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Macron multiplierait par deux l'HAD

Elisabeth Hubert profite de la campagne présidentielle pour sensibiliser à l'hospitalisation à domicile. Et après avoir fait en février des propositions pour développer l'HAD, l'ancienne ministre de la Santé qui préside dé...

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Infirmiers

Anne-Marie Garnier, infirmière en Hospitalisation à Domicile (HAD), est passionnée de musique. Elle a décidé de concilier sa passion avec sa profession dans un même objectif : prendre soin de ses patients. Rencontre.

Clarinette instrument de musique

Anne-Marie apaise ses patients en leur jouant la musique de leur choix à domicile.

Depuis quatre ans, Anne-Marie Garnier, 53 ans, est infirmière à domicile en HAD au sein de l'équipe soins palliatifs, en région parisienne. Musicienne de formation, elle s'attache, durant ses visites, à prendre soin de ses patients de différentes manières. Anne-Marie leur offre notamment des moments de détente au travers des morceaux qu'elle leur joue à la clarinette.

La musique, un autre soin

Lorsque j'ai commencé en soins palliatifs à domicile, l'idée de la musique est venue assez naturellement, raconte Anne-Marie. J'ai proposé à une patiente avec qui je m'entendais bien et qui aimait la musique si ça lui ferait plaisir que je lui joue de la clarinette. Elle a accepté et j'ai préparé un programme de quelques morceaux doux et apaisants. Le jour J, j'ai d'abord fait mes soins, puis j'ai enlevé ma blouse et me suis installée pour jouer. C'était très émouvant pour moi, mais aussi pour elle. Elle a fermé les yeux, et s'est laissée aller à écouter. Elle était très détendue après, et il s'est passé quelque chose entre nous, de l'ordre du partage d'un moment fort. C'est un beau souvenir. J'ai ensuite recommencé de temps en temps pour d'autres patients, et de fil en aiguille, j'ai "peaufiné" mes interventions. À chaque expérience, j'écrivais mon ressenti et le pourquoi du comment. Je joue de plus en plus régulièrement pour les patients, et j'ai maintenant des expériences de musique pendant des soins douloureux ou anxiogènes. Au départ, Anne-Marie sélectionnait les musiques à interpréter. Elle s'adapte désormais aux souhaits de ses patients, quitte à devoir effectuer quelque recherches pour trouver et apprendre le morceau à jouer. Cela contribue à développer mon répertoire, estime-t-elle.

Anne-Marie dispense ces séances en plus de son travail d'infirmière. Elles dépendent donc de la charge de travail. J'effectue d'abord les soins, ensuite je change de casquette. Je ne peux pas le faire quand la charge de travail est trop lourde, regrette-t-elle. Une session dure de 20 à 30 minutes en fonction du patient, de son état de fatigue, de sa demande. De prime abord, les patients étaient choisis par Anne-Marie en fonction des contacts établis et de leur appétence pour la musique. Le choix s'est ensuite effectué selon les symptômes, comme l'anxiété, la perte de l'estime de soi, la tristesse, la douleur… Désormais, ses collègues indiquent à Anne-Marie les patients à qui ces séances pourraient faire du bien.

Quand je vois les yeux d'un patient briller, qu'il tape la mesure, ou qu'il écoute en tenant les mains de sa femme, je suis heureuse

Des moments émotionnels forts

Pour les patients, c'est toujours un moment fort, explique Anne-Marie. Ça les apaise, ça leur apporte un moment de plaisir, de réconfort, de calme. Certains arrivent à "partir en voyage". Parfois, c'est juste un peu de joie dans leur journée. Et le souvenir reste, ce qui leur fait du bien quand ils y repensent. Les séances ne sont pas réservées aux patients. Les proches peuvent eux aussi être présents puisque cela se déroule au domicile du patient. C'est un événement qui est aussi pour eux, car ils vivent une situation difficile, souligne l'infirmière. En général, ils apprécient beaucoup ce moment de plaisir et de partage, et cela libère souvent des émotions. Une activité à laquelle ses collègues adhèrent complètement.

Anne-Marie bénéficie également du bienfait de ces séances qui lui permettent d'allier son métier et sa passion. Quand je vois les yeux d'un patient briller, qu'il tape la mesure, ou qu'il écoute en tenant les mains de sa femme, je suis heureuse, livre-t-elle. Une séance l'a d'ailleurs profondément marquée. C'était un patient atteint d'une pathologie neurologique lui créant des mouvement incontrôlés, qui devenaient de plus en plus invalidants, et rendaient la toilette très difficile, pour lui, sa femme et les soignants, se remémore-t-elle. On a eu l'idée et les moyens d'y aller un jour à trois soignants : deux pour la toilette et moi pour jouer pendant les soins. Le patient n'a eu que très peu de mouvements incontrôlés pendant que je jouais. Sa femme a pleuré, puis s'est ensuite mise à la tête de son mari pour lui parler doucement à l'oreille. Mes collègues ont fait la toilette tranquillement. Il y a eu beaucoup d'émotions pour tout le monde. J'ai joué p[...]

