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Il y a 2 mois
Un test urinaire pour la surveillance du régime sans gluten en cas de maladie cœliaque
Date:
Mardi, 18 Avril, 2017
Titre de l'article:
Un test urinaire pour la surveillance du régime sans gluten en cas de maladie cœliaque
Titre original:
Detection of gluten immunogenic peptides in the urine of patients with coeliac disease reveals transgressions in the gluten-free diet and incomplete mucosal healing
Source:
Article
Revue:
Références biblio:
2017 Feb;66(2):250-257
Commentaires:

Ce test urinaire simple et non invasif détectant la prise de faible quantité de gluten pourrait permettre, si les résultats de cette étude sont confirmés, une évaluation beaucoup plus fiable du bon suivi du régime sans gluten chez les patients ayant une maladie cœliaque. En cas de lésions histologiques persistantes, il permettrait aussi de mieux différencier les patients suivant mal leur régime de ceux véritablement réfractaires au régime sans gluten. Une petite révolution en perspective dans le suivi de ces patients…

Résumé:

Cette étude espagnole a utilisé un test de détection dans les urines de peptides immunogéniques du gluten (GIP) à l’aide d’un anticorps monoclonal G12 chez des volontaires sains et des patients ayant une maladie cœliaque. Chez les volontaires sains, le test devenait négatif 16 à 34h après l’éviction du gluten dans l’alimentation, et se positivait dès la 3-9ème heure après réintroduction du gluten, le seuil minimal de détection étant l’ingestion de 25mg de gluten. Chez les patients cœliaques, le test était positif chez 48% des adultes et 45% des enfants. Chez ceux ayant un test négatif, aucun n’avait de lésion architecturale importante sur les biopsies duodénales et les anticorps anti-transglutaminase et gliadine étaient négatifs. A l’inverse, 6/7 des patients ayant de nettes anomalies histologiques avaient un test urinaire positif, et 1 était positif mais avec un taux positif mais non quantifiable de GIP. La présence de GIP quantifiable était significativement corrélée à la sévérité des lésions histologiques.

A noter que l’enquête diététique ne révélait pas d’écart de régime chez les patients et que 5 patients ayant des lésions histologiques sévères avaient des anticorps anti transglutaminase ou gliadine négatifs.

Conclusion : La détection de GIP dans les urines après l’ingestion de gluten est une méthode nouvelle et non invasive de surveiller la compliance au régime sans gluten, plus performante que l’enquête diététique et que les sérologies. Simple, sensible et spécifique, ce test pourrait être utile aussi bien en pratique clinique que pour la recherche.

Domaine:
Degré d'innovation:
Important
Avancement:
Recherche clinique
Impact patient:
4
Arrivée dans la pratique:
Futur proche
Impact soin:
Important
Entousiasme rédacteur:
4
Intérêt:
4
Visuel:
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Site de l'éditeur : www.sciencedirect.com.

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L'avis du Comité pour l'évaluation des risques de l'ECHA contredit celui du centre international de recherche contre le cancer (CIRC), qui a classé le glyphosate comme « cancérogène probable » en 2015. Pour Génon K. Jensen, directrice exécutive de HEAL, la décision d'aujourd'hui est un recul pour la prévention du cancer : « Nous nous attendions à ce que dans le futur, la décision du CIRC soit reconnue comme étant la plus pertinente. Toujours est-il que l'Europe s'apprête à donner le feu vert au glyphosate le feu vert et la santé publique perdra une occasion importante pour la prévention du cancer. Les taux de cancer peuvent être réduits en retirant des produits chimiques dangereux du marché ».

L'avis de l'ECHA n'est pas facile à comprendre. Mme Jensen poursuit : « le CIRC est la référence internationale pour l'évaluation des substances cancérigènes. Il est incompréhensible que les institutions de l'UE arrivent à un résultat aussi radicalement différent : le comité de l'ECHA n'a même pas donné au glyphosate le classement d'un « carcinogène possible ». C'est le genre de contradiction qui nourrit les soupçons du public quant à la fiabilité des opinions des agences scientifiques de l'UE ».

L'opinion du CIRC se base notamment sur sept études qui ont montré une incidence tumorale significativement accrue chez les rats et les souris après que le glyphosate leur a été administré. Toutefois, les résultats de l'ECHA n'ont pas été complètement inattendus, étant donné que les avis précédents de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et de l'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques (BfR) avaient tous deux rejeté les éléments de preuves contenus dans ces sept études. Des critiques ont été formulées à propos de ce rejet, notamment par Peter Clausing dans le document “The Carcinogenic Hazard of Glyphosate [2]]” . L'évaluation de l'ECHA, tout en reconnaissant l'augmentation limitée d'incidence des tumeurs de manière souffre des mêmes problèmes d'analyse que l'EFSA et le BfR pour parvenir à la conclusion qu'elles ne constituent pas une preuve suffisante de cancérogénicité.

Le manque de transparence dans le processus de classification des agences européennes est de plus en plus préoccupant. Une lettre conjointe (http://env-health.org/IMG/pdf/open_letter_to_echa_06032017.pdf) adressée à la Commission par Greenpeace, HEAL et de nombreux autres groupes a souligné que le comité de l'ECHA utilisait des « preuves scientifiques non publiées et fournies par l'industrie pour formuler ses avis » en plus des études publiées dans des revues à comité de lecture.

La lettre exprimait également des préoccupations au sujet des conflits d'intérêts de certains membres du comité d'experts de l'ECHA. « Nous vous demandons respectueusement d'appliquer et d'améliorer les politiques de l'ECHA pour préserver son indépendance vis-à-vis de l'industrie et la transparence de son travail », précise la lettre.

En février 2017, le Commissaire européen pour la santé et la sécurité alimentaire, Vytinis Andriukeitas, a également exprimé ses préoccupations et a suggéré qu'une réforme pourrait être nécessaire. Selon le procès-verbal d'une réunion de la Commission européenne [3]], il a déclaré : « Le principal problème, selon lui, est le manque de confiance du public dans la science et le sentiment que l'Europe ne les protége pas suffisamment des effets de certaines substances chimiques ». Le procès-verbal indique également qu'Andriukeitas a estimé que cela impliquait « une réforme des agences de l'UE chargées de fournir la base scientifique de ces décisions et de leurs procédures pour les rendre plus transparentes ».

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La lettre exprimait également des préoccupations au sujet des conflits d'intérêts de certains membres du comité d'experts de l'ECHA. « Nous vous demandons respectueusement d'appliquer et d'améliorer les politiques de l'ECHA pour préserver son indépendance vis-à-vis de l'industrie et la transparence de son travail », précise la lettre.

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