Presse médicale
Il y a 1 mois
Éducation thérapeutique en pré-Ramadan : peut-elle changer les croyances du patient diabétique marocain et le dissuader de jeûner ? (Étude prospective à propos de 190 patients)

Publication date: June 2017
Source:Médecine des Maladies Métaboliques, Volume 11, Issue 4
Author(s): S. Laidi, S. El Aziz, A. Chadli
ObjectifDéterminer les croyances qui poussent les patients diabétiques à jeûner, et évaluer l’effet de l’éducation thérapeutique en pré-ramadan sur la décision du jeûne.MéthodesLes patients ont répondu à un questionnaire concernant leurs croyances et leur désir de jeûner. Ensuite, ils ont bénéficié d’une séance d’éducation thérapeutique (ETP) animée par un médecin préalablement formé, en utilisant comme support la carte Ramadan du programme Conversation MAP™ : gestion du diabète pendant le Ramadan, et en expliquant clairement les risques du jeûne et la stratification de ce risque, ainsi que les précautions à prendre durant ce mois. Tous les patients ont été contactés pendant le mois du Ramadan pour vérifier s’ils ont jeûné.RésultatsL’étude a comporté 190 patients diabétiques. Avant la séance éducative, 61 (32%) patients pensaient que le jeûne améliore le diabète, et 63 (33%) pensaient que le fait de ne pas jeûner est un équivalent d’abandon de la religion. En pré-Ramadan et avant toute éducation, 138 (72%) patients comptaient jeûner. Après l’intervention d’ETP, ce taux s’est abaissé à 53 (27%) patients. L’observance du jeûne était corrélée aux croyances religieuses des patients, au type de diabète – avec un taux de jeûne plus élevé chez les patients diabétiques de type 2 (DT2) : 50 patients DT2 versus trois patients diabétiques de type 1 dans le groupe jeûneurs –, et au type de traitement antidiabétique (79% de patients jeûneurs sous antidiabétiques oraux versus 20% de ceux sous insuline); pConclusionNotre étude a démontré l’effet des croyances des patients sur la décision du jeûne, et l’intérêt de l’ETP pour les en dissuader.ObjectiveTo determine the beliefs of the patients that induce them to fast, and to evaluate the effect of pre-medical therapeutic education on the decision of fasting.MethodsPatients responded to a questionnaire about their beliefs. Then, they received a therapeutic education session, facilitated by a trained physician, using the Ramadan MAP Conversation Card as a support, and explaining the risks of fasting and the stratification of this risk, as well as the precautions to take during this month. All patients were contacted during the month of Ramadan to verify fasting adherence.ResultsThe study population consisted of 190 patients with diabetes, 61 (32%) patients thought that fasting improved diabetes, and 63 (33%) patients that not fasting is an equivalent of abandon of the religion. In pre-Ramadan and before any education, 138 (72%) patients planned to fast Ramadan. After the intervention of education this rate decreased to 53 (27%) patients. The decision of fasting was correlated with the religious beliefs, the type of diabetes (50 type 2 vs. [...]

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Publication date: Available online 19 August 2017
Source:Le Praticien en Anesthésie Réanimation
Author(s): Karim Bouattour, Nicolas Boquillon, Audrey Stalla-bourdillon, Sonia Levenet, Agnès Lecinq, Mickael Soued, Frédéric J. Mercier
En raison d’une mortalité maternelle importante et malgré des progrès thérapeutiques manifestes, l’hypertension pulmonaire (HTP) reste une contre-indication formelle à la grossesse. Des stratégies de prévention de la grossesse incluant la prise d’une contraception adéquate doivent être proposées à toute patiente porteuse d’une HTP. Toute grossesse impose une prise en charge dans un centre de référence de l’HTP. Une interruption thérapeutique de grossesse doit être systématiquement proposée et pratiquée le plus tôt possible. Si la grossesse est poursuivie, un suivi multidisciplinaire régulier est nécessaire afin d’adapter le traitement de fond, dépister les complications respiratoires, hémodynamiques et obstétricales. L’accouchement par voie basse ou par césarienne requiert la présence d’une équipe dédiée et doit être programmé. La césarienne, réalisée entre 34 et 36 semaines d’aménorrhée, reste le mode d’accouchement préférentiel car elle permet de s’affranchir des contraintes hémodynamiques liées à la douleur pendant le travail et aux efforts expulsifs. L’accouchement par voie basse est néanmoins possible sous certaines conditions de monitorage et de surveillance et permet de diminuer le risque de saignement, d’infection et de maladie veineuse thromboembolique par rapport à la césarienne. L’anesthésie locorégionale est à privilégier, indépendamment de la voie d’accouchement, car l’anesthésie générale est probablement associée à une surmortalité. Une surveillance étroite, en unité de soins continu ou en réanimation, est nécessaire durant plusieurs jours en post-partum du fait du risque de décompensation.Because of high maternal mortality,[...]

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En raison d’une mortalité maternelle importante et malgré des progrès thérapeutiques manifestes, l’hypertension pulmonaire (HTP) reste une contre-indication formelle à la grossesse. Des stratégies de prévention de la grossesse incluant la prise d’une contraception adéquate doivent être proposées à toute patiente porteuse d’une HTP. Toute grossesse impose une prise en charge dans un centre de référence de l’HTP. Une interruption thérapeutique de grossesse doit être systématiquement proposée et pratiquée le plus tôt possible. Si la grossesse est poursuivie, un suivi multidisciplinaire régulier est nécessaire afin d’adapter le traitement de fond, dépister les complications respiratoires, hémodynamiques et obstétricales. L’accouchement par voie basse ou par césarienne requiert la présence d’une équipe dédiée et doit être programmé. La césarienne, réalisée entre 34 et 36 semaines d’aménorrhée, reste le mode d’accouchement préférentiel car elle permet de s’affranchir des contraintes hémodynamiques liées à la douleur pendant le travail et aux efforts expulsifs. L’accouchement par voie basse est néanmoins possible sous certaines conditions de monitorage et de surveillance et permet de diminuer le risque de saignement, d’infection et de maladie veineuse thromboembolique par rapport à la césarienne. L’anesthésie locorégionale est à privilégier, indépendamment de la voie d’accouchement, car l’anesthésie générale est probablement associée à une surmortalité. Une surveillance étroite, en unité de soins continu ou en réanimation, est nécessaire durant plusieurs jours en post-partum du fait du risque de décompensation.Because of high maternal mortality,[...]

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