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La pose d’un appareil dentaire par l’orthodontiste doit être envisagé dès âge de 7 ou 8 ans ©Fotolia

A partir de quel âge un enfant peut-il porter un appareil ?

De nos jours, les traitements orthodontiques commencent plus tôt. Les enfants sont suivis dès leur plus jeune âge. Il est occasionnellement possible de débuter vers l’âge de 4-5 ans si l’enfant a du mal à mastiquer ou s’il présente une difficulté à ventiler. L’intervention de l’orthodontiste s’effectue alors en collaboration avec celle de l’ORL. Le traitement des enfants qui présentent des fentes palatines (bec de lièvre) débutent parfois encore plus précocement.

D’une façon générale, nous pensons que c’est à l’âge de 7 – 8 ans qu’un enfant devrait consulter un orthodontiste. Lors de ce premier rendez-vous, soit il est trop tôt et le patient sera revu ultérieurement pour une seconde consultation, soit l’enfant a besoin d’un traitement dit « interceptif » d’une durée de 6 mois environ. Ces traitements interceptifs ont en général pour but de corriger un décalage de croissance des mâchoires ou un problème d’évolution anormale des dents (une dent qui évoluerait à la mauvaise place risque d’abîmer d’autres dents ou de gêner leur évolution).

Problème de décalage de croissance. Photo avant traitement.
Après traitement

Souvent les patients présentent des décalages de croissance des maxillaires (entre la mâchoire du haut et celle du bas). Il est donc important qu’ils consultent l’orthodontiste juste avant l’apparition des premiers signes de puberté. En effet, les appareils orthopédiques peuvent agir pendant toute la durée de la phase pubertaire. La puberté achevée, la plupart des anomalies de croissance pourront être corrigées mais par des traitements plus complexes d’orthodontie combinés à de la chirurgie maxillo-faciale. Il est également possible dans certains cas de « compenser » le décalage par des extractions de dents. En résumé, pour que l’orthodontiste ait le choix du traitement le plus adapté, il est préférable de consulter très tôt.

Technique d’orthodontie combinée à la chirurgie maxillo-faciale. Avant traitement
Après traitement

Est-ce le dentiste qui le plus souvent adresse le patient, ou est-ce que vous avez de plus en plus de consultations spontanées ?

L’assurance maladie n’impose pas un parcours de soins et il est possible de consulter l’orthodontiste directement. Mais les parents ne sont pas toujours à même de détecter le besoin d’un traitement. Pour cette raison, 80% de nos patients nous sont adressés par leur dentiste.

Orthodontie, un enfant sur deux a besoin d’un traitement

Sait-on aujourd’hui la proportion d’enfants qui portent un appareil dentaire ?

Une étude avait montré il y a de nombreuses années qu’environ un enfant sur deux a besoin d’un traitement d’orthodontie pour des raisons fonctionnelles et parfois esthétiques.

Certaines personnes pensent que si de plus en plus d’enfants portent un appareil, c’est un effet de mode. Il n’en est rien. Si la proportion des enfants qui bénéficient d’un traitement d’orthodontie se rapproche de la proportion de ceux qui en ont besoin, c’est parce que l’offre de soins est maintenant adaptée et parce que les dentistes généralistes sont bien formés pour détecter les problèmes orthodontiques.

L’indication d’un traitement d’orthodontie ne doit rien au hasard. C’est sur des critères objectifs fonctionnels (occlusion dentaire, mastication, équilibre des articulations des mâchoires) et esthétiques que se posent les indications.

Enfin, l’esthétique ne doit pas être négligée car l’amélioration du sourire par l’alignement des dents participe à établir la confiance en soi et la construction du bien-être psychologique.

L’orthodontie a des visées à la fois sanitaires et esthétiques. Avant traitement.
Après traitement

Quels problèmes majeurs l’appareil dentaire va t-il permettre de corriger ?

On va distinguer les appareils orthopédiques des appareils orthodontiques.

Les appareils orthopédiques agissent sur les décalages de croissance des maxillaires. Par exemple, pour un problème de mâchoire du haut trop étroite, on peut mettre ce que l’on nomme « un disjoncteur ». En élargissant la mâchoire du haut, on aide le développement des voies aériennes supérieures et on facilite la ventilation. On évite une croissance asymétrique qui pourrait provoquer un problème fonctionnel conséquent.

