travail vivant par les « sciences de la gestion » qui ne prennent pas en compte cette butée sur le réel. Celui-ci est toujours tenu dans l’ombre en rejetant précisément l’espace où il peut être mis en jeu et en discussion, à savoir l’espace de la coopération. Christophe Dejours rappelle à ce propos le mot d’ordre néo-libéral qui enjoint à évacuer la coopération, autrement dit l’espace de conflictualisation et de résolution collectif des impasses du travail prescrit face au réel. Il cite à ce propos le programme de refondation sociale du MEDEF : « La référence à la coopération doit être bannie. Elle sert essentiellement à dissimuler la déresponsabilisation des individus » [4].

La prise en compte du travail réel, la professionnalité et les objections argumentées, sont donc perçues comme des obstacles à cette logique managériale qui vise non pas la coopération mais l’individualisation du travail. Pour le dire autrement, la réelle exigence de qualité mobilisée dans le travail impliquant des compromis, des aménagements et des jugements, va à l’encontre de « l’efficience » qui elle, ne souffre aucun contournement du travail prescrit. S’il doit y avoir des choix à faire et des aménagements à trouver, ceux-ci n’ont plus à engager l’institution dans son organisation et sa responsabilité. C’est au salarié seul de les assumer.

C’est bien ce qui se passe aujourd’hui au sein des hôpitaux et des établissements médico-sociaux : la discussion autour du réel du travail et des compromis nécessaires pour y faire face, n’est plus audible face à un discours prônant à la fois l’amélioration de la qualité et la réduction des coûts. Comment en effet la chaine hiérarchique peut-elle assumer le réel du travail des aides-soignantes qui n’ont parfois que 4 minutes pour accompagner le repas d’un malade d’Alzheimer ? Comment peut-elle assumer les arbitrages qu’elles vont par conséquent devoir faire face à cette réalité ? On sait que dans ce contexte, certains soignants vont proposer de ne donner qu’une partie du repas qui sera choisi par le résident. Cette « moins mauvaise solution » relève d’une éthique du quotidien et fait sens. Toutefois, cet arbitrage risque de rester clandestin, sauf si le collectif de travail peut mettre en discussion cette réalité qu’il faudra donc faire assumer à la chaine hiérarchique. Mais il est difficile de passer de l’injonction paradoxale au dévoilement de la contradiction puisque le modèle managériale défend justement l’idée qu’il est possible de faire les deux à la fois. Il existerait une « recette » qui permettrait de s’affranchir du réel. Par conséquent, le discours de l’efficience reste du côté d’une illusion de scientificité, comme l’est le savoir ésotérique de l’alchimiste. Il maintient une injonction paradoxale (« qualité et moindre coût ») qui, au bout du compte, est porté uniquement par le personnel soignant dans son travail au quotidien.

Pour que ce discours managérial puisse faire autorité, il faut nécessairement contourner les objections du discours sur le travail réel. C’est ce qui peut amener à tenir à l’écart le savoir des professionnels les plus expérimentés, à morceler les collectifs de travail mais aussi à passer par l’évaluation individualisée du personnel. Toutes ces stratégies permettent alors de dissiper la conscience collective de la résistance du réel. C’est l’intelligibilité du travail réel, sa légitimité à exister et la possibilité de le mettre en discussion qui sont ainsi neutralisés.

Parallèlement à cette individualisation, l’identification/adhésion aux enjeux de réduction des coûts peut être renforcée afin de rendre la « dispute professionnelle » [5] moralement condamnable car réinterprétée en « résistance au changement », en « déloyauté » (au niveau de l’encadrement) ou en en conflit relationnel [6]. Nous avons là alors les deux grandes ficelles de ce type de management qui neutralise la coopération : d’un côté l’individualisation et de l’autre l’adhésion.

Les impasses du travail jusqu’à l’épuisement

Mais ce serait une erreur que de penser que les « sciences de la gestion » ignorent complètement la question de la professionnalité. Elles demandent seulement à ce que cela ne les engage pas à revoir leur modèle. Il s’agit plutôt de faire en sorte que cette question soit évacuée de l’organisation du travail mais pas forcément de l’individu. C’est d’ailleurs en cela que l’organisation du travail devient effectivement « efficiente », à savoir en déplaçant l’espace de résolution de l’écart entre le prescrit et le réel, du collectif vers l’individuel. Autrement dit, la mise en débat du travail au regard du réel ne doit plus s’interposer au calcul rationnel du coût du travail mais devenir une question personnelle, un débat avec soi-même qui ne concerne plus l’institution. Les pratiques de coaching, les formations à la gestion du stress ou de développement personnel confortent cette vision individuelle du travail qui écarte d’emblée les questions organisationnelles. De même, faire disparaître les espaces de délibération transforme la dispute professionnelle entre pairs en tensions interpersonnelles et ne permet plus d’interroger la coopération. Ne plus débattre du travail amène alors à se débattre seul et parfois à se battre entre collègues.

