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Un bâtiment de l’Hôpital Adélaïde-Hautval de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) a été mis à disposition par l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour accueillir un centre d’hébergement d’urgence pour migrants et une structure pour les femmes « en détresse[...]

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Handicap et mort. (12e édition du SIICLHA).
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Moteurline

Agenda : 12e édition du SIICLHA traitera du rapport à la mort réelle, imaginée, fantasmée, dans le champ du handicap.

- 24-25 novembre 2017. Lyon.

Site éditeur : www.siiclha.com.


Vidéo :

27-28 novembre 2015.

Chaîne Publique de l'Université Paris Nanterre : "

https://webtv.parisnanterre.fr/channels/#chaine-upo-publique


Les Jeudis Soir du SIICHLA 2017-2018 (18H - 20H30). Hôpital Pitié Salpêtrière. Paris.

Thématique de l'année : Etre garçon ou fille, être homme ou femme avec un handicap.

Plus d'information : www.siiclha.com.

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CHU Rouen

Le nombre de consultation aux urgences ne cesse d’augmenter. Cette augmentation porte principalement sur des patients non hospitalisés. L’objectif de cette étude était de comprendre ce qui amène les patients à consulter aux urgences de l’hôpital[...]

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La prise en charge de la douleur à l’hôpital est un indicateur de la qualité des soins et un challenge quotidien pour les soignants qui y sont confrontés, qu’ils soient prescripteurs et/ou administrateurs de thérapeutiques.
L’une des difficultés majeures de cette prise en charge est la reconnaissance et l’identification juste de la douleur. A cette étape [...]

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Infirmiers

Maxime Dro, infirmier aux urgences d’Eaubonne, rend hommage aux soignants dans sa chanson « Les blues blanches ». Au travers d’un texte poignant et d’un clip réunissant 85 professionnels de santé, il compte bien faire passer son message : « la blouse blanche que j’aie sur moi ne me rend pas plus fort que toi ». Rencontre.

Maxime Dro infirmier

Maxime Dro chante « Les blues blanches », une chanson qui dépeint avec réalisme le quotidien des infirmiers.

Là-bas, derrière ces murs se lève une armée de blouses blanches. Comme des anti-héros des piqûres, pour un combat sans trêve, sans revanche. Aux sourires surentraînés, le coeur bien accroché. Avec des morceaux de courage, d’humanisme, d’empathie. Sans médaille elles mènent leurs batailles pour stopper les hémorragies. Elles-mêmes savent qu’elles peuvent passer de l’autre côté. Devenir l’ennemi. Une chose est sure, personne ne choisit ces maladies. C’est ainsi que débute « Les blues blanches », une chanson composée et interprétée par Maxime Dro, infirmier de 36 ans exerçant aux urgences d’Eaubonne. En l’espace de deux semaines, le clip a été visionné par plus de 20 000 personnes et les paroles, criantes de vérité, n’ont pas manqué de faire réagir les infirmiers.

Maxime, infirmier en exercice depuis 12 ans, ne s’attendait pas à une telle reconnaissance. J’ai reçu des centaines de messages oraux, sms, mails et messages sur les réseaux sociaux) de soignants et patients qui se sont dit touchés et m’ont remercié pour ce qu’ils considèrent comme une reconnaissance et un témoignage, raconte-t-il. En matière de composition, le jeune infirmier chanteur n’est pas un novice puisqu’il écrit, compose et arrange des chansons depuis longtemps. J’en ai encore des stocks, de styles différents dans un classeur. Quelques unes sont enregistrées et d’autres sur le papier. Pour les clips, c’est un peu différent. J’ai moins d’expérience, peu de moyens avec beaucoup d’idées. Il me reste encore plein de choses à apprendre dans ce domaine, explique Maxime.

J’ai vécu la violence de patients dans l’impatience

Partager son expérience

Le métier d’infirmier m’apporte énormément au niveau des relations humaines, souligne Maxime. Ce que j’aime, c’est qu’il est très diversifié (chirurgie, médecine, réanimation, oncologie…) et par conséquent, on peut toujours apprendre des choses au fil de notre carrière. Le jeune chanteur a voulu mettre son expérience à profit en composant une chanson qui rend un bel hommage à la profession infirmière. La musique et l’écriture, c’est une passion ancrée en moi. Quoi de plus naturel qu’un « infirmier, pseudo-artiste », qui utilise son art pour exprimer ses colères, ses envies, ses déboires… Je pense que j’avais besoin de partager mon ressenti après toutes ces années de travail. Mon vécu professionnel, ce que j’avais vu… Et de déverser mon expérience sur une page blanche qui est ensuite devenue une chanson, confie Maxime.

J’ai vu des personnes qui attendent pendant des heures dans des brancards, alignées dans des couloirs sous perfusion d’espoir

Au travers de sa chanson, Maxime souhaite avant tout démontrer que la blouse blanche ne le rend pas plus fort que tout un chacun. Derrière le symbole de la fameuse blouse blanche, il y a toujours un être humain, précise-t-il, et la blouse blanche n’immunise pas contre la douleur, la violence ou la souffrance. Les mines tristes des soignants et le texte en disent long sur l’état d’esprit des infirmiers à l’heure actuelle. Pour autant, il ne s’agit pas d’un un message de révolte mais d’un message authentique et réaliste de ce qu’on peut vivre et vo[...]

