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Il y a 2 mois
Pied diabétique : le rôle pivot de l’IDEL

15 % des diabétiques auront une ulcération du pied au cours de leur vie (1). L’infirmier libéral joue, en la matière, un rôle à la fois préventif, éducatif et curatif.

Pied diabétique

Les lésions des pieds sont la principale cause d'admission à l'hôpital des personnes atteintes de diabète.

La prise en charge du pied diabétique infecté, pluridisciplinaire, implique le médecin généraliste, le diabétologue, le diététicien, le pédicure-podologue, le kinésithérapeute mais aussi l’infirmier, notamment libéral, détaille Yveline Cann, IDEL titulaire d’un DU plaies et cicatrisation. Il est essentiel qu’ils travaillent de manière conjointe. L’infirmier libéral, pour sa part, a un rôle crucial à jouer. Un rôle préventif et éducatif, pour commencer. Sachant que son patient est diabétique, l’IDEL peut l’interroger sur le suivi dont il fait l’objet, notamment vis-à-vis de ses pieds, poursuit l’experte. Un contrôle, deux à quatre fois par an, par un pédicure-podologue et/ou un médecin généraliste permet, en effet, la prise en soin des hyperkératoses, lesquelles peuvent être à l’origine de plaies au niveau des points d’appui, qu’elles soient visibles ou masquées par un durillon.

Vigilance et éducation

L’infirmier libéral peut aussi insister sur l’importance de la surveillance régulière des pieds (éventuellement avec un petit miroir ou avec l’aide de ses proches ; idéalement tous les jours, à défaut, au minimum une fois par semaine) afin de repérer l’apparition d’éventuelles plaies. Celles-ci passent souvent inaperçues à cause de la neuropathie généralement associée au diabète. Or, il est indispensable de les prendre en charge précocement afin d’éviter toute infection, laquelle, non repérée, peut aboutir à une ostéite et, in fine, à l’amputation du pied.

La nutrition joue également un rôle clé dans l'équilibre du diabète aisni que dans la ciocatrisation des plaies. Outre les bonnes pratiques alimentaires auxquelles le patient diabétique doit veiller, un apport supplémentaire de protéines et/ou de vitamines pourra être envisagé pour faciliter la cicatrisation d'une plaie, par exemple, précise Yveline Cann. Cet apport devra toutefois être prescrit par un médecin. Il est donc primordial que l'IDEL communique avec le médecin traitant, les professionnels en charge du pied diabétique du patient ou encore l'auxiliaire de vie qui, parfois, prépare les repas du patient. Et ce, afin que ce dernier respecte les règles d'hygiène de vie et de nutrition.

Les points clés de l’examen clinique vasculaire chez le diabétique

Interrogatoire :

  • Claudication intermittente ;
  • Périmètre de marche ;
  • Douleurs de décubitus ;
  • Troubles trophiques ;
  • Palpation des pouls ;
  • Recherche d’anévrisme ;
  • Auscultations carotidienne, abdominale, fémorale ;

L’infirmier peut également prodiguer moult conseils, notamment rappeler les précautions à prendre en matière d’hygiène (hygiène rigoureuse, y compris entre les orteils, avec séchage méticuleux) et de chaussage. Les chaussures du patient doivent en effet être à la bonne taille, suffisamment couvrantes, adaptées à sa morphologie et en bon état pour éviter les blessures. L’IDEL peut aussi inciter le patient à être le plus mobile possible, quitte à ce qu’il se fasse prescrire quelques séances de kinésithérapie. L’activité physique favorise la vascularisation au niveau des membres inférieurs, insiste Yveline Cann, qui rappelle que les complications vasculaires sont également très fréquentes chez les patients diabétiques. En outre, elle réduit les risques d’obésité ou de surpoids, qui restreignent la mobilité du patient, et elle favorise, au même titre qu’une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie, l’équilibre du diabète. Elle limite donc, sur le long terme, les risques de complication du diabète dont le risque d’infection du pied. Une attention particulière doit être portée aux personnes diabétiques âgées : avec l’âge, la mobilité du patient, sa souplesse pour observer ses pieds, comme sa sensibilité au niveau des extrémités, diminuent. La vigilance de l’IDEL doit donc être accrue.

Les signes d’infection à repérer

  • En cas de plaie, l’IDEL doit être vigilant vis-à-vis des signes d’infection suivants :
  • une dégradation de la plaie avec érythème, chaleur ;
  • un exsudat plus abondant et/ou de couleur suspecte ;
  • une douleur ressentie ;
  • un œdème ;
  • une température corporelle élevée.

En cas de présence d’un ou de plusieurs de ses signes, alerter le plus rapidement le médecin pour une prise en charge rapide de l’infection et une orientation du patient vers le ou les professionnel(s) adapté(s).

Soin et suivi

L’IDEL, qui intervient à tous les niveaux de la prise en ch[...]