La recherche de l’efficience et la rationalisation du travail vont donc de pair avec une nouvelle forme de « souffrance exploitée » au travail [7]. C’est la mobilisation psychique individuelle qui est sollicitée pour d’une part intérioriser les enjeux de l’employeur (adhésion) et d’autre part résoudre seul l’écart entre ces directives données à soi-même et le réel (individualisation).

Le travailleur tente de répondre à la tâche prescrite tout en prenant en compte le réel du travail mais il le fait seul ou dans la clandestinité d’un collectif de travail. Il prend alors à son compte l’injonction paradoxale de l’efficience qui s’affranchit du réel. Si cette souffrance exploitée a ses limites qui sont celles de l’épuisement, la précarisation du personnel hospitalier permet de moins en moins à celui-ci de s’en préserver. Les contractuels s’arrêtent difficilement car ils prennent le risque de voir leurs contrats non renouvelés. Dans un contexte « à flux tendu » avec des pools de remplacement de moins en moins fournis (lorsqu’ils existent encore) les titulaires, bien que sécurisés par leur statut, savent que leur arrêt peut aggraver les difficultés de l’équipe et les mettre en porte-à-faux avec les collègues ou la hiérarchie. Au-delà de la précarité statutaire, une précarité subjective [8] se développe chez l’ensemble du personnel soignant. C’est pourquoi ce sont alors les stratégies de défenses qui prennent le relais seules et se substituent à l’épuisement de la mobilisation psychique dans le travail réel.

Les stratégies de défense jusqu’au consentement

En effet, pour tenir à distance les impasses du travail réel et échapper à un épuisement rapide, les soignants sont amenés à mettre en place des stratégies non plus pour faire le travail mais pour «tenir bon » au travail. La psychodynamique du travail définit ces stratégies de défense (individuelles ou collectives) comme une maîtrise psychique d’une situation de travail qui, sinon, resterait subie. Le salarié renonce à articuler la tâche prescrite au réel du travail mais c’est au prix d’une rupture d’avec son travail subjectivé qu’il supporte alors la situation. Cette mobilisation défensive est déjà exploitée dans l’approche taylorienne du travail où l’ouvrier peut lui-même se robotiser pour annuler toute réflexivité et souffrance en lien justement avec sa réduction au statut d’exécutant. Cette robotisation est obtenue par la recherche d’une cadence qui annule la pensée. De même, la conseillère du plateau d’appel téléphonique qui subit un script absurde peut se protéger de sa souffrance en se « dégageant d’elle-même » et là encore se [...]

