Actualité
Il y a 3 mois
Si « Le Généraliste » était paru en 1904 - Les médecins doivent-ils avoir le droit de tuer leurs malades ?

Récemment, une grande Association américaine, la New York State medical association, a mis à son ordre du jour l'Assassinat médical, c'est-à-dire le droit pour les médecins de tuer leurs malades : autrement dit...

Le généraliste
Découvrez plus sur le même flux
Articles liés par le même flux
Actualité
Il y a 14 jours
SNPI

Au Royaume-Uni, les infirmiers peuvent suivre une formation complémentaire de deux ans pour pouvoir pratiquer des actes chirurgicaux simples en bloc

Le National Health Service anglais (NHS) va promouvoir les "surgical care practitioners" (SCP), ces personnels infirmiers qui pouvaient déjà opérer sous le contrôle d'un chirurgien, mais en les autorisant cette fois à devenir autonomes et responsables de leurs actes. Après leur diplôme d'infirmiers en 3 ans, ces professionnels suivent un mastère de deux années supplémentaires.

Leur rôle est d'assurer toute la prise en charge de l'opéré depuis la consultation avant l'hospitalisation jusqu'à la surveillance postopératoire, la sortie du malade et les consultations de suivi. Ils placent les perfusions, réalisent eux-mêmes l'opération au bloc opératoire et prescrivent des médicaments.

Médicalement, la qualité des résultats obtenus par les "surgical car practitioners" a été évaluée identique à celle des chirurgiens. Ce partage de compétences permet de réserver aux chirurgiens le rôle de décision et d'action dans les cas complexes.

Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

Les pratiques avancées doivent se faire en master 2

Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers, SNPI CFE-CGC, est fortement demandeur de la mise en place d'une pratique avancée en France. Dans 25 pays, 330.000 infirmières en pratique avancée peuvent disposer de telles compétences après deux années d'études supplémentaires validées par un Master. Toutes les études scientifiques ont prouvées l'intérêt de ce métier intermédiaire entre l'infirmière à Bac +3 et le médecin à bac +9 ou +12. L'exemple a été donné par les USA dans les années 1960, et il y a aujourd'hui 158.348 « infirmières praticiennes » et 59.242 « infirmières cliniciennes spécialisées », toutes titulaires d'un Master. En Europe, de l'Irlande à la Finlande, ces infirmières diplômées d'un Master peuvent prescrire des médicaments et assurer le suivi des patients chroniques.

Pour Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI CFE-CGC, la solution réside dans une reconnaissance officielle et nationale de pratiques, avec une rémunération et une formation conséquentes : En France, le cadre légal de l'infir­mière de pra­ti­que avan­cée IPA est l'arti­cle 119 de la loi n° 2016-41 du 26 jan­vier 2016 de moder­ni­sa­tion de notre sys­tème de santé. Hélas, aucun texte d'application n'est paru, et les travaux n'ont même pas commencé (référentiel d'activité, de compétences, de formation, cadre statutaire et grille salariale), car des lobby font pression sur le ministère.

En particulier, les directeurs d'hôpitaux préfèrent pratiquer du "low cost", avec des "protocoles de coopération" pour régler des situations individuelles, sans les compétences acquises dans une formation cadrée nationalement. Avec les "coopérations", ce sont des compétences personnelles qui seront attribuées à des infirmières particulières pour faire des actes à la place des m[...]

E-santé
Il y a 14 jours
DSIH

Vendredi dernier, le 22 septembre, le Conseil Economique Social et Environnemental accueillait les Assises Nationales de la Haute Sécurité Santé (HS2). Dans son discours d’ouverture le Haut-Commissaire Ghislaine Alajouanine, MC Institut de France, a démontré la nécessité d’encourager la Télémédecine et d’établir un véritable écosystème permettant de conjuguer équitablement le Social avec l’Econ[...]

Blog
La "lésionnelles" : une nouvelle maladie mortelle que des praticiens ne savent pas prendre en charge
Il y a 14 jours
Rédaction médicale et scientifique

Un article a été publié par la revue Droit, Déontologie & Soin en septembre 2017 avec un titre surprenant "Prise en charge défectueuse d'une lésionnelles". Article non corrigé au 1 octobre 2017. J'ai recherché quelle était cette maladie, et il faut que je consulte de grands infectiologues pour comprendre. De plus, cet article dénonce, et je vous copie le résumé en entier : "Analyse critique de la prise en charge défectueuse d'une légionellose, prenant fin tragiquement par le décès du patient : CAA de Douai, 9 mai 2017, n° 15DA00906". Pourquoi publier en 2017 un cas de 2006 ? Peut-être que la lenteur judiciaire l'explique, mais pas la science.... Je n'avais jamais vu de résumé aussi vide d'information... sauf qu'il y a un mort et c'est tragique... Je suis bien d'accord....

