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Législatives 2017 : 26 médecins élus, Touraine battue

Ils partirent 45 pour ce second tour des élections législatives... Ce sont finalement 26 praticiens libéraux et hospitaliers qui entrent à l'Assemblée nationale dont 19 sous la porteuse bannière macroniste, sur fond de majorité présidentielle abso...

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Observatoire des Inégalités

La quasi-totalité de la population française vit à moins de quinze minutes d'un médecin généraliste, selon l'Insee. Et 95 % de la population peut accéder à un hôpital en moins de 45 minutes, rappelait le ministère de la Santé en 2011. Les "déserts médicaux" sont-ils un faux problème ?

Ce n'est pas un faux problème. Les déserts médicaux ne concernent plus seulement les habitants des communes isolées qui, sans que ce soit anormal, ont toujours dû faire quelques kilomètres pour trouver un médecin. Mais aujourd'hui des arrondissements, des cantons entiers, des départements, et même des régions, sont en proie à une désertification médicale très avancée. La Mayenne, la Lozère par exemple, avec beaucoup d'autres, sont des départements où il n'y a vraiment plus beaucoup de médecins. La région vraiment déshéritée est la région Centre-Val de Loire, sauf dans l'agglomération tourangelle. Elle est bordée par des régions qui ne sont pas beaucoup mieux loties comme la région Bourgogne-Franche-Comté ou l'Auvergne. La distance devient si excessive qu'elle entraîne un renoncement à des soins qui seraient pourtant nécessaires.

Ne faudrait-il pas distinguer les villes des campagnes ?

Les déserts médicaux peuvent aussi se créer là où on ne les attend pas. C'est notamment le cas dans les très grandes villes comme Paris. Parce que les jeunes médecins ont du mal financièrement à s'établir en ville, à trouver un cabinet de taille suffisante à des prix abordables, il se créé un désert médical, ce qui est tout à fait paradoxal par rapport à l'histoire médicale de la France. Cela se traduit par la difficulté des gens qui arrivent dans une ville à trouver un médecin référent. Ils devront attendre leur premier enfant pour rentrer à nouveau dans un circuit de suivi médical, avec un gynécologue qui enverra chez un confrère, etc. Mais pour les nombreux jeunes qui s'installent à Paris notamment pour le travail, cela reste plus compliqué.

Après les zones rurales et les grandes villes, le troisième type de désert médical, ce sont les banlieues pauvres. Il y a 40 fois plus de spécialistes pour 10 000 habitants dans le 7e arrondissement de Paris qu'à La Courneuve où il n'y en a que 1,6 pour 10 000 habitants. On pourra dire qu'après tout, les habitants de La Courneuve n'ont qu'à prendre le RER pour venir dans le 7e. Mais il y a beaucoup de raisons qui les en empêchent, et d'abord le fait que, dans le 7e, l'essentiel des médecins pratiquent des dépassements d'honoraires qui en limitent l'accès aux plus modestes.

Deuxièmement, dans certaines villes de banlieue on trouve beaucoup de bénéficiaires de la CMU et certains médecins, on le sait bien, refusent de les prendre. Ensuite et surtout, les transports représentent un coût non négligeable. Selon la zone où on habite en Île-de-France, l'aller-retour à Paris peut coûter aux alentours de 10 euros, ce qui n'est pas rien. La barrière financière joue donc ici. Enfin, une partie des habitants de la banlieue se sentent un peu perdus dans les beaux quartiers parisiens. D'ailleurs, on le leur fait remarquer. Encore davantage dans une salle d'attente de médecin.

Tout cela fait que nos concitoyens ressentent la réalité des déserts médicaux (comme les dépassements d'honoraires, le reste à charge, etc). C'est d'ailleurs pour quoi les services d'urgence sont pleins en permanence dans les hôpitaux. On ne peut pas en vouloir à ceux qui s'y adressent. Le service public est fait pour ça. Il est un peu facile et méprisant de croire que les urgences constituent la solution de facilité. Que ceux qui disent cela aillent aux urgences et voient ce que c'est d'attendre longtemps, très longtemps souvent…

95 % de la population qui a accès à un hôpital en moins de 45 minutes, ça fait quand même 5 % pour lesquels ce n'est pas le cas, c'est-à-dire trois millions de Français. Dans le préambule de la Constitution de 1946, il est écrit que la Nation garantit à tous la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. À tous. Or, ces trois millions-là, qui vivent sur 40 % du territoire national, ne croient plus à l'égalité des territoires en France. Trois millions, ça pèse dans les urnes. Cette situation n'est pas bonne pour la République.

Comment lutter contre les déserts médicaux ?