Presse médicale
Il y a 17 jours
ScienceDirect

Publication date: Available online 28 September 2017
Source:Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique
Author(s): Alice Vignaud
L’espoir et le rétablissement sont l’essence même de la pair-aidance. Celle-ci s’est développée avec le mouvement du rétablissement aux États-Unis dans les années soixante-dix, au cours duquel des patients se sont révoltés contre les pronostics fatalistes de certains médecins et ont commencé à témoigner de leur reprise de pouvoir sur leur vie. Le rôle du pair aidant est d’accompagner, à la fois les patients et le personnel de santé, vers un nouveau paradigme en santé et des pratiques professionnelles innovantes, afin de favoriser le processus de rétablissement des personnes. Promouvoir le rétablissement, c’est admettre qu’une personne peut avoir une maladie psychiatrique chronique sévère et vivre de façon épanouissante et heureuse. C’est considérer que l’évolution de la maladie et le devenir de la personne sont indépendants et que la préoccupation principale des patients est le rétablissement. C’est aussi admettre que, si le médecin peut soigner ou guérir, il ne peut « rétablir » la personne, c’est la personne qui peut « se rétablir », ce qui implique de favoriser l’empowerment et l’autodétermination du sujet, en reconnaissant son savoir expérientiel. Cet article étudie le concept du rétablissement, les étapes de son processus, les facteurs favorables et les attitudes soignantes adaptées. Il met en lumière la manière dont la pair-aidance peut aider au rétablissement et favoriser ce changement de paradigme et de postures en psychiatrie, déjà amorcé, où l’on se préoccuperait, au-delà de l’évolution de la maladie, du devenir de la personne et de sa reconstruction dans toutes les dimensions de sa vie, personnelle, affective et sociale, professionnelle, spirituelle, citoyenne… Les études ont montré que le métier de pair-aidant apportait de nombreux bénéfices pour les patients et les équipes médicales ; cependant, cette professionnalisation de certains patients rétablis ne va pas sans soulever quelques inquiétudes et questions éthiques, comme tout métier novateur.ObjectivesThis article aims at explaining the concept and the process of recovery and identifying its different stages, as well as analysing which patient's and caregiver's behaviours will help this journey to recovery. The second objective is to demonstrate how professional peer support can be an innovative job that gives meaning to patients’ healthcare and participate to a paradigm shift in psychiatry, as this role redirects caring practices towards recovery, and not just the remission or healing of the disease. This paradigm shift is based on the assumption that patients can recover and transform themselves in a fulfilling life, despite a severe and chronic psychiatric disease, and that the person's wellbeing goes way beyond symptomatic remission. From this point of view, the patient needs to retake ownership of one's life and step out of one's “[...]

Actualité
Il y a 17 jours
Infirmiers

Dans ce nouveau cours consacré à la « congruence » et à l’ « authenticité », Christine Paillard en quoi ces notions parfois floues sont importantes dans l’accompagnement des personnes soignées.

Chaque mois, Christine Paillard, ingénieur pédagogique, propose d'analyser un mot, son étymologie et démontre son importance dans le domaine du soin ; un mot figurant dans son Dictionnaire des concepts en soins infirmiers – Vocabulaire professionnel de la relation soignant-soigné.

Equipe soignante avec un patient

Allier relation soignant/soigné et authenticité n’est pas toujours évident.

La congruence peut se définir simplement comme l’adéquation entre des émotions ressenties en lien avec les réactions non verbales provoquées par ces émotions. Pour un soignant, ce comportement réaliste implique une certaine disponibilité à accueillir les souffrances et les causes sans faire paraître de réaction inappropriée, maladroite ou relevant d’un certain jugement défavorable par la personne soignée, écoutée. Ici, il ne sert à rien de faire semblant d’être accueillant si le soignant ne l’est pas. La congruence soutient cette manière d’être du professionnel qui manifeste une concordance entre ce qu’il ressent, ce qu’il pense, ce qu’il dit et ce qu’il fait. Pour Jacqui Schneider-Harris1, la congruence, est la capacité d’être réellement soi-même, de prendre conscience de qui l’on est, et de pouvoir vivre cette identité pleinement et ouvertement. Il s’agit d’un processus d’acceptation de soi, favorisant l’expression réelle de soi-même et, à travers cette dynamique, qui permet la rencontre réelle avec autrui… La notion de congruence est également très importante dans l’accompagnement des personnes en démarche de soins, car, afin d’adapter au mieux les réponses et les stratégies aux situations de vie des personnes, il est nécessaire qu’elles puissent nous dire, le plus sincèrement possible, ce qui se passe réellement pour elles. Indépendante du système rogerien, la congruence se reconnaît par son approche humaniste.

Une approche centrée sur la personne

La congruence relève d’une approche centrée sur la personne (ACP) et nécessite une écoute active, la reformulation, le non jugement, l’empathie et l’acceptation inconditionnelle, qui sont les caractéristiques de la relation d’aide chez Carl Rogers qui définit ainsi cette approche : la relation d’aide psychologique est une relation permissive, structurée de manière précise, qui permet à l’individu d’acquérir une compréhension de lui-même à un degré qui le rende capable de progresser2. Selon Wilders Sue3, l’empathie est un concept qui est intégré aux conditions de congruence et de regard positif inconditionnel. Elle existe au sein du contexte de la non-directivité et est considérée comme un prédicat de la tendance actualisante. Cette congruence interroge notre authenticité. Celle-ci peut se diviser en deux aspects, celui de son identité personnelle/professionnelle et par la question des relations interpersonnelles.

