Presse médicale
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Santé et recours aux soins des jeunes en insertion âgés de 18 à 25 ans suivis en mission locale

Publication date: Available online 19 April 2017
Source:Revue d'Épidémiologie et de Santé Publique
Author(s): S. Robert, S. Lesieur, J. Chastang, V. Kergoat, J. Dutertre, P. Chauvin
Position du problèmeEn France, les missions locales accueillent les jeunes en insertion âgés de 16 à 25 ans. Elles reçoivent ainsi 10 à 15 % des jeunes de cette tranche d’âge de leur territoire, soit plus de 1,5 millions de jeunes par an. Aucun travail n’a encore étudié leur état de santé à un niveau national. Notre objectif était de décrire cet état de santé et leur recours aux soins et de les comparer à ceux des jeunes en population générale.MéthodesLes données de l’étude multicentrique Presaje conduite en 2011 sur un échantillon aléatoire de 1453 jeunes âgés de 18 à 25 ans fréquentant cinq missions locales (Clichy-sous-Bois, Poitiers, Reims, Sénart, Toulouse) ont été analysées et comparées aux données des 2899 jeunes du même âge du Baromètre Santé 2010 et des 204 jeunes de la cohorte francilienne SIRS 2010.RésultatsDe profils sociaux divers, ces jeunes connaissaient globalement des conditions de vie plus difficiles que les jeunes du même âge de la population générale. Ils accumulaient des facteurs de vulnérabilité vis-à-vis de la santé : couverture sociale insuffisante, faible niveau de formation, accumulation d’événements de vie difficiles dans l’enfance et isolement social. De fait, 19,2 % (IC95 %=[17,2–21,3]) d’entre eux présentaient une maladie chronique–contre 8,2 % (IC95 %=[7,0–9,4]) des jeunes du Baromètre Santé (p0,001) ; 31,9 % (IC95 %=[26,8–37,4]) étaient en surpoids ou obèses (contre 17,9 %, IC95 %=[16,3–19,6] dans le Baromètre Santé, p0,001) ; 19,6 % (IC95 %=[15,2–23,9]) étaient dépressifs (contre 7,3 %, IC95 %=[3,8–10,9] des jeunes de SIRS, p0,001). Ils avaient moins souvent un médecin régulier que les jeunes franciliens (70,4 %, IC95 %=[68,0–72,7] contre 79,7 %, IC95 %=[73,1–86,2] des jeunes de SIRS, p0,05). Parmi les jeunes femmes de Presaje, seules 38,0 % (IC95 %=[30,5–45,4]) avaient un suivi régulier pour des questions de gynécologie (contre 80,9 %, IC95 %=[71,5–90,4] des jeunes de SIRS, p0,001).ConclusionUne attention particulière devrait être accordée à cette population nombreuse, ni en emploi ni en formation, qui reste à distance du système de soins alors que ses besoins de santé sont importants. L’intégration d’une offre de soins de santé dans les Missions locales permettrait de détecter leurs problèmes de santé et de les orienter vers le système de soins.BackgroundIn France, “missions locales” are public assistance units for young people aged 16–25 years not in employment, education or training (NEET). The health status of the more than 1.5 million young adults attending these units annually is unknown. The purpose of this study was to describe the health status and health care use of this population in comparison with the general population of the same age.MethodsThe Presaje survey was conducted in 2011 on a randomized sample of 1453 young adults aged 18–25 years who attended five “missions locales” in mainland France. Data were analyzed and compared with those of participants of the same age interviewed in a French national health survey (Baromètre Santé 2010, n=2899) and in a regional cohort (SIRS, n=204) conducted in the Greater Paris area, both in 2010.ResultsThe overall social profiles of this NEET population was diverse, but with globally more difficult living conditions than in the general population. Health-related vulnerability factors identified were: insufficient health insurance; low educational level; numerous adverse experiences during childhood and social isolation. Some of their health indicators were remarkably poor in comparison with participants in the Baromètre santé study: 19.2 % (CI95 %=[17.2–21.3]) had a chronic disease–versus 8.2 % (CI95 %=[7.0–9.4]) (P0.001); 31.9 % (CI95 %=[26.8–37.4]) were overweight or obese–versus 17.9 % (CI95 %=[16.3–19.6]) (P0.001) and 19.6 % (CI95 %=[15.2–23.9]) were depressed–versus 7.3 %(CI95 %=[3.8–10.9]) (P0.001). Compared with participants of the SIRS survey, fewer (70.4 %) (CI95 %=[68.0–72.7]) had a family doctor–versus 79.7 % (CI95 %=[73.1–86.2]) (P0.05). Among the women in the Presaje survey, 38.0 % [30.5–45.4[...]

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Les innovations en santé contribuent à l'amélioration de l'espérance et de la qualité de vie de chacun. La France, reconnue internationalement pour l'excellence et l'accessibilité de ses soins, a souhaité mettre en place une politique forte, cohérente, partenariale, visible et lisible en matière d'innovation en santé ; une délégation à l'innovation en santé a été créée fin septembre 2016. L'équipe, hébergée dans les locaux du ministère de la santé, est dirigée par le Professeur Jean-Yves Fagon.

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  • ORCHESTRER LA NECESSAIRE EVOLUTION DE l'EVALUATION de tous types de solutions innovantes de santé : médicament, diagnostic, dispositif médical, programmes de santé, nouvelles organisations, e-santé, innovations polymorphes… vers une évaluation multidimensionnelle.
  • ARTICULER et COORDONNER les initiatives pluridisciplinaires, nationales et régionales, et interministérielles.

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