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[Vidéo] Les bénéfices de l'allaitement maternel

L'Organisation mondiale de la santé recommande l'allaitement exclusif au sein durant les six premiers mois de la vie de bébé. Pourquoi cette recommandation ? Quels sont les avantages de l'allaitement pour la mère et l'enfant ? Les explications du doct[...]

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Il y a 1 jours
Santé Environnement
L'objectif visant à éradiquer la faim d'ici à 2030 ne pourra être atteint sans de nouveaux efforts

22 février 2017, Rome - Les pressions sur les ressources naturelles, de plus en plus intenses, les inégalités qui continuent de se creuser et les répercussions négatives du changement climatique compromettent la capacité de l'homme à se nourrir par lui-même à l'avenir. Tel est le message alarmant d'un nouveau rapport de la FAO publié aujourd'hui.

Selon L'Avenir de l'alimentation et l'agriculture : Tendances et défis, bien que des progrès majeurs aient été réalisés en matière de réduction des souffrances liées à la faim à travers le monde ces 30 dernières années, « le fait d'augmenter la production alimentaire et la croissance économique a de lourdes répercussions sur l'environnement naturel ».

« Presque la moitié des forêts sur cette terre ont maintenant disparu. Les sources en eau souterraines s'amenuisent rapidement et la biodiversité a été particulièrement affectée », révèle le rapport.

« Si cette tendance se poursuit, il se pourrait bien que cela dépasse les frontières planétaires », a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO dans son discours de présentation du rapport.

D'ici à 2050, l'humanité comptera vraisemblablement près de 10 milliards de personnes. Selon les prévisions de l'Avenir de l'alimentation et l'agriculture : Tendances et défis, dans l'hypothèse d'une croissance économique modérée, cette hausse de la population aura pour effet d'augmenter la demande mondiale en produits agricoles de 50 pour cent par rapport au niveau actuel, accentuant ainsi les pressions sur les ressources naturelles déjà limitées.

Au même moment, de plus en plus de personnes mangeront de moins en moins de céréales mais de plus en plus de viande, de fruits, de légumes et d'aliments transformés, une situation qui s'explique par une transition alimentaire mondiale qui viendra également peser de tout son poids sur les ressources naturelles, en entraînant davantage de déforestation, de dégradation des terres et d'émissions de gaz à effet de serre.

Pour atteindre l'Objectif Faim Zéro, nous devons intensifier nos efforts

La question principale soulevée aujourd'hui par la publication de la FAO est de savoir si oui ou non, à l'avenir, l'agriculture et les systèmes alimentaires dans le monde sont capables de répondre aux besoins d'une population mondiale croissante, et ce, de manière durable.

La réponse est : oui. Les systèmes alimentaires de notre planète sont en mesure de produire assez de nourriture de manière durable, mais exploiter au mieux ce potentiel et s'assurer que toute l'humanité en profite requerra des « transformations majeures ».

Le rapport indique que si des efforts ne sont pas entrepris pour investir dans les systèmes alimentaires et les réorganiser, beaucoup trop de personnes souffriront de la faim en 2030, soit l'année limite fixée par les nouveaux Objectifs de développement durable (ODD) pour éradiquer l'insécurité alimentaire chronique et la malnutrition.

« Sans de nouveaux efforts visant à promouvoir le développement des populations pauvres, à réduire les inégalités et à protéger les personnes vulnérables, plus de 600 millions de personnes seront toujours sous-alimentées en 2030 », révèle le document.

En fait, le taux actuel de progression ne serait même pas suffisant pour éradiquer la faim d'ici à 2050.

D'où viendra notre nourriture ?

Compte tenu du peu de possibilités s'offrant à nous pour développer l'utilisation de la terre et des ressources en eau dans le secteur agricole, les augmentations de production nécessaires afin de faire face à la hausse de la demande alimentaire devront principalement être générées par une amélioration de la productivité et par une utilisation efficace des ressources.

Néanmoins, il existe des signes inquiétants faisant état d'une croissance stable pour les rendements des principales cultures. Le rapport note que depuis les années 1990, les augmentations moyennes enregistrées pour les rendements de maïs, de riz et de blé dépassent tout juste les 1 pour cent.

Le rapport L'avenir de l'alimentation et l'agriculture : Tendances et défis souligne qu' « agir comme si de rien n'était » ne fait pas partie des options si l'on souhaite répondre à ces défis et à d'autres.