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Il y a 23 jours
Réseau CHU
Environ 30 millions de personnes vivant dans l’Union Européenne seraient touchées par une des 6 000 à 8 000 maladies rares ou complexes (ou à faible prévalence) qui pâtissent aujourd’hui d’une rareté et d’une fragmentation des connaissances scientifiques. L’Europe a donc décidé d’appuyer ses recherches sur 24 plateformes de coopération transfrontalières rassemblant les meilleurs experts du diagnostic et du traitement de ces pathologies qui vont des maladies du sang aux troubles osseux, de l'oncologie pédiatrique à l’immunodéficience.

Suite à un appel d’offre de la Commission Européenne, ces réseaux « virtuels », vont monter en puissance grâce à une plateforme informatique spécialement conçue et des outils de télémédecine pour que les 900 équipes concernées à travers l’UE échangent leurs connaissances .
L’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, premier Centre Hospitalier Universitaire au plan Européen, engagée dans ces réseaux européens de référence à travers ses 21 établissements*, vient de se voir confier la coordination de trois d’entre eux sur les cinq pilotés par la France. Preuve de la qualité de son expertise et de sa prise en charge, le choix de l’AP-HP va contribuer ainsi à améliorer encore la visibilité du parcours de soin pour les patients et leur possible accès à un diagnostic précis et aux traitements les plus innovants.
Ces réseaux sont :
ERN VASCERN
Coordonné par le Pr Guillaume Jondeau, responsable du Centre de Référence maladie rare Syndrome de Marfan et apparentés – hôpital Bichat, AP-HP, ce réseau est dédié aux maladies vasculaires multisystémiques rares. Il regroupe 31 centres de recherche implantés dans 11 pays européens ainsi que des associations de patients
Site en anglais : https://vascern.eu/
twitter : @vascern
ERN SKIN
Le Pr Christine Bodemer, Chef de Service de Dermatologie et coordinatrice du Centre de Référence sur les maladies génétiques de la peau (MAGEC) – hôpital Necker-Enfants Malades, APHP, le coordonne. Il est dédié aux maladies rares cutanées et sous cutanées, regroupe 56 centres de recherche implantés dans 18 pays ainsi que des associations de patients.
Site en anglais https://vascern.eu/ ERN Eurobloodnet
Ce réseau, coordonné par le Pr Pierre Fenaux, Chef du service d’Hématologie sénior – hôpital Saint-Louis, AP-HP, est consacré aux maladies hématologiques rares qui rassemblent la plupart des maladies du sang, de la moelle osseuse, des ganglions lymphatiques et de la coagulation. Il regroupe 66 centres implantés dans 15 pays ainsi que des associations de patients.
Plus d’informations (en anglais) /
twitter : @ERNEuroBloodNet
Identifier les ressources disponibles en Europe et améliorer la lisibilité du parcours de soin : ce sont aussi les objectifs auxquels vont s’atteler ces réseaux européens de référence. Certains d’entre eux, tels qu’ERN SKIN coordonné par l’AP-HP, se sont engagés à développer des registres de patients atteints de maladies rares, à participer à des programmes de recherche, à constituer des cohortes et à mener des études cliniques pour identifier et tester de nouveaux traitements.
En France, l[...]
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Il y a 23 jours
Infirmiers

Pour certains patients, et quelle que soit la maladie, le maintien à domicile permet de garder une vie normale. Infirmiers libéraux et aidants s’y emploient ensemble. Comment ces soins s’organisent-ils au quotidien ? La question était au cœur d’une table ronde qui s’est tenue au Palais des Congrès d’Issy-les-Moulineaux le 31 mars dernier dans le cadre des Journées Nationales des Infirmiers Libéraux 2017. Hélène Monteils, IDEL à Montpellier, Jean-François Desgranges, un aidant de ses patients et Aurélie Misme, directrice médicale de la Maison des aînés et des aidants à Paris sont venus en témoigner et débattre.

Table ronde

Jean-François Desgranges, père d'un enfant atteint de mucoviscidose depuis sa naissance, a témoigné avec force et courage de son rôle d'aidant, accompagné au plus près par une infirmière libérale particulièrement investie. De gauche à droite : Bernadette Fabregas, rédactrice en chef infirmiers.com, animatrice du débat, Hélène Monteils, infirmière libérale à Montpellier et Aurélie Misme, directrice médicale de la Maison des aînés et des aidants à Paris.

