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Il y a 4 heures
Infirmiers

L’incontinence est cause d’une gêne plus ou moins grande dans l’accomplissement des actes quotidiens de la vie. Même si l’on ne peut pas parler de pathologie dans la plupart des cas, il s’agit d’un handicap physique doublé d’un sentiment de diminution psychologique. Souvent la notion de confort est évoquée. Mais plus qu’un inconfort, la gêne occasionnée peut tant perturber les actes quotidiens qu’elle conduira à la perte d’une certaine indépendance. Chez la personne âgée, cette infirmité devient souvent une pathologie dont les conséquences peuvent devenir préoccupantes. Un groupe d’experts internationaux s’est réuni en 2015 pour faire un état des lieux et a publié un rapport disponible en Français1 dont nous tentons de faire ici un résumé commenté.

Publi-information du laboratoire Metanoïa

Femme agée dans un lit d'hopital

Les populations les plus touchées par la dermite associée à l'incontinence sont notamment les sujets âgés fragiles et/ou dépendants.

Jusqu’à récemment, le diagnostic de la Dermite Associée à l’Incontinence (DAI) n’avait pas été vraiment répertorié par manque d’études et de cas cliniques. A l’origine, classée parmi les pathologies dites d’affections cutanées qualifiées d’altérations de la peau associées à l’humidité (MASD), il a été préféré à la suite de ce rapport la dénomination « Dermite Associée à l’Incontinence » marquant le fait que cette affection est liée aux effluents, peut s’étendre sur une zone périnéale élargie et toucher tous les âges. Il ressort de ce rapport que la DAI peut provoquer gêne, douleurs, irritation, démangeaisons, brûlures, picotements sur les zones atteintes. Ces zones peuvent évoluer vers un début d’escarres.

La DAI a pour origine une perturbation de la barrière cutanée naturelle de la peau, une inflammation dont l’origine serait une surhydratation et une augmentation du Ph. Une peau sensible aux frottements et cisaillements (deux facteurs aggravant de l’apparition des escarres) est également une peau à risque de DAI. Les patients atteints d’une incontinence fécale présentent plus de risques de développer une DAI que les patients atteints d’une seule incontinence urinaire. Le changement de nature des effluents dû à une modification de l’alimentation ou à la prise de médicaments peut altérer la barrière cutanée lors de fuites et causer une détérioration de cette dernière, engageant ainsi un processus d’apparition de la DAI sur le siège. Les zones de plis doivent être attentivement surveillées car elles sont le lieu de la macération de la peau. L’évaluation et le diagnostic de la DAI ne peut se faire qu’au moyen de l’observation clinique et de l’analyse visuelle.

Le résultat d’une thérapie de prévention ou de soin de la DAI adapté doit apparaître dans les un ou deux jours suivant sa mise en œuvre…

Les patients atteints d’une incontinence fécale présentent plus de risques de développer une DAI que les patients atteints d’une seule incontinence urinaire.

Nettoyage et protection : quels gestes comptent ?

A cet égard, nous devons citer intégralement une des conclusions de ce rapport que nous jugeons importante et qui indique : Il a été démontré que les protocoles structurés de soins cutanés qui intègrent un nettoyage doux et l’utilisation de protecteurs cutanés réduisent l’incidence de la DAI. Il est également possible qu’ils soient associés à une réduction du développement des escarres de stade I. Le retour d’expérience qui nous est indiqué par quelques services de santé ajoute que le choix du nettoyant n’est pas neutre. De nombreux produits présentent une agression pour la peau fragile. Les produits choisis seront réputés pour leur hypoallergénie. Certains produits non rinçables peuvent laisser à la surface de la peau des substances irritantes qu’il sera préférable d’éviter. On le voit, deux actions sont étroitement liées : le nettoyage et la protection cutanée.