« Des transformations majeures dans les systèmes agricoles, les économies rurales et la gestion des ressources naturelles seront nécessaires si nous devons répondre aux nombreux défis qui se présentent à nous et exploiter pleinement le potentiel de l'alimentation et de l'agriculture en vue d'assurer un avenir radieux à tout le monde sur cette planète », indique le document.

Selon le rapport, « des coûts élevés, des systèmes d'élevage nécessitant de nombreuses ressources (et entraînant d'importantes déforestations), des pénuries d'eau, un épuisement des sols et des émissions de gaz à effet de serre ne peuvent pas contribuer à créer une production alimentaire et agricole durable ».

Le principal défi est de produire plus avec moins, tout en préservant et en améliorant les moyens d'existence des petits exploitants agricoles et des agriculteurs familiaux, et d'assurer aux plus vulnérables un accès à l'alimentation. Pour ce faire, une double approche est nécessaire. Elle se devra d'investir dans la protection sociale, de lutter contre la sous-alimentation et d'investir en faveur des pauvres dans des activités productives, en particulier dans l'agriculture et au sein des économies rurales, afin d'augmenter de manière durable les activités rémunératrices des population[...]

Presse médicale
Il y a 1 jours
ScienceDirect

Publication date: Available online 26 May 2017
Source:Annales de Cardiologie et d'Angéiologie
Author(s): X. Girerd, O. Hanon, B. Pannier, B. Vaïsse
ObjectifRechercher les déterminants d’une inobservance aux traitements antihypertenseurs chez les participants de l’enquête FLAHS 2015 et mettre au point un calculateur de ce risque pour une population d’hypertendus.MéthodeLes enquêtes FLAHS sont réalisées par autoquestionnaire envoyé par courrier à des individus issus de la base de sondage permanente Métascope de TNS SOFRES (panel représentatif de la population vivant en France métropolitaine). En 2015, FLAHS a été réalisé chez les sujets âgés de 55 ans et plus. Les sujets déclarant être sous traitement antihypertenseur et ayant répondu aux 6 questions du questionnaire de Girerd ont constitué la base pour l’analyse. La variable « parfaite observance » a été déterminée pour un score à 0 et « l’inobservance » pour un score de 1 ou plus. Une régression de Poisson a été menée en univarié et multivarié permettant d’estimer les rapports de risque pour chaque déterminant. Un calculateur de risque d’inobservance est construit à partir de l’analyse multivariée. Pour chaque sexe, une table de probabilité a été produite selon le calcul de l’équation multivariée et le risque relatif d’inobservance (RI) a été calculé en prenant comme référence le profil du patient avec la meilleure observance pour chaque sexe. Pour chaque sujet testé, il est attribué une des trois classes du risque d’inobservance : faible (RI1,5), élevé (RI2) ou intermédiaire (RI=1,5 et 2).RésultatsL’enquête a inclus 6379 sujets et l’analyse basée sur 2370 hypertendus traités. Le début du traitement était inférieur à 2 ans chez 7 % des sujets et la médiane de durée de suivi d’un traitement était de 10 ans. Une parfaite observance est retrouvée chez 64 % des sujets. Les déterminants indépendants de l’inobservance sont : le sexe masculin, le jeune âge, le nombre élevé de comprimé antihypertenseur, la prise d’un traitement pour une maladie métabolique (diabète, dyslipidémie), la présence d’une maladie chronique autre (cancer, musculaire-articulaire-osseuse, psy), la situation de prévention secondaire d’une maladie cardiovasculaire. Le calcul du risque d’inobservance est disponible en ligne sur http://www.comitehta.org/flahs-observance-hta/.ConclusionLa mise au point de FLAHS Observance rend possible une estimation du risque d’inobservance en consultation. Cet outil fait partie de l’action « agir pour l’observance » proposé par Hypertension France en 2017.ObjectiveTo investigate the determinants of non-compliance with antihypertensive treatments among participants in the FLAHS 2015 survey and to develop a risk calculator for drug compliance in a hypertensive population.MethodsThe FLAHS surveys are carried out by self-questionnaire sent by mail to individuals from the TNS SOFRES (representative panel of the population living in metropolitan France) sampling frame. In 2015, FLAHS was performed in subjects aged 55years and older. Using the Girerd questionnaire, the “perfect observance” was determined for a score of 0 and “nonobservance” for a score of 1 or higher. A Poisson regression was conducted in univariate and multivariate to estimate risk ratios for each determinant. A non-compliance risk calculator is constructed from multivariate analysis. A Poisson regression was performed in univariate and multivariate to estimate risk ratios. For each sex, a probability table is produced from the equation of the multivariate analysis and then the calculation of a nonobservance probability ratio (PR) using the profile with the best probability as a reference. Each subject is then classified into one of the three classes of risk of non-compliance: low (PR 1.5), high (PR=2) and intermediate (PR=1.5 and 2).ResultsThe survey included 6379 subjects and analysis based on 2370 treated hypertensives. The onset of tre[...]

