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Il y a 3 jours
REACH : la mise en œuvre décevante d'un règlement exemplaire

Dix ans après son entrée en vigueur, la réglementation REACH a montré un potentiel d'impact élevé, mais qui se concrétise encore insuffisamment dans la protection des personnes et de l'environnement. Pour les associations de protection de l'environnement, il est urgent de renforcer sa mise en œuvre et d'étendre son champ d'action pour atteindre les objectifs de cette législation phare.

La réglementation REACH a marqué une étape forte dans la législation européenne, allant significativement plus loin que d'autres législations, et intégrant de nouveaux principes révolutionnaires tels que les principes « pas de données, pas de marché » et celui de substitution, en s'appuyant sur le principe de précaution et en renversant la charge de la preuve. Il est devenu un modèle mondial [1], et même les entreprises reconnaissent qu'il les a aidées dans l'amélioration de leur communication sur les dangers [2], et à renforcer leur proactivité sur la gestion des substances chimiques.

Malheureusement, les principes fondamentaux de REACH ne sont pas appliqués. Le processus en lui-même est excessivement lent : alors que le livre Blanc de l'Union européenne de 2001 recensait 1400 substances qui devraient être progressivement remplacées, seules 31 sont aujourd'hui inscrites sur la liste d'autorisation. Par ailleurs, l'Agence Européenne des Substances Chimiques (ECHA) fournit des numéros d'enregistrements – et ce faisant donne accès au marché – à tous les dossiers d'enregistrements, par défaut, même aux dossiers incomplets, inadéquats ou non pertinents, alors que le pourcentage de dossiers d'enregistrement non conformes est resté supérieur à 50% au cours des 5 dernières années [3].

La charge de la preuve, quant à elle, n'a pas été transférée aux industries. Les informations très médiocres fournies par les entreprises dans les dossiers d'enregistrement imposent aux autorités des États membres et aux comités de l'ECHA de chercher et de compléter les informations nécessaires à la gestion des risques.

Alors que le principe de précaution constitue l'un des fondements du règlement, il n'est pas appliqué dans les décisions de restriction ou d'octroi d'autorisations. En accordant les autorisations aux demandeurs qui sollicitent le maintien d'utilisation de substances extrêmement préoccupantes, alors que des alternatives sont disponibles, la Commission porte atteinte aux objectifs du Règlement, entrave l'innovation et pénalise les entreprises qui ont créé des alternatives plus sures.

Par la voix du Bureau Européen de l'Environnement, les associations de protection de l'environnement demandent un engagement politique fort pour renforcer la mise en œuvre du Règlement, et lui permettre d'atteindre l'entièreté de son potentiel de protection de la santé et de l'environnement. Il sera ainsi nécessaire :
- d'intégrer les nouvelles connaissances scientifiques sur les produits chimiques (nanomatériaux, perturbateurs endocriniens, neurotoxicité, effets métaboliques, etc.) et les mélanges ;
- d'élargir le champs d'action de REACH pour y inclure les produits chimiques produits en faible[...]

Santé Environnement
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Il y a 6 minutes
Réseau CHU
Echanges et conventions avec des régions ou hôpitaux espagnols, chinois, argentins, tchadiens, libanais… Ces derniers mois, pas moins de quatre délégations internationales se sont rendues au CHU de Poitiers en 2017. Tour d’horizon de ces rencontres…
Destination de choix: l'Espagne
Le doyen de la Faculté des sciences de la santé de Grenade, en Espagne, Antonio Munoz, et le vice-doyen, Gérald Valenza, sont venus les 27 et 28 mars derniers au CHU pour dresser le bilan du partenariat avec le CHU et construire les axes de coopération internationale future
Le premier axe de coopération : la formation paramédicale, avec la rencontre de Dominique Bourgeon, coordonnateur des instituts de formation du CHU de Poitiers et des directeurs des autres instituts de formation.
Depuis 2013, l’Institut de formation en soins infirmiers a ouvert la voie, avec des échanges Erasmus avec la Faculté des sciences de la santé de Grenade : à ce jour, une étudiante infirmière de Poitiers a été accueillie pour deux mois à Grenade et cinq étudiants espagnols sont venus à Poitiers pour des stages de six mois. Echange Erasmus d'étudiants infirmiers, kinés et ergothérapeutes
Les différents acteurs ont marqué leur volonté de poursuivre le partenariat avec l’accueil de deux étudiants infirmiers par an et par école. De plus, les échanges Erasmus vont être élargis aux cursus de formation des kinésithérapeutes et des ergothérapeutes, à partir de 2018 avec l’accueil d’étudiants espagnols à Poitiers et, à partir de 2019, l’envoi d’étudiants français à Grenade.
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Formations et conférences au programme
Des cours de formation continue sont organisés à Mojàcar, près d’Almeria, dans le sud de l’Espagne, à destination de tous les étudiants des sciences de la santé d’Espagne. Ce séminaire, organisé en avril et mai, accueille chaque année, plus de 8000 professionnels en formation continue dans des disciplines variées.
Pour compléter les échanges d’étudiants en santé, des cadres formateurs des instituts de santé du CHU de Poitiers pourront participer au séminaire de Mojacar afin d’intervenir sur des thématiques telles que les soins palliatifs, la technique McKenzie en kinésithérapie. Une belle manière de valoriser le savoir-faire du CHU.
Focus sur la recherche paramédicale
Le CHU a sollicité la Faculté des sciences de la santé de Grenade, dont huit groupes de recherche pluridisciplinaires publient dans des revues de renommée internationale, pour un appui à la fois méthodologique et organisationnel, mais aussi pour développer des axes de coopération en recherche paramédicale, en lien étroit avec la coordination générale des soins et la direction de la recherche.
Le troisième axe de coopération internationale : l’accueil de personnel paramédical nouvellement diplômé
Une problématique distincte existe actuellement dans nos deux pays : l’université de Grenade forme un nombre de kinésithérapeutes supérieur aux possibilités d’emploi du marché du travail alors que le CHU de Poitiers peut connaître des difficultés de recrutement de kinésithérapeutes, notamment sur le [...]
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Il y a 8 minutes
EFSA

Published on: 20 July 2017

The infection with Brucella abortus, Brucella melitensis and Brucella suis has been assessed according to the criteria of the Animal Health Law (AHL), in particular criteria of Article 7 on disease profile and impacts, Article 5 on the eligibility of the infection with B. abortus, B. melitensisand B. suis to be listed, Article 9 for the categorisation of the infection with B. abortus, B. melitensisand B. suis according to disease prevention and control rules as in Annex IV and Article 8 on the list of animal species related to the infection with B. abortus, B. melitensis and B. suis. The assessment has been performed following a methodology composed of information collection and compilation, expert judgement on each criterion at individual and, if no consensus was reached before, also at collective level. The output is composed of the categorical answer, and for the questions where no consensus was reached, the different supporting views are reported. Details on the methodology used for this assessment are explained in a separate opinion. According to[...]

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CHU Rouen

Même si les français souhaitent majoritairement décéder à domicile, la réalisation de ce vœu est difficile du fait de contraintes pratiques importantes, des craintes des familles mais aussi du médecin généraliste. Des structures se développent pour favoriser l'accès aux soins palliatifs à domicile, dont l'hospitalisation à domicile (HAD). Le colloque singulier, relation médecin-patient riche et fondée entre autre sur le secret professionnel prend une place importante dans le cas particulier de l'accompagnement du patient en fin de vie et de son entourage. Le but de cette étude est d'évaluer le ressenti des patients quant aux modifications du colloque singulier liées à l'instauration de l'HAD