En octobre 2015, le produit EscarProtect® a été présenté pour la première fois à la communauté médicale lors du congrès PERSE à Bordeaux. Il présente les caractéristiques citées dans le rapport cité plus haut pour la prévention et le soin des Dermites Associées à l’Incontinence (DAI). En effet le rapport indique que le produit idéal se caractérise par les éléments suivants :

  • preuves cliniques pour la prévention et/ou le traitement de la DAI ;
  • proche du pH de la peau (remarque : le pH n’est pas une caractéristique pertinente pour tous les produits, par ex. ceux qui ne contiennent pas d’ions hydrogène, y compris certains films barrières) ;
  • faible pouvoir irritant/hypoallergénique ;
  • ne pique pas à l’application ;
  • transparent ou aisément éliminé pour une inspection de la peau ;
  • élimination/nettoyage tenant compte du temps du soignant et du confort du patient ;
  • n’augmente pas l’altération de la peau ;
  • n’interfère pas avec l’absorption ou la fonction des produits de gestion de l’incontinence ;
  • compatible avec les autres produits utilisés (par ex. les pansements adhésifs) ;
  • acceptable pour les patients, les cliniciens et les soignants ;
  • minimise le nombre de produits, de ressources et de temps nécessaires pour terminer le protocole de soins cutanés complet ;
  • bon rapport coût-efficacité

Cette mousse à base de cristal liquide, principe de fonctionnement innovant, apporte une nouvelle voie pour protéger la peau permettant sa régénération à l’abri des agresseurs qu’elle subit.

Un récent protecteur cutané

EpidermeAprès un doux nettoyage de la peau à l’aide de produits hypoallergéniques, et surtout un bon rinçage à l’eau, l’application de ce protecteur cutané va installer un réseau intra-épidermique qui restera plusieurs heures dans l‘épiderme (cf. illustration). Ce réseau se maintient en place en dépit du passage après lui d’eau, de savon, d’urines ou de selles. Une fuite après le soin comprenant l’application du protecteur cutané ne nécessite pas une nouvelle application de ce protecteur et le soin de nettoyage ne vient plus agresser la peau aussi douloureusement qu’avant. Il est mentionné dans le rapport cité ici que l’une des causes de la DAI se trouve dans la surhydratation ou[...]

Actualité
Il y a 4 heures
News Santé | Actualités & informations - Yahoo Actualités FR

MUSIQUE - Le gagnant de l’Eurovision 2017 attend actuellement un donneur compatible pour une transplantation cardiaque…


Presse médicale
Il y a 11 heures
ScienceDirect

Publication date: Available online 19 September 2017
Source:Nutrition Clinique et Métabolisme
Author(s): Philippe Fayemendy, Jean Claude Desport, Jérémy Cornu, Olivier Ragi, Pierre Jésus
Introduction et objectifsLes données sur nutrition et sclérose en plaque sont discordantes et peu précises. L’objectif de cet article était de faire un point sur les facteurs nutritionnels impliqués dans la sclérose en plaque, de la prévention de la maladie à la prise en charge spécifique des patients.RésultatsParmi les paramètres environnementaux nutritionnels suspectés de participer à la pathogenèse de la sclérose en plaque, l’obésité du jeune adulte et l’insuffisance en vitamine D sont des facteurs de risque reconnus. Les données sont insuffisantes pour préciser la prévalence ou l’incidence des altérations du statut nutritionnel des patients, mais la sclérose en plaque peut exposer au risque de dénutrition, le surpoids pourrait concerner une part importante des patients, et l’obésité être moins fréquente qu’en population générale. Les causes de dénutrition lors de la sclérose en plaque sont multiples. La prévalence élevée des troubles de la déglutition impose un dépistage de ces anomalies. La prise en charge nutritionnelle doit être pluridisciplinaire et graduée, incluant des conseils d’adaptation de textures et de positionnement, des conseils diététiques, la supplémentation orale voire la nutrition entérale. L’alimentation pourrait jouer un rôle dans l’évolution de la sclérose en plaque. Les données de la littérature sont insuffisantes pour établir des recommandations quant à la prise en charge diététique spécifique lors de la sclérose en plaque. Cependant, la limitation de consommation des acides gras polyinsaturés et des acides gras trans, la réduction de l’apport sodé, l’augmentation de l’apport en acides gras polyinsaturés ou en vitamine D sont les éléments les plus fréquemment cités comme facteurs d’amélioration potentiels.Introduction and objectivesNutritional data on multiple sclerosis are discordant and have a low accuracy. The objective of this article was to focus on the nutritional factors involved in multiple sclerosis, from the prevention of disease to the specific management of patients.ResultsAmong the many nutritional environmental parameters suspected of participating in the pathogenesis of multiple sclerosis, obesity in young adults and vitamin D deficiency are[...]