De nombreux autres appareils orthopédiques permettent de corriger les décalages de croissance dans les trois dimensions de l’espace. Il est impossible ici de les décrire tous.

Les appareils orthodontiques déplacent les dents. Il s’agit des appareils multi-attaches que l’on appelle (à tort) « les bagues », en métal ou en céramique, des attaches du côté de la langue (attaches linguales) ou encore des gouttières transparentes (aligneurs).

Appareil dentaire, pour soigner l’esthétique et le fonctionnel

L’intérêt n’est pas juste esthétique mais également sanitaire ?

Effectivement ! L’orthodontiste apporte bien plus à ses patients que l’alignement des dents de devant !

Le rôle premier de l’orthodontie est de rétablir une mastication efficace et un équilibre fonctionnel. Mastiquer ne doit pas demander d’efforts. Lorsqu’il existe un grand décalage entre les dents de devant (les incisives), le patient doit constamment solliciter l’avancée de sa mâchoire du bas pour inciser les aliments.

D’autre part, les incisives trop en avancées sont très fortement exposées au risque de fracture du fait de leur position en pare-choc. Le plus grand risque de fracture se situe entre les âges de 9 et 12 ans, d’où l’intérêt de la prévention.

Avant traitement. Le patient peine à fermer la bouche.
Après traitement. Le patient ferme la bouche, son profil est harmonieux

Il existe de nombreuses indications de traitement orthodontique, des raisons articulaires, fonctionnelles, parodontales…

Les orthodontistes travaillent aujourd’hui en collaboration avec d’autres spécialités médicales : ORL, endocrinologue, pédiatre, chirurgien maxillo-facial, ostéopathe, orthophonistes etc. Ils occupent une place privilégiée pour détecter les risques d’apnées du sommeil.

L’indication première de l’orthodontie est donc d’ordre fonctionnel. Bien sûr, les résultats esthétiques découlent d’un traitement bien conduit.

Faut-il parfois arracher des dents en même temps que l’on pose un appareil ?

Il arrive que l’on soit effectivement obligés de retirer des dents lorsque les mâchoires sont trop petites par rapport à la taille des dents. L’orthodontiste réalise un calcul du manque de place et n’envisage de faire retirer des dents que s’il ne peut faire autrement : la dent est un organe sain qu’il convi[...]

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Il y a 1 heures
Réseau CHU
« C’est un grand honneur et une grande fierté de devenir le parrain du fonds Aliénor », s’est exclamé Frédérick Gersal, lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée le 15 septembre au CHU de Poitiers, en présence de Jean-Pierre Dewitte, directeur général du CHU et président du fonds Aliénor. Le journaliste et raconteur d’histoire a accepté de devenir le parrain du fonds de dotation du CHU de Poitiers pour soutenir « avec beaucoup d’humilité, les chercheurs et leurs équipes ». Reconnu pour le sérieux de ses chroniques et ses qualités pédagogiques, le célèbre journaliste mettra son talent et sa notoriété au service de cette grande cause. Ambassadeur du fonds et poitevin d’adoption, Frédérick Gersal, sera aux côtés du CHU lors des grands événements, à commencer par la nuit des chercheurs le 27 septembre*.
La conférence de presse a aussi été l’occasion pour Jean-Pierre Dewitte de rappeler la vocation du fonds Aliénor, qui a démarré son activité en janvier 2016. « Il y a très peu de financement pour la recherche et l’innovation dans le budget d’un CHU. C’est encore plus vrai pour les jeunes chercheurs émergents. Les fonds collectés par le fonds Aliénor sont donc destinés à développer la recherche et l’innovation au CHU de Poitiers en les finançant davantage. » Une problématique essentielle dans le cadre de la grande région où les établissements avec une activité de recherche importante seront privilégiés.