En 1928, des syndicats de médecins se sont réunis au sein de la Confédération syndicale des médecins français, la CSMF. Les médecins sont alors en position de force : ils sont bien formés, ils sont intelligents, ce sont des notables. Et ils sont bien placés pour obtenir ce qu'ils souhaitent. Ils établissent une charte médicale dont un des points est la liberté d'installation. Personne n'ose remettre en cause ce principe de liberté d'installation comme celui de la liberté de prescription, etc. Les difficultés de la sécurité sociale, plus tard,[...]

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Ce n'est pas un faux problème. Les déserts médicaux ne concernent plus seulement les habitants des communes isolées qui, sans que ce soit anormal, ont toujours dû faire quelques kilomètres pour trouver un médecin. Mais aujourd'hui des arrondissements, des cantons entiers, des départements, et même des régions, sont en proie à une désertification médicale très avancée. La Mayenne, la Lozère par exemple, avec beaucoup d'autres, sont des départements où il n'y a vraiment plus beaucoup de médecins. La région vraiment déshéritée est la région Centre-Val de Loire, sauf dans l'agglomération tourangelle. Elle est bordée par des régions qui ne sont pas beaucoup mieux loties comme la région Bourgogne-Franche-Comté ou l'Auvergne. La distance devient si excessive qu'elle entraîne un renoncement à des soins qui seraient pourtant nécessaires.

Ne faudrait-il pas distinguer les villes des campagnes ?

Les déserts médicaux peuvent aussi se créer là où on ne les attend pas. C'est notamment le cas dans les très grandes villes comme Paris. Parce que les jeunes médecins ont du mal financièrement à s'établir en ville, à trouver un cabinet de taille suffisante à des prix abordables, il se créé un désert médical, ce qui est tout à fait paradoxal par rapport à l'histoire médicale de la France. Cela se traduit par la difficulté des gens qui arrivent dans une ville à trouver un médecin référent. Ils devront attendre leur premier enfant pour rentrer à nouveau dans un circuit de suivi médical, avec un gynécologue qui enverra chez un confrère, etc. Mais pour les nombreux jeunes qui s'installent à Paris notamment pour le travail, cela reste plus compliqué.

Après les zones rurales et les grandes villes, le troisième type de désert médical, ce sont les banlieues pauvres. Il y a 40 fois plus de spécialistes pour 10 000 habitants dans le 7e arrondissement de Paris qu'à La Courneuve où il n'y en a que 1,6 pour 10 000 habitants. On pourra dire qu'après tout, les habitants de La Courneuve n'ont qu'à prendre le RER pour venir dans le 7e. Mais il y a beaucoup de raisons qui les en empêchent, et d'abord le fait que, dans le 7e, l'essentiel des médecins pratiquent des dépassements d'honoraires qui en limitent l'accès aux plus modestes.

Deuxièmement, dans certaines villes de banlieue on trouve beaucoup de bénéficiaires de la CMU et certains médecins, on le sait bien, refusent de les prendre. Ensuite et surtout, les transports représentent un coût non négligeable. Selon la zone où on habite en Île-de-France, l'aller-retour à Paris peut coûter aux alentours de 10 euros, ce qui n'est pas rien. La barrière financière joue donc ici. Enfin, une partie des habitants de la banlieue se sentent un peu perdus dans les beaux quartiers parisiens. D'ailleurs, on le leur fait remarquer. Encore davantage dans une salle d'attente de médecin.

Tout cela fait que nos concitoyens ressentent la réalité des déserts médicaux (comme les dépassements d'honoraires, le reste à charge, etc). C'est d'ailleurs pour quoi les services d'urgence sont pleins en permanence dans les hôpitaux. On ne peut pas en vouloir à ceux qui s'y adressent. Le service public est fait pour ça. Il est un peu facile et méprisant de croire que les urgences constituent la solution de facilité. Que ceux qui disent cela aillent aux urgences et voient ce que c'est d'attendre longtemps, très longtemps souvent…

95 % de la population qui a accès à un hôpital en moins de 45 minutes, ça fait quand même 5 % pour lesquels ce n'est pas le cas, c'est-à-dire trois millions de Français. Dans le préambule de la Constitution de 1946, il est écrit que la Nation garantit à tous la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. À tous. Or, ces trois millions-là, qui vivent sur 40 % du territoire national, ne croient plus à l'égalité des territoires en France. Trois millions, ça pèse dans les urnes. Cette situation n'est pas bonne pour la République.

Comment lutter contre les déserts médicaux ?

En 1928, des syndicats de médecins se sont réunis au sein de la Confédération syndicale des médecins français, la CSMF. Les médecins sont alors en position de force : ils sont bien formés, ils sont intelligents, ce sont des notables. Et ils sont bien placés pour obtenir ce qu'ils souhaitent. Ils établissent une charte médicale dont un des points est la liberté d'installation. Personne n'ose remettre en cause ce principe de liberté d'installation comme celui de la liberté de prescription, etc. Les difficultés de la sécurité sociale, plus tard,[...]

