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Il y a 1 années
Spasad : un décret détaille l'organisation et les financements

Le décret octroyant aux services polyvalents d'aide et de soins à domicile (Spasad) des financements notamment pour la coordination, dans les neuf territoires des expérimentations sur les parcours de santé des personnes âgées à risque de perte d'autonomie (Paerpa) est paru au Journal officiel le 17 octobre 2015.

maison mains

Spasad : un décret publié le 17 octobre 2015. détaille l'organisation et les financements.

Le texte publié est plus détaillé que celui qui avait été soumis à concertation et dont l'APM avait eu copie en avril, note-t-on. La secrétaire d'Etat chargée de la famille, des personnes âgées et de l'autonomie, Laurence Rossignol, avait annoncé début avril que le décret relatif aux modalités dérogatoires d'organisation et de tarification applicables aux Spasad serait publié au mois de juin pour les territoires Paerpa. Laurence Rossignol avait déjà mentionné ce projet de décret en septembre 2014, dans un discours, où elle avait formulé l'objectif de transformer tous les services de soins infirmiers à domicile (Ssiad) de France en Spasad en cinq ans.

Selon sa notice, le décret paru samedi fixe les modalités d'organisation des Spasad dans le cadre de l'expérimentation Paerpa. La notice indique également qu'à titre dérogatoire, la dotation globale de soins versée au Spasad dans ce cadre par l'assurance maladie est majorée en tant que de besoin d'un montant fixé par les agences régionales de santé [ARS]. La prise en charge du retour à domicile après hospitalisation des personnes âgées par un Spasad est à la charge de l'assurance maladie pour une période maximale de 15 jours consécutifs à compter de la sortie de l'hôpital et pour un montant limité, est-il également précisé dans cette notice.

L'article 1er du décret, qui en compte cinq, détaille les critères d'organisation du Spasad, dans le cadre d'une organisation intégrée du service qui coordonne les soins, les aides et l'accompagnement dispensés aux personnes âgées en perte d'autonomie dans un objectif de prévention de la perte d'autonomie. Il précise que la coordination est assurée par un infirmier coordonnateur salarié du service et énumère et décrit les différents aspects de cette coordination. L'infirmier doit coordonner les interventions dans un objectif de repérage des situations à risques de perte d'autonomie, d'alerte et d'intervention, le cas échéant, ainsi que de simplification d'organisation pour la personne âgée et son entourage. Il doit coordonner les professionnels du service à travers des réunions de travail et de coordination entre les personnels chargés des soins et les personnels chargés des aides et de l'accompagnement. Il doit aussi coordonner les interventions du service avec les différents acteurs de la coordination territoriale d'appui [CTA], avec les équipes de soins des établissements de santé, des établissements sociaux et médico-sociaux et avec les professionnels de santé libéraux concernés. L'article 1er du décret décrit aussi ce que doit être le projet individualisé d'aide, d'accompagnement et de soins, qui peut intégr[er] le cas échéant le plan personnalisé de santé.

L'article 2 indique que la création d'un Spasad par transformation d'un Ssiad est exonérée de la procédure d'appel à projet. Il précise que la structure doit faire l'objet d'une autorisation conjointe du directeur général de l'ARS et du président du conseil départemental pour la durée de l'expér[...]

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Il y a 15 jours
SNPI

Au Royaume-Uni, les infirmiers peuvent suivre une formation complémentaire de deux ans pour pouvoir pratiquer des actes chirurgicaux simples en bloc

Le National Health Service anglais (NHS) va promouvoir les "surgical care practitioners" (SCP), ces personnels infirmiers qui pouvaient déjà opérer sous le contrôle d'un chirurgien, mais en les autorisant cette fois à devenir autonomes et responsables de leurs actes. Après leur diplôme d'infirmiers en 3 ans, ces professionnels suivent un mastère de deux années supplémentaires.

Leur rôle est d'assurer toute la prise en charge de l'opéré depuis la consultation avant l'hospitalisation jusqu'à la surveillance postopératoire, la sortie du malade et les consultations de suivi. Ils placent les perfusions, réalisent eux-mêmes l'opération au bloc opératoire et prescrivent des médicaments.

Médicalement, la qualité des résultats obtenus par les "surgical car practitioners" a été évaluée identique à celle des chirurgiens. Ce partage de compétences permet de réserver aux chirurgiens le rôle de décision et d'action dans les cas complexes.

Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

Les pratiques avancées doivent se faire en master 2

Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers, SNPI CFE-CGC, est fortement demandeur de la mise en place d'une pratique avancée en France. Dans 25 pays, 330.000 infirmières en pratique avancée peuvent disposer de telles compétences après deux années d'études supplémentaires validées par un Master. Toutes les études scientifiques ont prouvées l'intérêt de ce métier intermédiaire entre l'infirmière à Bac +3 et le médecin à bac +9 ou +12. L'exemple a été donné par les USA dans les années 1960, et il y a aujourd'hui 158.348 « infirmières praticiennes » et 59.242 « infirmières cliniciennes spécialisées », toutes titulaires d'un Master. En Europe, de l'Irlande à la Finlande, ces infirmières diplômées d'un Master peuvent prescrire des médicaments et assurer le suivi des patients chroniques.

Pour Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI CFE-CGC, la solution réside dans une reconnaissance officielle et nationale de pratiques, avec une rémunération et une formation conséquentes : En France, le cadre légal de l'infir­mière de pra­ti­que avan­cée IPA est l'arti­cle 119 de la loi n° 2016-41 du 26 jan­vier 2016 de moder­ni­sa­tion de notre sys­tème de santé. Hélas, aucun texte d'application n'est paru, et les travaux n'ont même pas commencé (référentiel d'activité, de compétences, de formation, cadre statutaire et grille salariale), car des lobby font pression sur le ministère.

En particulier, les directeurs d'hôpitaux préfèrent pratiquer du "low cost", avec des "protocoles de coopération" pour régler des situations individuelles, sans les compétences acquises dans une formation cadrée nationalement. Avec les "coopérations", ce sont des compétences personnelles qui seront attribuées à des infirmières particulières pour faire des actes à la place des m[...]

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Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

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Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

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