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Il y a 1 mois
Rougeole : la France reste menacée

En neuf ans, plus de 24 000 cas de rougeole ont été déclarés en France, dont 387 entre le 1er janvier et le 31 juillet 2017. Fin juin, une adolescente est décédée après avoir contracté le virus. Que faut-il savoir sur cette maladie ?

Enfant malade

La rougeole menace particulièrement les jeunes enfants non vaccinés.

Plus de 24 000 cas de rougeole ont été déclarés en France entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2016, et, depuis le début de l’année 2017, 387 cas ont été recensés1. Si le chiffre est loin des 15 000 cas dénombrés pour la seule année 2011, il n’en reste pas moins inquiétant. En effet, la rougeole est une infection virale très contagieuse pouvant engendrer de graves complications, voire le décès de la personne malade. Une adolescente de 16 ans, non vaccinée contre la maladie, est d’ailleurs décédée après avoir contracté le virus de la rougeole fin juin à Marseille. Sur les 387 cas déclarés, 154, soit 40 % ont dû être hospitalisés, dont deux cas d’encéphalite et 31 cas de pneumopathies sévères. Deux foyers sont situés en Alsace et en Moselle, les autres se trouvant principalement dans la moitié sud de la France.

Carte de la France et sa rougeole

Distribution géographique des cas déclarés au cours des 12 derniers mois du 01/08/16 au 31/07/17 (n=406)

Les jeunes enfants non vaccinés particulièrement exposés

L’âge médian des personnes atteintes durant ces douze derniers mois est de 13 ans, et le taux d’incidence le plus élevé est constaté chez les enfants de moins de 1 an (6,3/100 000). Comme le souligne l’Organisation mondiale de la santé (OMS)2, les jeunes enfants qui ne sont pas vaccinés sont les plus exposés à la rougeole et risquent des complications parfois mortelles. À ce jour, la rougeole reste une cause importante de décès du jeune enfant.

La rougeole est hautement contagieuse, et la transmission se fait principalement par voie aérienne. Elle se traduit par l’apparition d’une forte fièvre 10 à 12 jours après l’exposition au virus pendant une durée de 4 à 7 jours. D’autres symptômes peuvent se manifester, tels qu’une rhinorrée, de la toux, des yeux rouges et larmoyants, et des petits points blanchâtres sur la face interne des joues. Quant à l’éruption maculo-papuleuse, elle apparaît plusieurs jours plus tard, généralement sur le haut du visage et le haut du cou. En trois jours, elle atteint les mains et les pieds, puis persiste durant 5 à 6 jours avant de disparaître. Le malade est contagieux la veille de l’apparition des symptômes et jusqu’à cinq jours après le début de l’éruption. Dans les cas les plus graves, des cécités peuvent survenir, ainsi que des encéphalites, des diarrhées sévères, des infections auriculaires et des infections respiratoires.

La maladie étant relativement rare, le diagnostic de la rougeole doit être confirmé biologiquement. À noter que depuis 2005, tout cas de rougeole doit être signalé à l’Agence régionale de santé (ARS) par les cliniciens et les biologistes de manière à éviter la contagion.

Le vaccin rougeole, oreillon, rubéole (ROR) administré chez les nourrissons permet de prévenir efficacement la maladie. Deux injections sont nécessaires, l’une à l’âge de 12 mois, l’autre avant 24 mois. Pour les personnes âgées de plus de 24 mois et nées depuis 1980, un rattrapage vaccinal, avec un total de deux doses de vaccin triple, est recommandé. Rappelons qu’à partir de 2018, 11 vaccins, au lieu de 8 actuellement, seront obligatoires pour les enfants de moins de deux ans de manière à améliorer une couverture vaccinale jugée insuffisante. Comme l’avait souligné Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, il y a des morts inutiles aujourd'hui. C'est admissible que des je[...]