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Il y a 3 heures
Infirmiers

Florence Nightingale, née le 12 mai 1820 à Florence, morte le 13 août 1910 à Londres, est une infirmière britannique, pionnière des soins infirmiers modernes et de l'utilisation des statistiques dans le domaine de la santé. Alex Attewell en dresse le portrait au travers de différents articles. Celui-ci est consacré à la vocation de Florence Nigthingale.

Source : commons.wikimedia.org - Florence Nigthingale en train de lire.

À l’âge de 17 ans Florence eut, comme l’indique un de ses carnets intimes, une expérience mystique, une sorte d’appel profond qui allait la conforter dans la conviction qu’elle n’était pas destinée à mener une vie ordinaire. Entre 20 et 30 ans, elle eut des conflits de plus en plus fréquents avec ses parents qui voulaient la marier, mais tenant bon, elle parvint à garder son indépendance. Trouver un domaine d’action auquel elle puisse appliquer son intelligence et canaliser ses capacités intellectuelles n’était pas chose aisée. À l’âge de 30 ans, elle décrivit cette frustration en ces termes : À un moment de ma vie — j’ai assouvi ma soif de faire des études et d’acquérir des connaissances, mais cela n’a pas duré. Lorsque fut créé en 1848 le Queen’s College, qui donnait pour la première fois aux jeunes filles la possibilité de suivre un enseignement supérieur, Florence ne se montra pas intéressée : ce qu’elle voulait, c’était un domaine où elle pourrait agir, mettre à profit des connaissances déjà considérables. Elle a écrit : La première chose à laquelle je me souviens avoir songé — et la dernière — ce fut le travail d’infirmière ou, à défaut, l’éducation, mais plutôt celle des délinquants que celle des jeunes. Or, je n’étais pas moi-même formée à ces fins (Vicinus et Nergaard, 1989, p.30).

En 1845, alors qu’elle cherchait par quels moyens pratiques apprendre à soigner, Florence demanda à ses parents l’autorisation d’exercer le métier d’infirmière au Salisbury Infirmary, où un ami de la famille était médecin-chef. L’autorisation fut refusée, non pour des raisons propres à cet hôpital, mais parce que, selon ses parents, ce travail ne convenait pas à une personne du rang social de leur fille. C’était comme si j’avais voulu être fille de cuisine, commenta-t-elle. Elle conclut avec amertume que seul le veuvage ou la misère pouvait donner à une femme instruite une raison de travailler. Durant cette période difficile, elle reçut quelques encouragements de Samuel Gridley Howe, le premier Américain à s’être préoccupé [...]

Blog
Les Centres hospitaliers universitaires sont les premiers acteurs de la recherche biomédicale en France
Il y a 4 heures
Rédaction médicale et scientifique

Je suis toujours satisfait quand la bibliométrie est utilisée à bon escient. Je vous recommande de consulter le site du CNCR (Centre national de Coordination de la recherche) : créé en 2005, le CNCR est l’organe de représentation des Etablissements Publics de Santé et a pour objectif le développement de leurs activités spécifiques en recherche et innovation en santé. En juillet 2017, le CNCR a publié un communiqué de presse pour présenter les données principales et une infographie que vous pouvez imprimer. Faites attention en le lisant car les résultats sont percutants (voir définition en bas du billet) !!! Voici des extraits de ce communiqué (en ayant ajouté un espace entre les nombres et le sigle % pour respecter les règles de dactylographie française) :

Les résultats de l’analyse sont percutants : à partir de 5 indicateurs (la production, la part de production en collaboration internationale, l’indice d’impact normalisé et la part de publication dans Top 10 % et Top 1 %), le panorama montre que les Centres hospitaliers universitaires sont les premiers acteurs de la recherche biomédicale en France, au regard du volume de publications. L’analyse permet également d’affirmer que cette production prolifique – elle a augmenté de 35 % entre 2006 et 2015,
est de qualité : l’indice d’impact a augmenté de plus de la moitié, passant de 1 (la moyenne mondiale) à 1,5.

5 autres informations majeures composent cette infographie

  • L’impact des publications des CHU&R croît plus rapidement que le volume.
  • Les CHU, contributeurs majeurs de la production scientifique française : dans la classification OCDE Medical & Health Science, les CHU&R contribuent à 30 % de la production française et ces publications correspondent [...]
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Les résultats de l’analyse sont percutants : à partir de 5 indicateurs (la production, la part de production en collaboration internationale, l’indice d’impact normalisé et la part de publication dans Top 10 % et Top 1 %), le panorama montre que les Centres hospitaliers universitaires sont les premiers acteurs de la recherche biomédicale en France, au regard du volume de publications. L’analyse permet également d’affirmer que cette production prolifique – elle a augmenté de 35 % entre 2006 et 2015,
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