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Chirurgie d'exérèse des tumeurs supra-sellaires par voie haute
Il y a 1 jours
SFNC

Madame, Monsieur,

Vous devez être opéré(e) / l'un de vos proches doit être opéré d'une affection neurochirurgicale crânienne ou rachidienne et vous vous posez un certain nombre de questions sur la façon dont cette intervention va se dérouler ainsi que sur la période qui entoure cette chirurgie. Les fiches qui sont disponibles dans cette rubrique sont élaborées par les neurochirurgiens sous l'égide de la Société Française de Neurochirurgie (S.F.N.C.).

Ces fiches d'information veulent répondre à vos interrogations. Toutefois elles restent générales et ne rentrent pas dans le détail de votre cas personnel ; par conséquent, elles ne se substituent pas aux informations que vous délivre le chirurgien qui doit vous opérer et à qui vous devez poser toutes les questions qui vous semblent utiles à votre prise en charge ou concernant votre maladie. Les informations que vous trouverez dans ces fiches doivent vous permettre de discuter plus aisément avec vos médecins.

Motsclés : Tumeur supra-sellaire, méningiome, craniopharyngiome,chirurgie par voie sous-frontale

1 La lésion qui vous a été découverte est appelée « tumeur de la région supra-sellaire « Où est cette région ?

Le terme « tumeur supra-sellaire » indique la localisation de cette tumeur à l'intérieur du crâne. La région supra-sellaire est située sur la ligne médiane du crâne, à la hauteur de la racine du nez. Sa localisation est profonde. Elle est limitée en dessous par la selle turcique (petite loge osseuse où est installée la glande hypophyse), recouverte au dessus par les lobes frontaux du cerveau, et limitée en arrière par la partie haute du tronc cérébral, en avant par un angle osseux appelé arête sphénoïdale.

1 : lobe frontal
2 : selle turcique contenant l'hypophyse
3 : tronc cérébral
4 : tumeur supra-sellaire

Cette région intra-crânienne est traversée par des éléments anatomiques très importants . La compression par la tumeur supra-sellaire de ces éléments est en général ce qui en permet le diagnostic.
les voies optiques (nerfs optiques et chiasma optique) sont les « cables » permettant aux images reçues au niveau de l'œil d'être transmises jusqu'aux régions postérieures du cerveau (lobes occipitaux), où elles sont intégrées et reconnues. L'atteintes de ces voies optiques peut être à l'origine d'une baisse de l'acuité visuelle (mesurée par votre ophtalmologiste , la vision normale d'un œil est de 10/10, la baisse d'acuité est évaluée à 5/10, 1/10…), et peut être associée à une dégradation du champ visuel (perte d'une partie du champ de votre vision, étudié par votre ophtalmologiste par un examen appelé campimétrie)
la glande hypophyse et son attache au cerveau, appelée tige pituitaire. Cette glande hypophyse est le régulateur des différentes glandes de l'organisme qui fabriquent des hormones. Elle contrôle le fonctionnement des glandes surrénales (qui fabriquent le cortisol), de la glande thyroïde (qui fabrique les hormones thyroïdiennes), des testicules et des ovaires (qui fabriquent les hormones sexuelles. Elle régule également, par une hormone appelée hormone antidiurétique, la quantité d'eau éliminée par les urines.

