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Il y a 10 jours
Congrès Peer review : intégrité de la recherche et partage des données (encore des progrès à faire)

Tous les abstracts sont sur le site. Et twitter #prc8

Une session (10 septembre 2017) sur l'intégrité de la recherche avec plusieurs communications : le contrôle des images par 7 revues de l'American Physiological Society amélioré la qualité des images soumises, et c'est une bonne chose. Une communication sur des méta-analyses de 2016 ayant inclu des articles rétractés : cela existe encore !!

Félicitons Cyril Labbée de Grenoble qui a bien présenté des développements intéressants avec un logiciel pour détecter les erreurs et malveillances dans les publications. Avec Jennifer Byrne, de Sydney, ils ont utilisé le logiciel Seek & Blastn pour analyser des publications génétiques avec des séquences de nucléotides. Ils ont identifié des différences suspectes entre publications. Encore du travail, mais c'est sur la bonne voie, et beaucoup d'intérêt.

La session "Data sharing" était modérée par Harold Bauchner, rédacteur du JAMA. Il a rappelé les déclarations de l'ICMJE sur ce partage.

  • Early experiences with journal data sharing policies: a survey of ^published clinicla data investigators. Travail commun entre BMJ et le projet YODA. L'objectif était d'avoir l'opinion d'auteurs ayant partagé des données. 154 auteurs d'essais, de trois revues (BMJ, PLOS Medicine et Annals of Internal Medicine) ont été contactés pour une enquête online, et 90 ont répondu. En pratique, 35 % avaient reçu une demande pour partager des données, et 4 demandes avaient été refusées. Partager les données demande 18 heures de travail en moyenne. La plupart (96,7 %) acceptaient de partager pour inclure les données dans une méta-analyse, et 73,3 % pour répliquer les données. Pas de problème de coûts qui étaient minimes, mais la protection des malades est compliquée.
  • Sharing data through the Yale University Open Data access (YODA) project: early experience. Les résultats des essais randomisés sont insuffisamment publiés. La collaboration avec Johnson & Johnson (J&J) depuis 2014 a concerné 189 essais randomisés ; il y a un comité[...]
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Je suis terrifié par ce que le corps médical a fait de la douleur. Le scoop remonte aux années 1990. « Plus personne ne doit souffrir ! ». Les gens se sont fait déposséder de leur douleur, l’ont apportée chez le médecin. Dans l’attente, confiants, qu’il la réduise en cendres. Quelques traces auraient été gardées entre les pages d’un carnet médical, en souvenir, et afin de pister ses éventuelles renaissances. Les gens seraient repartis entièrement allégés d’un énorme poids… le poids de la vie ? Et derrière elle, dans l’ombre, le spectre de la mort ? Celui qui ajoute l’insupportable douleur morale à la douleur physique. Ma mort, jugement moral de ma vie…

Qu’est-ce que la douleur physique ? Une information essentielle à notre organisme. Lien entre ses premiers étages d’organisation, la biologie, et les suivants jusqu’au contrôle central le plus élevé, la conscience. Pour un fonctionnement optimal, la physiologie doit rester dans une fourchette de stabilité. Les signaux avertisseurs assurent une réponse correcte aux incidents, accidents, agressions extérieures, dont le cerveau est prévenu par ses terminaisons sensorielles. La douleur fait partie des alertes les plus simples. On l’évalue couramment avec une échelle graduée de 1 à 10. Information surtout quantitative, certes, mais ses aspects qualitatifs existent : la douleur a différentes « saveurs », provient d’endroits différents, renseigne par son évolution. Grossière tout de même comparée aux sons et images traduites par les langages en un véritable univers conceptuel, la douleur est une information facile à rendre efficace. Le plus fruste des animaux en est capable. Même un organisme dépourvu de cerveau sait utiliser la douleur pour améliorer sa survivance. La douleur est l’un des signaux les plus décisionnaires dans le comportement, quand une foule d’aiguillages se présentent incessamment. Davantage qu’empêchement d’agir, elle est sélecteur de l’agir. Elle contribue à structurer le comportement en une efflorescence de ramifications adaptée à la diversité des évènements. Elle augmente notre contrôle sur le monde à travers cet instrument incontournable : le corps. L’intégrité physique fait la justesse de nos informations, et facilite en retour celle de nos intentions. Se priver d’une information aussi essentielle que la douleur, à propos de notre intégrité, est poser des oeillères à nos intentions. Dans un cabinet médical, la transmettre à quelqu’un qui ne peut l’éprouver mais seulement la transposer sur une réglette graduée de 1 à 10, est un pur scandale en termes de communication. Seule la personne qui éprouve perçoit toute la palette de ses variations, selon d’infimes changements de posture, de tracé du mouvement, de changement d’habitudes, d’alternances, de réentraînements.