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« Les jeunes gens sont presque tous aujourd’hui énervés dès l’âge de vingt ans. Ils portent les excès du collège dans un monde où ils entrent malheureusement trop tôt, et deux ou trois ans de la vie mondaine les réduisent à ne plus pouvoi...

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La quasi-totalité de la population française vit à moins de quinze minutes d'un médecin généraliste, selon l'Insee. Et 95 % de la population peut accéder à un hôpital en moins de 45 minutes, rappelait le ministère de la Santé en 2011. Les "déserts médicaux" sont-ils un faux problème ?

Ce n'est pas un faux problème. Les déserts médicaux ne concernent plus seulement les habitants des communes isolées qui, sans que ce soit anormal, ont toujours dû faire quelques kilomètres pour trouver un médecin. Mais aujourd'hui des arrondissements, des cantons entiers, des départements, et même des régions, sont en proie à une désertification médicale très avancée. La Mayenne, la Lozère par exemple, avec beaucoup d'autres, sont des départements où il n'y a vraiment plus beaucoup de médecins. La région vraiment déshéritée est la région Centre-Val de Loire, sauf dans l'agglomération tourangelle. Elle est bordée par des régions qui ne sont pas beaucoup mieux loties comme la région Bourgogne-Franche-Comté ou l'Auvergne. La distance devient si excessive qu'elle entraîne un renoncement à des soins qui seraient pourtant nécessaires.

Ne faudrait-il pas distinguer les villes des campagnes ?

Les déserts médicaux peuvent aussi se créer là où on ne les attend pas. C'est notamment le cas dans les très grandes villes comme Paris. Parce que les jeunes médecins ont du mal financièrement à s'établir en ville, à trouver un cabinet de taille suffisante à des prix abordables, il se créé un désert médical, ce qui est tout à fait paradoxal par rapport à l'histoire médicale de la France. Cela se traduit par la difficulté des gens qui arrivent dans une ville à trouver un médecin référent. Ils devront attendre leur premier enfant pour rentrer à nouveau dans un circuit de suivi médical, avec un gynécologue qui enverra chez un confrère, etc. Mais pour les nombreux jeunes qui s'installent à Paris notamment pour le travail, cela reste plus compliqué.

Après les zones rurales et les grandes villes, le troisième type de désert médical, ce sont les banlieues pauvres. Il y a 40 fois plus de spécialistes pour 10 000 habitants dans le 7e arrondissement de Paris qu'à La Courneuve où il n'y en a que 1,6 pour 10 000 habitants. On pourra dire qu'après tout, les habitants de La Courneuve n'ont qu'à prendre le RER pour venir dans le 7e. Mais il y a beaucoup de raisons qui les en empêchent, et d'abord le fait que, dans le 7e, l'essentiel des médecins pratiquent des dépassements d'honoraires qui en limitent l'accès aux plus modestes.

Deuxièmement, dans certaines villes de banlieue on trouve beaucoup de bénéficiaires de la CMU et certains médecins, on le sait bien, refusent de les prendre. Ensuite et surtout, les transports représentent un coût non négligeable. Selon la zone où on habite en Île-de-France, l'aller-retour à Paris peut coûter aux alentours de 10 euros, ce qui n'est pas rien. La barrière financière joue donc ici. Enfin, une partie des habitants de la banlieue se sentent un peu perdus dans les beaux quartiers parisiens. D'ailleurs, on le leur fait remarquer. Encore davantage dans une salle d'attente de médecin.

Tout cela fait que nos concitoyens ressentent la réalité des déserts médicaux (comme les dépassements d'honoraires, le reste à charge, etc). C'est d'ailleurs pour quoi les services d'urgence sont pleins en permanence dans les hôpitaux. On ne peut pas en vouloir à ceux qui s'y adressent. Le service public est fait pour ça. Il est un peu facile et méprisant de croire que les urgences constituent la solution de facilité. Que ceux qui disent cela aillent aux urgences et voient ce que c'est d'attendre longtemps, très longtemps souvent…

95 % de la population qui a accès à un hôpital en moins de 45 minutes, ça fait quand même 5 % pour lesquels ce n'est pas le cas, c'est-à-dire trois millions de Français. Dans le préambule de la Constitution de 1946, il est écrit que la Nation garantit à tous la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. À tous. Or, ces trois millions-là, qui vivent sur 40 % du territoire national, ne croient plus à l'égalité des territoires en France. Trois millions, ça pèse dans les urnes. Cette situation n'est pas bonne pour la République.

Comment lutter contre les déserts médicaux ?

En 1928, des syndicats de médecins se sont réunis au sein de la Confédération syndicale des médecins français, la CSMF. Les médecins sont alors en position de force : ils sont bien formés, ils sont intelligents, ce sont des notables. Et ils sont bien placés pour obtenir ce qu'ils souhaitent. Ils établissent une charte médicale dont un des points est la liberté d'installation. Personne n'ose remettre en cause ce principe de liberté d'installation comme celui de la liberté de prescription, etc. Les difficultés de la sécurité sociale, plus tard,[...]