L'identité professionnelle et les valeurs personnelles

Selon Erickson, 19594, la motivation la plus importante de l’être humain est la quête de l’expression de son Soi au cours de sa vie. En effet, au cours du stade de développement d’intégrité puis de générativité, l’adulte cherche à vivre dans l’authenticité et à être son vrai soi par le biais de l’expression de soi. Dans la tradition humaniste, l’authenticité est essentielle au développement de l’individu. Elle en constitue même une finalité5. Carl Rogers6 souligne l’importance d’être son vrai soi et considère que l’authenticité provient de la congruence entre le soi et l’expérience immédiate. Selon Hodgkinson7, être authentique, c’est être fidèle à soi-même, à son système de valeurs. Pour J. Ménard et L. Brunet8, l’aspect interpersonnel de l’authenticité, quant à lui, porte davantage sur l’intégrité ou l’éthique, de même que la responsabilisation de l’individu…

On définit donc l’authenticité comme le fait d’assumer ses responsabilités et de respecter autrui, de même que les normes établies. Ainsi, selon les tenants de cette conception, une personne authentique est une personne éthique et intègre. Il s’agit d’une vision dite interpersonnelle de l’authenticité puisque l’individu est authentique vis-à-vis autrui. Ici, c’est l’autre qui juge de l’authenticité dont l’individu fait preuve.

Une évaluation interactive

Dans une démarche de soins, la congruence interroge des valeurs internes, des motivations profondes et concerne la qualité d’une relation de soin par sa résonance authentique. La personne soignée agit, réagit en évaluant naturellement le positionnement du soignant. La relation soignant-soignée suggère une analyse de situation par le professionnel. Pour Maeona K. Jacobs-Kramer et Peggy L. Chinn9, s’interroger dans quelle mesure nous « savons ce que nous faisons » et « faisons ce que nous savons » suscite une prise de conscience tant du soi authentique que du soi divulgué. Cela permet un mouvement personnel vers la force intérieure, la sincérité et l’authenticité – des caractéristiques associées à la congruence. La réflexion et la réponse constituent le contexte du processus associé à l’évaluation du soi comme un type de savoir. Pendant que l’individu examine le soi, les perceptions et intuitions lui sont renvoyées par les autres. Les réponses réfléchies fournissent une perception concernant le soi de l’individu et sa congruence. Lors des interactions de soin, l’infirmière et[...]

Actualité
Il y a 17 jours
Observatoire du sida et des sexualités

A qui appartient le corps des femmes ? Rencontre-débat avec Denis Mukwege, docteur en Sciences médicales de l’ULB, qui a oeuvré sur la reconstruction des femmes victimes d’excision, le 12 octobre à 18h30. À l’occasion des 40 ans de l’Hôpital Erasme, cette rencontre, animée par un.e journaliste du Soir, reviendra sur les grands dossiers éthiques qui Plus d'infos

Actualité
Il y a 18 jours
Infirmiers

En ce mois de septembre qui s'achève, nous vous proposons notamment de découvrir un ouvrage qui théorise autour du juste soin, de partager les émotions d'une psychologue qui œuvre au plus près des enfants malades, de plonger au coeur des nanomédecines pour envisager ce que seront les thérapies de demain et de vivre les aventures et mésaventures de Louise, une infirmière…

Chaque mois, la rédaction d'Infirmiers.com vous propose ses conseils de lecture… Une rubrique comme une occasion d'affûter sa curiosité et de parfaire son savoir dans bien des domaines !

Guide Pharmaco

Guide pharmacoGuide pratique de pharmacologie à l'attention des étudiants et professionnels en soins infirmiers, le Guide pharmaco s'est imposé comme l'ouvrage de référence indispensable en cours de formation et dans l'exercice professionnel. Il comporte deux parties immédiatement identifiables :

  • les bases théoriques traitant de la législation pharmaceutique, de l'origine, de la présentation et des modes d'administration des médicaments, de leur devenir dans l'organisme, de l'activité, de la toxicité, des interactions et de la posologie ;
  • les grandes classes médicamenteuses réparties en 16 chapitres et 74 sections intégrant pour chacun d'entre eux, un paragraphe « soins infirmiers », qui aborde l'administration des médicaments, la surveillance du traitement et les conseils à donner au patient.

Un chapitre « perfusion - nutrition parentérale » qui traite des solutions injectables de grand volume pour perfusion et de la nutrition parentérale, éléments très utiles dans la pratique quotidienne des soins infirmiers. Une annexe des principales constantes biologiques ainsi qu'un index à quatre entrées permettant un accès rapide à l'information recherchée complètent l'ouvrage.