En France, plus de 8 millions d’aidants familiaux prennent soin d’une personne dépendante, qu’elle soit âgée en perte d’autonomie, handicapée ou encore atteinte d’une maladie chronique. Dans 80% des cas, c’est la famille qui assume les soins et 60% de ces aidants sont des femmes. 50 % d’entre eux occupent un travail, quand c’est encore possible.

« La pénétration du cercle familial » est déterminante

Jean-François Desgranges, 62 ans, raconte l’histoire de son fils, Teddy, atteint de la mucoviscidose. La famille l’apprend début 1990. Teddy a alors 1 an.Notre vie a changé, se souvient le père. Lui et sa femme cessent de travailler, la famille déménage pour se rapprocher du centre de soins. Quand l’enfant a 8 ans, elle tente une prise en charge à la maison pour éviter les 15 jours trimestriels à l’hôpital. A l’époque, l’hospitalisation à domicile en était à ses balbutiements. On était très stressés. Les infirmières ont su nous aider à passer ce cap-là. Aujourd’hui, Teddy a 30 ans. Il vit en couple avec une jeune femme atteinte de la même maladie. Ils ont une vraie qualité de vie, se félicite le père de Teddy. Cependant, il habite à 5 minutes de chez son fils et son téléphone n’est jamais éteint. Hélène Monteils sourit. C’est elle et son équipe qui se sont occupées du jeune homme depuis le début. Nous avons entrepris de soigner Teddy à domicile, avec tout ce que cela implique, raconte cette infirmière formée aux soins spécifiques imposés par la maladie. Quand il s’est marié, elle était là. C’est un investissement au long court, devenu naturel, digne d’une amitié, résume l’infirmière avant d’ajouter : la pénétration du cercle familial est très importante.

Un propos partagé par Aurélie Misme, médecin gériatre à la tête de la Maison des aînés et des aidants. La structure parisienne, justement, a été pensée pour répondre aux besoins des aidants, souvent un peu perdus dans la jungle des organismes. Comment peut-on se retrouver dans la complexité de l’accompagnement d’une personne âgée ?, interroge Aurélie Misme. Partie de ce constat, l’équipe a fait fusionner l’existant, offrant une structure aussi bien pour les patients que pour les aidants.

Un tel accompagnement de patient et de sa famille est un investissement au long court, devenu naturel, digne d’une amitié

« L’aidant n’est pas du tout considéré »

La collaboration entre aidants et infirmiers libéraux va très loin, témoigne Hélène Monteils, évoquant la famille Desgranges : On a été obligés de former le père pour que le fils ait une vie autonome. Pour accompagner son fils au plus près, Jean-François Desgranges a tout appris : les soins, la kinésithérapie… C’était une obligation, tranche-t-il, mettant un point d’honneur à ne jamais laisser transparaître ses émotions devant Teddy. Quand il est au fond du trou, je me dois d’aller bien.

Cet investissement des aidants n’est pourtant pas sans conséquences. Certains souffrent d’épuisement, de dépression, voire développent une pathologie. Les couples non plus ne résistent pas toujours à l’épreuve. Pourtant, l’aidant n’est pas considéré comme il devrait l'être aujourd’hui, regrette Aurélie Misme. Certes, le rôle des aidants est désormais reconnu dans la loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement et de nouveaux droits leur ont été octroyés, notamment le congé du proche aidant qui a vu le jour en janvier 2017, mais il s’agit d’un congé sans solde de trois mois et renouvelable une fois. Ces[...]

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Il y a 26 jours
Infirmiers

Après François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan s’est entretenu avec les rédactions d’Izeos, le leader du secteur soignant. A son tour, il répond aux préoccupations majeures des soignants que défendent au quotidien les équipes de remede.org, infirmiers.com, cadredesante.com et reseau-chu.com La prise en compte de la souffrance au travail des professionnels est l’un de ses objectifs prioritaires ainsi que les possibilités d’évolution de carrière tant dans le public que dans le privé.

Ce questionnaire a été envoyé aux 11 candidats à l'élection présidentielle. Nous publierons les réponses reçues au fur et à mesure.

Infirmiers.com - Les professions de santé peinent à comprendre pourquoi la pénibilité de leur métier n’est pas reconnue, travail de nuit, horaires en 12h, rappels sur les jours de congés, obligation de la continuité des soins... Quel est votre point de vue sur cette question ?

Nicolas Dupont-Aignan

Présidentielle 2017 : Nicolas Dupont-Aignan répond aux questions des rédactions Izeos.