« Soigner le plus grand nombre »

le fonds Aliénor a retenu 6 projets de recherche portant sur la dégénérescence maculaire, le méningiome, les perturbateurs endocriniens, innovations techniques en cardiologie et en neurochirurgie et sur un nouveau lieu d'information santé.
Le Pr Nicolas Leveziel, qui étudie la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), était également présent à cette conférence de presse. « C’est un projet qui me tient à cœur, indique l’ophtalmologiste, car le type de DMLA sur laquelle nous travaillons, la forme exsudative, n’a actuellement pas de traitement. » « Ces recherches poitevines vont permettre de soigner le plus grand nombre, l’humanité tout entière », a déclaré avec enthousiasme Frédérick Gersal.
Les dons en ligne via le site du fonds Aliénor et via la borne de micro-don présente au niveau des ascenseurs de Jean-Bernard (niveau rez-de-chaussée), sur le site de la Milétrie, ou encore en contactant la direction de la communication et du mécénat du CHU de Poitiers au 05 49 44 43 33. « Même minime, chaque don compte ! » a rappelé Jean-Pierre Dewitte.

*La nuit des chercheurs du CHU de Poitiers

Pour la première fois, le CHU de Poitiers convie patients, usagers, visiteurs, professionnels de santé à rencontrer ses chercheurs lors d'une soirée dédiée organisée conjointement avec le fonds Aliénor, le mercredi 27 septembre, de 18h à 23h, dans le hall d’accueil Jean-Bernard, sur le site de la Milétrie. La science et les technologies seront à l’honneur. A la manière d'un « speed searching » chacun pourra échanger avec les spécialistes sur les thèmes d'actualité : cancérologie, perturbateurs endocriniens, DMLA, infections, hématologie, diabète/obésit[...]
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Une affiche placardée dans la salle d'attente d'un médecin fait grand bruit. Sur celle-ci, il est possible d'y lire : «Chers patients, devenez autonomes !! Faites des économies !! Pour une rhume (nez qui coule, toux), vous n'avez pas besoin de me consulter ».


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Quotidien du médecin

Le parquet de Marseille a diffusé sur l'ensemble du territoire une notice destinée à aider les patients souffrant des effets secondaires de

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Moteurline

Personnes en situation de handicap dans les établissements de santé : comment mieux organiser leurs soins ?

  • Guide méthodologique, pdf, 81 pages.

En établissement de santé, les personnes en situation de handicap font face à de nombreux obstacles pour être accueillies et accompagnées de manière adaptée.

Le guide, proposé aux professionnels exerçant en établissement de santé, inclut un résumé, des préconisations et 2 outils de mise en œuvre :

une check list des actions à entreprendre (destiné à l'équipe dirigeante) une grille patient traceur (destinée à l'équipe impliquée dans l'accueil et la prise en charge de la personne en situation de handicap).

Ce guide fait suite à l'audition publique menée par la HAS en 2009 relative à l'accès aux soins en établissement de santé et témoigne de la volonté de la HAS de s'impliquer dans les questions liées au handicap.

Il s'inscrit également dans le cadre de la procédure de certification des établissements de santé en proposant[...]

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Réseau Santé Qualité

Après dix mois de travaux, un nouveau service de réanimation et soins continus s'ouvre ce mercredi au centre hospitalier de Boulogne. L'hôpital Duchenne poursuit ainsi sa mue, entamée depuis 2012, en investissant cette fois-ci plus de 3 M€ pour améliorer l'hospitalisation des patients.

Ce n'est évidemment pas le lieu où l'on aimerait passer un séjour, mais il faut reconnaître que le nouveau service de réanimation et soins continus du centre hospitalier a été conçu pour le confort optimal des patients.

Spacieux et lumineux, il sera opérationnel dès mercredi après-midi. Après dix mois de travaux, les huit patients vont intégrer ces locaux flambant neufs, divisés en trois unités de soins de six lits : deux zones de réanimation et une zone de soins continus. Ce qui représente plus de chambres qu'auparavant. « L'intérêt aujourd'hui, c'est de pouvoir regrouper sur un seul plateau les mêmes unités avec une totale polyvalence. Elles étaient jusqu'alors distantes géographiquement », explique le directeur Yves Marlier.

Concrètement, la prise en charge n'est pas transformée et la restructuration n'a rien de révolutionnaire, mais elle permet de rationaliser les soins tout en apportant un plus large confort aux patients. « On améliore ainsi les conditions d'accueil d'hospitalisation et la possibilité pour les proches d'être 24 heures sur 24 à leur chevet, ce qui n'était pas le cas avant », poursuit le Dr Pierre Ducq, néphrologue-réanimateur.

Il existe un autre facteur d'amélioration, comme le p[...]