Cet article est surprenant car il traduit :

  • une non relecture des épreuves par l'auteur (sauf si le titre était celui qu'elle voulait), ni par le comité de rédaction et/ou l'éditeur Elsevier, car laisser une faute n'est pas très professionnel, surtout quand il s'agit de dénoncer les fautes des autres ; est-ce qu'il faut un s à la fin de lésionnelle s'il n'y en a qu'une... l'auteur doit savoir ;
  • un processus de peer-review défaillant car il y a des standards de publication peu acceptables... la description du cas ne contient pas les unités de mesure des paramètres biologiques, utilise les noms commerciaux des médicaments, ce qui n'est pas l'habitude dans une revue de qualité, etc... le peer-review aurait dû demander de référencer la source de certaines information, par exemple "le taux de mortalité de la légionellose est de 20 %" : qui a publié ce taux de mortalité, quelle année, où ont été collectées les données..... c'est la base de la démarche scientifique... des preuves plutôt que des assertions sans fondement.....
  • une facilité de publication pour le rédacteur en chef et son adjointe (qui est Mme Khady Badiane Devers, auteur de cet article)... ils publient beaucoup dans cette revue ; ils publient trop pour assurer la diversité d'opinions dont une revue scientifique a besoin d'opinions diverses... ils peuvent prendre leurs articles comme exemple pour les formations ;
  • un dysfonctionnement de cette revue, car le rédacteur en chef et son adjointe gèrent un organisme de formation dans le domaine du droit de la santé, ce qui devrait être déclaré comme lien d'intérêt dans la revue et cet article ;
  • je pense que le comité de rédaction n'est pas fantôme et qu'il a dû accepter cet article... mais les dates de soumission et d'acceptation ne sont pas mentionnées sur l'article, une pratique habituelle des bonnes revues ; qui ont été les relecteur ? probablement le rédacteur en chef qui s'appelle Dever[...]
Actualité
Il y a 15 jours
APF ICM

La survie des prématurés s'améliore mais des progrès restent à faire. Par Eric Favereau, Libération, 30 août 2017.

      • Extrait : « Un des premiers constats est l'amélioration de la survie de ces enfants, notamment des grands prématurés, nés autour du sixième et septième mois de la grossesse », a pu expliquer Pierre-Yves Ancel, médecin épidémiologiste de l'Inserm, qui a coordonné l'étude. La survie d'un enfant né autour du sixième mois est ainsi passée de 80% il y a 20 ans à plus de 90% aujourd'hui. « Le deuxième constat concerne le développement et le devenir de ces enfants à l'âge de 2 ans. On observe qu'ils sont moins de 10% à développer un handicap moteur, type infirmité motrice cérébrale. Ces handicaps moteurs ont été réduits de moitié en vingt ans. La survie s'est améliorée mais la survie sans séquelle grave aussi. »

- Étude publiée (anglais) : Neurodevelopmental outcome at 2 years for preterm children born at 22 to 34 weeks' gestation in France in 2011 : EPIPAGE-2 cohort study BMJ 2017 ; 358 doi : https://doi.org/10.1136/bmj.j3448 (Published 16 August 2017) Cite this as : BMJ 2017 ;358:j3448.


Ressources :

  • Un article de février 2015 : Des progrès encourageants dans la prise en charge des prématurés www.faire-face.fr
Blog
Il y a 15 jours
docteurjd

La médecine française ne va pas très bien. Les déserts médicaux s’étendent et l’hôpital public souffre. Mais les remèdes proposés ne semblent pas satisfaire les professionnels. La phrase est tombée en préambule d’une discussion réunissant direction, médecins et société d’audit … Continuer la lecture

Actualité
Il y a 15 jours
Quotidien du médecin
Les polémiques en gynécologie n'en finissent pas de faire la « une », ces dernières semaines autour de la contraception et des violences obstétricales. Gynécologues-obstétriciens, médecins du planning familial, sages-femmes, des s...