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Il y a 3 minutes
ScienceDirect

Publication date: Available online 19 September 2017
Source:La Presse Médicale
Author(s): Lucia Parlati, Philippe Sogni, Vincent Mallet


Actualité
Il y a 2 heures
RA-Santé
A Lyon, des virus prédateurs de bactéries pour combattre l’infection.

Comment guérir d’une infection grave et résistante à tout antibiotique ? A cette question, les Hospices Civils de Lyon viennent de répondre en soignant deux patients avec des phages. Ces virus partent à l’assaut des bactéries résistantes et terrassent l’infection. Deux patients atteints de sévères infections ostéoarticulaires qui ne pouvaient plus cicatriser ont bénéficié, à titre compassionnel, d’un traitement par phages : l’infection a rapidement été contrôlée. C’est une 1ère en France puisque le traitement a été concocté avec des phages fabriqués en France et administré à l’hôpital de la Croix Rousse – HCL

Concrètement, les bactériophages ou phages sont des virus prédateurs des bactéries. Ils sont naturellement présents là où elles se trouvent en grand nombre… les égouts !! Découverts dans les années 20, ils ont été oubliés avec l’arrivée des antibiotiques. Seuls certains pays de l’Est (Géorgie) ont continué à les utiliser pour traiter les infections. La menace de la résistance aux antibiotiques les rend d’actualité. De nombreux patients en échec thérapeutique vont en Géorgie pour être traités par ces fameux phages et éviter d’être amputés.

Des tueurs d’élite versus bombe nucléaire L’immense intérêt des phages est qu’ils s’attaquent à une bactérie précise. En l’occurrence, dans le cas des deux patients lyonnais (dont une femme de 80 ans), un pseudomonas aeruginosa multi résistant et un staphylococcus aureus récidivant. Ils ne détruisent donc pas les autres bactéries comme le font les antibiotiques. Le revers de la médaille est que, pour être traité, il faut savoir quelle bactérie est en cause !

Un médicament « vivant » est fabriqué en France

Pour parvenir à cette première nationale, Pherecydes Pharma a sélectionné des phages parmi sa collection interne, après les avoir testés sur les bactéries infectant les patients. Les résultats du « phagogramme » ont permis de choisir les phages les plus actifs et de fournir un traitement sur mesure. Après préparation magistrale réalisée par la pharmacie de l’hôpital de la Croix-Rousse, ils ont été appliqués sur le site de l’infection ostéo-articulaire, avec une excellente tolérance et des résultats positifs, en association avec d’autres procédures et traitements.

Les plaies ont pu cicatriser, alors que tous les autres traitements avaient échoué. « Les résultats positifs de ce traitement en phagothérapie contre une infection ostéo-articulaire sont très encourageants. Ils ouvrent la voie à d’autres cas compassionnels sur les bactéries difficiles à traiter et potentiellement résistantes aux antibiotiques usuels comme Pseudomonas aeruginosa, staphylococcus aureus et Escherichia coli », estime Guy-Charles Fanneau de La Horie, Président du Directoire de Pherecydes Pharma. « Nous entrons dans l’ère de la médecine personnalisée en utilisant une association de phages spécifiques à la souche bactérienne pathogène de chaque patient et donc parfaitement adaptée à chaque cas »

Infection nosocomiale, une nouvelle voie de guérison

« Nous sommes impatients d’explorer la piste thérapeutique prometteuse des bactériophages pour lutter contre l’antibiorésistance et qui pourrait augmenter significativement les guérisons dans les infections ostéoarticulaires», précise le Professeur Tristan Ferry, médecin au centre de référence des infections Ostéo-articulaires de l’hôpital de la Croix Rousse-HCL. Dans le cadre du consortium PHOSA auquel les HCL et Pherecydes Paharma sont partenaires, des essais cliniques vont être prochainement lancés pour traiter les infections ostéoarticulaires avec ces gu[...]

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Presse médicale
Il y a 4 heures
ScienceDirect

