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Il y a 8 jours
Surveillance sanitaire des gastro-entérites aiguës en Normandie. Point du 20 avril 2017.

Points clés

La surveillance des indicateurs régionaux indique que l’activité en lien avec la gastro-entérite aiguë poursuit sa diminution. Cette dynamique est conforme aux tendances observées au niveau national (dernier bulletin du 05/04/2017).
Pour l’ensemble des indicateurs suivis, les niveaux enregistrés hors épidémie hivernale devraient être atteints dans les semaines à venir conformément à ce qui est habituellement observé dans la région à ce[...]

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Surveillance épidémiologique en Paca. Point au 26 avril 2017.
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Jeudi 27 avril, les organisations SOS Médecin France et l'Union nationale des centres communaux d'action sociale (UNCCAS) ont signé une convention cadre visant à « renforcer la continuité de l'action sanitaire et sociale menée au niv...

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Le dosage des HbA1c fait partie du suivi habituel des patients diabétiques afin de suivre leur équilibre glycémique. Analyse simple, il fait souvent partie également du bilan standard lors d’une admission à l’hôpital. C’est dans une semblable occasion que des auteurs ont trouvé une HbA1c à 2,8 % chez une patiente de 52 ans avec une cirrhose alcoolique. [...]

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RA-Santé

Après l’accouchement, des exercices simples permettent au périnée de retrouver sa tonicité ©S.Trébizan

Pourquoi est-il nécessaire de rééduquer le périnée après l’accouchement ?

Les mamans ne sont pas toutes sur un pied d’égalité. Certaines auront à peu près récupéré, quand d’autres auront le périnée plus abîmé. A l’accouchement, le passage du bébé provoque un étirement du périnée vers l’extérieur. On peut imaginer le périnée comme un col roulé qui se déplierait. Après l’accouchement, ce col roulé doit revenir à sa place initiale, comme si on souhaitait le réaspirer. A 90%, ce processus se fait seul, mais pour les 10% restants, il est intéressant d’avoir conscience de son périnée. C’est pour cela que je donne des informations sur le périnée dès la préparation à la naissance, afin que les mamans puissent le visualiser et le ressentir.

Justement, comment décrire rapidement le périnée ?

Le périnée est un ensemble de muscles qui forment la base du bassin. On peut imaginer cette base comme une bassine dont les bords sont formés par les os du bassin (sacrum, os iliaque, coccyx), et le plancher de cette bassine est l’ensemble des muscles du périnée. Le périnée fonctionne avec la respiration. C’est le deuxième diaphragme du corps. Même une maman qui a un bon périnée doit apprendre à le synchroniser avec les autres muscles du corps. Pour cela, elle doit le visualiser et le ressentir. Ce qui est intéressant, c’est que la maman apprenne à remonter le diaphragme de son périnée pendant l’effort. Pour aider mes patientes à mieux comprendre l’utilité du périnée, je leur fais faire un exercice très révélateur. Il s’agit de pousser un mur avec ses bras. Si l’on a une mauvaise position du périnée, (c’est-à-dire que l’on est cambrée, les genoux fléchis etc…), on a peu de force. Alors que si l’on remonte le périnée sur l’expiration, on se rend compte que l’on a beaucoup plus de force dans le haut du corps, et notamment les bras. Ne pas bien utiliser son périnée, c’est comme laisser une porte blindée ouverte !

La rééducation périnéale, nécessaire même après une césarienne

Est-ce uniquement l’accouchement ou également la grossesse qui met à mal le périnée ?

La grossesse aussi a une influence sur le périnée. Même les mamans qui ont eu une césarienne ont besoin d’une rééducation périnéale, car la grossesse induit un changement hormonal qui va entraîner un relâchement musculaire, y compris du périnée. La femme enceinte porte en permanence une charge lourde avec une bassine dont le plancher est formé par les muscles du périnée. Dans tous les cas, faire au moins 4 à 5 séances est toujours bénéfique pour plus tard. Même les femmes de 55 ans qui n’ont jamais accouché peuvent avoir un relâchement musculaire du périnée, avec des fuites urinaires, car elles ont l’habitude de pousser vers le bas quand elles font des efforts.

Le fait d’avoir eu ou non une épisiotomie pendant l’accouchement joue-t-il sur l’état du périnée ?

Je dirais plutôt oui car cela veut dire en général que le périnée avait peu d’élasticité, ou alors qu’il a fallu aller vite pour sortir le bébé. Certaines mamans (environ une sur dix) gardent aussi des douleurs après l’épisiotomie. Les forceps peuvent également avoir créé une lésion tout au fond du vagin. Pour traiter cela, j’utilise notamment une sonde qui possède un programme permettant de détendre des zones restées douloureuses.

Faut-il conjointement associer la rééducation périnéale à la rééducation abdominale ?

Tout à fait. Dans un premier temps, avant de commencer la rééducation abdominale, il faut que le périnée ait une efficacité minimum. Dès que celle-ci est acquise, il est intéressant de commencer la rééducation abdominale car le périnée n’est pas un muscle isolé, et est utilisé dans notre pratique sportive, nos mouvements dans la vie quotidienne, ou même lorsque l’on chante ! L’intérêt de cette rééducation est que la maman fasse ensuite mieux ses abdominaux, et protège son périnée notamment grâce à la respiration.

Que se passe-t-il pendant la grossesse au niveau des abdominaux ?

Ils s’étirent et ils s’écartent pour laisser la place à l’utérus. C’est pourquoi il ne faut pas les solliciter pendant la grossesse. A priori, tout comme pour le périnée, les abdominaux se remettent en place naturellement à 90%.

