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Presse médicale
Il y a 2 jours
ScienceDirect

Publication date: May 2017
Source:Revue d'Épidémiologie et de Santé Publique, Volume 65, Supplement 2
Author(s): N. Kaboré, G. Marnat, F. Rouanet, X. Barreau, E. Verpillot, P. Menegon, I. Maachi, J. Berge, I. Sibon, A. Bénard
IntroductionPlusieurs essais cliniques randomisés ont prouvé l’efficacité de la thrombectomie en association avec la thrombolyse (T+T) comparativement à la thrombolyse seule dans la prise en charge des infarctus cérébraux (IC). Bien que pratiquée en France depuis 2015, la T+T n’est pas remboursée par l’Assurance maladie. Pour aider à la décision de remboursement, nous proposons une évaluation médico-économique de la thrombectomie, dans la perspective de l’Assurance maladie.MéthodesNotre analyse repose sur un arbre de décision pour modéliser les trois premiers mois de prise en charge, et sur un modèle de Markov pour modéliser la prise en charge au-delà de trois mois et jusqu’à 20 ans après l’IC. Un panel d’experts incluant neurologues, neuro-radiologues, pharmacien, économiste et épidémiologistes a validé la structure du modèle. Une étude de micro-costing a été menée au CHU de Bordeaux pour estimer le coût réel de la thrombectomie. Nous avons effectué une revue systématique de la littérature pour les autres paramètres du modèle (coûts des autres prises en charge, utilité et probabilités de transition). Une méta-analyse à effets aléatoires de six essais cliniques randomisés a été effectuée pour estimer l’efficacité de T+T et de la thrombolyse seule à trois mois post IC. Le ratio d’efficience est exprimé en coût par année de vie gagnée en état de parfait bien-être (QALY). L’incertitude sur la valeur des paramètres du modèle a été prise en compte dans une analyse probabiliste et par une analyse de la valeur de l’information.RésultatsLe coût réel de la thrombectomie était de 6707€ (écart-type : 2357€). Comparativement à la thrombolyse seule et pour une population cible de 8000 individus, la prise en charge des IC par T+T engendrerait un surcoût de 39,98 millions d’€ pour l’assurance maladie pour un bénéfice clinique de 2717 QALYs. Le ratio coût-utilité de T+T par rapport à la thrombolyse est ainsi estimé à 14 715 €/QALY gagné. L’analyse de sensibilité déterministe montrait un ratio d’efficience inférieur à 30 000 € par QALY gagné dès la troisième année post IC. L’analyse probabiliste montrait une probabilité d’efficience de la thrombectomie de 85,5 % pour un ratio coût-utilité seuil de 30 000€/QALY. Pour ce même ratio seuil, la valeur attendue de l’information parfaite ou valeur monétaire de l’i[...]

Presse médicale
Il y a 2 jours
ScienceDirect

Publication date: May 2017
Source:Revue d'Épidémiologie et de Santé Publique, Volume 65, Supplement 2
Author(s): C. Danieli, M. Abrahamowicz
IntroductionUne évaluation précise de la sécurité et de l’efficacité d’un médicament dans les études pharmaco-épidémiologiques nécessite de définir un modèle étiologiquement correct, prenant en compte les expositions aux médicaments dépendantes du temps, ce qui permettrait de voir comment les prises de médicaments passées influencent le taux d’occurrence de l’évènement d’intérêt. Un défi additionnel serait d’étudier la possible multitude d’évènements indésirables qui peuvent être associés à l’utilisation d’un même traitement, chacun impliquant potentiellement un mécanisme biologique diffèrent.MéthodesPour répondre simultanément à ces deux défis, nous avons développé, puis validé à l’aide de simulations, une nouvelle approche qui combine : (i) une modélisation flexible des effets cumulés des expositions variantes au cours du temps, avec (ii) la méthodologie des risques compétitifs. Plus précisément, nous avons utilisé l’approche de Lunn-McNeil dans le but de séparer l’effet d’un même traitement sur différents évènements (e.g. évènement indésirable A versus B) dans le cadre d’une extension du modèle proportionnel de Cox aux risques compétitifs. Ensuite, pour prendre en compte la dose du traitement administré, sa durée et le délai écoulé depuis l’exposition, nous nous sommes reposés sur un modèle flexible de l’exposition pondérée cumulée (« Weigthed Cumulative Exposure »–WCE) : WCE(τ|x(t), tτ) =∑w(τ–t)[x(t)], où τ représente le temps auquel le taux d’occurrence de l’évènement d’intérêt est évalué ; où x(t) représente le vecteur des doses passées prises aux temps t τ ; et où la fonction w(τ–t) assigne l’importance des doses en les pondérant selon le temps écoulé depuis la prise de la dose (τ–t). La fonction w(τ–t) est modélisée à l’aide des B-splines cubiques de régression. Nous avons proposé également des tests du rapport de vraisemblance (LRT) qui permettent d’évaluer si les effets cumulatifs des expositions passées sur le taux des différents évènements indésirables sont identiques ou différents.RésultatsDans l’étude de simulation, nous avons évalué la précision des estimations des WCE spécifiques à chaque évènement, ainsi que l’erreur de type I et la puissance des LRT. Les résultats ont montré que les fonctions de poids w(τ–t) estimées sont capables de capturer la forme des fonctions de poids théoriques pour chacun des évènements compétitifs, et que les LRT [...]

