Presse médicale
Il y a 10 mois
Vécu post-AVC d’une cohorte sénégalaise : quel facteur de risque pour quel items de qualité de vie

Publication date: September 2016
Source:Journal de Réadaptation Médicale : Pratique et Formation en Médecine Physique et de Réadaptation, Volume 36, Issue 3
Author(s): N.S. Diagne, M. Camara, O. Cisse, A. Sy, A. Diop, N.M. Gaye, A.M. Basse, A. Sow, M.S. Diop, M. Ndiaye, A.G. Diop, M.M. Ndiaye
IntroductionLe caractère pluridimensionnel du handicap après AVC est rarement pris en considération dans les études africaines.ObjectifsL’objectif de notre étude, a été de déterminer les facteurs de risque de mauvaise qualité de vie en considérant le handicap après AVC dans ses aspects pluridimensionnels mais aussi de voir l’impact de chaque facteur de risque sur les dimensions de la qualité de vie. Méthodologie : Une étude prospective portant sur les patients victimes d’AVC confirmé, suivi en consultation neurovasculaire, au CHU Fann de Dakar a été réalisée. La qualité de vie a été évaluée par le Sikness Impact Profil 65 (SIP 65), la dépression par l’échelle de Beck.RésultatsSoixante-dix hommes et 30 femmes ont été inclus avec un âge moyen de 55,25ans. Le taux de scolarisation a été de 56,12 %. L’HTA (65 %), les maladies ostéo-articulaires (26,26 %) ont été les principales tares associées. L’accident vasculaire cérébral ischémique était prédominant. La dépression a été notée dans 53 % des cas. Les sorties de maison ont été arrêtées dans 50 % des cas, en ville dans 73 % des cas. Soixante et un pour cent des patients n’effectuaient aucune activité à la maison. L’âge a été associé à une difficulté d’orientation dans le temps de façon significative (p=0,02), les maladies ostéo-articulaires à un besoin d’aide pour s’habiller (p=0,03) ; le degré du handicap à un besoin d’aide pour s’asseoir et se coucher (p=0,00003), un manque de sommeil la nuit (p=0,00002) et une immobilisation à domicile ; la dépression à une souffrance de la vie sexuelle (p=0,002), un temps de travail écourté (p=0,005) et un temps de loisir moindre (p=0,0004).Discussion et conclusionLe sédentarisme post-AVC des patients sénégalais ne saurait être expliqué en totalité par l’altération des dimensions physiques de la qualité de vie. Ceci d’autant plus que le handicap apprécié par le Barthel montre que la locomotion est possible dans plus de 50 % des cas.IntroductionThe multidimensional nature of disability after stroke is rarely considered in African Studies. Therefore, the aim of our study was to determine the risk factors for poor quality of life by considering disability after stroke in its multidimensional aspects, but also to see the impact of each risk factor on the dimensions of quality of life.MethodologyA prospective study of stroke patients confirmed, followed by neurovascular consultation at Fann Hospital in Dakar, has been achieved. Quality of life was evaluated by the 65 Sikness Impact Profile (SIP 65), the depression by the scale of Beck.ResultsWe included 70 men and 30 women with a mean age of 55.25years. The education rate was 56.12%. Hypertension (65%), musculoskeletal diseases (26.26%) were the major associated defects. Ischemic stroke was predominant. Depression was observed in 53% of cases. The outputs of the house and in the city were respectively arrested in 50% and 73% of cases. Most of the patients (61%) were conducting any activity at home. Age was associated with an orientation problem in time significantly (P=0.02), musculoskeletal diseases to need help dressing (P=0.03); the degree of disability to need help to sit and sleep (P=0.00003), a lack of sleep the night (P=0.00002) and a home asset; depression suffering of sexual life (P=0.002), a shortened working time (P=0.005) and reduced leisure[...]

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Dix ans après son entrée en vigueur, la réglementation REACH a montré un potentiel d'impact élevé, mais qui se concrétise encore insuffisamment dans la protection des personnes et de l'environnement. Pour les associations de protection de l'environnement, il est urgent de renforcer sa mise en œuvre et d'étendre son champ d'action pour atteindre les objectifs de cette législation phare.

La réglementation REACH a marqué une étape forte dans la législation européenne, allant significativement plus loin que d'autres législations, et intégrant de nouveaux principes révolutionnaires tels que les principes « pas de données, pas de marché » et celui de substitution, en s'appuyant sur le principe de précaution et en renversant la charge de la preuve. Il est devenu un modèle mondial [1], et même les entreprises reconnaissent qu'il les a aidées dans l'amélioration de leur communication sur les dangers [2], et à renforcer leur proactivité sur la gestion des substances chimiques.

