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Il y a 1 mois
Pour une sobriété économique administrative

Paris, le samedi 20 mai 2017 – La dénonciation des dysfonctionnements, voire d’une certaine incurie, des administrations est récurrente en France. Si le trait est parfois forcé, de nombreux rapports officiels ont effectivement épinglé un manque de visibilité évident pour les usagers, la longueur et l’opacité de certaines procédures, voire dans certains[...]

JIM
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Il y a 9 heures
Santé Environnement

L'interdiction d'utilisation du glyphosate par les particuliers entre en vigueur ce 1er juin en Wallonie ! Elle découle de l'arrêté adopté ce 30 mars dernier par le Gouvernement wallon. Cet arrêté encadre également la vente des produits contenant cet herbicide autorisé par le Fédéral via une obligation de délivrance du produit en magasin par un vendeur disposant d'une formation adéquate. La Fédération salue ce pas important vers une restriction de l'utilisation des pesticides par les particuliers et les professionnels des secteurs verts indispensable à la protection de la santé des citoyens et à la protection de l'environnement. Elle salue également la décision du Ministre Borsus d'interdire prochainement la mise sur le marché des herbicides à base de glyphosate pour les particuliers, et demande un renforcement des évaluations des pesticides, tant au niveau européen que fédéral...

En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié le glyphosate de « probablement cancérogène » pour l'homme. Dans le cadre de la procédure de réévaluation de cette substance, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et dernièrement l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont conclu que le glyphosate ne l'était pas. Leurs avis posent cependant de nombreuses questions quant à la procédure d'évaluation des pesticides et notamment les données sur lesquelles elles se basent. Pour réaliser son évaluation, le CIRC s'est basé sur les études publiées dans les revues à comité de lecture, alors que l'EFSA et l'ECHA disposaient des études réalisées par l'industrie chimique, confidentielles. Récemment, les Monsanto Papers ont démontré que cette firme pouvait « acheter la science » et produire par ce biais des rapports favorables à son herbicide le plus rentable (lié à la technologie OGM). Les divergences entre les avis des autorités européennes et du CIRC résultent donc principalement des études prises en compte dans l'évaluation.

Face à ces controverses, la Wallonie a décidé d'avancer et interdit dès ce 1er juin l'utilisation des herbicides de glyphosate par les particuliers. Cette mesure sera prochainement suivie par une interdiction de mise sur le marché de ces produits par les autorités fédérales, comme l'a annoncé le Ministre Borsus. Au vu des mésusages et des nombreuses alternatives di[...]

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Il y a 10 heures
Santé Environnement

L'interdiction d'utilisation du glyphosate par les particuliers entre en vigueur ce 1er juin en Wallonie ! Elle découle de l'arrêté adopté ce 30 mars dernier par le Gouvernement wallon. Cet arrêté encadre également la vente des produits contenant cet herbicide autorisé par le Fédéral via une obligation de délivrance du produit en magasin par un vendeur disposant d'une formation adéquate. La Fédération salue ce pas important vers une restriction de l'utilisation des pesticides par les particuliers et les professionnels des secteurs verts indispensable à la protection de la santé des citoyens et à la protection de l'environnement. Elle salue également la décision du Ministre Borsus d'interdire prochainement la mise sur le marché des herbicides à base de glyphosate pour les particuliers, et demande un renforcement des évaluations des pesticides, tant au niveau européen que fédéral...

En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié le glyphosate de « probablement cancérogène » pour l'homme. Dans le cadre de la procédure de réévaluation de cette substance, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et dernièrement l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont conclu que le glyphosate ne l'était pas. Leurs avis posent cependant de nombreuses questions quant à la procédure d'évaluation des pesticides et notamment les données sur lesquelles elles se basent. Pour réaliser son évaluation, le CIRC s'est basé sur les études publiées dans les revues à comité de lecture, alors que l'EFSA et l'ECHA disposaient des études réalisées par l'industrie chimique, confidentielles. Récemment, les Monsanto Papers ont démontré que cette firme pouvait « acheter la science » et produire par ce biais des rapports favorables à son herbicide le plus rentable (lié à la technologie OGM). Les divergences entre les avis des autorités européennes et du CIRC résultent donc principalement des études prises en compte dans l'évaluation.

Face à ces controverses, la Wallonie a décidé d'avancer et interdit dès ce 1er juin l'utilisation des herbicides de glyphosate par les particuliers. Cette mesure sera prochainement suivie par une interdiction de mise sur le marché de ces produits par les autorités fédérales, comme l'a annoncé le Ministre Borsus. Au vu des mésusages [...]

