Presse médicale
Il y a 3 mois
« Jeu-contrôle », rationnel d’une application de soutien aux limites de jeux

Publication date: Available online 23 June 2017
Source:Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive
Author(s): Yasser Khazaal, Grégoire Monney, Frédéric Richter, Sophia Achab
Les Troubles liés aux jeux d’argent sont caractérisés par des difficultés à contrôler le temps et l’argent utilisés pour jouer aux jeux d’argent. Malgré la disponibilité de traitements, principalement cognitivo-comportementaux, peu de personnes consultent. Un modèle de traitement possiblement attractif et réaliste pour une bonne partie de personnes avec un trouble lié aux jeux d’argent serait orienté non pas sur l’abstinence mais sur des objectifs personnels qui peuvent inclure une modération des conduites de jeu. Pour ce faire, les personnes seraient amenées à fixer des limites de temps et d’argent. L’application (app) pour smartphones « Jeu-contrôle » a été spécifiquement conçue pour soutenir et faciliter cette démarche. Elle permet à la personne de fixer ses objectifs pour chaque session de jeu et de recevoir un feedback par rapport à leur atteinte. À la fin de chaque séance, les pertes ou gains sont enregistrés. La personne est aussi invitée à coter son humeur. L’app peut être utilisée seule ou en soutien à des consultations. Elle devrait notamment permettre aux joueurs de fixer leurs objectifs de changement (principe d’autonomie), de renforcer leurs compétences (feedback) et de mieux identifier les zones de difficulté pour s’ajuster. Des études à venir devraient évaluer l’acceptabilité et l’efficacité de cette approche.Gambling disorder (GD) is characterized by persistent and recurrent maladaptive gambling behavior. This disorder was recently acknowledged in the DSM-5 as a behavioral addiction. GD is particularly associated with patterns of loss of control relating to time and money spent on gambling activities. Different factors are involved in this pattern of loss of control including arousal, dissociation and immersion during gambling, escaping from aversive affects and thoughts when in gambling sessions and attempts to recover from previous financial losses. In addition, specific cognitive distortions are associated with GD, mainly related to the illusion of control (over-estimation of one's own influence over the uncontrollable outcomes of gambling-related games). Furthermore, several game characteristics increase the loss of control during a game session. For example, near misses activate the brain regions related to wins, increase arousal and, unsurprisingly, increase people's involvement in subsequent game sessions. Although GD is a common disorder with serious psychological and social consequences, there is currently no approved pharmacological treatment. However, patients can be helped by psychotherapy. Studies on motivational interview and cognitive and behavioral therapy of GD have shown favorable outcomes on gambling behaviors, at least in the short term. Most of the studies available to date focus on gambling abstinence. Rather than focusing on abstinence from gambling activities, it seems that gambling in more controlled ways is a viable and attractive goal for numerous gamblers. In particular, it was found[...]

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Le National Health Service anglais (NHS) va promouvoir les "surgical care practitioners" (SCP), ces personnels infirmiers qui pouvaient déjà opérer sous le contrôle d'un chirurgien, mais en les autorisant cette fois à devenir autonomes et responsables de leurs actes. Après leur diplôme d'infirmiers en 3 ans, ces professionnels suivent un mastère de deux années supplémentaires.

Leur rôle est d'assurer toute la prise en charge de l'opéré depuis la consultation avant l'hospitalisation jusqu'à la surveillance postopératoire, la sortie du malade et les consultations de suivi. Ils placent les perfusions, réalisent eux-mêmes l'opération au bloc opératoire et prescrivent des médicaments.

Médicalement, la qualité des résultats obtenus par les "surgical car practitioners" a été évaluée identique à celle des chirurgiens. Ce partage de compétences permet de réserver aux chirurgiens le rôle de décision et d'action dans les cas complexes.

Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

Les pratiques avancées doivent se faire en master 2

Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers, SNPI CFE-CGC, est fortement demandeur de la mise en place d'une pratique avancée en France. Dans 25 pays, 330.000 infirmières en pratique avancée peuvent disposer de telles compétences après deux années d'études supplémentaires validées par un Master. Toutes les études scientifiques ont prouvées l'intérêt de ce métier intermédiaire entre l'infirmière à Bac +3 et le médecin à bac +9 ou +12. L'exemple a été donné par les USA dans les années 1960, et il y a aujourd'hui 158.348 « infirmières praticiennes » et 59.242 « infirmières cliniciennes spécialisées », toutes titulaires d'un Master. En Europe, de l'Irlande à la Finlande, ces infirmières diplômées d'un Master peuvent prescrire des médicaments et assurer le suivi des patients chroniques.

Pour Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI CFE-CGC, la solution réside dans une reconnaissance officielle et nationale de pratiques, avec une rémunération et une formation conséquentes : En France, le cadre légal de l'infir­mière de pra­ti­que avan­cée IPA est l'arti­cle 119 de la loi n° 2016-41 du 26 jan­vier 2016 de moder­ni­sa­tion de notre sys­tème de santé. Hélas, aucun texte d'application n'est paru, et les travaux n'ont même pas commencé (référentiel d'activité, de compétences, de formation, cadre statutaire et grille salariale), car des lobby font pression sur le ministère.

En particulier, les directeurs d'hôpitaux préfèrent pratiquer du "low cost", avec des "protocoles de coopération" pour régler des situations individuelles, sans les compétences acquises dans une formation cadrée nationalement. Avec les "coopérations", ce sont des compétences personnelles qui seront attribuées à des infirmières particulières pour faire des actes à la place des m[...]

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