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Il y a 24 jours
Pied diabétique : le rôle pivot de l’IDEL

15 % des diabétiques auront une ulcération du pied au cours de leur vie (1). L’infirmier libéral joue, en la matière, un rôle à la fois préventif, éducatif et curatif.

Pied diabétique

Les lésions des pieds sont la principale cause d'admission à l'hôpital des personnes atteintes de diabète.

La prise en charge du pied diabétique infecté, pluridisciplinaire, implique le médecin généraliste, le diabétologue, le diététicien, le pédicure-podologue, le kinésithérapeute mais aussi l’infirmier, notamment libéral, détaille Yveline Cann, IDEL titulaire d’un DU plaies et cicatrisation. Il est essentiel qu’ils travaillent de manière conjointe. L’infirmier libéral, pour sa part, a un rôle crucial à jouer. Un rôle préventif et éducatif, pour commencer. Sachant que son patient est diabétique, l’IDEL peut l’interroger sur le suivi dont il fait l’objet, notamment vis-à-vis de ses pieds, poursuit l’experte. Un contrôle, deux à quatre fois par an, par un pédicure-podologue et/ou un médecin généraliste permet, en effet, la prise en soin des hyperkératoses, lesquelles peuvent être à l’origine de plaies au niveau des points d’appui, qu’elles soient visibles ou masquées par un durillon.

Vigilance et éducation

L’infirmier libéral peut aussi insister sur l’importance de la surveillance régulière des pieds (éventuellement avec un petit miroir ou avec l’aide de ses proches ; idéalement tous les jours, à défaut, au minimum une fois par semaine) afin de repérer l’apparition d’éventuelles plaies. Celles-ci passent souvent inaperçues à cause de la neuropathie généralement associée au diabète. Or, il est indispensable de les prendre en charge précocement afin d’éviter toute infection, laquelle, non repérée, peut aboutir à une ostéite et, in fine, à l’amputation du pied.

La nutrition joue également un rôle clé dans l'équilibre du diabète aisni que dans la ciocatrisation des plaies. Outre les bonnes pratiques alimentaires auxquelles le patient diabétique doit veiller, un apport supplémentaire de protéines et/ou de vitamines pourra être envisagé pour faciliter la cicatrisation d'une plaie, par exemple, précise Yveline Cann. Cet apport devra toutefois être prescrit par un médecin. Il est donc primordial que l'IDEL communique avec le médecin traitant, les professionnels en charge du pied diabétique du patient ou encore l'auxiliaire de vie qui, parfois, prépare les repas du patient. Et ce, afin que ce dernier respecte les règles d'hygiène de vie et de nutrition.

Les points clés de l’examen clinique vasculaire chez le diabétique

Interrogatoire :

  • Claudication intermittente ;
  • Périmètre de marche ;
  • Douleurs de décubitus ;
  • Troubles trophiques ;
  • Palpation des pouls ;
  • Recherche d’anévrisme ;
  • Auscultations carotidienne, abdominale, fémorale ;

L’infirmier peut également prodiguer moult conseils, notamment rappeler les précautions à prendre en matière d’hygiène (hygiène rigoureuse, y compris entre les orteils, avec séchage méticuleux) et de chaussage. Les chaussures du patient doivent en effet être à la bonne taille, suffisamment couvrantes, adaptées à sa morphologie et en bon état pour éviter les blessures. L’IDEL peut aussi inciter le patient à être le plus mobile possible, quitte à ce qu’il se fasse prescrire quelques séances de kinésithérapie. L’activité physique favorise la vascularisation au niveau des membres inférieurs, insiste Yveline Cann, qui rappelle que les complications vasculaires sont également très fréquentes chez les patients diabétiques. En outre, elle réduit les risques d’obésité ou de surpoids, qui restreignent la mobilité du patient, et elle favorise, au même titre qu’une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie, l’équilibre du diabète. Elle limite donc, sur le long terme, les risques de complication du diabète dont le risque d’infection du pied. Une attention particulière doit être portée aux personnes diabétiques âgées : avec l’âge, la mobilité du patient, sa souplesse pour observer ses pieds, comme sa sensibilité au niveau des extrémités, diminuent. La vigilance de l’IDEL doit donc être accrue.

Les signes d’infection à repérer

  • En cas de plaie, l’IDEL doit être vigilant vis-à-vis des signes d’infection suivants :
  • une dégradation de la plaie avec érythème, chaleur ;
  • un exsudat plus abondant et/ou de couleur suspecte ;
  • une douleur ressentie ;
  • un œdème ;
  • une température corporelle élevée.

En cas de présence d’un ou de plusieurs de ses signes, alerter le plus rapidement le médecin pour une prise en charge rapide de l’infection et une orientation du patient vers le ou les professionnel(s) adapté(s).

Soin et suivi

L’IDEL, qui intervient à tous les niveaux de la prise en ch[...]

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Publication date: Available online 27 May 2017
Source:La Presse Médicale
Author(s): Nicola J. Ronan, Joseph Stuart Elborn, Barry J. Plant
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