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Il y a 2 jours
ScienceDirect

Publication date: May 2017
Source:Revue d'Épidémiologie et de Santé Publique, Volume 65, Supplement 2
Author(s): Y. De Rycke, F. Dib, A. Lafourcade, S. Guillo, F. Tubach
IntroductionL’asthme est un enjeu de santé publique et des expériences étrangères qui a montré l’efficacité des programmes d’accompagnement mis en place auprès des patients asthmatiques. L’assurance maladie a implémenté un projet expérimental d’accompagnement personnalisé des patients asthmatiques dont l’objectif est d’aider les patients à mieux prendre en charge leur asthme en les encourageant à échanger avec leurs médecin et pharmacien et en les accompagnants dans la mise en œuvre des recommandations. L’accompagnement consiste en l’envoi de brochures et newsletters, la mise à disposition d’informations sur un site web dédié et un suivi téléphonique réalisé par des infirmiers formés. L’intensité du suivi dépend entre autres d’informations sur le contrôle de l’asthme recueillies auprès des adhérents au programme. L’objectif de l’étude est d’évaluer l’effet du programme à un an sur l’évolution de la consommation de médicaments et le recours aux soins chez les sujets éligibles versus un groupe témoin.MéthodesAu total, 19 caisses primaires d’assurance maladie pilotes ont été retenues pour expérimenter le programme. Les sujets éligibles devaient avoir eu au moins deux délivrances de médicaments pour l’asthme (ATC R03) en 2013, être âgés de 18 à 44 ans début 2014, avoir déclaré un médecin traitant dans une caisse pilote et être rattachés au régime général. Le programme commençait en 2015. La consommation des sujets dans les 12 mois pré-intervention (2014) a été comparée à celle des 12 mois post-intervention (2015/2016). Un plan de type « avant-après/ici-ailleurs » a permis de tenir compte d’une évolution spontanée. Chaque éligible a été apparié à un témoin sur un score de propension. Le critère de jugement principal est le ratio R1 (nombre de boîtes de corticoïdes inhalés ou antileucotriènes délivrées/nombre de boîtes de R03 délivrées). Les critères de jugement secondaires comportent notamment la consommation de traitements de fond et de crise, l’observance, le recours aux soins et les indemnités journalières pour asthme (IJa). Ces critères ont été recueillis dans le Sniiram. Les coûts associés ont été analysés.RésultatsAu total, 99 578 paires ont été analysées. De façon globale, on observe une diminution dans le temps des critères cliniques chez les patients inclus dans l’étude. La comparaison de l’évolution des critères cliniques ne montre pas d’évolution du ratio R1 (OR=0,997, p=0,83). Le programme est associé à une augmentation du nombre total de boîtes de R03 délivrées (pente=0,36, p,0001), à une augmentation de la délivrance de traitements de fond (OR=1,04, p=0,008) et de l’observance des traitements. On[...]