Presse médicale
Il y a 1 jours
ScienceDirect

Publication date: Available online 18 September 2017
Source:Revue des Maladies Respiratoires
Author(s): D. Basille, F. De Dominicis, E. Magois, C. Andrejak, P. Berna, V. Jounieaux
IntroductionLa ponction transbronchique à l’aiguille guidée par écho-endoscopie bronchique (EBUS-PTBA) est une technique mini-invasive permettant le diagnostic des adénopathies médiastinales ou hilaires.ObservationNous décrivons un cas de médiastinite apparu 15jours après un EBUS-PTBA chez un homme de 79 ans. La médiastinite a été traitée chirurgicalement par thoracotomie avec une large excision des tissus infectés requérant la mise en place d’un lambeau musculaire de dentelé antérieur à pédicule proximal sur la branche de l’artère thoracodorsale associé à une antibiothérapie à large spectre. Cette prise en charge médicochirurgicale a permis une évolution favorable. Le bilan microbiologique des collections médiastinales a retrouvé deux germes : Streptococcus constellatus (germe commensal de la flore buccale) et Mycobacterium tuberculosis. Une quadrithérapie antituberculeuse standard a alors été administrée.ConclusionsCette médiastinite à Streptococcus constellatus est une complication de l’EBUS-PTBA. Le canal opérateur de l’écho-bronchoscope a probablement été contaminé lors de l’aspiration des sécrétions buccales avec, au décours, une contamination de l’aiguille et une inoculation médiastinale directe durant la ponction transbronchique. La gravité de cette complication justifie un avis médical en cas de fièvre ou de douleur thoracique au décours d’un EBUS-PTBA.IntroductionEndobronchial ultrasound guided transbronchial needle aspiration (EBUS-TBNA) is a minimally invasive procedure used for the diagnosis of mediastinal and hilar lymphadenopathy.ObservationWe describe a case of mediastinitis appearing 15 days after an EBUS-TBNA procedure in a 79 years old male patient. The mediastinitis was treated surgically by thoracotomy with a wide excision of infected tissue requiring transplantation of a serratus anterior muscle flap pedicled on a branch of the thoracodorsal artery. It was coupled with broad spectrum antibiotics. This medico-surgical management led to a favorable outcome. Microbiological analysis of the mediastinal collections revealed two pathogens: Streptococcus constellatus (a germ present in the normal flora of the oral cavity) and Mycobacterium tuberculosis. A standard first line quadruple antituberculous drug regimen was subsequently given to the patien[...]

Actualité
Il y a 1 jours
Réseau CHU
Non, le couchage sur le dos pour prévenir la mort inattendue du nourrisson (MIN) ne favorise pas les déformations posturales du crâne du bébé. Mise au point des pédiatres, neurochirurgiens et chirurgiens maxillo-faciaux de l’hôpital Femme Mère Enfant des Hospices civils de Lyon (HCL) à l'occasion de cette semaine nationale de prévention de la mort inattendue du nourrisson.
Face à l'inquiétude de certaines associations de parents relayé par de nombreux articles parus dans la presse, les médecins des Hospices civils insistent sur le bien-fondé du couchage sur le dos. «Certains expliquent que le couchage sur le dos serait la cause directe de l’augmentation des cas d’aplatissement du crâne (plagiocéphalie positionnelle), s’indigne Béatrice Kugener responsable du Centre de référence Mort Inattendue du Nourrisson-HCL. Il est même proposé aux parents de coucher leur nourrisson sur le côté avec un cale-bébé, et donc de le mettre délibérément dans une position dangereuse qui augmente singulièrement le risque de mort inattendue par basculement puis étouffement».
Aussi, pour compléter l’information des parents et des professionnels de la petite enfance, des ateliers de prévention de la mort inattendue du nourrisson se tiendront tout au long de la journée du 19 septembre à l’hôpital Femme Mère Enfant.