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PMA pour toutes : Le laisser-aller du CCNE vers des corps instrumentalisés
Il y a 10 heures
Genethique

Le Comité consultatif national d’éthique a rendu le 27 juin son avis n°126 sur « les demandes sociétales de recours à l’assistance médicale à la procréation ». Jacques Testart, « père scientifique » du premier bébé éprouvette analysent les prises de position contenues dans cet avis, et s’inquiète des prochains « états généraux de la bioéthique » qu’elles augurent.

Ce texte a été initialement publié sur Mediapart : Bioéthique, l’escalier des laisser-aller.

Ce 27 juin, le Comité national d'éthique (CCNE) rend son Avis sur l'Assistance médicale à la procréation (AMP) pour des raisons sociétales. Il examine trois situations problématiques.

Le cas de la location d'utérus, aussi nommée gestation pour autrui (GPA) est argumenté et le refus de cette atteinte à la dignité humaine est clair : il n'existe pas de « GPA éthique » écrit le CCNE qui demande une convention internationale d'interdiction mais émet cependant des propositions prenant en compte le sort des enfants ainsi nés. Parmi celles-ci, on remarque le droit d'accès des enfants au contrat qui a permis leur naissance avec l'identification de tous les intervenants.

Un deuxième thème est celui de l'insémination artificielle avec donneur (IAD) pour toutes les femmes demandeuses[1]. La majorité des membres du CCNE y sont favorables. Mais il est surprenant que le CCNE accepte cette pratique après avoir énoncé des arguments forts qui s'y opposent. Ainsi le droit de l'enfant à connaître ses origines, reconnu depuis 2006 par la Convention européenne des droits de l'homme, est mis à mal par le principe d'anonymat du donneur, que le CCNE ne remet pas en cause. Pourtant le recours plus fréquent à l'IAD ne peut qu'augmenter le nombre des enfants souffrant de l'absence de racines que rapportent les psychologues, et cette fois l'impossibilité à procréer ne saurait justifier la création délibérée de ce handicap. Un autre problème est celui de la concurrence pour le sperme entre les couples hétérosexuels déjà médicalisés et ces nouvelles demandes sociétales. La rareté des gamètes disponibles allongerait les délais d'attente et pourrait entrainer la rupture avec le principe de gratuité du don. «Protéger la liberté de l’offre, écrit le CCNE, revient à ne pas satisfaire la totalité des demandes. C’est un choix éminemment éthique et politique». Alternativement, on pourrait recourir à une médicalisation non nécessaire mais capable d'économiser les spermatozoïdes en procédant à la FIV avec ICSI[2], technique plus lourde et onéreuse que l'IA mais qui réalise la parité gamétique. Tout cela en attendant la venue d'un monde meilleur où on fabriquerait des gamètes en abondance à partir de cellules banales, comme récemment réalisé chez la souris...Aussi est-il surprenant que le CCNE justifie son feu vert en posant que, la technique est déjà autorisée par ailleurs (IAD pour raisons médicales), qu'elle ne présente « pas de risques nouveaux de violence dans les relations entre les différents acteurs» et est capable de «répondre à une souffrance sans en susciter de nouvelles», tout en soulignant que l'insuffisance des dons de sperme «fait courir le risque d’une déstabilisation de tout le système bioéthique français»....On voit bien que « l'IAD pour toutes » ne serait pas sans conséquences sur les activités biomédicales actuelles et qu'elle conduirait à augmenter le nombre d'enfants privés de filiation génétique. L'obsession technologique empêche le CCNE, et bien sûr les praticiens, d'appréhender l'IA comme un geste qui se passerait aisément de médicalisation mais stimulerait l'implication des demandeurs en pleine responsabilité[3].Il reste que l'exigence d'anonymat du donneur est encore une fois non interrogée alors que l'Allemagne vient, après d'autres pays, de l'abandonner.

Le troisième thème abordé par le CCNE concerne l'autoconservation des ovocytes que le comité d'éthique estime « difficilement défendable », une minorité de ses membres estimant au contraire que cela permettrait plus d'autonomie des femmes pour gérer le moment de leurs grossesses. Ce point de vue rejoint celui de l'Académie de médecine qui a produit récemment (juin 2017) un rapport favorable à cette pratique, laquelle n'est autorisée actuellement que pour des cas pathologiques ou en contrepartie du don d'ovocytes à une autre femme (cf. L’Académie de médecine favorable à la conservation des ovocytes pour toutes). L'Académie critique avec raison cette dernière situation qui ressemble à un « chantage » ou même à un « leurre »puisque les ovocytes supposés les meilleurs sont plutôt réservés à la femme receveuse. De ces considérations on ne peut toutefois conclure en proposant la libre autoconservation qu'en présupposant un nouveau droit, déjà admis avec l'IAD pour toutes, celui de quiconque à réquisitionner les structures biomédicales pour convenance personnelle. Pour sa part, le CCNE s'inquiète des risques médicaux de la stimulation ovarienne et du recueil des ovocytes, des pressions sociales éventuelles, comme du recours nécessaire à la FIV quand les ovocytes sont « récupérés » par la patiente, mais aussi de l'inutilité de cet investissement biologique et du devenir des ovocytes si ces femmes enfantent naturellement, ce qui devrait constituer la situation la plus fréquente. La perspective de se garantir ainsi contre le vieillissement constitue une assurance chèrement acquise mais souvent illusoire puisque, outre les cas où la femme abandonnera ses ovocytes, rien ne garantit que les quelques gamètes conservés suffiraient pour assurer la survenue d'une grossesse, ruinant alors des années d'espérance (rappelons qu'un ovocyte n'a, en moyenne, que 3% de chances d'être à l'origine d'un enfant). Nous entrons là dans le domaine en plein développement de la surmédicalisation par précaution.