Il ne viendrait l’idée à personne de contester la pénibilité des professions paramédicales à l’hôpital (infirmiers, aides-soignants…). Cette pénibilité découle assez largement de facteurs objectifs, tels que ceux que vous soulignez (travail de nuit, horaires, rappels pendant les congés…). Il est juste et normal que ces facteurs objectifs de pénibilité soient reconnus, et c’est la raison pour laquelle je propose d’accroitre la prise en compte de la pénibilité du travail du personnel hospitalier (infirmières, aides-soignantes, brancardiers…) par la création de primes spécifiques.

Néanmoins, je sais que le malaise vécu par beaucoup de personnels soignants est réel, et on ne peut pas répondre à un tel malaise par une simple prime. En effet, à ces éléments de pénibilité, constitutifs du métier, viennent s’ajouter, dans certains cas, des facteurs plus difficiles à apprécier, qui relèvent du champ des risques psychosociaux. Ces facteurs permettent, dans le meilleur des cas, de surmonter les difficultés incontournables du métier, dans le pire, les aggravent, en plongeant parfois les personnels dans un état de détresse inacceptable.

Je pense donc que l’on ne peut pas se contenter de prévoir une indemnisation correspondant aux facteurs de pénibilité, mais qu’il faut également faire en sorte que la pénibilité de ces métiers ne puisse pas avoir de retentissement au-delà du raisonnable sur la vie des soignants. C’est malheureusement loin d’être le cas aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle je veux également agir sur des facteurs de réduction des risques psycho-sociaux, comme la qualité de l’accompagnement des personnels, la reconnaissance de leur compétence, ou l’ouverture de possibilité d’évolutions professionnelles.

On ne peut pas se contenter de prévoir une indemnisation correspondant aux facteurs de pénibilité.

Infirmiers.com - Question pour les infirmiers libéraux - Dans votre programme "pour la santé pour tous", vous souhaitez "développer l’hospitalisation à domicile et les soins en ambulatoire". Dans cette perspective, quelle place envisagez-vous pour les infirmiers libéraux qui s’inquiètent aujourd’hui de voir leurs prérogatives redistribuées à d’autres ?

Dans le chapitre santé de mon programme détaillé, présenté le 1er Février 2017, j’explique ma position sur ce point. Le Projet Régional de Santé 2016 a déterminé les besoins d’implantation pour les soins de premier et second recours ainsi que les objectifs de l’offre de soins par activité. Alors qu’ils devraient participer à la définition de ce plan, les infirmiers libéraux, qui assurent le maintien à domicile des patients, ont été ignorés.

Le choix des pouvoirs publics de privilégier la prise en charge des patients par des structures excluant les libéraux et ne respectant pas le libre choix du patient de son praticien (SSIAD, HAD) devient insupportable et met en péril l’existence même de certaines professions : le développement des plateformes territoriales d’appui va de pair avec la création de filières de soins salariés qui dénaturent le métier de professionnel de santé libéral.

Ces choix politiques dépourvus de vision fragilisent la couverture médicale dans l’ensemble de nos régions et affaiblissent le secteur libéral, pourtant essentiels à la santé des Français.

Comme je l’explique dans mon programme détaillé, je considère que les infirmiers libéraux ont toute leur place dans le système de santé. En particulier, toutes les pratiques qui permettent de maintenir à domicile les patients (s’ils le souhaitent) atteints d’affections chroniques doivent être favorisées, et les infirmiers libéraux ont un grand rôle à jouer dans ce cadre.

Je considère que les infirmiers libéraux ont toute leur place dans le système de santé. En particulier, toutes les pratiques qui permettent de maintenir à domicile les patients

Cadredesanté.com -Votre programme comprend la promotion des cadres de santé pour les fonctions de direction. Quelles dispositions seront prises pour les faire accéder en plus grand nombre à l’EHESP ?

Il me semble que, pour répondre de manière adéquate à votre question, il est préalablement nécessaire que j’expose comment je pense orienter la gestion et la direction des hôpitaux.

La gestion et la direction d’un hôpital, si on veut qu’elle soit faite de manière rationnelle et efficiente, doit être réalisée par des professionnels, disposant d’outils de surveillance et de pilotage. Néanmoins, il faut que les contraintes engendrées par la mise en place de ces outils ne viennent pas compromettre ou annuler les gains potentiels que l’on peut en espérer ; je crains que, dans beaucoup de cas, aujourd’hui, ce seuil n’ait été franchi.

Il est donc nécessaire qu’à tous les niveaux de l’hôpital, les décisions en matière de gestion soient prises de manière conjointe par les gestionnaires, et les « opérationnels » : les cadres de santé, chefs de services, chefs de pôles, ou présidents de CME. Les décisions en matière de gestion doivent, idéalement, être prises conjointement par les médecins, cadres de santé, et gestionnaires. Les cas de désaccords doivent remonter à l’échelon supérieur pour arbitrage, mais, à tous les niveaux, le principe d’une codécision doit demeurer pour éviter les excès, dans un sens comme dans l’autre.

