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Il y a 3 mois
Motivation et apathie : quelles molécules agissent dans notre cerveau ?

Accomplir un exploit sportif, exercer un métier à risque, ou encore se rendre au musée, tout est question de motivation. Comment la définit-on et quelles sont les molécules impliquées ? Mathias Pessiglione et Sébastien Bouret, co-responsables de l’équipe « Motivation, Cerveau et Comportement » à l’ICM répondent à ces questions.

Comment définit-on la motivation ?

La motivation est la fonction qui régule le comportement, que l’on pourrait résumer simplement par « qu’est-ce que je vais faire et avec quelle énergie ?» Afin de l’étudier scientifiquement, il est nécessaire de la définir rigoureusement grâce à des équations. Pour cela, nous nous basons sur la théorie de la décision, qui décrit la motivation comme la résultante d’une différence entre le coût d’une action et son bénéfice.
En d’autres termes, le degré de motivation correspond à la différence entre ce que va apporter une action et ce qu’elle va couter.
L’apathie, en revanche, est le contraire de la motivation. Lorsqu’un individu est apathique, il n’a envie de rien.

Quelles sont les différentes molécules qui jouent un rôle dans la motivation ?

Notre cerveau fabrique des molécules, les neuromodulateurs, directement impliquées dans la motivation. Ils agissent soit en augmentant le bénéfice, soit en diminuant le coût.

La première est la dopamine. Elle est bien connue car les neurones dopaminergiques, producteurs de dopamine, meurent dans la maladie de Parkinson, qui est une pathologie causant des troubles moteurs mais aussi une apathie. Le traitement de la maladie de Parkinson correspond à des médicaments pro-dopaminergiques, qui boostent la fabrication de dopamine, avec un effet positif sur les symptômes moteurs mais aussi sur l’apathie.

Dans notre équation, la dopamine joue sur le terme de bénéfice. Elle rend les sujets plus sensibles à la récompense, elle amplifie les perspectives de bénéfices ou la désirabilité des activités. Elle intervient dans un circuit appelé autrefois, « circuit de la récompense ». Un des effets de la cocaïne par exemple est d’augmenter la libération de dopamine, ce qui crée une forme d’excitabilité, les sujets deviennent surmotivés.

Un autre neurotransmetteur est la sérotonine, bien connue car les antidépresseurs sont des médicaments pro-sérotoninergiques, c’est à dire qu’ils empêchent la recapture de la sérotonine afin qu’elle soit disponible en plus grande quantité. Contrairement à la dopamine qui joue sur le terme de bénéfice, la sérotonine allège les coûts des actions. Avec la sérotonine, une action va paraitre moins coûteuse.

Enfin, le dernier neuromodulateur que l’on peut évoquer, qui est aussi le moins connu, c’est la[...]

ICM
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Publication date: Available online 22 July 2017
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie
Author(s): B. Khatibi, A. Bambe, C. Chantalat, M. Resche-Rigon, A. Sanna, C. Fac, M. Bagot, F. Guibal


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