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Il y a 9 jours
« Mauvaise graine »

L'ouvrage Mauvaise graine : deux siècles d'histoire de la justice des enfants, signé Véronique BLANCHARD et Mathias GARDET, est disponible aux éditions Textuel.

Premier panorama de la justice des enfants sur la longue durée, l’ouvrage « Mauvaise graine : deux siècles d’histoire de la justice des enfants », propose un débat d’actualité nourri par l’analyse d’historiens et par des témoignages d’époque. L’ouvrage est enrichi des collections uniques (photographies de l'administration, écrits d’enfants reclus, de juges, d’éducateurs et de médecins) du centre d’exposition historique de Savigny-sur-Orge, rattaché au service de la recherche et de la documentation (SRD) de l’École nationale de protection judiciaire de la jeunesse.

De mauvaise graine à racaille : les mots changent, la stigmatisation perdure

Mauvaises graines, apaches, voyous, blousons noirs, racailles : les mots changent, la stigmatisation perdure pour qualifier les mêmes rejetons des classes laborieuses. Depuis deux siècles, les mentalités oscillent entre punir et éduquer.

L’invention des lieux de punition réservés aux enfants débute en 1836 avec la Petite Roquette à Paris, première et unique prison pour enfants. Suivie en 1850 des maisons de correction et colonies pénitentiaires dénoncées près d’un siècle plus tard par Jacques Prévert comme des bagnes d’enfants.

Au tournant du siècle, un discours scientifique et médical défend l’idée d’une hérédité du crime et appelle à durcir les modalités d’enfermement. Ce n’est qu’à la Libération que naît dans l’opinion un consensus en faveur de la priorité de l’éducatif sur le répressif. Si les Trente glorieuses saluent la montée des baby-boomers, une autre jeunesse fait peur, caricaturée par les médias : les bandes de Blousons noirs. Au lendemain de mai 68, ce sont les travailleurs sociaux eux-mêmes qui dénoncent les foyers éducatifs comme étant avant tout des lieux de répression et de discipline.

Les auteurs

Véronique Blanchard , co-auteure de Mauvaises filles (Textuel, 2016) est docteure en histoire et responsable du Centre d’exposition « Enfants en justice » à Savigny-sur-Orge.

Mathias Gardet est historien, professeur des universités en sciences de l’éducation à l’université Paris 8. Ses recherches portent sur les politiques sociales à l’égard de l’enfance et de la jeunesse. Il est l’auteur de Les Colonies de vacances (Le Cherche midi, 2014) et Histoire d’une jeunesse en marge (Textuel, 2016).

« Mauvaise graine : deux siècles d’histoire de la justice des enfants », Véronique Blanchard et Mathias Gardet, 176 pages, éditions Textuel, 35 euros. En savoir plus

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Source:Annales d'Endocrinologie, Volume 78, Issue 4
Author(s): A. Vaczlavik, L. Guignat, G. Assie, F. Bonnet, S. Genc, L. Bricaire, J. Guibourdenche, J. Bertherat
IntroductionL’hyperplasie macronodulaire bilatérale primitive des surrénales (HMBS) est une cause rare de syndrome de Cushing. Le traitement classique par surrénalectomie bilatérale impose au patient un traitement substitutif à vie. Un traitement médical anticortisolique est possible si refus/contre-indication à la chirurgie ou dans les présentations cliniques modérées.ObjectifÉtudier l’efficacité et la tolérance du traitement par métyrapone dans l’HMBS.MéthodeÉtude rétrospective monocentrique de 30 patients traités par métyrapone entre 2011 et 2016.RésultatsQuatre-vingt pour cent de femmes, âge moyen 56,6 ans, durée moyenne de traitement 12,1 mois (0,36–44,9 mois). Tous les patients avaient au moins un paramètre d’évaluation de la sécrétion du cortisol perturbé sur lequel ils étaient suivis : élévation de la cortisolurie/24h (13/30), élévation du cortisol minuit plasmatique (3/30) ou salivaire (14/30). La dose moyenne finale de métyrapone était de 1392mg/j (500–4000mg/j). Respectivement à 3 mois, puis aux dernières nouvelles : la cortisolurie/24h était normalisée chez 9/13 puis 7/7 patients ; la cortisolémie minuit était normalisée chez 0/3 puis 1 patient/3 ; le cortisol salivaire minuit était normal chez 4/14 puis 10/12 patients. Élévation de l’ACTH (+1,4pmol/L [−1,6 à 11,9] ; p=0,04). Tendance à l’amélioration du poids, de la pression artérielle, de l’équilibre glycémique. La métyrapone a été interrompue chez 10 patients : surrénalectomie (6/10), intolérance (3/10), inefficacité (1/10). Des effets indésirables étaient signalés chez 15 patients dont troubles digestifs (7/30) et vertiges (4/30).ConclusionLa métyrapone permet de contrô[...]