Je crois comprendre que la philosophie de votre question est la suivante : afin que les gestionnaires soient mieux capables de prendre en compte les réalités du travail des opérationnels, il faudrait que les gestionnaires puissent être recrutés parmi d’anciens opérationnels.

Si je suis d’accord avec la nécessité d’une meilleure prise en compte des réalités dans la mise au point des outils de gestion, je préfère favoriser le choix inverse. Plus que de permettre aux cadres de santé d’intégrer une filière de pure gestion, mon objectif est de faire en sorte que la responsabilité des décisions en matière de gestion passe davantage des gestionnaires aux médecins et cadres de santé. Ainsi, les cadres de santé, sans avoir besoin de passer par l’EHESP, pourront assumer une partie des responsabilités qui incombent aujourd’hui aux responsables issus de cette école. Cette solution me parait préférable à celle qui consisterait à envoyer des professionnels de santé dans une école qui a, justement, vocation à former des administratifs purs, réputés « non sachants » en matière de soins, ce qui n’est pas le cas d’un cadre de santé.

Afin de répondre à la question précise de la possibilité d’offrir des passerelles pour permettre à des cadres de santé, via une sorte de concours interne dédié, d’accéder à l’EHESP, je n’y vois pas d’objection de principe. Toutefois, je ne pense pas qu’il soit sain de recruter dans une même école des étudiants ayant des profils trop hétérogènes. Les cadres de santé qui seraient réellement intéressés par une intégration de l’EHESP devraient donc, préalablement, suivre une formation continue leur permettant de passer un concours, éventuellement spécifique, mais similaire aux autres candidats.

Je veux également agir sur des facteurs de réduction des risques psycho-sociaux, comme la qualité de l’accompagnement des personnels, la reconnaissance de leur compétence, ou l’ouverture de possibilité d’évolutions professionnelles.

Remede.org - De la Paces à l’internat jusqu’à l’installation des jeunes médecins, quelles sont vos préconisations pour améliorer les conditions de vie, d’études et de travail des futurs médecins ?

Je propose d’augmenter le numerus clausus de médecins d’1/3 afin d’atteindre 10 000 nouveaux médecins par an. Cela permettra de retrouver à moyen terme un nombre de médecins diplômés suffisant sur l’ensemble du territoire de nos universités. Naturellement, cette augmentation du numerus clausus ne devra pas avoir pour conséquence de dégrader la qualité de la formation, ce qui impliquera peut-être d’augmenter le nombre de services « universitaires » (susceptibles de recevoir des externes en stage).

Au-delà de la seule formation, s’agissant de l’installation des jeunes médecins, je prévois surtout d’agir sur l’amélioration des conditions d’exercice de la médecine libérale. Mon objectif est de rendre celle-ci médecine libérale réellement attractive.

Si la crise de la médecine est globale, elle touche en effet d’abord la médecine libérale.

La lourdeur administrative, les contraintes financières (prix du bâti, des loyers...), les honoraires des praticiens, parmi les plus bas d’Europe, l’accès au lieu de résidence des patients rendu trop souvent difficile par l’urbanisation, l’absence de places de parking et la verbalisation qui va de pair, le sentiment d’insécurité qui règne chez les soignants, le vieillissement de la population entraînant une augmentation de la charge de travail, une paupérisation grandissante, la féminisation des personnels de santé (besoin de relais/revenu en cas de congé maternité ou d’enfants malades), des congés maternités insuffisamment couverts, l’absence de prise en charge des accidents de travail chez les libéraux, sont autant de freins à l’installation.

Afin de remédier à ces facteurs de crise de la médecine libérale, je prévois de prendre les mesures suivantes :

  • fusion des régimes d’assurance maladie, dans le cadre d’Etats généraux de la santé » que je compte convoquer ; la nécessité de simplification du système de remboursements sera au cœur de ces Etats généraux, notamment grâce à la limitation du nombre d’interlocuteurs… ;
  • dans le cadre de ces Etats généraux, il sera également mis fin à l’obligation de tiers-payant généralisé (retour à la situation d’avant la réforme Touraine), pour alléger le travail du médecin et lui redonner la pleine maîtrise de ses revenus ;
  • revaloriser la consultation de certaines spécialités, et faire passer à 35 € la consultation de généraliste, en échange d’une implication accrue dans la prévention, le dépistage, et les soins primaires surtout chez les jeunes enfants ;
  • simplifier et dématérialiser l’ensemble des tâches administratives des médecins ;
  • améliorer la couverture sociale des praticiens de santé féminins en congé maternité et permettre une couverture sociale des accidents de travail des professionnels libéraux
    suppression du tiers payant obligatoire ;
  • amélioration de la prise en charge des arrêts maladie et congés maternité des médecins libéraux (la question des congés maternités est en effet une des raisons qui dissuade les jeunes femmes médecins, aujourd’hui largement majoritaires, de s’installer en libéral).