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Dix ans après son entrée en vigueur, la réglementation REACH a montré un potentiel d'impact élevé, mais qui se concrétise encore insuffisamment dans la protection des personnes et de l'environnement. Pour les associations de protection de l'environnement, il est urgent de renforcer sa mise en œuvre et d'étendre son champ d'action pour atteindre les objectifs de cette législation phare.

La réglementation REACH a marqué une étape forte dans la législation européenne, allant significativement plus loin que d'autres législations, et intégrant de nouveaux principes révolutionnaires tels que les principes « pas de données, pas de marché » et celui de substitution, en s'appuyant sur le principe de précaution et en renversant la charge de la preuve. Il est devenu un modèle mondial [1], et même les entreprises reconnaissent qu'il les a aidées dans l'amélioration de leur communication sur les dangers [2], et à renforcer leur proactivité sur la gestion des substances chimiques.

Malheureusement, les principes fondamentaux de REACH ne sont pas appliqués. Le processus en lui-même est excessivement lent : alors que le livre Blanc de l'Union européenne de 2001 recensait 1400 substances qui devraient être progressivement remplacées, seules 31 sont aujourd'hui inscrites sur la liste d'autorisation. Par ailleurs, l'Agence Européenne des Substances Chimiques (ECHA) fournit des numéros d'enregistrements – et ce faisant donne accès au marché – à tous les dossiers d'enregistrements, par défaut, même aux dossiers incomplets, inadéquats ou non pertinents, alors que le pourcentage de dossiers d'enregistrement non conformes est resté supérieur à 50% au cours des 5 dernières années [3].

La charge de la preuve, quant à elle, n'a pas été transférée aux industries. Les informations très médiocres fournies par les entreprises dans les dossiers d'enregistrement imposent aux autorités des États membres et aux comités de l'ECHA de chercher et de compléter les informations nécessaires à la gestion des risques.

Alors que le principe de précaution constitue l'un des fondements du règlement, il n'est pas appliqué dans les décisions de restriction ou d'octroi d'autorisations. En accordant les autorisations aux demandeurs qui sollicitent le maintien d'utilisation de substances extrêmement préoccupantes, alors que des alternatives sont disponibles, la Commission porte atteinte aux objectifs du Règlement, entrave l'innovation et pénalise les entreprises qui ont créé des alternatives plus sures.

Par la voix du Bureau Européen de l'Environnement, les associations de protection de l'environnement demandent un engagement politique fort pour renforcer la mise en œuvre du Règlement, et lui permettre d'atteindre l'entièreté de son potentiel de protection de la santé et de l'environnement. Il sera ainsi nécessaire :
- d'intégrer les nouvelles connaissances scientifiques sur les produits chimiques (nanomatériaux, perturbateurs endocriniens, neurotoxicité, effets métaboliques, etc.) et les mélanges[...]

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Notre système alimentaire nous confronte aujourd'hui à de nombreuses problématiques. Il exerce des pressions importantes et souvent destructrices sur l'environnement chez nous et dans les pays du Sud (perte de biodiversité, pollutions, changements climatiques). Les impacts sur la santé (obésité, maladies cardio-vasculaires, cancers, etc.) et les inégalités sociales sont particulièrement préoccupants. Les ménage, bien que sensibles à l'idée d'une nourriture de qualité, ne sont pas forcément prêts à modifier leurs habitudes alimentaires parce qu'ils craignent d'y laisser une part trop importante de leur budget ou ne savent tout simplement pas comment s'y prendre.

Apprendre au consommateur à s'interroger sur son alimentation, à respecter la nourriture et celui qui la produit, retrouver le plaisir de manger sain, local et de saison, découvrir les savoir-faire culinaires et la conservation des aliments, le tout en ménageant son budget et son temps : telles sont les lignes de force d'un Défi Alimentation Durable.

Dans le prolongement du Défi Alimentation Durable namurois, Inter-Environnement Wallonie et Espace Environnement ont bénéficié du soutien du Ministre wallon de l'Environnement pour développer un kit d'animation à destination des animateurs socio-culturels qui souhaitent aborder cette thématique avec leurs publics.

Cet outil a été développé en partenariat avec cinq associations wallonnes avec qui Inter-Environnement Wallonie et Espace Environnement ont collaboré afin de transposer le Défi Alimentation Durable à des ménages au revenu plus modeste et/ou qui ne sont pas d'emblée sensibilisés à la thématique de l'alimentation durable.

Un des objectifs de ce kit est de donner des ressources et éléments méthodologiques aux animateurs afin qu'ils puissent lancer un « Défi Alimentation Durable » avec des groupes constitués qu'ils accompagnent. Il présente également quelques notions clés liées à l'alimentation durable ainsi qu'une série d'activités qui peuvent être organisées dans le cadre du Défi. Sans se prétendre exhaustif, il référence également des animations et outils exi[...]