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Opiacés : danger mortel

Selon un article du journal le Monde, paru le 26 avril 2017, Aux Etats-Unis, la surconsommation de ces anti douleur serait responsable d’un tiers des morts par overdose de drogue, poussant les autorités sanitaires et politiques à se pencher sur cette crise de santé publique.

Des histoires tragiques comme celle de Roger D. Winemiller, un fermier de l’Ohio, les Américains en entendent quotidiennement. Ce sexagénaire divorcé a récemment raconté à la « une » du New York Times les ravages de la consommation d’opioïdes sur ses proches. Deux de ses trois enfants sont morts ces derniers mois d’une overdose. Le dernier, Robert T., ­consommateur régulier de produits antidouleur, d’héroïne et de méthamphétamine, est en cure de désintoxication.

Le drame de cette famille illustre dans toute sa brutalité un phénomène désormais ancré dans la culture américaine. L’addiction aux opioïdes prescrits par des médecins, repérée dès 2011 comme un grave problème de santé publique par les autorités sanitaires du pays, ne cesse de s’amplifier.

Les chiffres sont vertigineux, les comparaisons parlantes. En 2015, 15 000 personnes sont mortes à la suite d’une overdose de ces produits, selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), soit quasiment la moitié des décès dus aux surdoses d’opioïdes en général (33 091) et près d’un tiers de l’ensemble des morts par overdose de drogues (50 000 personnes). La même année, les accidents de la route ont fait 38 000 morts et, au plus fort de l’épidémie de sida, en 1995, 43 000 personnes avaient succombé.

207 millions d’ordonnances en 2013

Entre 1999 et 2015, 183 000 personnes n’ont pas survécu à des surdoses d’opiacés prescrits. En quinze ans, les chiffres annuels ont été multipliés par quatre. Une donnée à corréler à celle des ventes de ces produits, qui ont également quadruplé sur la même période. Selon une étude de l’Institut national sur l’abus de drogues, près de 207 millions d’ordonnances pour des antidouleurs ont été délivrées en 2013, contre 76 millions près de vingt ans plus tôt, sans que les études démontrent des avancées dans le traitement de la douleur.

Une explosion en partie portée par le lobbying « agressif » des entreprises pharmaceutiques, expliquait l’étude. En décembre 2016, un journal local de Virginie-Occidentale – l’un des Etats américains les plus touchés par l’épidémie –, le Charleston Gazette-Mail, révélait qu’au cours des six années précédentes, les fabricants de médicaments avaient livré 780 millions de pilules dans l’Etat, soit 433 par habitant.

Selon le numéro d’avril des Annales de la chirurgie, aux Etats-Unis, un adulte sur 25 prend régulièrement des opioïdes obtenus sur ordonnance, ce qui en fait le plus gros pays consommateur à travers le monde. Chaque jour, 1 000 personnes sont traitées dans les services d’urgence pour une mauvaise utilisation de ces médicaments, principalement l’oxycodone, la méthadone et l’hydrocodone. Un quart des personnes à qui sont prescrits des ­antidouleurs pour des pathologies autres que le cancer deviennent dépendantes, selon une étude des CDC de décembre 2016.

Les recherches montrent aussi un passage ­récurrent de la consommation d’antidouleurs à l’héroïne, lorsque les personnes dépendantes ne peuvent plus se procurer légalement d’opioïdes, faute de pouvoir renouveler leurs ordonnances délivrées pour une douleur chronique ou à la suite d’une opération chirurgicale.

L’Amérique profonde, blanche, rurale

Le nombre de morts par overdose d’héroïne ou d’opioïde de synthèse connaît donc aussi un pic depuis 2009. Les études chiffrées sont encore rares, mais il ­apparaît également qu’une catégorie de personnes dépendantes, notamment les plus jeunes, utilisent directement les opioïdes à des fins ­récréatives, en se servant dans la pharmacie familiale. Le médicament est alors « sniffé » ou injecté afin d’en démultiplier les effets.