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Il y a 13 minutes
Santé Environnement

Notre système alimentaire nous confronte aujourd'hui à de nombreuses problématiques. Il exerce des pressions importantes et souvent destructrices sur l'environnement chez nous et dans les pays du Sud (perte de biodiversité, pollutions, changements climatiques). Les impacts sur la santé (obésité, maladies cardio-vasculaires, cancers, etc.) et les inégalités sociales sont particulièrement préoccupants. Les ménage, bien que sensibles à l'idée d'une nourriture de qualité, ne sont pas forcément prêts à modifier leurs habitudes alimentaires parce qu'ils craignent d'y laisser une part trop importante de leur budget ou ne savent tout simplement pas comment s'y prendre.

Apprendre au consommateur à s'interroger sur son alimentation, à respecter la nourriture et celui qui la produit, retrouver le plaisir de manger sain, local et de saison, découvrir les savoir-faire culinaires et la conservation des aliments, le tout en ménageant son budget et son temps : telles sont les lignes de force d'un Défi Alimentation Durable.

Dans le prolongement du Défi Alimentation Durable namurois, Inter-Environnement Wallonie et Espace Environnement ont bénéficié du soutien du Ministre wallon de l'Environnement pour développer un kit d'animation à destination des animateurs socio-culturels qui souhaitent aborder cette thématique avec leurs publics.

Cet outil a été développé en partenariat avec cinq associations wallonnes avec qui Inter-Environnement Wallonie et Espace Environnement ont collaboré afin de transposer le Défi Alimentation Durable à des ménages au revenu plus modeste et/ou qui ne sont pas d'emblée sensibilisés à la thématique de l'alimentation durable.

Un des objectifs de ce kit est de donner des ressources et éléments méthodologiques aux animateurs afin qu'ils puissent lancer un « Défi Alimentation Durable » avec des groupes constitués qu'ils accompagnent. Il présente également quelques notions clés liées à l'alimentation durable ainsi qu'une série d'activités qui peuvent être organisées dans le cadre du Défi. Sans se prétendre exhaustif, il référence également des animations et outils existants en éducation à l'alimentation.

Voici quelques témoignag[...]

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Il y a 13 minutes
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Dans le prolongement du Défi Alimentation Durable namurois, Inter-Environnement Wallonie et Espace Environnement ont bénéficié du soutien du Ministre wallon de l'Environnement pour développer un kit d'animation à destination des animateurs socio-culturels qui souhaitent aborder cette thématique avec leurs publics.

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Il y a 14 minutes
Santé Environnement
En Belgique, un nombre croissant de personnes ont recours à l'aide alimentaire pour survivre. Le nombre de colis alimentaires distribués ne cesse d'augmenter. Parallèlement, les productions agricoles génèrent des surplus comme en témoigne une étude de la SoCoPro et DiversiFerm. Une possibilité de valorisation de ces surplus serait de soutenir l'approvisionnement de l'aide alimentaire et par la même occasion améliorer la qualité des colis qui en ont bien besoin.

Rendez-vous le 22 juin de 9h45 à 16h00 à Mons, Hainaut Développement, Boulevard Initialis 22

Concrètement, les objectifs de l'évènement sont les suivants :

  • Proposer des pistes aux producteurs et aux acteurs de l'aide alimentaire pour renforcer les liens entre ces acteurs et de ce fait réduire le gaspillage alimentaire et améliorer la qualité de l'aide alimentaire ;
  • Interpeller les représentants politiques pour qu'ils soutiennent la mise en œuvre de ces pistes ;
  • Faciliter la mise en réseau des participants

Programme

La journée sera animée et modérée par Françoise Baré, RTBF

9H15 –9H45 : Accueil des participants

9H45 – 09H55 : Introduction et mise en contexte de la rencontre, Anne Thibaut, Fédération Inter-Environnement Wallonie

09H55 – 10H25 : Enquête sur le gaspillage alimentaire chez les agriculteurs et les artisans-transformateurs wallons de DiversiFerm et de la Socopro , Maryvonne Carlier, DiversiFerm, Accueil Champêtre en Wallonie

10H25 – 10H55 : Présentation du projet pilote du RAWAD, Tania Di Calogero, Observatoire de la Santé du Hainaut et Céline Baltramonaitis, Soreal

