Presse médicale
Il y a 10 mois
Surdités sévères à profondes bilatérales de l’adulte : étiologies et indications thérapeutiques

Publication date: Available online 24 October 2016
Source:Journal de Réadaptation Médicale : Pratique et Formation en Médecine Physique et de Réadaptation
Author(s): S. Charfeddine, H. Chahed, G. Besbes, S. Dziri
IntroductionLa survenue d’une surdité bilatérale sévère ou profonde chez une personne, naguère normo-entendante, pourrait être source de difficultés professionnelles et sociales majeures pouvant altérer la qualité de vie du patient. Face à cette pathologique, un bilan étiologique exhaustif s’avère indispensable afin d’évaluer l’indication opératoire, le degré d’urgence thérapeutique et d’optimiser les résultats orthophoniques ultérieurs. D’où nos objectifs étaient de repérer les étiologies d’une surdité profonde de l’adulte et d’identifier les différentes modalités thérapeutiques, afin d’en limiter le handicap.MéthodesÉtude descriptive rétrospective, concernant 42 patients adultes âgés de plus de 16ans, pris en charge au service ORL de l’Établissement public de santé La Rabta (Tunis) entre 1993 à 2014 pour une surdité sévère à profonde post-linguale.RésultatsLa population d’étude avait un âge moyen de 32ans, un sex-ratio de 1,1, des antécédents d’otite moyenne chronique dans 6 cas. La surdité était d’installation progressive dans 73,8 % des cas. L’âge moyen de début de surdité était 24ans avec des extrêmes allant de 7 à 42ans. L’examen otologique de nos patients était pathologique chez 3 cas, le reste de l’examen ORL était normal dans tous les cas. L’audiométrie tonale a conclu à une surdité symétrique dans 37 cas (85,7 %) avec cophose bilatérale dans 36 cas et surdité profonde bilatérale dans un cas, une surdité asymétrique dans 5 cas. Le potentiel évoqué auditif (PEA) a noté une cophose bilatérale dans tous les cas. L’audiométrie vocale a montré aucune réponse avec et sans la lecture labiale. Les tests électriques au promontoire étaient positifs dans les 12 cas. Le bilan orthophonique a montré une conservation de la qualité du langage chez 35 cas, une voix détimbrée chez 9 cas, un trouble de l’articulation chez 4 cas, un usage de la lecture labiale chez 17 cas. Le scanner et l’imagerie par résonance magnétique des rochers étaient pathologiques respectivement dans 8 et 3 cas. Dix-neuf étiologies ont été identifiées : post-otitique (4 cas), post-traumatique (4 cas), brusque (3 cas), post-méningitique (2 cas), syndrome d’Usher (2 cas), otospongiose (1 cas), maladie de Ménière (1 cas), toxique (1 cas), vasculaire (1 cas). Le traitement était basé sur l’implantation cochléaire, qui a été réalisée chez 27 cas avec un délai moyen de 9ans allant de 2 à 20ans. L’implantation était unilatérale dans tous les cas. Cinq patients ont présenté des complications postopératoires dont deux majeures : un cas de méningite et un cas de réimplantation. Le suivi a été fait par une activation des électrodes, un réglage des seuils. Des séances de rééducation et de réhabilitation orthophonique étaient nécessaires pour reconstruire une bonne communication verbale, une compréhension du langage et une restitution de la parole. L’évolution était bonne avec une nette amélioration de l’acuité auditive et de l’acquisition du langage.ConclusionLes étiologies des surdités sévères à profondes de l’adulte sont variables dominées dans notre série, par l’origine otitique. L’implantation cochléaire complétée par les séances de rééducation orthophonique constitue actuellement la seule alternative thérapeutique permettant de remédier à ce handicap, en absence de contre-indication.BackgroundThe occurrence of severe or profound bilateral hearing loss to a formerly normal hearing person could lead to major professional and social difficulties that may affect the quality of life. A comprehensive etiologic query is necessary and indispensable to evaluate the surgical indication, the degree of therapeutic emergency and optimize subsequent speech results. Hence, our objectives were to identify the etiologies of profound deafness in adults and to identify the different therapeutic modalities.MethodsRetrospective descriptive study, about 42 adult patients aged over 16 years who were managed in the ENT department of Public Health Institute La Rabta (Tunis) for profound to severe post-lingual hearing loss. The study was run from 1993 to 2014.ResultsThe study population had an average age of 32 years old, a sex-ratio of 1.1. Six cases had a history of chronic otitis surgery. A progressive deafness onset was reported in 73.8 % of cases with an average age of hearing loss onset of 24 years, ranging from 7–42 years. The otol[...]

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Dix ans après son entrée en vigueur, la réglementation REACH a montré un potentiel d'impact élevé, mais qui se concrétise encore insuffisamment dans la protection des personnes et de l'environnement. Pour les associations de protection de l'environnement, il est urgent de renforcer sa mise en œuvre et d'étendre son champ d'action pour atteindre les objectifs de cette législation phare.