La littérature, les séries télévisées, la presse relatent abondamment l’étendue de ce fléau, qui ­affecterait au total 2 millions d’Américains. Des responsables politiques ont témoigné de décès de proches dus à ces addictions.

Contrairement à l’épidémie de crack qui, dans les années 1980, ravageait les banlieues pauvres et majoritairement noires des villes américaines, le phénomène actuel affecte l’Amérique profonde, blanche, rurale, à l’image des agriculteurs de l’Ohio. Les morts par overdose touchent en effet principalement les personnes âgées de 25 à 54 ans, la population blanche non hispanique, les ­Amérindiens et les tribus d’Alaska. Si les hommes ont été davantage touchés, l’écart avec les femmes se réduit.

Dans une étude de 2015 qui a fait date, les chercheurs Anne Case et Angus Deaton, économistes à l’université de Princeton (New Jersey), ­notaient que l’espérance de vie des Blancs avait diminué depuis 1998, une évolution à rebours de l’histoire qu’ils attribuaient en partie à une mauvaise utilisation des antidouleurs, aux suicides et aux cirrhoses, les « morts de désespoir ».

Trump promet d’« éradiquer » le fléau

Entre 1999 et 2015, les personnes âgées de 25 ans à 29 ans ont vu leur taux de mortalité passer de 145,7 pour 100 000 à 266,2 pour 100 000, tandis que celui des 40-44 ans a bondi de 332,2 à 471,4 pour 100 000.

Et, confirmaient les chercheurs, « contrairement aux périodes précédentes, les overdoses ne sont plus concentrées sur la minorité [afro-américaine]. En 1999, la mortalité liée aux surdoses pour les 45-54 ans était de 10,2 pour 100 000 supérieure chez les Noirs ; en 2013, elle était de 8,4 pour 100 000 supérieure chez les Blancs ». La disparité raciale ­serait due à un accès plus aisé des populations blanches aux prescriptions d’opioïdes.

Ces caractéristiques ont des conséquences ­majeures. Parce qu’elles sont désormais enclines à considérer ce phénomène comme un problème de santé publique plus que comme un comportement délinquant et répréhensible, les autorités politiques et sanitaires du pays ainsi qu’une partie de la communauté médicale s’y sont attelées ces dernières années.

A sa manière, emphatique, le président Donald Trump a promis d’« éradiquer » le fléau, sans pour autant détailler les mesures et le budget ­nécessaires. Le 28 mars, il a confié à une équipe, ­notamment composée de son gendre et ­conseiller Jared Kushner, le soin de rédiger un énième rapport sur l’ampleur des dégâts et les moyens de les endiguer.

Les risques d’addiction connus mais minimisés ?

La littérature scientifique abonde déjà de données et de propositions ; le chirurgien général (surgeon general) de son prédécesseur à la Maison Blanche Barack Obama avait remis en novembre 2016 un rapport de 400 pages sur les addictions à l’alcool et aux drogues, dans lequel il suggérait notamment à la société de considérer désormais les ­addictions comme des « maladies chroniques ».

Mais au-delà des déclarations, les mesures se multiplient sur le plan réglementaire, judiciaire, politique ou médical. Ainsi, le 28 mars, la sénatrice du Missouri Claire McCaskill a ­annoncé avoir lancé une enquête auprès de cinq compagnies pharmaceutiques fabriquant des opioïdes afin de déterminer si elles ont ­contribué à la dépendance des Américains à ces produits en connaissance de cause.

Elle cherche à savoir si Purdue Pharma, Janssen Pharmaceuticals Inc., Insys, Mylan et Depomed ont mené des études indépendantes sur les risques d’addiction et souhaite analyser les campagnes de marketing que ces firmes ont menées auprès des médecins et des patients.

Illustration d’initiatives tous azimuts, une plainte en justice a été déposée en février contre quelques-unes de ces entreprises devant la Cour suprême de l’Etat de New York par plusieurs comtés frappés par l’épidémie d’overdoses.