Au-delà de ces mesures générales de revalorisation de la médecine libérale, je propose également de permettre aux médecins s’établissant dans les déserts médicaux de toucher plus de revenus (via des diminutions de cotisations d’URSSAF).

Néanmoins, si ce type de proposition est souvent mise en avant dans les programmes politiques, je ne veux pas qu’elle vienne occulter que, pour moi, le problème des déserts médicaux n’est que la manifestation paroxystique du manque d’attractivité de la médecine libérale, sur lequel je compte centrer mon action.

Il me semble que l’objet de notre entretien n’est pas d’évoquer les questions générales s’adressant à l’ensemble des étudiants (questions relatives aux logements étudiants, à l’attribution des bourses, aux frais de scolarité ou d’inscriptions universitaires, etc.). Je reste naturellement disponible pour répondre à toute question complémentaire sur ces aspects

Plus que de permettre aux cadres de santé d’intégrer une filière de pure gestion, mon objectif est de faire en sorte que la responsabilité des décisions en matière de gestion passe davantage des gestionnaires aux médecins et cadres de santé.

Remede.org - De nombreux étudiants et chercheurs s’expatrient. Comment redorer le blason de l’excellence du système de santé français ?

L’expatriation des étudiants, tant qu’il s’agit de réaliser une partie de son cursus à l’étranger, notamment dans le cadre de partenariats, ne pose aucun problème, au contraire : il est tout à fait intéressant pour des étudiants d’être confrontés à d’autres cultures, d’autres langues, d’autres manières, de travailler...

En revanche, le problème de l’expatriation durable ou définitive des étudiants se destinant à une carrière scientifique de haut niveau, notamment des jeunes chercheurs, est symptomatique d’un réel problème, dans la mesure où il ne s’agit pas d’une simple volonté de s’ouvrir sur l’étranger, mais bien souvent d’une forme de désertion d’un pays qui n’offre pas assez de débouchés, et réserve des conditions de vie insatisfaisantes à ses jeunes chercheurs.

En effet, la recherche scientifique, la conversion des progrès techniques et des inventions en innovations industrielles et la capacité de protéger nos savoirs, seront les armes les plus efficaces dans la bataille économique que se mèneront les grandes puissances au XXIème siècle. Dans ce contexte, il est impératif d’augmenter les dépenses consacrées à la recherche et à l’innovation. C’est pourquoi je veux franchir le seuil des 3% de ratio de dépenses en R&D/PIB dès 2019 (contre 2,2% à l’heure actuelle). L’Etat investira 4 milliards d’€ supplémentaires par an pour relancer la recherche.

Je souhaite également repenser les contrats doctoraux et post-doctoraux et les moyens des laboratoires les plus innovants pour éviter la fuite des cerveaux à l’étranger dans un premier temps et attirer chez nous dans un second temps les meilleurs étrangers.

Je propose donc de :

  • Favoriser les liens entre les centres de recherche, les universités et les entreprises.
  • Mieux rémunérer les chercheurs et les doctorants et aider les chercheurs entrepreneurs à tous les stades de développement de leurs projets :
  • Créer un fonds doté de 500 millions d’€ par an permettant de financer la création d’entreprises par des chercheurs universitaires.
  • Créer une allocation « entrepreneur-innovation-technologique » favorisant la maturation d’un projet technologique innovant, limitée à une période non renouvelable de 2 ans.

Je veux rét[...]

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Il y a 1 mois
Infirmiers

Il est urgent de restaurer la confiance entre tous les acteurs de santé martèle François Fillon dans cet entretien accordé aux rédactions d’Izeos, le leader du secteur soignant. A trois semaines du premier tour des élections présidentielles, il répond aux préoccupations majeures des professionnels de santé que soutiennent Infirmiers.com, Cadredesante.com, Remede.org, et Reseau-CHU.com.

françois fillon presidentielles 2017

"Mon programme a été caricaturé et je voudrais clarifier les choses avec force : il n’y aura pas de réduction des effectifs médicaux et soignants auprès des malades.

Infirmiers.com - Les professions de santé peinent à comprendre pourquoi la pénibilité de leur métier n’est pas reconnue - travail de nuit, horaires en 12h, rappels sur les jours de congés, obligation de la continuité des soins... Quel est votre point de vue sur cette question ?