Presse médicale
Il y a 2 jours
ScienceDirect

Publication date: May 2017
Source:Revue d'Épidémiologie et de Santé Publique, Volume 65, Supplement 2
Author(s): C. Colin, M. Kirchoff, D. Vallee, G. Thompson, E. Lhomme, R. Thiebaut, J.F. Pierson, D. Watson Jones, B. Leigh, M. Kieh, A. H. Beavogui, Y. Yazdanpanah, L. Richert, D. Wentworth, G. Chêne, J. Neaton
IntroductionLa randomisation d’un essai clinique en double insu doit être opérationnalisée en tenant compte des contraintes logistiques pour maintenir l’impossibilité de discerner l’allocation pour le prochain participant. Dans un essai vaccinal contre Ebola en Guinée, Liberia et Sierra Leone, l’accès permanent aux solutions techniques traditionnelles pour centraliser le processus d’allocation (Internet, répondeur vocal) ne peut être garanti. Deux procédures de randomisation ont été considérées, et l’impact sur une sous-étude a été évalué.MéthodesPREVAC est un essai de phase II, multicentrique, randomisé, en double-insu, évaluant trois stratégies vaccinales versus placebo (cinq bras) selon un ratio 2:1:2:1:1. Quatre sites doivent inclure 4900 participants. La randomisation est stratifiée sur le site. Avant le début de l’essai, des rouleaux d’étiquettes de codes-barres détachables avec les n° d’identification des seringues (SID) correspondant aux bras sont préparés pour chaque site. Dans les deux procédures, la randomisation a lieu au moment de la vaccination du participant quand le SID est associé à l’identifiant du participant (PID) sur le cahier d’observation. Les vaccins sont reconstitués sur site le jour de la vaccination par un pharmacien sans insu et doivent être utilisée dans l’heure qui suit. Une première méthode, similaire à une méthode utilisée dans un précédent essai vaccinal contre Ebola au Liberia (PREVAIL I), implique la préparation quotidienne de plusieurs sacs contenant chacun sept seringues étiquetées avec les SID. Cinq rouleaux d’étiquettes de SID, un pour chaque bras, permettent aux pharmaciens de préparer sept seringues qui sont placées dans un sac opaque et tirées au sort lors de la vaccination. Une seconde méthode implique l’utilisation d’une application disponible sur un ordinateur en local qui permet aux pharmaciens d’identifier le bras alloué à chaque participant. Avec cette approche, un rouleau unique d’étiquettes de SID est préparé et lorsque qu’un participant se présente pour la vaccination, le pharmacien détache l’étiquette de SID, scanne le code-barres et l’application (indépendante d’Internet) indique le vaccin à préparer. La sous-étude doit inclure 196 participants sur un site. Sans stratification de la randomisation sur la participati[...]

Presse médicale
Il y a 2 jours
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Publication date: Available online 8 April 2017
Source:Annales Pharmaceutiques Françaises
Author(s): F. Mille, J.-E. Fontan, P. Bedouch
Comme dans la vie quotidienne, les smartphones et les Apps ont investi le monde médical. Cette pénétration du monde médical a commencé dès l’apparition des premiers PDAs (Personal Digital Assistants), ancêtre des smartphones, à la fin des années 1980 et s’est accrue à partir de 2007 et l’apparition de l’iPhone. Suite à cette émergence de la m-health, le pharmacien se trouve en face de 3 questions que nous avons étudié dans cette revue : (1) Quelles sont les Apps disponibles pour la pratique et comment les trouver ? (2) Qu’est-ce qui est utile pour la pratique ? (3) Quelles sont les précautions à prendre ?Since the advent of PDAs (Personal Digital Assistants), smartphones and Apps have been widely adopted by medical professional[...]

Presse médicale
Il y a 2 jours
ScienceDirect

Publication date: Available online 26 April 2017
Source:Annales Pharmaceutiques Françaises
Author(s): R. Kortbaoui, J. Allyn, J. Guglielminotti, F. Bussienne, P. Montravers, O. Martinet, D. Vandroux, M. Desmard, P. Augustin, N. Allou
ObjectivesNo recommendations are currently available to help the clinician with the pharmacological management of intensive care unit (ICU) patients with elevated cardiac troponin (cTn) not linked to type 1 AMI. The aim of this study was to evaluate the pattern of cardiologic medications for patients with elevated cTnI in ICU not link to type 1 AMI and their effects on in-hospital mortality.Material and methodsA prospective observational cohort study conducted in two ICU units. Patients with increased plasma concentration of cTnI at admission not linked to type 1 AMI were consecutively included.ResultsOne hundred and ninety of the 835 patients admitted (23%) had an increased plasma concentration of cTnI not related to type 1 AMI. Antiplatelet therapy (AT) and statin were prescribed in 56 (29.5%) and 50 (26.3%) of patients, respectively. Others cardiologic medications were prescribed in less than 5% of all cases and were considered as contraindicated in more than 50% of cases. Antiplatelet therapy was the only cardiologic treatment associated with reduction of in-hospital mortality following uni- and multivariate analysis. The death rate was 23% and 40% in these patients treated with and without AT, respectively (aOR=0.39 [95% CI: 0.15–0.[...]