Presse médicale
Il y a 6 mois
Repérage du haut risque de mortalité durant la première année qui suit une hospitalisation en médecine aiguë chez les patients de plus de 65 ans : revue de la littérature

Publication date: Available online 18 March 2017
Source:La Presse Médicale
Author(s): Josephine Thomazeau, Samantha Huo Yung Kai, Yves Rolland, Sandrine Sourdet, Nicolas Saffon, Fati Nourhashemi
ContexteAvec le vieillissement de la population, la prévalence des maladies chroniques augmente. Ces maladies sont à l’origine de décompensations nécessitant des hospitalisations parfois multiples. Force est de constater que les objectifs de prises en soin (curatifs ou palliatifs) ne sont pas toujours en rapport avec l’espérance de vie. La prise de décision, surtout dans un contexte aigu, est souvent délicate, et les outils pronostics en termes de mortalité peuvent aider à une meilleure évaluation.ObjectifCette revue de la littérature a pour objectif de décrire les outils pronostiques de mortalité à moins de 3 mois, 6 et 12 mois d’une hospitalisation en médecine aiguë chez les patients de plus de 65 ans.Sources documentairesLes mots clés suivant ont été recherchés dans le titre et le résumé des articles en recherche avancée sur PubMed, et par la recherche de Mesh terms : « aged », « aged, 80 and over », « mortality », « prognosis », « hospitalized », « models, statistical », « acute geriatric ward », « frailty », « outcome ».Sélection des étudesLa recherche s’est limitée aux études publiées en anglais entre 1985 et 2015. La dernière recherche a été menée en juin 2015. Seules les études évaluant des scores pronostics, et non des items isolés, étaient inclues. Les études concernant des patients des urgences, ou des soins intensifs, ainsi que les études sélectionnant des patients vivant spécifiquement en institution étaient exclues.RésultatsVingt-deux outils pronostiques sont proposés par 17 études. Ces outils reprennent des paramètres liés à l’autonomie en particulier fonctionnelle du patient, ses comorbidités et son statut cognitif. Certains font appel à la notion de « fragilité ». Les performances de prédiction à cours termes (moins de 3 mois à 6 mois) de la majorité de ces outils sont insuffisantes. Seuls certains instruments à 12 mois présentent des performances excellentes.Limites du travailCette revue de la littérature a comme principale limite de ne pas être systématique.ConclusionL’utilisation de ces outils en pratique clinique pourrait permettre d’orienter la réflexion concernant la prise en charge de ces patients, et d’initier si nécessaire une démarche palliative appropriée.ContextAs population grow older, chronic diseases are more prevalent. It leads to an increase of hospitalization for acute decompensation, sometimes iterative. Management of these patients is not always clear, and care provided is not always proportional to life expectancy. Making decisions in acute situations is not easy.ObjectiveThis review aims to list and describe mortality scores within a year following hospitalization of patients of 65 years or older.SourcesFollowing keywords were searched in title and abstract of articles via an advanced search in PudMed, and by searching Mesh terms: “aged”, “aged, 80 and over”, “mortality”, “prognosis”, “hospitalized”, “models, statistical”, “acute geriatric ward”, “frailty”, “outcome”.Studies selectionStudies published in English between 1985 and 2015 were selected. Last article was published in June 2015. Articles that described prognostic factors of mortality without a scoring system were excluded. Articles that focus either on patients in the Emergency Department and in Intensive Care Unit, or living in institution were excluded.ResultsTwenty-two scores are described in 17 articles. These scores use items that refer to functional status, comorbidities, cognitive status and frailty. Scores of mortality 3 or 6 months after hospitalization are not discriminative. Few of the 1-year mortality prognostic score are discriminative with AUC0.7.LimitsThis review is not systematic.ConclusionPractical use of these scores might help management of these patients, in order to initiate appropriate reflexion and palliative care if necessary.

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Au Royaume-Uni, les infirmiers peuvent suivre une formation complémentaire de deux ans pour pouvoir pratiquer des actes chirurgicaux simples en bloc

Le National Health Service anglais (NHS) va promouvoir les "surgical care practitioners" (SCP), ces personnels infirmiers qui pouvaient déjà opérer sous le contrôle d'un chirurgien, mais en les autorisant cette fois à devenir autonomes et responsables de leurs actes. Après leur diplôme d'infirmiers en 3 ans, ces professionnels suivent un mastère de deux années supplémentaires.

Leur rôle est d'assurer toute la prise en charge de l'opéré depuis la consultation avant l'hospitalisation jusqu'à la surveillance postopératoire, la sortie du malade et les consultations de suivi. Ils placent les perfusions, réalisent eux-mêmes l'opération au bloc opératoire et prescrivent des médicaments.

Médicalement, la qualité des résultats obtenus par les "surgical car practitioners" a été évaluée identique à celle des chirurgiens. Ce partage de compétences permet de réserver aux chirurgiens le rôle de décision et d'action dans les cas complexes.

Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030624407349-vers-la-fin-des-chirurgiens-2117980.php#HJ0bMBXv4XLy5bz8.99

Les pratiques avancées doivent se faire en master 2

Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers, SNPI CFE-CGC, est fortement demandeur de la mise en place d'une pratique avancée en France. Dans 25 pays, 330.000 infirmières en pratique avancée peuvent disposer de telles compétences après deux années d'études supplémentaires validées par un Master. Toutes les études scientifiques ont prouvées l'intérêt de ce métier intermédiaire entre l'infirmière à Bac +3 et le médecin à bac +9 ou +12. L'exemple a été donné par les USA dans les années 1960, et il y a aujourd'hui 158.348 « infirmières praticiennes » et 59.242 « infirmières cliniciennes spécialisées », toutes titulaires d'un Master. En Europe, de l'Irlande à la Finlande, ces infirmières diplômées d'un Master peuvent prescrire des médicaments et assurer le suivi des patients chroniques.

Pour Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI CFE-CGC, la solution réside dans une reconnaissance officielle et nationale de pratiques, avec une rémunération et une formation conséquentes : En France, le cadre légal de l'infir­mière de pra­ti­que avan­cée IPA est l'arti­cle 119 de la loi n° 2016-41 du 26 jan­vier 2016 de moder­ni­sa­tion de notre sys­tème de santé. Hélas, aucun texte d'application n'est paru, et les travaux n'ont même pas commencé (référentiel d'activité, de compétences, de formation, cadre statutaire et grille salariale), car des lobby font pression sur le ministère.

En particulier, les directeurs d'hôpitaux préfèrent pratiquer du "low cost", avec des "protocoles de coopération" pour régler des situations individuelles, sans les compétences acquises dans une formation cadrée nationalement. Avec les "coopérations", ce sont des compétences personnelles qui seront attribuées à des infirmières particulières pour faire des actes à la place des m[...]

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