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Résultats fonctionnels à long terme de la bandelette sous-urétrale rétropubienne TVT (tension-free vaginal tape) pour le traitement de l’incontinence urinaire d’effort féminine : étude monocentrique prospective

Publication date: Available online 23 June 2017
Source:Progrès en Urologie
Author(s): Q. Manach, M. Bouquot, M. Rouprêt, V. Ambrogi, F. Richard, M.O. Bitker, E. Chartier-Kastler, V. Phé
ObjectifÉvaluer les résultats fonctionnels à long terme de la bandelette sous-urétrale rétropubienne TVT pour le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) féminine.MéthodesUne étude monocentrique prospective a inclus les femmes ayant une IUE par hypermobilité urétrale traitées par une bandelette rétropubienne TVT par le même chirurgien entre septembre 1998 et septembre 2000. Les patientes ont été évaluées à 1, 3, 6 et 12 mois après la chirurgie, puis annuellement. Les données suivantes ont été recueillies : calendrier mictionnel, résidu post-mictionnel, test d’incontinence urinaire d’une heure, questionnaire de sévérité des symptômes urinaires, score de qualité de vie, complications postopératoires. Les taux de continence objective (absence de fuite urinaire à l’effort lors de l’examen clinique) et subjective (absence de fuite urinaire, quel que soit le type, rapportée par la patiente) ont été rapportés.RésultatsCinquante-huit patientes d’âge médian 59 ans (IQR 49–67 ; min 21–max 78) ont été incluses. Au terme du suivi médian de 10,2 ans (IQR 1,4–16,0 ; min 1–max 13,2), les taux de continence urinaire objective et subjective ont été respectivement de 93 % et 78 % et sont restés stables dans le long terme. Le test d’incontinence urinaire d’une heure, les scores du questionnaire de sévérité des symptômes urinaires et de qualité de vie ont été significativement améliorés. L’utilisation d’autosondages intermittents a été nécessaire chez 3 femmes en postopératoire. Une section de bandelette et l’ablation d’une autre bandelette ont été réalisées chez 2 femmes ayant des douleurs pelviennes chroniques. Une patiente a rapporté des infections urinaires récidivantes. Un taux d’urgenturie de novo de 10 % a été rapporté.ConclusionLes résultats fonctionnels après la mise en place d’une bandelette rétropubienne TVT sont satisfaisants et stables sur le long terme. Cette procédure améliore la qualité de vie avec une morbidité faible.Niveau de preuve3.PurposeTo evaluate the long-term functional outcomes after retropubic tension-free vaginal tape (TVT) placement to treat female stress urinary incontinence (SUI).MethodsFrom September 1998 to September 2000, we prospectively enrolled all consecutive women in our center suffering SUI caused by urethral hypermobility. All women had a retropubic TVT inserted by the same surgeon. Patients were evaluated at 1, 3, 6 and 12 months postoperatively, and annually thereafter. Postoperative assessment included a measurement of post-voiding residual volume, urinalysis, a 1-hour pad test, a urinary symptom questionnaire, and an assessment of quality-of-life. Objective continence (defined as no urine leakage at clinical examination) and subjective continence (defined as no urine leakage, whatever the mechanism, reported by the patient) were reported.ResultsOverall, 58 consecutive women (median age 59; IQR 49–67; min 21–max 78) were evaluated. Median follow-up was 10.2years (IQR 1.4–16.0; min 1–max 13.2). At the last follow-up, objective and subjective continence rates were 93% and 78%, respectively and remained stable in the long run. Pad tests, urinary symptom questionnaire scores and quality-of-life were significantly improved. Self-intermittent catheterisatio[...]

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Au Royaume-Uni, les infirmiers peuvent suivre une formation complémentaire de deux ans pour pouvoir pratiquer des actes chirurgicaux simples en bloc

Le National Health Service anglais (NHS) va promouvoir les "surgical care practitioners" (SCP), ces personnels infirmiers qui pouvaient déjà opérer sous le contrôle d'un chirurgien, mais en les autorisant cette fois à devenir autonomes et responsables de leurs actes. Après leur diplôme d'infirmiers en 3 ans, ces professionnels suivent un mastère de deux années supplémentaires.

Leur rôle est d'assurer toute la prise en charge de l'opéré depuis la consultation avant l'hospitalisation jusqu'à la surveillance postopératoire, la sortie du malade et les consultations de suivi. Ils placent les perfusions, réalisent eux-mêmes l'opération au bloc opératoire et prescrivent des médicaments.

Médicalement, la qualité des résultats obtenus par les "surgical car practitioners" a été évaluée identique à celle des chirurgiens. Ce partage de compétences permet de réserver aux chirurgiens le rôle de décision et d'action dans les cas complexes.

Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

Les pratiques avancées doivent se faire en master 2

Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers, SNPI CFE-CGC, est fortement demandeur de la mise en place d'une pratique avancée en France. Dans 25 pays, 330.000 infirmières en pratique avancée peuvent disposer de telles compétences après deux années d'études supplémentaires validées par un Master. Toutes les études scientifiques ont prouvées l'intérêt de ce métier intermédiaire entre l'infirmière à Bac +3 et le médecin à bac +9 ou +12. L'exemple a été donné par les USA dans les années 1960, et il y a aujourd'hui 158.348 « infirmières praticiennes » et 59.242 « infirmières cliniciennes spécialisées », toutes titulaires d'un Master. En Europe, de l'Irlande à la Finlande, ces infirmières diplômées d'un Master peuvent prescrire des médicaments et assurer le suivi des patients chroniques.

Pour Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI CFE-CGC, la solution réside dans une reconnaissance officielle et nationale de pratiques, avec une rémunération et une formation conséquentes : En France, le cadre légal de l'infir­mière de pra­ti­que avan­cée IPA est l'arti­cle 119 de la loi n° 2016-41 du 26 jan­vier 2016 de moder­ni­sa­tion de notre sys­tème de santé. Hélas, aucun texte d'application n'est paru, et les travaux n'ont même pas commencé (référentiel d'activité, de compétences, de formation, cadre statutaire et grille salariale), car des lobby font pression sur le ministère.

En particulier, les directeurs d'hôpitaux préfèrent pratiquer du "low cost", avec des "protocoles de coopération" pour régler des situations individuelles, sans les compétences acquises dans une formation cadrée nationalement. Avec les "coopérations", ce sont des compétences personnelles qui seront attribuées à des infirmières particulières pour faire des actes à la place des m[...]

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Pour Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI CFE-CGC, la solution réside dans une reconnaissance officielle et nationale de pratiques, avec une rémunération et une formation conséquentes : En France, le cadre légal de l'infir­mière de pra­ti­que avan­cée IPA est l'arti­cle 119 de la loi n° 2016-41 du 26 jan­vier 2016 de moder­ni­sa­tion de notre sys­tème de santé. Hélas, aucun texte d'application n'est paru, et les travaux n'ont même pas commencé (référentiel d'activité, de compétences, de formation, cadre statutaire et grille salariale), car des lobby font pression sur le ministère.

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