Des troubles hormonaux (arrêt des règles, prise de poids rapide, fatigue très importante) ou un diabète insipide (augmentation majeure des quantités de liquides bues par jour, parfois jusqu'à 10 litres, et augmentation simultanée du volume des urines), peuvent être révélateurs de ce type de tumeurs.
Chez les enfants, l' insuffisance de fabrication par l'hypophyse de l'hormone de croissance peut être à l'origine d'un retard staturo-pondéral (petite taille, petit poids).
les artères carotides internes bordent latéralement la région supra-sellaire. Ce sont les grosses artères amenant le sang au cerveau. Elles doivent bien sur être respectées lors du geste opératoire, ainsi que les petites branches qui en partent.
les nerfs oculomoteurs, qui permettent la mobilité des globes oculaires, se trouvent juste en dehors des artères carotides
le plancher du troisième ventricule se situe en haut et en arrière de la région supra-sellaire. Certaines tumeurs supra-sellaires très volumineuses peuvent venir au contact de cette structure. A ce niveau se trouvent des éléments anatomiques esssentiels aux processus de la mémoire, ou de la régulation de la faim.

2 Quelles sont les tumeurs supra-sellaires ?

Plusieurs types de tumeurs peuvent se développer dans cette région
Les méningiomes sont les tumeurs supra-sellaires les plus fréquentes. Ce sont des tumeurs bénignes (non cancéreuses) qui naissent à partir des cellules de la méninge (membrane qui entoure l'ensemble du système nerveux). Leur vitesse de développement est très lente ce qui conduit souvent à des diagnostics très tardifs. Ils n'entrainent que très rarement des troubles hormonaux, et leur diagnostic est presque toujours fait à partir de troubles visuels. Dans l'immense majorité des cas aucune cause ou explication particulière ne peut être proposée à leur survenue. Les méningiomes ont sur le scanner et l'IRM un aspect très caractéristique qui permet d'affirmer le diagnostic avant même la chirurgie et l'analyse de la tumeur.
Les craniopharyngiomes sont des tumeurs rares, bénignes qui se développent le plus souvent au contact de la tige pituitaire. Ils sont souvent révélés par l'association de désordres hormonaux et de troubles de la vision. Ce type de tumeur est souvent très adhérent aux structures anatomiques de voisinage (nerfs optiques, artères carotides, plancher du troisième ventricule) ce qui est à l'origine de difficultés opératoires augmentées et d'un risque d'exérèse incomplète.
les adénomes hypophysaires sont des tumeurs bénignes qui n'appartiennent pas strictement aux tumeurs supra-sellaires. En effet, de par leur origine, elles prennent toujours naissance dans l'hypophyse, à l'intérieur de la selle turcique. Dans certains cas exceptionnels, certains adénomes de l'hypophyse vont avoir un développement vers le haut que l'on appelle expansion supra-sellaire. En fonction du type d'adénome hypophysaire, de sa taille, de la forme du prolongement supra-sellaire, et si aucune autre modalité de traitement n'est possible, votre neurochirurgien pourra vous proposer une chirurgie par voie haute.
d'autres types de tumeurs, beaucoup plus rares, peuvent se développer dans cette région. Chez l'enfant ou l'adulte jeune, le gliome des voies optiques (tumeurs infiltrant les nerfs optiques et le chiasma) conduit parfois à une biopsie chirurgicale, rarement à une chirurgie d'exérèse. Parfois, certaines tumeurs osseuses du crâne peuvent s'étendre dans cette région : chondromes, chordomes.

Votre neurochirurgien discutera avec vous de la nature supposée de la lésion.

3 Pourquoi faut-il enlever cette tumeur ?

L'évolution inexorable d'une tumeur est l'augmentation progressive de son volume. Le développement et la vitesse de croissance sont très variables, et , notamment pour les méningiomes, plutôt lente. Cette « lenteur » permet au cerveau et aux différentes structures présentes au niveau de cette loge supra-sellaire de s'adapter au grossissement progressif de la tumeur. Mais cette tolérance ne peut être que temporaire. Elle explique la période « muette », où la lésion grossit sans entraîner de trouble clinique. Au moment ou le diagnostic est fait, il existe le plus souvent une détérioration du fonctionnement de ces structures (et dans ce cas, très fréquemment des troubles visuels), qui témoignent de la fin de la période de tolérance. L'aggravation sera, à partir de là, inexorable. Les chances de récupération sont directement liées à la gravité et à la durée des troubles neurologiques avant la prise en charge chirurgicale.

Même si vous ne vous plaignez que de troubles modestes, l'attente ne conduira qu'à une détérioration ophtalmologique ou hormonale, les difficultés opératoires augmenteront avec la taille de la lésion, et les chances de récupération post-opératoire diminueront.