Les professionnels de santé continuent d’assurer avec beaucoup de dévouement leurs missions mais j’ai pu apprécier lors de nombreux déplacements sur le terrain une vraie souffrance au travail. La crise de l’hôpital public est désormais chronique : les personnels n’en peuvent plus, les malades le ressentent. Nier cette crise c’est prendre un risque de s’exposer à de graves dysfonctionnements aux dépens de la santé des Français. Il est donc urgent de restaurer la confiance entre tous les acteurs de santé et de refonder notre système de santé sur la liberté et la responsabilité. C’est particulièrement vrai à l’hôpital. Il faut remettre les personnels hospitaliers au coeur d’une gouvernance reposant sur trois piliers : médical, soignant et managérial. Il faut redonner de l’autonomie aux hôpitaux publics en leur permettant de disposer de facilités de gestion. Pour donner un nouveau souffle aux hôpitaux publics, j’assouplirai les règles auxquelles ils sont soumis en matière de gestion : statut des personnels, rémunération, temps de travail ou marchés publics… Cette refondation se fera en concertation avec tous les professionnels de santé publics et libéraux.

Les 35 heures ont transformé la mission de service public si chère aux personnels hospitaliers en gestion comptable du temps de travail et ont augmenté la pénibilité des métiers de soignants. La continuité des soins impose effectivement des contraintes que d’autres métiers ne connaissent pas. Les obligations liées à cette continuité devront donc être reconnues en lien avec les personnels concernés.

Il est temps de refonder l’organisation du temps de travail à l’hôpital et de la centrer sur les soins consacrés aux malades.

Infirmiers.com - Vous souhaitez "rétablir les 39 heures à l’hôpital et mieux rémunérer le personnel soignant", qu’est ce que cela suppose en pratique ?

Le passage aux 35 heures a profondément désorganisé l’hôpital. Il en est de même de l’alourdissement des tâches administratives qui polluent inutilement le temps de travail des soignants. Il est temps de refonder l’organisation du temps de travail à l’hôpital et de la centrer sur les soins consacrés aux malades. Les professionnels hospitaliers sont aujourd’hui dans une situation paradoxale où la mise en place des 35 heures a non seulement généré un stress dans le travail quotidien mais également une forte hausse d’heures non payées. Pour favoriser le pouvoir d’achat des professionnels hospitaliers, je veillerai à ce que soit engagé, dès 2017, un plan de résorption du stock d’heures accumulées par les hospitaliers à cause des 35 heures et non rémunérées. Un soutien national sera mobilisé pour aider les établissements à atteindre cet objectif. Ce sera un des éléments intégrés dans les négociations sur le retour progressif aux 39h. Ces négociations se dérouleront au plus près du terrain où l’on sait trouver des compromis pour améliorer le fonctionnement de l’hôpital, tout en permettant des gains de pouvoir d’achat pour les professionnels. Ici encore, mon programme a été caricaturé et je voudrais clarifier les choses avec force : il n’y aura pas de réduction des effectifs médicaux et soignants auprès des malades.

Infirmiers.com - Dans votre programme "pour la santé pour tous", vous souhaitez "développer l’hospitalisation à domicile et les soins en ambulatoire". Dans cette perspective, quelle place envisagez-vous pour les infirmiers libéraux qui s’inquiètent aujourd’hui de voir leurs prérogatives redistribuées à d’autres ?

Il faut désengorger les hôpitaux de tous les soins qui peuvent être pris en charge à l’extérieur. Sortir de l’hospitalocentrisme est indispensable pour l’accès aux soins, la qualité de la prise en charge des malades, le bon fonctionnement de l’hôpital et la maîtrise des coûts de santé. La réforme globale que je propose favorisera le virage ambulatoire en s’appuyant sur un parcours de santé reposant sur une complémentarité ville/hôpital avec un recours plus grand aux innovations numériques. L’ensemble des professionnels libéraux dont, bien évidemment, les infirmiers libéraux seront au coeur de cette médecine de proximité. Ils n’ont absolument aucune raison de craindre une perte d’activité. Au contraire, je crois beaucoup au développement du partage de compétences entre professionnels de santé pour améliorer l’accès aux soins. Les médecins pourront ainsi recentrer leur activité sur les actes à forte valeur médicale pour lesquels ils sont seuls compétents. Pour les autres, je souhaite encourager le partage de compétences à destination d’autres professionnels. Les infirmiers libéraux qui jouent déjà aujourd’hui un rôle essentiel d’interlocuteurs santé de proximité pour tous les Français seront mobilisés dans ce cadre.

L’ensemble des professionnels libéraux dont, bien évidemment, les infirmiers libéraux seront au coeur de cette médecine de proximité. Ils n’ont absolument aucune raison de craindre une perte d’activité.

Cadredesante.com - Votre programme comprend la promotion des cadres de santé pour les fonctions de direction. Quelles dispositions seront-elles prises pour les faire accéder en plus grand nombre à l’EHESP ? La qualité du terreau universitaire et EPST français est bien là, mais pour combien de temps encore ?