Malheureusement, les principes fondamentaux de REACH ne sont pas appliqués. Le processus en lui-même est excessivement lent : alors que le livre Blanc de l'Union européenne de 2001 recensait 1400 substances qui devraient être progressivement remplacées, seules 31 sont aujourd'hui inscrites sur la liste d'autorisation. Par ailleurs, l'Agence Européenne des Substances Chimiques (ECHA) fournit des numéros d'enregistrements – et ce faisant donne accès au marché – à tous les dossiers d'enregistrements, par défaut, même aux dossiers incomplets, inadéquats ou non pertinents, alors que le pourcentage de dossiers d'enregistrement non conformes est resté supérieur à 50% au cours des 5 dernières années [3].

La charge de la preuve, quant à elle, n'a pas été transférée aux industries. Les informations très médiocres fournies par les entreprises dans les dossiers d'enregistrement imposent aux autorités des États membres et aux comités de l'ECHA de chercher et de compléter les informations nécessaires à la gestion des risques.

Alors que le principe de précaution constitue l'un des fondements du règlement, il n'est pas appliqué dans les décisions de restriction ou d'octroi d'autorisations. En accordant les autorisations aux demandeurs qui sollicitent le maintien d'utilisation de substances extrêmement préoccupantes, alors que des alternatives sont disponibles, la Commission porte atteinte aux objectifs du Règlement, entrave l'innovation et pénalise les entreprises qui ont créé des alternatives plus sures.

Par la voix du Bureau Européen de l'Environnement, les associations de protection de l'environnement demandent un engagement politique fort pour renforcer la mise en œuvre du Règlement, et lui permettre d'atteindre l'entièreté de son potentiel de protection de la santé et de l'environnement. Il sera ainsi nécessaire :
- d'intégrer les nouvelles connaissances scientifiques sur les produits chimiques (nanomatériaux, perturbateurs endocriniens, neurotoxicité, effets métaboliques, etc.) et les mélanges ;
- d'élargir le champs d'action de REACH pour y inclure les produits chimiques produits en faibles volumes et les déchets ;
- d'assurer l'interdiction des substances hautement préoccupantes dans toutes les utilisation[...]

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Alors que le principe de précaution constitue l'un des fondements du règlement, il n'est pas appliqué dans les décisions de restriction ou d'octroi d'autorisations. En accordant les autorisations aux demandeurs qui sollicitent le maintien d'utilisation de substances extrêmement préoccupantes, alors que des alternatives sont disponibles, la Commission porte atteinte aux objectifs du Règlement, entrave l'innovation et pénalise les entreprises qui ont créé des alternatives plus sures.

Par la voix du Bureau Européen de l'Environnement, les associations de protection de l'environnement demandent un engagement politique fort pour renforcer la mise en œuvre du Règlement, et lui permettre d'atteindre l'entièreté de son potentiel de protection de la santé et de l'environnement. Il sera ainsi nécessaire :
- d'intégrer les nouvelles connaissances scientifiques sur les produits chimiques (nanomatériaux, perturbateurs endocriniens, neurotoxicité, effets métaboliques, etc.) et les mélanges ;
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- d'intégrer les nouvelles connaissances scientifiques sur les produits chimiques (nanomatériaux, perturbateurs endocriniens, neurotoxicité, effets métaboliques, etc.) et les mélanges ;
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L'interdiction d'utilisation du glyphosate par les particuliers entre en vigueur ce 1er juin en Wallonie ! Elle découle de l'arrêté adopté ce 30 mars dernier par le Gouvernement wallon. Cet arrêté encadre également la vente des produits contenant cet herbicide autorisé par le Fédéral via une obligation de délivrance du produit en magasin par un vendeur disposant d'une formation adéquate. La Fédération salue ce pas important vers une restriction de l'utilisation des pesticides par les particuliers et les professionnels des secteurs verts indispensable à la protection de la santé des citoyens et à la protection de l'environnement. Elle salue également la décision du Ministre Borsus d'interdire prochainement la mise sur le marché des herbicides à base de glyphosate pour les particuliers, et demande un renforcement des évaluations des pesticides, tant au niveau européen que fédéral...

En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié le glyphosate de « probablement cancérogène » pour l'homme. Dans le cadre de la procédure de réévaluation de cette substance, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et dernièrement l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont conclu que le glyphosate ne l'était pas. Leurs avis posent cependant de nombreuses questions quant à la procédure d'évaluation des pesticides et notamment les données sur lesquelles elles se basent. Pour réaliser son évaluation, le CIRC s'est basé sur les études publiées dans les revues à comité de lecture, alors que l'EFSA et l'ECHA disposaient des études réalisées par l'industrie chimique, confidentielles. Récemment, les Monsanto Papers ont démontré que cette firme pouvait « acheter la science » et produire par ce biais des rapports favorables à son herbicide le plus rentable (lié à la technologie OGM). Les divergences entre les avis des autorités européennes et du CIRC résultent donc principalement des études prises en compte dans l'évaluation.

Face à ces controverses, la Wallonie a décidé d'avancer et interdit dès ce 1er juin l'utilisation des herbicides de glyphosate par les particuliers. Cette mesure sera prochainement suivie par une interdiction de mise sur le marché de ces produits par les autorités fédérales, comme l'a annoncé le Ministre Borsus. Au vu des mésusages et des nombreuses alternativ[...]

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