Publication date: Available online 19 September 2017
Source:Annales de Cardiologie et d'Angéiologie
Author(s): J. Koffi, C. Konin, A. Gnaba, Y. NGoran, N. Mottoh, M.K. Guikahue
But de l’étudeÉvaluer l’observance thérapeutique de l’HTA et introduire l’éducation thérapeutique comme moyen d’amélioration de la mauvaise observance chez les hypertendus du service de cardiologie de l’Hôpital de la Police Nationale de Côte d’Ivoire.MéthodeNous avons effectué une étude prospective sur deux ans chez tous les patients hypertendus suivis en consultation externe. L’évaluation de l’observance a été effectuée avec le test d’évaluation de Girerd. Après l’évaluation tous les patients ont bénéficié d’un programme d’éducation thérapeutique. Les patients ont été revus et réévalués à 1 an.RésultatsNous avons inclus 1000 patients hypertendus d’âge moyen de 40±20 ans, 80 % de sexe masculin. Parmi ces patients, 50 % des patients avaient une monothérapie, 30 % avaient une bithérapie fixe et 20 % une trithérapie fixe, en une seule prise. Une mauvaise observance a été retrouvée chez 60 % des patients, 25 % avaient de minimes problèmes d’observance, 15 % étaient de bon observants. Les croyances erronées représentent 70 % de la mauvaise observance. Chez les mauvais observants, on notait une persistance d’une pression artérielle supérieure à 140/90mmHg. Un an après le programme d’éducation thérapeutique, l’observance thérapeutique a été améliorée : 85 % étaient de bons observants, 10 % avaient des problèmes minimes d’observance, 5 % restaient des mauvais observants.ConclusionL’observance thérapeutique est mauvaise dans l’hypertension artérielle, les facteurs de mauvaise observance sont multiples et variés. L’éducation thérapeutique améliore l’observance ; elle devrait être proposée systématiquement dans la prise en charge antihypertensive en Afrique.Aim of the studyTo evaluate the compliance for antihypertensive treatment and to assess the effects of patient education as tool to improve the compliance in hypertensive patients.MethodsWe include prospectively all hypertensive patients followed in consultation in the cardiology department of the national police hospital in Ivory Coast. Compliance evaluation was made with the Girerd scale. After evaluation, all the patients benefit from an individual and/or collective education sessions. All the patients were followed and reevaluated after 1 year.ResultsWe included consecutive 1000 hypertensive patients (mean age 40±20 years, 80 % male). Among these, 50 % have been treated by a single therapy, 30 % by a fixed double therapy and 25 % by a fixed triple combined therapy. At the start of the study, a low compliance is observed in 60 % of patients, 25 % have minimal problems of observance and 15 % are compliant. In 70 %, the low compliance may be explained by misconceptions and is associated with a persistent hypertension. One year after the education program, the compliance is improv[...]

Presse médicale
Il y a 4 heures
ScienceDirect

Publication date: Available online 19 September 2017
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie
Author(s): M. Ndiaye, B. Lebrun-Vignes, N. Ortonne, L. Fardet
IntroductionLes vascularites médicamenteuses peuvent être provoquées par une large variété de médicaments. Nous décrivons le cas d’un patient présentant une vascularite induite par l’amiodarone.ObservationUn homme de 57 ans rapportait un prurit d’apparition récente, rapidement associé à de larges plaques érythémateuses inflammatoires et nécrotiques des membres inférieurs et du dos. Ces lésions étaient apparues 6 semaines après l’introduction d’un traitement par amiodarone, prescrit pour des troubles du rythme supra-ventriculaires. Le diagnostic histologique (biopsie cutanée standard et immunofluorescence directe) était celui d’une vascularite avec présence de dépôts d’IgM et de C3 sur les vaisseaux. Le reste du bilan était sans particularité, notamment sans auto-anticorps ni cryoglobulinémie. Le patient imputait ses symptômes à l’introduction récente du traitement par amiodarone et l’arrêtait spontanément, sans avis médical. Aucun autre traitement n’était prescrit. Toutes les lésions, présentes depuis plus de 4 mois, disparaissaient alors rapidement et ne récidivaient pas (recul de 12 mois). Le diagnostic de vascularite médicamenteuse à l’amiodarone était retenu sur des critères d’imputabilité intrinsèque et extrinsèque compatibles et sur un recul de plusieurs mois sans récidive.DiscussionMoins de dix cas de vascularite induite par l’amiodarone sont disponibles dans la littérature médicale. On ne sait pas si cette entité est exceptionnelle, sous-diagnostiquée ou sous-rapportée.BackgroundA wide variety of drugs can cause cutaneous vasculitis. Herein we report a case of immune complex vasculitis induced by amiodarone.Patients and methodsA 57-year-old patient reported a recent history of pruritus associated with large erythematous, inflammatory, necrotic plaques localized on the lower limbs and back. These cutaneous lesions had appeared less than 2 months after initiation of amiodarone for supra-ventricular arrhythmia. Histological and direct immunofluorescence examinations of a skin biopsy sample revealed vasculitis with the presence of IgM and C3 immune complexes in vessels. The remaining laboratory tests were unremarkable (in particular, cryoglobulin and autoantibody tests were negative). The patient himself attributed his symptoms [...]