Le CCNE propose quelques leçons communes à toutes les pratiques d'AMP sociétale. Ainsi, «dans tous les États qui ont autorisé l’autoconservation des ovocytes, l’IAD pour toutes les demandes et la GPA, un marché lucratif et transnational s’est développé, illustrant un type de société ». Or, ce type de société fait encore l'objet de résistances en France et, au travers de questions presque triviales posées à la bioéthique, c'est toute une conception de la dignité humaine et des rapports entre les personnes qui risque de s'imposer. C'est pourquoi, estime justement le CCNE contrairement à ce que beaucoup de partisans du libéralisme éthique prétendent, «même libre, éclairée et autonome, la décision ne concerne donc jamais seulement l’individu qui la prend».

Plusieurs institutions se sont prononcées depuis quelques mois sur l'AMP sociétale mais aussi sur des techniques de biologie concernant la procréation humaine. Ainsi, le comité d'éthique de l'inserm, ardent partisan des recherches sur l'embryon humai[...]

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Il y a 18 heures
Santé Environnement

L'interdiction d'utilisation du glyphosate par les particuliers entre en vigueur ce 1er juin en Wallonie ! Elle découle de l'arrêté adopté ce 30 mars dernier par le Gouvernement wallon. Cet arrêté encadre également la vente des produits contenant cet herbicide autorisé par le Fédéral via une obligation de délivrance du produit en magasin par un vendeur disposant d'une formation adéquate. La Fédération salue ce pas important vers une restriction de l'utilisation des pesticides par les particuliers et les professionnels des secteurs verts indispensable à la protection de la santé des citoyens et à la protection de l'environnement. Elle salue également la décision du Ministre Borsus d'interdire prochainement la mise sur le marché des herbicides à base de glyphosate pour les particuliers, et demande un renforcement des évaluations des pesticides, tant au niveau européen que fédéral...

En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié le glyphosate de « probablement cancérogène » pour l'homme. Dans le cadre de la procédure de réévaluation de cette substance, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et dernièrement l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont conclu que le glyphosate ne l'était pas. Leurs avis posent cependant de nombreuses questions quant à la procédure d'évaluation des pesticides et notamment les données sur lesquelles elles se basent. Pour réaliser son évaluation, le CIRC s'est basé sur les études publiées dans les revues à comité de lecture, alors que l'EFSA et l'ECHA disposaient des études réalisées par l'industrie chimique, confidentielles. Récemment, les Monsanto Papers ont démontré que cette firme pouvait « acheter la science » et produire par ce biais des rapports favorables à son herbicide le plus rentable (lié à la technologie OGM). Les divergences entre les avis des autorités européennes et du CIRC résultent donc principalement des études prises en compte dans l'évaluation.

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Il y a 22 heures
Quotidien du médecin

Au cours de sa dernière assemblée générale, le syndicat MG France a abordé la question des rapports médecins/caisses parfois conflictuels,

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Il y a 23 heures
Institut de veille sanitaire

Points clés

Infections à hépatite A
Entre juin 2016 et mai 2017, un nombre inhabituel de cas d’hépatite A touchant les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) a été rapporté en Europe.
A ce jour, en France et chez les HSH, un épisode de cas groupés en région Normandie (janvier 2017) et une augmentation des cas sporadiques dans les régions Ile-de-France et Hauts de France ont été signalés.
En région Centre-Val de Loire, 5 cas d’hépatite A ont été rapportés entre début mai et début juin 2017 chez des HSH, dont 3 étaient infectés par une même souche (souche IA VRD-521-2016, dite « UK Travel to Spain »).
Cette augmentation du nombre de cas intervient dans un contexte de tensions d’approvisionnement en vaccins contre l’hépatite A d’une part, et d’organisation de plusieurs évé[...]