4 Existe-t-il des alternatives à cette chirurgie ?

Une surveillance clinique et radiologique pourrait être proposée en l'absence de tout signe clinique. En pratique, les tumeurs siégeant dans la région supra-sellaire sont très souvent symptomatiques (troubles visuels) et peu ou pas sensibles aux autres traitements existants ‘et notamment à la radiothérapie. La chirurgie reste le traitement de référence.

5 A quoi correspond cette chirurgie par voie haute ?

Le terme » voie haute » est un mot du jargon neurochirurgical qui désigne une chirurgie pratiquée en ouvrant la boite osseuse crânienne, et qui s'oppose à la « voie basse », réalisée à travers le nez, souvent proposée pour les tumeurs de l'hypophyse. Le terme technique est « voie d'abord sous-frontale » qui décrit la manoeuvre d'évitement du cerveau utilisé par votre chirurgien qui en soulevant délicatement le cerveau, va glisser entre le plancher du crâne et les lobes frontaux pour accéder à la région supra-sellaire.

6 Comment va se dérouler l'intervention ?

Dans la période pré-opératoire, après que la décision d'opérer ait été prise avec votre neurochirurgien, vous devrez obligatoirement avoir une consultation pré-anesthésique. Cette consultation dure autour d'1 heure 30. Vous réaliserez des prises de sang, un électrocardiogramme et souvent une radiographie pulmonaire avant de rencontrer le médecin anesthésiste. Celui-ci vous interrogera sur vos antécédents et vous examinera. S'il le juge utile, il pourra demander des examens complémentaires (cardiologie, pneumologie…) avant de donner son accord à votre intervention. Il travaille régulièrement avec votre chirurgien et connaît les problèmes anesthésiques particuliers à la neurochirurgie. Vous pourrez lui poser toutes les questions concernant les modalités et les [...]

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Il y a 1 jours
Santé Environnement
L'objectif visant à éradiquer la faim d'ici à 2030 ne pourra être atteint sans de nouveaux efforts

22 février 2017, Rome - Les pressions sur les ressources naturelles, de plus en plus intenses, les inégalités qui continuent de se creuser et les répercussions négatives du changement climatique compromettent la capacité de l'homme à se nourrir par lui-même à l'avenir. Tel est le message alarmant d'un nouveau rapport de la FAO publié aujourd'hui.

Selon L'Avenir de l'alimentation et l'agriculture : Tendances et défis, bien que des progrès majeurs aient été réalisés en matière de réduction des souffrances liées à la faim à travers le monde ces 30 dernières années, « le fait d'augmenter la production alimentaire et la croissance économique a de lourdes répercussions sur l'environnement naturel ».

« Presque la moitié des forêts sur cette terre ont maintenant disparu. Les sources en eau souterraines s'amenuisent rapidement et la biodiversité a été particulièrement affectée », révèle le rapport.

« Si cette tendance se poursuit, il se pourrait bien que cela dépasse les frontières planétaires », a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO dans son discours de présentation du rapport.

D'ici à 2050, l'humanité comptera vraisemblablement près de 10 milliards de personnes. Selon les prévisions de l'Avenir de l'alimentation et l'agriculture : Tendances et défis, dans l'hypothèse d'une croissance économique modérée, cette hausse de la population aura pour effet d'augmenter la demande mondiale en produits agricoles de 50 pour cent par rapport au niveau actuel, accentuant ainsi les pressions sur les ressources naturelles déjà limitées.

Au même moment, de plus en plus de personnes mangeront de moins en moins de céréales mais de plus en plus de viande, de fruits, de légumes et d'aliments transformés, une situation qui s'explique par une transition alimentaire mondiale qui viendra également peser de tout son poids sur les ressources naturelles, en entraînant davantage de déforestation, de dégradation des terres et d'émissions de gaz à effet de serre.

Pour atteindre l'Objectif Faim Zéro, nous devons intensifier nos efforts

La question principale soulevée aujourd'hui par la publication de la FAO est de savoir si oui ou non, à l'avenir, l'agriculture et les systèmes alimentaires dans le monde sont capables de répondre aux besoins d'une population mondiale croissante, et ce, de manière durable.

La réponse est : oui. Les systèmes alimentaires de notre planète sont en mesure de produire assez de nourriture de manière durable, mais exploiter au mieux ce potentiel et s'assurer que toute l'humanité en profite requerra des « transformations majeures ».

