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Il y a 9 jours
Une avancée pour les thérapies de régénération de la myéline

Les thérapies de remyélinisation constituent un espoir important dans la lutte contre les maladies caractérisées par la perte de la myéline. La greffe de cellules de Schwann produisant cette gaine isolante et protectrice ou la stimulation de leur intervention spontanée est une des stratégies actuellement développée, mais elle rencontre de nombreux obstacles. Une étude impliquant des chercheurs de l’ICM met en évidence un mécanisme à l’origine de l’échec de la remyélinisation par cellules de Schwann et identifie une nouvelle stratégie pour y contrevenir.

Un des acteurs majeurs dans la conduction de l’influx nerveux et dans le bon fonctionnement des neurones est la myéline. Mais cette gaine isolante qui entoure nos axones est détruite dans certaines pathologies comme la sclérose en plaques. Sans myéline, les informations nerveuses ne sont plus transmises correctement et les neurones qui ne sont plus protégés finissent par dégénérer. Réussir à la sauvegarder ou même à la régénérer constitue un point de lutte majeur contre les maladies démyélinisantes.

Voir aussi : DU NOUVEAU POUR L’ÉTUDE DES MALADIES DE LA MYÉLINE !

Une des stratégies développées à l’heure actuelle est de promouvoir l’intervention spontanée ou par greffe de cellules de Schwann, les cellules responsables de la production de myéline dans le système nerveux périphérique, pour remyéliniser les axones du système nerveux central. Or jusqu’à présent les résultats obtenus sont en demi-teinte. Les cellules de Schwann arrivent bel et bien à remyéliniser les axones et à restaurer leur bon fonctionnement mais ne réussissent pas à migrer au sein du système nerveux central. Elles restent dans un périmètre proche du lieu de transplantation ou d’invasion, ne remyélinisant donc que quelques axones.

Réussir à les faire migrer pourrait faire de la greffe de cellules de Schwann une thérapie de remyélinisation valide.

Pourquoi ces cellules ne parviennent-elles pas à se déplacer dans le système nerveux central ? C’est la question à laquelle a voulu répondre une étude impliquant les chercheurs de l’ICM.

Ils ont fait l’hypothèse qu’un inhibiteur présent dans la myéline du système nerveux central empêcherait la migration et la survie des cellules de S[...]

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Il y a 38 minutes
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La survie des prématurés s'améliore mais des progrès restent à faire. Par Eric Favereau, Libération, 30 août 2017.

      • Extrait : « Un des premiers constats est l'amélioration de la survie de ces enfants, notamment des grands prématurés, nés autour du sixième et septième mois de la grossesse », a pu expliquer Pierre-Yves Ancel, médecin épidémiologiste de l'Inserm, qui a coordonné l'étude. La survie d'un enfant né autour du sixième mois est ainsi passée de 80% il y a 20 ans à plus de 90% aujourd'hui. « Le deuxième constat concerne le développement et le devenir de ces enfants à l'âge de 2 ans. On observe qu'ils sont moins de 10% à développer un handicap moteur, type infirmité motrice cérébrale. Ces handicaps moteurs ont été réduits de moitié en vingt ans. La survie s'est améliorée mais la survie sans séquelle grave aussi. »

- Étude publiée (anglais) : Neurodevelopmental outcome at 2 years for preterm children born at 22 to 34 weeks' gestation in France in 2011 : EPIPAGE-2 cohort study BMJ 2017 ; 358 doi : https://doi.org/10.1136/bmj.j3448 (Published 16 August 2017) Cite this as : BMJ 2017 ;358:j3448.


Ressources :

  • Un article de février 2015 : Des progrès encourageants dans la prise en charge des prématurés www.faire-face.fr
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Publication date: September 2017
Source:Annales d'Endocrinologie, Volume 78, Issue 4
Author(s): A. Vaczlavik, L. Guignat, G. Assie, F. Bonnet, S. Genc, L. Bricaire, J. Guibourdenche, J. Bertherat
IntroductionL’hyperplasie macronodulaire bilatérale primitive des surrénales (HMBS) est une cause rare de syndrome de Cushing. Le traitement classique par surrénalectomie bilatérale impose au patient un traitement substitutif à vie. Un traitement médical anticortisolique est possible si refus/contre-indication à la chirurgie ou dans les présentations cliniques modérées.ObjectifÉtudier l’efficacité et la tolérance du traitement par métyrapone dans l’HMBS.MéthodeÉtude rétrospective monocentrique de 30 patients traités par métyrapone entre 2011 et 2016.RésultatsQuatre-vingt pour cent de femmes, âge moyen 56,6 ans, durée moyenne de traitement 12,1 mois (0,36–44,9 mois). Tous les patients avaient au moins un paramètre d’évaluation de la sécrétion du cortisol perturbé sur lequel ils étaient suivis : élévation de la cortisolurie/24h (13/30), élévation du cortisol minuit plasmatique (3/30) ou salivaire (14/30). La dose moyenne finale de métyrapone était de 1392mg/j (500–4000mg/j). Respectivement à 3 mois, puis aux dernières nouvelles : la cortisolurie/24h était normalisée chez 9/13 puis 7/7 patients ; la cortisolémie minuit était normalisée chez 0/3 puis 1 patient/3 ; le cortisol salivaire minuit était normal chez 4/14 puis 10/12 patients. Élévation de l’ACTH (+1,4pmol/L [−1,6 à 11,9] ; p=0,04). Tendance à l’amélioration du poids, de la pression artérielle, de l’équilibre glycémique. La métyrapone a été interrompue chez 10 patients : surrénalectomie (6/10), intolérance (3/10), inefficacité (1/10). Des effets indésirables étaient signalés chez 15 patients dont troubles digestifs (7/30) et vertiges (4/30).ConclusionLa métyrapone permet de contrô[...]

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Source:Annales d'Endocrinologie, Volume 78, Issue 4
Author(s): T.A. Vu, I. Lema, J. Bouligand, L. Martinerie, M. Lombès, S. Viengchareun
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