Déposséder les gens de leur douleur fut un exploit de marketing extraordinaire, comme il en existe peu dans l’histoire économique. Il faut espérer que ce n’était pas l’objectif des médecins initiateurs, mais les faits sont là. Une partie considérable de la population s’est mise à représenter ses sensations douloureuses, au lieu de les éprouver, et à apporter ces représentations au médecin, pour qu’il les interprète, un peu comme on montre des dessins scolaires au psy pour savoir ce qu’ils révèlent sur l’inconscient de leur auteur. Tout un marché de la représentation de la douleur s’est mis en place. Des adjectifs se disputent la célébrité ; la douleur est extrême, diffuse, insupportable, permanent[...]

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Qu’est-ce que la douleur physique ? Une information essentielle à notre organisme. Lien entre ses premiers étages d’organisation, la biologie, et les suivants jusqu’au contrôle central le plus élevé, la conscience. Pour un fonctionnement optimal, la physiologie doit rester dans une fourchette de stabilité. Les signaux avertisseurs assurent une réponse correcte aux incidents, accidents, agressions extérieures, dont le cerveau est prévenu par ses terminaisons sensorielles. La douleur fait partie des alertes les plus simples. On l’évalue couramment avec une échelle graduée de 1 à 10. Information surtout quantitative, certes, mais ses aspects qualitatifs existent : la douleur a différentes « saveurs », provient d’endroits différents, renseigne par son évolution. Grossière tout de même comparée aux sons et images traduites par les langages en un véritable univers conceptuel, la douleur est une information facile à rendre efficace. Le plus fruste des animaux en est capable. Même un organisme dépourvu de cerveau sait utiliser la douleur pour améliorer sa survivance. La douleur est l’un des signaux les plus décisionnaires dans le comportement, quand une foule d’aiguillages se présentent incessamment. Davantage qu’empêchement d’agir, elle est sélecteur de l’agir. Elle contribue à structurer le comportement en une efflorescence de ramifications adaptée à la diversité des évènements. Elle augmente notre contrôle sur le monde à travers cet instrument incontournable : le corps. L’intégrité physique fait la justesse de nos informations, et facilite en retour celle de nos intentions. Se priver d’une information aussi essentielle que la douleur, à propos de notre intégrité, est poser des oeillères à nos intentions. Dans un cabinet médical, la transmettre à quelqu’un qui ne peut l’éprouver mais seulement la transposer sur une réglette graduée de 1 à 10, est un pur scandale en termes de communication. Seule la personne qui éprouve perçoit toute la palette de ses variations, selon d’infimes changements de posture, de tracé du mouvement, de changement d’habitudes, d’alternances, de réentraînements.

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En cette rentrée, le célèbre neuropsychiatre-psychanalyste qui a vulgarisé, en France, le concept de résilience (renaître de sa souffrance) ne met pas Dieu sur le divan, mais interroge le Dieu psychothérapeute et consolateur pour des milliards d’êtres humains. Une réflexion à 80 ans sur l’attachement à Dieu de celui qui ne croit pas, mais qui a été interpellé au Congo par la souffrance d’enfants-soldats vieux avant l’âge, et qui ne se sentaient bien qu’à l’église. Ne pouvant leur expliquer pourquoi le fait d’entrer dans une église pouvait apaiser leur traumatisme, et effacer les images d’horreur qui les envahissaient, il a mené l’enquête en croisant les neurosciences, la psychologie du [...]

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Atelier : 13 octobre 2017 - 2 sessions Marseille et Nice - Nos formations et ateliers