Le rapport indique que si des efforts ne sont pas entrepris pour investir dans les systèmes alimentaires et les réorganiser, beaucoup trop de personnes souffriront de la faim en 2030, soit l'année limite fixée par les nouveaux Objectifs de développement durable (ODD) pour éradiquer l'insécurité alimentaire chronique et la malnutrition.

« Sans de nouveaux efforts visant à promouvoir le développement des populations pauvres, à réduire les inégalités et à protéger les personnes vulnérables, plus de 600 millions de personnes seront toujours sous-alimentées en 2030 », révèle le document.

En fait, le taux actuel de progression ne serait même pas suffisant pour éradiquer la faim d'ici à 2050.

D'où viendra notre nourriture ?

Compte tenu du peu de possibilités s'offrant à nous pour développer l'utilisation de la terre et des ressources en eau dans le secteur agricole, les augmentations de production nécessaires afin de faire face à la hausse de la demande alimentaire devront principalement être générées par une amélioration de la productivité et par une utilisation efficace des ressources.

Néanmoins, il existe des signes inquiétants faisant état d'une croissance stable pour les rendements des principales cultures. Le rapport note que depuis les années 1990, les augmentations moyennes enregistrées pour les rendements de maïs, de riz et de blé dépassent tout juste les 1 pour cent.

Le rapport L'avenir de l'alimentation et l'agriculture : Tendances et défis souligne qu' « agir comme si de rien n'était » ne fait pas partie des options si l'on souhaite répondre à ces défis et à d'autres.

« Des transformations majeures dans les systèmes agricoles, les économies rurales et la gestion des ressources naturelles seront nécessaires si nous devons répondre aux nombreux défis qui se présentent à nous et exploiter pleinement le potentiel de l'alimentation et de l'agriculture en vue d'assurer un avenir radieux à tout le monde sur cette planète », indique le document.

Selon le rapport, « des coûts élevés, des systèmes d'élevage nécessitant de nombreuses ressources (et entraînant d'importantes déforestations), des pénuries d'eau, un épuisement des sols et des émissions de gaz à effet de serre ne peuvent pas contribuer à créer une production alimentaire et agricole durable ».

Le principal défi est de produire plus avec moins, tout en préservant et en améliorant les moyens d'existence des petits exploitants agricoles et des agriculteurs familiaux, et d'assurer aux plus vulnérables un accès à l'alimentation. Pour ce faire, une double approche est nécessaire. Elle se devra d'investir dans la protection sociale, de lutter contre la sous-alimentation et d'investir en faveur des pauvres dans des activités productives, en particulier dans l'agriculture et au sein des économies rurales, afin d'augmenter de manière durable les activités rémunératrices des populati[...]

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Il y a 2 jours
Infirmiers

En ce mois de mai qui s'achève, nous vous proposons notamment de découvrir un ouvrage très inspirant sur la relation de soin, de nous interroger sur la révolution de la e-sante : le big data va-t-il bouleverser notre système de santé ? Mais aussi de réfléchir à la place de l’épigénétique dans l'autisme, c’est-à-dire l’influence de l’environnement sur l’expression des gènes, semble-t-il déterminante.

Chaque mois, la rédaction d'Infirmiers.com vous propose ses conseils de lecture… Une rubrique comme une occasion d'affûter sa curiosité et de parfaire son savoir dans bien des domaines !

Le soin dans l'existence

couverture comprendre et gérer la violence en institution médico-socialeÀ l’heure où l’accent est toujours plus mis sur la nécessité de l’implication personnelle des différents partenaires de la relation de soin, ce livre examine les résonances entre ce que signifie se soigner, soigner une personne et vivre le soin dans son existence. Il donne toute son importance aux sources du soin en soi, ainsi qu’aux dispositions au soin, intérieures à la vie. Pour explorer le sens du soin dans l’existence, l’auteur, Bernard Honoré, psychiatre et philosophe, propose un éclairage philosophique sur ce que représente le soin de soi, de l’autre et du monde dans la vie de chacun. Les diverses conceptions du soin dans l’univers hospitalier sont approfondies. La notion d’autosoin est introduite et développée en lien avec celle d’auto-formation. Elle se révèle au fondement de l’éducation thérapeutique du patient, démarche toujours plus appelée à se développer. L’auteur s’intéresse ensuite aux manifestations du soin dans les situations-limites de l’existence que sont le vieillissement et l’approche de la mort. Il fournit enfin un éclairage sur l’accompagnement dans l’existence, en introduisant la notion d’approche exis-tentielle, dans les situations où des soins sont requis. Au-delà d’une quête du sens du soin dans l’existence, ce livre révèle que le soin est inhérent à la vie elle-même.