10H55 – 11H10 : Pause

11H10 – 11H30 : Témoignages de Catherine Sacré de la Ferme Cantraine ainsi que d'une association et d'un bénéficiaire de l'aide alimentaire (en collaboration avec le Réseau Wallon de lutte contre la pauvreté)

11H30 – 12H15 : Présentation de l'association française Solaal qui facilite le lien entre les donateurs des filières agricole et alimentaire et les associations d'aide alimentaire. Dorothée Briaumont, Solaal

12H15 – 13H15 : Buffet sandwichs

13H15 – 13H25 : Reprise dynamique

13H25 – 14H35 : Table ronde « Agriculture et aide alimentaire » : Comment rapprocher ces acteurs ?

  • Ho-Re-Sol par le CPAS de Herstal : récupération d'invendus, transformation et distribution à l'aide alimentaire.
  • NGE : Plate-forme pour l'aide alimentaire en province du Luxembourg - expérience avec les producteurs.
  • Food Waste Innovation Network : actions autour du glanage.
  • CPAS de Courcelles : distribution de produits au départ d'une criée et sensibilisation des bénéficiaires.
  • Alimenquestion et Level IT : outils de soutien aux dons alimentaires.
  • Les criées en partenariat avec l'aide alimentaire (à confirmer).

14h35- 15h00 : Débat avec les autorités publiques régionales

  • Carlo DI ANTONIO, Ministre de l'Environnement (à confirmer)
  • Willy BORSUS, Ministre de l'Agriculture et de l'Intégration sociale (à confirmer)
  • René COLLIN, Ministre de l'Agriculture (à [...]
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Il y a 14 minutes
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  • Proposer des pistes aux producteurs et aux acteurs de l'aide alimentaire pour renforcer les liens entre ces acteurs et de ce fait réduire le gaspillage alimentaire et améliorer la qualité de l'aide alimentaire ;
  • Interpeller les représentants politiques pour qu'ils soutiennent la mise en œuvre de ces pistes ;
  • Faciliter la mise en réseau des participants

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11H10 – 11H30 : Témoignages de Catherine Sacré de la Ferme Cantraine ainsi que d'une association et d'un bénéficiaire de l'aide alimentaire (en collaboration avec le Réseau Wallon de lutte contre la pauvreté)

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Il y a 1 heures
News Santé | Actualités & informations - Yahoo Actualités FR

Dans une tribune publiée sur le site de "Libération", plusieurs maires socialistes, écologistes et communiste appellent le gouvernement à rouvrir les négociations sur le Ceta, le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada.


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Il y a 2 heures
Ordre des masseurs-kinésithérapeutes

Nice, le 21 septembre 2017

Université Côte d’Azur propose un parcours de masterisation innovant aux étudiants en kinésithérapie

Grâce à un certificat universitaire entièrement disponible en e-learning, les étudiants des Instituts de Formation en Masso-Kinésithérapie de France pourront accéder à un Master 2 et continuer s’ils le désirent vers un doctorat en complément de leur formation.

Le partenariat initié en janvier 2017 par Pascale Mathieu, présidente du Conseil National de l’ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes a été présenté le 21 septembre au Grand Palais à Paris par Stéphane Azoulay, vice-Président Formation Université Côte d’Azur, Erwan Paitel, Directeur Opérationnel du Programme Formation d’Université Côte d’Azur et par Pascale Mathieu, Présidente de l’Ordre des Masseurs Kinésithérapeutes, aux différents partenaires.

Actuellement les 49 instituts de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) proposent à l’issue dune première année (majoritairement de PACES), 4 années de formation réparties en 2 cycles avec un référentiel de compétences national montrant des convergences avec au moins 3 parcours universitaires :

• les sciences de la vie et de la santé

• les sciences du mouvement

• les sciences de l’éducation

Mais l’accès des étudiants en kinésithérapie à des parcours de recherche reste très marginal. Pour répondre à cette demande, Université Côte d’Azur a conçu un parcours innovant de diplôme national d[...]