Exaustif, facile à consulter, ce guide est un outil précieux pour les étudiants et professionnels en soins infirmiers. Un accompagnement tout au long de leur exercice professionnel

• Guide Pharmaco. Etudiants et professionnels en soins infirmiers, 12e édition, R. Gervais, G. Willoquet, avec la collaboration de Marc Talbert, Editions Lamarre, août 2017, 32 €.

Le courage des lucioles

Le courage des luciolesPsychologue dans le service de réanimation pédiatrique d’un grand hôpital, Muriel Derome, psychologue, côtoie au quotidien des enfants malades, handicapés ou accidentés, ainsi que leurs familles. Elle les écoute, leur révèle que leur plus grande liberté réside dans l’acceptation et l’expression de la vérité. Elle apprend à Lili, qui ne peut communiquer qu’en clignant des yeux, à exprimer son amour à l’étudiant infirmier qui la soigne ; accompagne le petit Jules au chevet de sa soeur morte et y noue un émouvant dialogue avec lui ; persuade, au coeur d’une nuit terrible et belle à la fois, les parents de Manon d’accepter son décès et de favoriser le don d’organes ; écoute avec bonheur Linda, tétraplégique, qui savoure la vie grâce aux récits des autres… Ce texte passionnant fait aussi découvrir l’univers de l’hôpital, les conflits entre soignants, leurs doutes, leurs émotions, les débats éthiques. Muriel dévoile ses propres fragilités, raconte avec humour et lucidité ses diffi cultés à concilier la vie dévorante de l’hôpital avec celle à la maison où l’attendent des moments de joie ou de crise avec ses enfants. À partir de la souffrance, ce témoignage dégage une énergie de vie sans pareille. Les enfants de l’hôpital acceptent les limites de leur corps, trouvent une incroyable force, et parfois même de la joie, en investissant pleinement l’instant présent.

Comme des lucioles au plus profond de la nuit, ces héros malgré eux transmettent une petite lumière, qui brillera longtemps dans la mémoire des lecteurs.

• Le courage des lucioles. Ma vie de psychologue auprès des enfants à l'hôpital, Muriel Derome, Phillipe Rey Editions, octobre 2017, 20 €.

La nanosanté

La nanosantéAprès la révolution génétique, la nouvelle révolution en médecine est celle des nanotechnologies. « Médecine du futur », « futur des soins de santé », « révolution médicale », les expressions abondent pour qualifier la nanomédecine. Détecter et traiter les maladies avant l'apparition des premiers symptômes, livrer précisément des médicaments dans les recoins les plus éloignés du corps, diriger des nanoparticules par la lumière dans l'organisme, suivre en continu l'état de santé grâce à des nanocapteurs, régénérer des tissus malades et vieillissants : ce catalogue de promesses est désormais au cœur de la recherche biomédicale et soulève tant l'intérêt stratégique des gouvernements que la convoitise économique de l'industrie pharmaceutique. À ce titre, l'Europe a accordé 1,3 milliard d'euros pour la recherche et le développement des nanotechnologies pendant la période 2002-2006. La nanomédecine bouscule notre compréhension de la médecine et nous fait entrer de plain-pied dans l'ère de la nanosanté. Étroitement liée au néolibéralisme, elle ne vise plus à changer le monde, mais bien à perfectionner le corps humain afin de le rendre plus performant. Cet ouvrage propose une lecture sociologique de cette révolution médicale.

Les technologies médicales contemporaines ne cherchent pas seulement à guérir les maladies une fois qu'elles se sont manifestées, mais à intervenir sur les processus vitaux pour les « optimiser ». A la médecinecde restauration succède une médecine de l'amélioration.

• La nanosanté. La médecine à l'heure des nanotechnologies, Mathieu Noury, Editions Liber, mars 2017, 18 €.

Le juste soin

Le juste soinLe déploiement d’un juste soin, de soins de qualité repose sur des efforts individuels et collectifs, l’acquisition de savoirs, d’une démarche et sur l’analyse des pratiques. Ce livre fournit des repères en ce sens aux acteurs du prendre soin. Les soignants sont toujours plus conduits à composer avec des contraintes liées aux politiques de santé, à ajuster leurs pratiques en fonction d’objectifs institutionnels dont la logique leur est souvent étrangère. Malgré ce contexte, la mise en œuvre d’un juste soin demeure possible, même si cela ne va pas sans efforts individuels et collectifs. Cet ouvrage montre que les professionnels de la [...]