Une incidence particulièrement élevée de la MIN en France

De fait, la France est un des pays européens où l’incidence de la mort inattendue du nourrisson est la plus élevée: 0,35/1000 naissances alors que la moyenne européenne est de 0,25/1000 naissances. L’enquête INVS de 2007-2009 a conclu que chaque année en France, 100 à 150 nourrissons seraient sauvés si les simples gestes de couchage sans risque étaient respectés. Or le couchage sur le côté est un facteur de risque reconnu pour le nourrisson comme le sont les coussins et les cale-bébés de toute sorte. Aux États-Unis, la FDA (Food and Drug Administration) a considéré ces «gadgets» comme tellement dangereux car augmentant le risque de suffocation, qu’elle a demandé leur retrait intégral du marché de la consommation.

La tête plate en augmentation pour d'autres raisons

Par ailleurs, «La plagiocéphalie positionnelle devient un problème important de santé publique de par sa fréquence et ses éventuelles répercussions sur la statique vertébrale et faciale», relève de son côté le Pr Arnaud Gleizal, chirurgien maxillo-facial à l’hôpital Femme Mère enfant-HCL. Mais pour la principale raison que le bébé est trop souvent coincé dans une coque ou un transat pendant son éveil, estiment les spécialistes.
La plagiocéphalie positionnelle est souvent congénitale mais passe le plus souvent inaperçue à la naissance ainsi que les premiers jours/semaines de vie. Elle va tendre à s’aggraver dans les premiers mois de vie. Le degré de déformabilité du crâne est variable selon les nourrissons mais des facteurs de risque de ces déformations sont connus: poids élevé, présence d’un retard psychomoteur, grossesse gémellaire, présence d’un torticolis congénital…

Attention à certains équipements "[...]

Presse médicale
Il y a 4 jours
ScienceDirect

Publication date: September 2017
Source:Néphrologie & Thérapeutique, Volume 13, Issue 5
Author(s): W. Mauhin, O. Lidove, B. Dussol, P. D’halluin, M. Matignon, E. Hachulla, C. Douillard, D. Lacombe, O. Benveniste
IntroductionLa maladie de Fabry est une maladie de surcharge lysosomale dans laquelle des mutations du gène GLA (Xq22.1) engendrent un défaut d’activité en alpha-galactosidase A à l’origine d’une accumulation en glycosphingolipides (dont le lysoGb3) et des atteintes d’organes progressives, notamment cérébrovasculaires, rénales et cardiaques. Depuis 2001, une enzymothérapie substitutive par agalsidase alfa ou bêta est disponible. Le développement d’anticorps anti-agalsidase (AcAA) est connu, mais leur rôle peu clair. Notre but : déterminer l’épidémiologie ainsi que l’impact de ces anticorps anti-agalsidase.Matériels et méthodesDans le cadre du projet collaboratif multicentrique de base de données nationale associée à une biobanque, nous avons mesuré les AcAA et réalisé des tests d’inhibition enzymatique chez les patients avec un diagnostic enzymatique et/ou génétique de maladie de Fabry traités ou non par agalsidase, puis corrélé ces résultats avec les données cliniques et les dosages de lysoGb3 plasmatiques au même instant.RésultatsCent trois patients dont 53 hommes ont été inclus : parmi les exposés à agalsidase, 40 % des hommes (18/45) et 8 % des femmes (2/25) avaient des AcAA. Anticorps anti-agalsidase alfa et anti-agalsidase bêta croisaient parfaitement. Des IgG1 spécifiques étaient les plus fréquents (16/18 hommes) mais les IgG4 étaient les plus abondants (médiane 1,9mg/mL, IQR 0,4–12,2). Chez les hommes, leur titre était corrélé à une inhibition enzymatique dans le sérum (r20,77, p0,0001), une activité plus faible dans les leucocytes circulants (p=0,041) et un taux de lysoGb3 plasmatique plus élevé (r2=0,52, p0,0001). Chez les hommes, la présence d’AcAA, mais non l’inhibition enzymatique, était associée à la nécessité de dialyse ou de transplantation rénale dans le passé (HR : 30,2, p=0,002). Les génotypes à l’origine d’alpha-galactosidase tronquée étaient plus souvent associés à la présence d’AcAA, sans caractère pronostique indépendant chez les hommes mais corrélé au score de sévérité de Mainz cardiaque chez les femmes (r2 0,52, p=0,03).DiscussionLes AcAA sont associés à un effet neutralisant, une augmentation du ly[...]