Ce livre propose un éclairage sur la nécessité de l’implication personnelle des différents partenaires de la relation de soin, les diverses conceptions du soin, ses manifestations, la notion d’autosoin, à la source de l’éducation thérapeutique du patient.

• Le soin dans l'existence. Soin de soi, de l'autre et du monde, Bernard Honoré, Collection Perspectives soignantes, Editions Seli Arslan, avril 2017, 22 €..

L'anglais médical pratique à l'usage des professionnels de santé

couverture anglais médical pratiqueCet ouvrage est destiné aux professionnels de santé, médecins, infirmiers libéraux ou hospitaliers, aides-soignants... qui désirent améliorer ou perfectionner leur anglais. Il propose des outils nécessaires pour une pratique quotidienne afin de maîtriser la communication autour des situations de soin en milieu hospitalier. Rédigé sous forme de fiches avec du vocabulaire médical et des phrases types, ce livre permettra aux professionnels de santé de construire des dialogues et des entretiens avec les patients ou les soignants, les incitant ainsi à l'accueil et à l'information médicale en anglais. Dans cet objectif, le professionnel de santé pourra : se familiariser avec le vocabulaire médical, formuler des argumentations, développer et défendre un point de vue et communiquer de façon claire et activement maîtriser des échanges.

Un ouvrage qui peut êtte utilisé, grâce à sa présentation bilingue, par celles et ceux quidésirent mieux communiquer en anglais médical ou paramédical.

• L'anglais médical pratique à l'usage des professionnels de santé, Emilien Mohsen, Editions Lamarre, avril 2017, 16,50 €.

La révolution de la e-santé

couverture révolution e-santéLe rapport patient-médecin a changé, le rapport du patient à sa santé aussi. Grâce aux objets connectés et aux applications de santé, le particulier dispose d'outils d'automesure et de diagnostic auparavant réservés au cabinet médical ou à l'hôpital. Les applis de suivi de l'activité physique, du sommeil ou de la nutrition sont elles aussi prises très au sérieux par les acteurs du système de santé qui y voient de puissants outils de prévention. Les géants du numérique (Google, Apple, Amazon, Microsoft, Samsung...) ne s'y sont pas trompés et investissent massivement dans la e-santé ; le nombre de start-up du secteur explose également. Mais s'agira-t-il encore de médecine ? Notre assurance-maladie et nos mutuelles vont-elles introduire des systèmes de bonus-malus pour récompenser les bons comportements ? Le big data va-t-il bouleverser notre système de santé ? Alexis Normand, directeur du développement chez un leader d'objects connectés pour la santé, répond à ces questions de manière précise et dépassionnée ; il donne de nombreux exemples d'initiatives en cours en Europe et aux États-Unis, en pointant les risques de dérives et en se faisant l'écho des débats sur les questions éthiques.

Impossible, après cette lecture, de continuer à croire que le monde médical va poursuivre sa route sans affronter de grands bouleversements !

• La révolution de la e-santé. Objects connectés, applis, big data, médecine prédictive, Alexis Normand, Editions Eyrolles, avril 2017, 21 €.

Autisme. Un nouveau regard

couverture autisme nouveau regardAprès avoir considéré l’autisme comme un dysfonctionnement purement « psychiatrique », tous les spécialistes s’accordent pour mettre en avant des causes physiologiques à ce type de pathologie. Mais il n’existe pas une cause : elles sont multiples, comme le sont les réponses possibles. Certes, les susceptibilités génétiques sont là et la nouvelle édition de cet ouvrage le confirme. Mais l’épigénétique, c’est-à-dire l’influence de l’environnement sur l’expression des gènes, est également déterminante. Cet ouvrage est un véritable message d’espoir pour les parents d’enfants autistes. Pourquoi ? Parce qu’il fait très scientifiquement et très rationnellement le tour de la question, listant les causes et influences connues, mais aussi parce qu’il donne des pistes, des solutions possibles, et que ces dernières sont appuyées par le té[...]

Presse médicale
Il y a 2 jours
ScienceDirect

Publication date: Available online 25 May 2017
Source:La Presse Médicale
Author(s): Nisrine Laaribi, Asmaa Khlifi, Yousra Ajhoun, Redouane Messaoudi, Karim Reda, Abdelbarre Oubaaz