L’expérience de terrain et le dévouement des cadres de santé sont indispensables à la qualité des soins, et plus globalement indispensables au bon fonctionnement de l’hôpital. Forts de leurs parcours très riches, de leurs capacités démontrées au management et à la gestion des risques, ils doivent pouvoir évoluer plus facile vers des postes de direction. Ce sujet sera à l’ordre du jour des Etats-Généraux de la Santé que j’organiserai fin 2017 ainsi que, de façon plus large, le sujet de la revalorisation des métiers de l’encadrement.

Remede.org - De la PACES à l’internat jusqu’à l’installation des jeunes médecins, quelles sont vos préconisations pour améliorer les conditions de vie, d’études et de travail des futurs médecins ?

Le ministère de l’enseignement supérieur, via le CNOUS et les régions, renforcera les programmes de construction de logements étudiants, en particulier sur les campus universitaires. Nous reprendrons et développerons le Plan Campus mis en place par mon gouvernement en 2007, qui s’est appuyé sur une dotation de 5 mds€. La rémunération des gardes et des stages des étudiants en médecine sera reconsidérée en prenant en compte leur participation aux soins. Nous développerons les bourses au mérite et inciterons les banques à proposer des prêts étudiants à des taux favorables. Nous encouragerons les mutuelles étudiantes à développer les actions de promotion de la santé, de prévention des addictions et de détection du mal-être psychique. Le compagnonnage des étudiants en médecine ou des internes par leurs aînés reste irremplaçable. Toutefois, je souhaite que chaque étudiant bénéficie d’un « tuteur » universitaire tout au long de ses études et dès l’arrivée en P2. Ce tuteur, tiré au sort, l’accompagnera au cours de son cursus et le fera bénéficier de ses contacts, de conseils et suggestions.

Remede.org - De nombreux étudiants et chercheurs s’expatrient. Comment redorer le blason de l’excellence du système de santé français ?

Tout mon projet a pour objectif de renouer avec l’excellence de notre système de santé. Une excellence au service des patients comme des médecins. Pour éviter que nos étudiants et nos chercheurs aillent chercher ailleurs des conditions meilleures, nous proposerons aux jeunes docteurs des perspectives de carrière plus attractives, en revalorisant les bourses doctorales et postdoctorales et en redonnant visibilité et espoir à notre recherche, à l’enseignement et aux métiers de l’innovation. Il faudra également adapter la loi sur la résorption de la précarité dans la fonction publique (loi Sauvadet) aux contraintes et spécificités de la recherche. Son application sans discernement fragilise aujourd’hui les jeunes chercheurs et ingénieurs non statutaires les conduisant à s’expatrier ou à abandonner leur carrière. Les recherches académiques et industrielles françaises ont un potentiel fort de création d’emploi, et la revalorisation de ces emplois est aussi un objectif. De nouveaux modèles d’organisation du travail et de partenariats public-privé seront testés comme les coopératives d’activités et d’entrepreneurs (CAE), qui ont pour objet de simplifier et fluidifier l’emploi scientifique en France. Le second facteur qui permettra de retenir nos talents est la confiance, à l’image de celle donnée aux structures comme les IHU et LABEX qui ont la capacité de créer des chaires et des bourses d’enseignement. Dans le même esprit, nous ferons aboutir la loi relative aux libertés et responsabilités des universités à une véritable autonomie des universités.

Tout mon projet a pour objectif de renouer avec l’excellence de notre système de santé. Une excellence au service des patients comme des médecins.

Reseau-CHU.org - Dans quelle mesure et comment votre politique de santé entend-elle conserver la qualité et l’égalité d’accès au soin à l’hôpital public ?

Je veux redire mon attachement profond à l’hôpital public et mon respect pour les professionnels qui s’y engagent. En matière de politique hospitalière, au-delà d’un discours positif sur l’hôpital, le bilan de François HOLLANDE est désastreux. En augmentant les charges et les contraintes qui pèsent sur l’hôpital tout en diminuant les tarifs, il a creusé les déficits des établissements. La superposition de normes législatives et réglementaires a considérablement rigidifié l’exercice médical à l’hôpital. La situation est devenue si absurde que ces normes sont aujourd’hui souvent illisibles et incompréhensibles pour les professionnels eux-mêmes. Nous devons, au contraire, aider l’hôpital et ses professionnels en leur donnant plus de souplesse de fonctionnement et de liberté, j’en ai déjà parlé. Je souhaite également accélérer le mouvement de recomposition de l’offre hospitalière à l’échelle des territoires pour assurer une meilleure qualité des soins pour chaque patient et une utilisation efficace[...]