« On nous disait que les risques étaient exagérés »

D’autres localités de Virginie-Occidentale ont fait de même en mars à l’encontre de distributeurs, afin de pointer leur responsabilité dans la crise sanitaire actuelle. Les plaintes s’appuient sur le raisonnement qui a présidé aux attaques en justice contre les manufactures de tabac il y a vingt ans : l’hypothèse que les entreprises connaissaient les risques d’addiction mais les ont minimisés dans leur communication.

Déjà poursuivie il y a une dizaine d’années, Purdue était parvenue à un ­accord, en 2007, acceptant de payer près de 20 millions de dollars à chacun des 26 Etats qui avaient porté p[...]

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Je m'appelle Thibault, j'ai 28 ans et je vis en fauteuil roulant car je suis infirme moteur cérébral à 80% et atteint d'un handicap orphelin suite à un accident lors de ma naissance. Je vis chez mes parents mais dans la journée, je travaille dans un ESAT sur poste informatique à Strasbourg.

J'ai plusieurs passions : j'aime la vie, je tire à l'arc et je suis cavalier de l'équipe de France de para-dressage. Je suis 10 fois champion de France et vice-champion 2014 de dressage et je monte des chevaux de haut niveau ( ceux de la Garde Républicaine et ceux du Cadre Noir). J'ai été le sujet de deux documentaires qui racontent mon aventure avec les chevaux : "ma plus belle histoire" (2010) et "le défi de Thibault" (2012). Source : http://thibaultstoc.wixsite.com/thibault-stoclin.

Page face book : Stoclin Thibault cavalier de l'équipe de France de para-dressage


2 extraits :

https://www.youtube.com/watch ?v=Ism1m-sk1eo

Le défi de Thibault - Equidia Life


EXTRAIT - Ma plus belle histoire - Equidia Life https://youtu.be/FWFZeUv7oXU


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2 extraits :

https://www.youtube.com/watch ?v=Ism1m-sk1eo

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La survie des prématurés s'améliore mais des progrès restent à faire. Par Eric Favereau, Libération, 30 août 2017.

      • Extrait : « Un des premiers constats est l'amélioration de la survie de ces enfants, notamment des grands prématurés, nés autour du sixième et septième mois de la grossesse », a pu expliquer Pierre-Yves Ancel, médecin épidémiologiste de l'Inserm, qui a coordonné l'étude. La survie d'un enfant né autour du sixième mois est ainsi passée de 80% il y a 20 ans à plus de 90% aujourd'hui. « Le deuxième constat concerne le développement et le devenir de ces enfants à l'âge de 2 ans. On observe qu'ils sont moins de 10% à développer un handicap moteur, type infirmité motrice cérébrale. Ces handicaps moteurs ont été réduits de moitié en vingt ans. La survie s'est améliorée mais la survie sans séquelle grave aussi. »

- Étude publiée (anglais) : Neurodevelopmental outcome at 2 years for preterm children born at 22 to 34 weeks' gestation in France in 2011 : EPIPAGE-2 cohort study BMJ 2017 ; 358 doi : https://doi.org/10.1136/bmj.j3448 (Published 16 August 2017) Cite this as : BMJ 2017 ;358:j3448.


Ressources :

  • Un article de février 2015 : Des progrès encourageants dans la prise en charge des prématurés www.faire-face.fr
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- Étude publiée (anglais) : Neurodevelopmental outcome at 2 years for preterm children born at 22 to 34 weeks' gestation in France in 2011 : EPIPAGE-2 cohort study BMJ 2017 ; 358 doi : https://doi.org/10.1136/bmj.j3448 (Published 16 August 2017) Cite this as : BMJ 2017 ;358:j3448.


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- Étude publiée (anglais) : Neurodevelopmental outcome at 2 years for preterm children born at 22 to 34 weeks' gestation in France in 2011 : EPIPAGE-2 cohort study BMJ 2017 ; 358 doi : https://doi.org/10.1136/bmj.j3448 (Published 16 August 2017) Cite this as : BMJ 2017 ;358:j3448.


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Ressources :

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