La rééducation débute 7 à 8 semaines après l’accouchement

Quand la jeune maman peut-elle démarrer la rééducation périnéale et abdominale ? Et doit-elle attendre plus longtemps si elle allaite ?

Lorsqu’une maman est très gênée, qu’elle a vécu un accouchement traumatisant, qu’elle souffre de fuites urinaires, a des douleurs ou l’impression de ne plus avoir de sensations, je peux la voir dans les 2, 3 ou 4 semaines suivant l’accouchement, juste pour lui montrer quelques exercices très simples de respiration en position allongée, assise ou debout. Le dos bien placé, la maman doit souffler et remonter son périnée, afin de le réaspirer.

Ensuite, la vraie rééducation abdominale commence 7 à 8 semaines après l’accouchement. Lorsqu’une maman allaite, il peut arriver qu’on lui conseille d’attendre 3 mois afin que la rééducation soit plus efficace, car elle est encore imprégnée d’hormones. On peut d’abord commencer par des exercices légers tous les 15 jours, puis entamer le vrai travail après 3 mois. Mais cela concerne surtout les mamans qui ont un gros travail à effectuer. Pour celles qui ont un bon périnée, il est possible de commencer plus tôt, même en cas d’allaitement.

Quant à la rééducation abdominale, si la maman a un très bon périnée, il sera possible de travailler directement la respiration avec des exercices où tout le corps est sollicité. Elle devra être capable de percevoir qu’elle ne pousse pas sur son périnée. Il faudra donc attendre que la maman ait récupéré un bon périnée pour commencer.

Peut-on faire certains exercices avant même le début de la rééducation ?

Oui, comme on l’a vu, on peut faire des petits exercices de respiration. On inspire légèrement, et sur le souffle, le périnée remonte, tout comme le diaphragme principal.

Redonner du tonus au vagin

En quoi consiste la première séance de rééducation périnéale ?

Il y aura tout d’abord un questionnaire sur leur santé : état de fatigue, traitements en cours (par exemple les antidépresseurs peuvent entraîner plus de fuites urinaires), déroulement de l’accouchement, antécédents gynécologiques. Et puis je demande à la patiente sous forme de question ouverte comment elle se sent aujourd’hui, avant de poser des questions plus intimes comme l’existence de fuites urinaires, la possibilité de se retenir comme avant, la sensation de pesanteur, une envie d’uriner mais qui n’est pas suivie par grand-chose (la vessie se contracte pour rien), le besoin de se lever pour faire pipi plus d’une fois dans la nuit, la reprise ou non des rapports sexuels (sachant que plus d’une femme sur deux n’a pas eu à nouveau de rapport avec son conjoint), le ressen[...]

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Il y a 7 heures
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Points clés

Surveillance des gastro-entérites

  • L’activité hospitalière liée à la prise en charge des gastro-entérites est en légère hausse depuis la semaine dernière (semaine 15, du 10 au 16 avril). Elle est supérieure à celle observée en 2016 à la même période.
  • L’activité des associations SOS Médecins liée à la gastro-entérite tend globalement à diminuer malgré quelques rebonds réguliers. En semaine 16, son niveau est inférieur à celui des deux années précédentes à la même période.
  • D’après les données des laboratoires de virologie des CHU de la région, le rotavirus est très fréquemment retrouvé en cause dans les gastro-entérites dans la région.
  • L’activité liée aux diarrhées aiguës est faible pour la région Grand Est d’après le réseau Sentinelles.
  • Surveillance en collectivités de personnes âgées : 4 foyers de cas groupés de gastro-entérites aiguës ont été signalés depuis le point du 13 avril, soit un total de 131 épisodes depuis le début de la surveillance saisonnière au 1er octobre 2016.

Surveillance de l’asthme

  • Dans les services d’urgence, l’activité liée à l’asthme évolue en dents de scie depuis 4 semaines, mais reste dans les valeurs observées à la même période les années précédentes.
  • L’activité des associations SOS Médecins liée à l’asthme suit la même tendance que celle des s[...]
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Il y a 8 heures
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Comparaison des contaminations et des expositions alimentaires des années 1970, 2000 et 2010

La surveillance de la contamination chimique des aliments est un des éléments clé de la sécurité alimentaire.
À partir des données de l’inventaire national de la qualité alimentaire (1976-78) et des études de l’alimentation totale (EAT), une équipe de l’Anses a pu comparer des contaminations et des expositions alimentaires depuis la fin des années 1970 jusqu’à aujourd’hui.
La contamination moyenne des principaux aliments contribuant à l’exposition à trois substances (cadmium, plomb et nitrites) est significativement plus basse que celle estimée dans les années 1970, tandis qu’elle est du même ordre de grandeur pour deux substances (mercure total et sulfites). L’exposition alimentaire moyenne des adultes et des enfants et adolescents est aujourd’hui plus faible que celle des années 1970 pour 18 substances (cadmium, méthylmercure, plomb, bromophos-éthyl, bromophos-méthyl, chlorfenvinphos, diéthion, fenchlorphos, fénitrothion, fonofos, malathion, parathion, parathion-méthyl, phosalone, nitrites, tétrachlorvinphos, sulfite[...]

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Il y a 8 heures
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Le 11 avril 2017, le camp de la Linière a été détruit par un incendie et les migrants ont été dispersés, relogés en urgence dans des gymnases environnants puis orientés dans les jours suivants vers des centres d’accueil et d’orientation des Hauts de France et d’autres régions de France métropolitaine.
Etant donné la dispersion des migrants du site de Grande-Synthe, entraînant une diminution importante des recours aux soins, ce Point Epidémio « Surveillance sanitaire des populations migrantes de Grande Synthe » sera le dernier. La Cire restera néanmoins vigilante sur les recours aux soins de personnes migrantes présentes sur le littoral de la région.