La réglementation REACH a marqué une étape forte dans la législation européenne, allant significativement plus loin que d'autres législations, et intégrant de nouveaux principes révolutionnaires tels que les principes « pas de données, pas de marché » et celui de substitution, en s'appuyant sur le principe de précaution et en renversant la charge de la preuve. Il est devenu un modèle mondial [1], et même les entreprises reconnaissent qu'il les a aidées dans l'amélioration de leur communication sur les dangers [2], et à renforcer leur proactivité sur la gestion des substances chimiques.

Malheureusement, les principes fondamentaux de REACH ne sont pas appliqués. Le processus en lui-même est excessivement lent : alors que le livre Blanc de l'Union européenne de 2001 recensait 1400 substances qui devraient être progressivement remplacées, seules 31 sont aujourd'hui inscrites sur la liste d'autorisation. Par ailleurs, l'Agence Européenne des Substances Chimiques (ECHA) fournit des numéros d'enregistrements – et ce faisant donne accès au marché – à tous les dossiers d'enregistrements, par défaut, même aux dossiers incomplets, inadéquats ou non pertinents, alors que le pourcentage de dossiers d'enregistrement non conformes est resté supérieur à 50% au cours des 5 dernières années [3].

La charge de la preuve, quant à elle, n'a pas été transférée aux industries. Les informations très médiocres fournies par les entreprises dans les dossiers d'enregistrement imposent aux autorités des États membres et aux comités de l'ECHA de chercher et de compléter les informations nécessaires à la gestion des risques.

Alors que le principe de précaution constitue l'un des fondements du règlement, il n'est pas appliqué dans les décisions de restriction ou d'octroi d'autorisations. En accordant les autorisations aux demandeurs qui sollicitent le maintien d'utilisation de substances extrêmement préoccupantes, alors que des alternatives sont disponibles, la Commission porte atteinte aux objectifs du Règlement, entrave l'innovation et pénalise les entreprises qui ont créé des alternatives plus sures.

Par la voix du Bureau Européen de l'Environnement, les associations de protection de l'environnement demandent un engagement politique fort pour renforcer la mise en œuvre du Règlement, et lui permettre d'atteindre l'entièreté de son potentiel de protection de la santé et de l'environnement. Il sera ainsi nécessaire :
- d'intégrer les nouvelles connaissances scientifiques sur les produits chimiques (nanomatériaux, perturbateurs endocriniens, neurotoxicité, effets métaboliques, etc.) et les mélanges ;
- d'élargir le champs d'action de REACH pour y inclure les produits chimiques produits en faibles volumes et les déchets ;
- d'assurer l'interdiction des substances hautement préoccupantes dans toutes les utilisation[...]

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L'interdiction d'utilisation du glyphosate par les particuliers entre en vigueur ce 1er juin en Wallonie ! Elle découle de l'arrêté adopté ce 30 mars dernier par le Gouvernement wallon. Cet arrêté encadre également la vente des produits contenant cet herbicide autorisé par le Fédéral via une obligation de délivrance du produit en magasin par un vendeur disposant d'une formation adéquate. La Fédération salue ce pas important vers une restriction de l'utilisation des pesticides par les particuliers et les professionnels des secteurs verts indispensable à la protection de la santé des citoyens et à la protection de l'environnement. Elle salue également la décision du Ministre Borsus d'interdire prochainement la mise sur le marché des herbicides à base de glyphosate pour les particuliers, et demande un renforcement des évaluations des pesticides, tant au niveau européen que fédéral...

En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié le glyphosate de « probablement cancérogène » pour l'homme. Dans le cadre de la procédure de réévaluation de cette substance, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et dernièrement l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont conclu que le glyphosate ne l'était pas. Leurs avis posent cependant de nombreuses questions quant à la procédure d'évaluation des pesticides et notamment les données sur lesquelles elles se basent. Pour réaliser son évaluation, le CIRC s'est basé sur les études publiées dans les revues à comité de lecture, alors que l'EFSA et l'ECHA disposaient des études réalisées par l'industrie chimique, confidentielles. Récemment, les Monsanto Papers ont démontré que cette firme pouvait « acheter la science » et produire par ce biais des rapports favorables à son herbicide le plus rentable (lié à la technologie OGM). Les divergences entre les avis des autorités européennes et du CIRC résultent donc principalement des études prises en compte dans l'évaluation.

Face à ces controverses, la Wallonie a décidé d'avancer et interdit dès ce 1er juin l'utilisation des herbicides de glyphosate par les particuliers. Cette mesure sera prochainement suivie par une interdiction de mise sur le marché de ces produits par les autorités fédérales, comme l'a annoncé le Ministre Borsus. Au vu des mésusages et des nombreuses alternativ[...]

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